Compote de pommes
La purée de pommes fondante, du goûter aux galettes de pommes de terre.
Image générée par IA Compote de pommes : qu’est-ce que c’est ?
La compote de pommes est une préparation de pommes épluchées, coupées puis cuites à feu doux, avec ou sans sucre, jusqu’à se défaire en purée. Plus ou moins lisse selon qu’on l’écrase à la fourchette ou qu’on la mixe, elle garde le goût acidulé et sucré du fruit.
On la trouve en bocal, en pot ou en gourde, nature, « sans sucres ajoutés » ou parfumée (vanille, cannelle). En cuisine, elle ne se limite pas au dessert : au Luxembourg, en Rhénanie ou en Belgique, elle accompagne volontiers des plats salés, notamment les galettes de pommes de terre râpées et le boudin.
Fiche d’identité
Origine
La cuisson des fruits avec ou sans sucre pour les conserver est très ancienne en Europe. La compote de pommes est aujourd’hui une préparation de base partout où l’on cultive la pomme, de la Normandie à l’Allemagne.
Goût et texture
Doux et acidulé, plus ou moins sucré selon les variétés de pommes et l’ajout de sucre. Texture fondante, lisse ou avec de petits morceaux.
Fabrication
Les pommes sont épluchées, épépinées, coupées en morceaux puis cuites à couvert avec un fond d’eau, à feu doux, 15 à 20 minutes. On les écrase ou on les mixe, avec éventuellement du sucre, de la vanille ou de la cannelle. Industriellement, la purée est pasteurisée en bocal ou en pot.
Comment cuisiner : compote de pommes
Maison : 1 kg de pommes (reinette, boskoop, golden) pour 5 cl d’eau, 15 à 20 minutes à couvert, puis écraser. Servir froide, tiède ou à température ambiante. Avec un plat salé, préférer une compote peu sucrée et légèrement acidulée.
Bien le conserver
- Bocal ou pot fermé plusieurs mois à l’abri de la chaleur (voir la date indiquée).
- Ouvert 3 à 5 jours au réfrigérateur, bien couvert.
- Maison 4 à 5 jours au réfrigérateur ; 6 mois au congélateur.
Par quoi le remplacer ?
- Compote de poires, plus douce.
- Pommes en quartiers poêlées au beurre, pour un accompagnement plus rustique.
- Compote pomme-coing ou pomme-rhubarbe, plus acidulées.
Recettes avec compote de pommes 1
Questions fréquentes : compote de pommes
Quelles pommes choisir pour faire une compote ?
Les variétés qui se défont facilement à la cuisson donnent les compotes les plus fondantes : reinette, boskoop ou canada, acidulées, et golden, plus douce. Mélanger une pomme acidulée et une pomme sucrée permet d’obtenir un bon équilibre sans ajouter de sucre. Les variétés très fermes, comme la granny smith, conviennent mieux aux tartes et aux poêlées, car elles gardent leur forme.
Faut-il sucrer la compote de pommes ?
Ce n’est pas nécessaire : des pommes bien mûres apportent naturellement assez de sucre. On goûte après cuisson et on ajuste avec un peu de sucre, de miel ou de sirop seulement si les fruits sont très acides. Une gousse de vanille, de la cannelle, du zeste de citron ou quelques raisins secs enrichissent le goût sans sucre ajouté. Pour un plat salé, une compote peu sucrée est préférable.
Peut-on remplacer le beurre par de la compote dans un gâteau ?
Oui, en partie. La compote de pommes nature apporte du moelleux et de l’humidité : elle peut remplacer jusqu’à la moitié du beurre ou de l’huile d’un cake, d’un muffin ou d’un gâteau au yaourt, à poids égal. Au-delà, la texture devient dense et caoutchouteuse. On réduit aussi un peu le sucre de la recette, puisque la compote en contient. Le goût de pomme reste discret.
Avec quels plats salés servir la compote de pommes ?
La compote accompagne volontiers les plats riches. En Belgique, en Allemagne et au Luxembourg, on la sert avec les galettes de pommes de terre râpées, comme les Gromperekichelcher ou les Reibekuchen. En France, elle se marie au boudin noir, au rôti de porc ou à l’andouillette. Son acidité équilibre le gras, d’où l’intérêt d’une compote peu sucrée, servie tiède ou à température ambiante.
À partir de quel âge donner de la compote de pommes à un bébé ?
La compote de pommes fait partie des premiers aliments proposés lors de la diversification, qui commence entre 4 et 6 mois selon les recommandations françaises. On choisit une compote maison sans sucre ajouté, ou une compote du commerce mentionnant « sans sucres ajoutés », mixée très finement. On commence par quelques cuillères, en complément du lait, puis on augmente progressivement les quantités.