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Ají limo

Petit piment péruvien jaune, rouge ou violet, au parfum fruité et à la chaleur franche, qui relève ceviche et leche de tigre.

Piments péruviens ají limo rouges, orange et jaunesImage générée par IA

Ají limo : qu’est-ce que c’est ?

L’ají limo est un petit piment frais du Pérou, ridé et un peu bosselé, qui appartient à l’espèce Capsicum chinense, comme le habanero. Il existe en de nombreuses couleurs selon les variétés et la maturité : vert, jaune, orange, rouge ou violet. On le trouve rarement frais en France, plus souvent surgelé ou en pâte, en bocal.

C’est un piment fort, en général un peu moins brûlant que le habanero, mais dont la chaleur varie d’un fruit à l’autre. Il se distingue de l’ají amarillo, piment d’une autre espèce, plus long, orange vif et surtout utilisé cuit ou en purée. Son intérêt tient à son parfum fruité et floral, qui se perd à la cuisson : on l’emploie donc cru. Les graines et les membranes blanches concentrent l’essentiel du piquant.

Finement émincé, il assaisonne le ceviche avec le citron vert, l’oignon rouge et la coriandre, et parfume la leche de tigre, le tiradito et les sauces crues. Quelques rondelles relèvent aussi une salade de fruits de mer, une marinade de poisson ou une salsa.

Fiche d’identité

Origine

Les piments de l’espèce Capsicum chinense sont originaires du bassin amazonien et ont été cultivés très tôt en Amérique du Sud. L’ají limo est une forme cultivée au Pérou, devenue indissociable de la cuisine côtière du pays et de ses préparations de poisson cru. Il reste peu exporté frais et voyage surtout surgelé ou en pâte.

Goût et texture

Piquant franc et rapide, avec un parfum fruité, floral et légèrement agrumé qui rappelle celui du habanero en plus doux. Chair fine et croquante, à émincer très finement pour qu’elle se fonde dans le plat.

Comment cuisiner : ají limo

Porter des gants ou éviter de toucher son visage pendant la découpe. Ouvrir le piment, retirer graines et membranes pour réduire le piquant, puis émincer la chair très finement. Commencer par un quart à un demi-piment pour un ceviche de quatre personnes, goûter puis ajuster. L’ajouter au dernier moment, cru ; la pâte en bocal s’emploie à la petite cuillère dans la leche de tigre.

Bien le conserver

  • Frais 3 à 5 jours au réfrigérateur, dans un sachet en papier ou un torchon.
  • Au congélateur plusieurs mois, entier ou haché en petites portions ; l’émincer encore à demi congelé.
  • Pâte en bocal au réfrigérateur une fois ouverte, selon l’étiquette.

Par quoi le remplacer ?

  • Une très petite quantité de habanero épépiné donne un parfum proche, avec une chaleur bien plus forte. Un piment rouge frais ou un jalapeño, plus faciles à doser, conviennent pour un ceviche moins aromatique ; la pâte d’ají limo reste la solution la plus fidèle.

Recettes avec ají limo 1

Ceviche péruvien au poisson blanc, oignon rouge et maïs cancha

Ceviche péruvien traditionnel

55 min Intermédiaire
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Questions fréquentes : ají limo

L’ají limo est-il très piquant ?

Oui, c’est un piment fort, de la même espèce que le habanero, Capsicum chinense, mais généralement un peu moins brûlant. Sa chaleur varie selon les variétés et les couleurs, du jaune au rouge en passant par le violet. On en met donc peu : quelques rondelles fines ou une petite cuillerée hachée suffisent à parfumer un ceviche pour quatre personnes.

Quelle est la différence entre ají limo et ají amarillo ?

L’ají limo est un petit piment frais, très parfumé et assez piquant, utilisé cru et finement émincé, surtout dans le ceviche et la leche de tigre. L’ají amarillo, d’une autre espèce, Capsicum baccatum, est plus long, orange vif, moins piquant et au goût fruité. On l’emploie surtout en purée, cuit ou mixé, dans les sauces, l’ají de gallina ou la causa.

Par quoi remplacer l’ají limo dans un ceviche ?

Le habanero, de la même espèce, offre un parfum fruité proche mais une chaleur bien plus forte : utilisez-en une toute petite quantité, épépiné. Un piment antillais ou un petit piment rouge frais conviennent aussi. Un jalapeño donne un ceviche moins aromatique mais plus facile à doser. La pâte d’ají limo en bocal, vendue dans les épiceries latino-américaines, reste la solution la plus fidèle.

Où acheter de l’ají limo en France ?

Frais, il reste rare : on le trouve ponctuellement chez des primeurs spécialisés ou dans des épiceries latino-américaines. Il est plus facile de se le procurer en pâte ou en purée, en bocal, ou surgelé, dans les épiceries péruviennes et en ligne. La pâte s’utilise directement, à petites doses, dans la leche de tigre ou les sauces crues.

Comment préparer l’ají limo sans se brûler ?

Portez des gants ou, au minimum, évitez de toucher votre visage pendant la découpe. Coupez le piment en deux, retirez les graines et les membranes blanches, qui concentrent la capsaïcine, puis émincez la chair très finement. Lavez ensuite à l’eau savonneuse la planche, le couteau et vos mains. Si la peau chauffe, un corps gras comme l’huile ou le lait soulage mieux que l’eau.

Peut-on congeler l’ají limo ?

Oui, c’est même une bonne façon de le conserver, car il se garde peu de temps frais. Congelez-le entier dans un sachet hermétique, ou haché en petites portions. Il perd un peu de fermeté à la décongélation mais conserve bien son parfum et sa chaleur, ce qui suffit pour un ceviche ou une sauce. Émincez-le encore à demi congelé : la découpe est plus facile.