Umeboshi

L’abricot japonais salé et séché, la garniture la plus classique des onigiri.

Umeboshi rouges et ridées dans une coupelle japonaiseImage générée par IA

Umeboshi : qu’est-ce que c’est ?

L’umeboshi (« ume séché ») est un fruit d’ume (Prunus mume) salé puis séché au soleil. Souvent appelé « prune japonaise », l’ume est en réalité plus proche de l’abricot : on le surnomme aussi abricotier du Japon. Cueilli encore ferme au début de l’été, il est trop acide et trop dur pour être mangé cru.

Le fruit ridé, rouge ou orangé, est très salé et très acide. On l’emploie en petite quantité, comme un condiment : au cœur des onigiri, posé sur un bol de riz (le bentō hinomaru, riz blanc et umeboshi au centre, évoque le drapeau japonais), dans une soupe de riz ou en pâte (neri-ume) pour assaisonner légumes et vinaigrettes. Les versions traditionnelles contiennent jusqu’à 20 % de sel ; les versions adoucies, au miel ou à la bonite, en contiennent moins.

Fiche d’identité

Origine

L’ume, originaire de Chine, est cultivé au Japon depuis plus d’un millénaire. La préfecture de Wakayama, au sud d’Osaka, est de loin la première productrice ; la variété Nankō y est la plus réputée. Le système agricole de l’ume de Minabe-Tanabe est inscrit par la FAO parmi les systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM).

Goût et texture

Acidité intense et salinité franche dès la première bouchée, avec un fond fruité qui rappelle l’abricot. Préparé avec des feuilles de shiso rouge, il prend une couleur pourpre et une note herbacée. Les versions adoucies au miel sont plus rondes.

Fabrication

Les ume sont récoltés vers juin, lavés puis mis en saumure sèche avec du sel, sous un poids, pendant plusieurs semaines : ils rendent un jus acide, le vinaigre d’ume (umezu). On y ajoute souvent des feuilles de shiso rouge pour la couleur. Les fruits sont ensuite séchés au soleil quelques jours en plein été, puis remis dans leur jus ou conditionnés.

Comment cuisiner : umeboshi

L’umeboshi ne se cuit pas : le dénoyauter, le déchirer ou le hacher grossièrement et en mettre un demi ou un petit entier au centre d’un onigiri. Écrasé en pâte, il assaisonne un riz, des concombres ou une vinaigrette. Il peut aussi infuser dans une soupe ou un thé vert (ume-cha).

Bien le conserver

  • Umeboshi traditionnels très salés plusieurs mois, voire davantage, dans un bocal fermé à l’abri de la lumière.
  • Versions adoucies, moins salées au réfrigérateur après ouverture, en respectant la date indiquée.
  • Toujours se servir avec une cuillère propre et sèche.

Par quoi le remplacer ?

  • Pâte d’ume (neri-ume), plus pratique à doser.
  • Câpres hachées avec un trait de jus de citron, pour l’acidité salée.
  • Citron confit au sel, en très petite quantité.

Recettes avec umeboshi 1

Il vous reste umeboshi ? Trouvez quoi cuisiner avec ce que vous avez

Questions fréquentes : umeboshi

Comment manger un umeboshi ?

L’umeboshi se mange par petites bouchées, jamais seul en une fois, car il est très salé et très acide. On en détache un morceau avec ses baguettes pour l’accompagner d’une bouchée de riz blanc. Retirez le noyau, très dur, avant de le glisser au centre d’un onigiri ou de l’écraser en pâte. Un seul fruit suffit à parfumer un bol de riz entier.

Comment choisir des umeboshi ?

On les trouve dans les épiceries japonaises, en barquettes ou en pots. Les umeboshi traditionnels ne contiennent que des ume, du sel et souvent du shiso rouge : ils sont très salés, très acides et se conservent longtemps. Les versions adoucies, au miel ou à la bonite, sont moins salées, plus rondes et plus faciles pour une première dégustation, mais contiennent davantage d’additifs.

Qu’est-ce que le vinaigre d’ume, ou umezu ?

L’umezu est le jus rose et très salé que rendent les ume lors de leur salage, souvent coloré par le shiso rouge. Ce n’est pas un vrai vinaigre, puisqu’il n’est pas fermenté, mais son acidité intense le fait employer comme tel. Quelques gouttes suffisent pour assaisonner une vinaigrette, des légumes en pickles rapides, du chou ou du riz. Il remplace alors à la fois le sel et le vinaigre.

Par quoi remplacer l’umeboshi dans un onigiri ?

Les garnitures classiques des onigiri ne manquent pas : saumon grillé et émietté, thon mélangé à la mayonnaise, algue kombu mijotée à la sauce soja, flocons de bonite assaisonnés. Pour retrouver l’effet acide et salé de l’umeboshi, quelques câpres hachées avec un trait de citron ou un petit morceau de citron confit au sel donnent une note approchante.

L’umeboshi est-il très salé ?

Oui. Un umeboshi traditionnel peut contenir jusqu’à environ 20 % de sel, ce qui explique sa très longue conservation. Un seul fruit apporte donc une quantité de sel significative. Il est inutile de saler le riz qui l’accompagne. Les personnes qui surveillent leur consommation de sel peuvent choisir des versions dites peu salées, à garder au réfrigérateur, ou utiliser simplement la moitié d’un fruit.