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Sauge

Une herbe veloutée et puissante, qui s’épanouit dans le beurre noisette.

Feuilles de sauge fraîches dans un bol en grèsImage générée par IA

Sauge : qu’est-ce que c’est ?

La sauge officinale (Salvia officinalis) est un petit arbuste de la famille des Lamiacées, comme le thym et le romarin. Ses feuilles allongées, épaisses et veloutées, de couleur gris-vert, dégagent un parfum puissant, à la fois camphré, résineux et légèrement amer. Il existe des variétés pourpres, panachées ou à petites feuilles, au goût proche.

Herbe de cuisson plus que de finition, elle supporte bien la chaleur. On la fait frire dans le beurre noisette pour napper ravioli, gnocchis ou courge rôtie ; on la glisse entre une escalope de veau et une tranche de jambon cru dans les saltimbocca romains ; elle parfume les farces de volaille, le rôti de porc, le foie de veau, les haricots blancs et les potages.

Elle s’emploie avec modération : quelques feuilles suffisent. Séchée, elle est plus concentrée et plus camphrée encore. Frites, les feuilles deviennent craquantes et plus douces, et font un joli décor.

Fiche d’identité

Origine

La sauge est originaire du pourtour méditerranéen, en particulier des Balkans et de l’Adriatique. Son nom vient du latin salvare, « sauver » : elle a longtemps été considérée comme une plante médicinale majeure, cultivée dans les jardins de monastères au Moyen Âge. La cuisine italienne en a fait un aromate central, du nord au Latium.

Goût et texture

Puissant, camphré et résineux, avec des notes d’eucalyptus, de citron et une légère amertume. Crue, elle peut paraître rêche ; cuite dans le gras, elle s’arrondit et devient boisée et chaleureuse. Frite, elle est croustillante et presque noisettée.

Fabrication

La sauge pousse en plein soleil, dans un sol pauvre, bien drainé, voire caillouteux, et résiste bien à la sécheresse comme au froid. Plante vivace, elle garde ses feuilles une grande partie de l’année ; on la récolte surtout du printemps à l’automne, avant et pendant la floraison, quand elle est la plus parfumée. Pour la sécher, on suspend les tiges tête en bas dans un endroit sec, sombre et aéré.

Comment cuisiner : sauge

Rincer les feuilles, bien les sécher, puis les effeuiller. Beurre à la sauge : faire fondre le beurre à feu moyen avec les feuilles entières, 2 à 3 minutes, jusqu’à ce qu’il mousse, prenne une couleur noisette et que les feuilles soient croustillantes. Feuilles frites : 30 secondes à 1 minute dans l’huile chaude à 170 °C, puis égoutter sur papier absorbant. Dans un rôti ou une farce : ajouter en début de cuisson. Séchée : en mettre environ deux fois moins que de fraîche.

Bien le conserver

  • Fraîche environ 1 semaine au réfrigérateur, enveloppée dans un papier absorbant légèrement humide, dans une boîte.
  • En bouquet quelques jours, les tiges dans un verre d’eau.
  • Séchée jusqu’à 1 an dans un bocal hermétique, à l’abri de la lumière.
  • Congélation feuilles entières à plat, ou hachées dans des bacs à glaçons avec de l’huile ou du beurre fondu.

Par quoi le remplacer ?

  • Romarin aussi puissant et résineux, en plus petite quantité.
  • Thym plus doux, pour les farces et les rôtis.
  • Marjolaine ou origan plus floraux, pour les sauces et les légumes.
  • Sauge séchée en mettre environ deux fois moins que de fraîche.

Recettes avec sauge 4

Il vous reste sauge ? Trouvez quoi cuisiner avec ce que vous avez

Questions fréquentes : sauge

Comment faire un beurre de sauge pour des pâtes ?

Pour 4 personnes, faites fondre environ 60 à 80 g de beurre à feu moyen dans une poêle avec une douzaine de feuilles de sauge fraîches, bien sèches et entières. Laissez mousser 2 à 3 minutes, jusqu’à ce que le beurre prenne une couleur noisette et que les feuilles deviennent croustillantes. Versez aussitôt sur des ravioli, des gnocchis ou une purée de courge, avec du parmesan et un peu d’eau de cuisson des pâtes.

Quelle quantité de sauge séchée pour remplacer la sauge fraîche ?

La sauge séchée est plus concentrée et plus camphrée : comptez environ deux à trois fois moins de sauge séchée émiettée que de feuilles fraîches ciselées, soit à peu près une cuillerée à café pour une cuillerée à soupe. Ajoutez-la en début de cuisson, dans une farce, une sauce ou un plat mijoté, pour qu’elle ait le temps de s’adoucir. Elle ne convient pas au beurre de sauge, qui demande des feuilles fraîches.

La sauge est-elle toxique ?

Utilisée en cuisine, à raison de quelques feuilles, la sauge officinale ne présente pas de risque. Elle contient de la thuyone, une substance toxique à forte dose, surtout concentrée dans l’huile essentielle. Ce sont donc les huiles essentielles, les extraits concentrés et les infusions prises en grande quantité et de façon prolongée qui sont déconseillés, en particulier aux femmes enceintes ou allaitantes et aux personnes épileptiques.

Avec quoi associer la sauge en cuisine ?

La sauge s’accorde avec les saveurs riches et douces : beurre, porc, veau, foie, volaille, courge, haricots blancs, châtaignes ou pommes de terre. Elle parfume les farces de volaille, le rôti de porc, les saltimbocca et les gnocchis, et aime l’ail, le citron, le parmesan et le jambon cru. Elle convient moins aux poissons délicats et aux desserts, où son goût camphré prend vite le dessus.

Peut-on manger la sauge crue ?

Oui, mais avec modération : crue, elle est rêche et très puissante. Quelques feuilles finement ciselées suffisent dans une salade de haricots blancs, une marinade ou un beurre composé, et les jeunes feuilles tendres conviennent mieux que les vieilles, plus épaisses et duveteuses. En règle générale, la sauge révèle son meilleur parfum cuite dans un corps gras, qui l’adoucit et arrondit son amertume.