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Ciboule japonaise

Long fût blanc et feuilles creuses : la negi parfume ramen, gyoza et oyakodon, crue en fines rondelles ou fondue à la poêle.

Ciboule japonaise fraîche sur une assiette en céramiqueImage générée par IA

Ciboule japonaise : qu’est-ce que c’est ?

La ciboule japonaise, ou negi, appartient à la même espèce que la ciboule commune, Allium fistulosum. Au Japon, on distingue deux grands types : la naganegi, ou shiro-negi, à long fût blanc obtenu en buttant la plante comme un poireau, et les negi vertes et fines, comme la kujō-negi de Kyoto, dont on consomme surtout les feuilles creuses. Contrairement à l’oignon nouveau, elle ne forme pas de bulbe.

Plus douce que l’oignon, elle se situe entre le poireau et la cébette : la partie blanche devient fondante et sucrée à la cuisson, tandis que les feuilles vertes sont plus piquantes à cru. Elle se distingue de la ciboule chinoise, généralement plus fine et moins blanchie, et de la ciboulette chinoise, ou nira, aux feuilles plates et au goût aillé. On la trouve en épicerie japonaise ou coréenne.

Émincée en fines rondelles, elle garnit crue le ramen, la soupe miso, les udon et le natto. Coupée en biseau, elle cuit doucement dans le bouillon sucré-salé de l’oyakodon au poulet et à l’œuf, dans le sukiyaki. Hachée fin, elle parfume la farce des gyoza avec le chou et le porc ; grillée en tronçons, elle alterne avec le poulet sur les brochettes negima.

Fiche d’identité

Origine

La ciboule est originaire de Chine et d’Asie centrale, où elle est cultivée depuis l’Antiquité. Introduite très tôt au Japon, elle y est devenue un aromate du quotidien, avec des traditions régionales marquées : negi à fût blanc dans l’est du pays, autour de Tokyo, et negi vertes dans l’ouest, notamment à Kyoto.

Goût et texture

Saveur d’oignon douce et fraîche, plus sucrée dans le fût blanc, plus piquante et herbacée dans le vert. Crue, elle est croquante et légèrement mucilagineuse ; cuite, elle devient tendre et fondante, et caramélise bien au gril.

Comment cuisiner : ciboule japonaise

Lavez-la soigneusement, car de la terre se loge parfois entre les couches du fût. Pour garnir, émincez-la très finement et plongez les rondelles quelques minutes dans l’eau froide pour adoucir leur piquant. Pour cuire, taillez-la en biseau de 1 à 2 cm et laissez-la mijoter 3 à 5 minutes dans un bouillon, ou saisissez des tronçons de 3 cm à la poêle ou au gril jusqu’à ce qu’ils soient dorés et fondants.

Bien le conserver

  • Au réfrigérateur environ 1 semaine, enveloppée dans du papier journal ou un torchon, dans le bac à légumes.
  • Émincée 2 à 3 jours dans une boîte fermée tapissée de papier absorbant.
  • Au congélateur plusieurs mois, émincée crue, à utiliser directement dans les soupes et les farces.

Par quoi le remplacer ?

  • De jeunes poireaux fins, à poids égal, remplacent bien le fût blanc dans les plats cuits. Pour garnir un ramen, la cébette ou les tiges vertes d’oignon nouveau émincées donnent un résultat proche, un peu plus piquant. La ciboulette, plus fine et délicate, ne convient qu’en décoration.

Recettes avec ciboule japonaise 3

Il vous reste ciboule japonaise ? Trouvez quoi cuisiner avec ce que vous avez

Questions fréquentes : ciboule japonaise

Quelle est la différence entre la ciboule japonaise et le poireau ?

Les deux se ressemblent, surtout la naganegi à long fût blanc, mais ce sont deux espèces différentes du genre Allium. La negi est plus fine, plus tendre et plus parfumée, avec des feuilles creuses et non plates. Elle se mange crue en rondelles, ce qui est rarement agréable avec un poireau, plus fibreux. Cuite, elle devient plus sucrée et fondante.

Par quoi remplacer la ciboule japonaise dans un ramen ?

La cébette, vendue en botte en France, est le substitut le plus simple : émincez finement le vert et un peu de blanc. Les tiges d’oignon nouveau conviennent aussi, avec un goût un peu plus piquant. Pour la version cuite, comme dans un oyakodon, un jeune poireau fin coupé en biseau donne une douceur très proche.

Comment couper la ciboule japonaise pour un ramen ?

Deux découpes sont courantes. La plus simple consiste à émincer le vert ou le blanc en rondelles très fines, de 1 à 2 mm. La seconde, appelée shiraga-negi, transforme le fût blanc en filaments très fins : on l’ouvre, on retire le cœur, puis on le taille en julienne avant de le plonger dans l’eau froide, où il frise et s’adoucit.

Peut-on cultiver la ciboule japonaise en France ?

Oui, la ciboule est une plante rustique qui pousse bien sous climat tempéré. On sème au printemps en pleine terre ou en godets, puis on repique en rangs. Pour obtenir un long fût blanc, il faut butter progressivement la plante comme un poireau. Les variétés à feuilles vertes se récoltent plus vite et repoussent après coupe.

Comment conserver la ciboule japonaise ?

Entière, enveloppez-la dans du papier journal ou un torchon légèrement humide et placez-la dans le bac à légumes : elle tient environ une semaine. Émincée, elle se garde deux à trois jours dans une boîte fermée. Pour l’avoir toujours sous la main, congelez des rondelles crues à plat dans un sachet ; elles s’ajoutent directement aux soupes.