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Aonori

Une pincée de flocons verts au parfum d’herbe et de mer, et okonomiyaki, takoyaki ou yakisoba prennent leur allure d’Osaka.

Flocons verts d’aonori dans un petit bol clairImage générée par IA

Aonori : qu’est-ce que c’est ?

L’aonori, littéralement « algue bleu-vert », désigne au Japon plusieurs algues vertes comestibles, séchées puis réduites en petits flocons d’algue ou en poudre. On le trouve en sachets ou en petits pots saupoudreurs dans les épiceries japonaises. Selon les producteurs, il provient d’espèces différentes, aux nuances de couleur et de parfum variables.

Il ne faut pas le confondre avec la nori des makis, une algue rouge pressée en grandes feuilles, qui s’utilise autrement. L’aonori, d’un vert vif, a un parfum herbacé, iodé et frais, plus léger. Il sert à saupoudrer, jamais à rouler. À l’achat, choisissez un produit à la couleur franche et à l’odeur nette : terne, il a perdu l’essentiel de son arôme.

C’est l’assaisonnement de finition de la cuisine populaire du Kansai : une pincée sur l’okonomiyaki et les takoyaki nappés de sauce, de mayonnaise et de copeaux de bonite, ou sur les yakisoba. On l’emploie aussi sur le monjayaki de Tokyo, les tempuras, les frites, le pop-corn, le riz ou les œufs, et il entre dans certains mélanges d’épices comme le shichimi togarashi.

Fiche d’identité

Origine

L’aonori est récolté sur les côtes japonaises, notamment dans les eaux saumâtres des estuaires et des baies où ces algues vertes prospèrent ; certaines sont aussi cultivées sur filets. Son usage en assaisonnement s’est répandu avec la cuisine populaire sur plaque du Kansai, okonomiyaki et takoyaki, qui l’ont fait connaître hors du Japon.

Goût et texture

Parfum vert et iodé, entre l’herbe fraîche et la mer, avec une légère amertume. Les flocons, très secs et légers, se réhydratent au contact de la sauce et collent au plat sans changer sa texture.

Fabrication

Les algues sont récoltées, lavées à l’eau douce pour retirer le sable et le sel, puis séchées au soleil ou en séchoir. Une fois bien sèches, elles sont broyées en flocons plus ou moins fins ou en poudre, triées pour éliminer les impuretés, puis conditionnées en sachets ou en pots à l’abri de l’humidité.

Comment cuisiner : aonori

L’aonori ne cuit pas : il se saupoudre en finition, à raison d’une pincée par portion, sur un plat chaud déjà nappé de sauce, qui fixe les flocons. Mélangé à du sel, il parfume les frites et les pommes de terre sautées ; incorporé à une pâte à tempura ou à des œufs brouillés en fin de cuisson, il colore et aromatise. Une cuisson prolongée ou à sec ternit sa couleur et son parfum.

Bien le conserver

  • Après ouverture sachet bien refermé, au sec et à l’abri de la lumière, quelques mois.
  • En climat humide au réfrigérateur ou au congélateur, dans une boîte hermétique.
  • À jeter quand il est devenu terne et sans odeur, car il n’apporte plus rien au plat.

Par quoi le remplacer ?

  • Une feuille de nori grillée réduite en poudre fine au mixeur le remplace, avec un goût plus prononcé et une couleur plus sombre. Un furikake contenant des algues peut aussi dépanner en finition.

Recettes avec aonori 3

Il vous reste aonori ? Trouvez quoi cuisiner avec ce que vous avez

Questions fréquentes : aonori

Quelle est la différence entre l’aonori et le nori ?

Ce sont deux algues différentes. Le nori des makis est une algue rouge pressée et séchée en grandes feuilles fines, qui deviennent vert sombre au grillage. L’aonori, littéralement « algue bleu-vert », désigne des algues vertes séchées et réduites en petits flocons ou en poudre, au parfum plus végétal et plus herbacé. L’aonori ne sert pas à rouler, mais à saupoudrer.

Comment utiliser l’aonori ?

On le saupoudre au dernier moment, sur un plat chaud déjà nappé de sauce : une pincée par portion d’okonomiyaki, de takoyaki ou de yakisoba, souvent avec la mayonnaise, la sauce et les copeaux de bonite. Il parfume aussi les frites, le pop-corn, les tempuras, le riz ou les œufs. Il ne doit pas cuire longtemps, car la chaleur et l’humidité affaiblissent son arôme.

Par quoi remplacer l’aonori ?

Une feuille de nori grillée, réduite en poudre très fine au mixeur ou au mortier, donne un résultat proche, avec un goût un peu plus marqué et une couleur plus sombre. Les flocons d’algues de type laitue de mer ou certains furikake contenant des algues peuvent aussi dépanner. Pour la couleur seule, un peu de persil séché ne remplace pas le goût marin.

Comment conserver l’aonori ?

L’aonori craint l’humidité, la lumière et l’air, qui lui font perdre couleur et parfum. Une fois ouvert, le sachet doit être bien refermé et rangé au sec, à l’abri de la lumière ; dans un climat humide, le réfrigérateur ou le congélateur prolongent sa fraîcheur. Il reste consommable longtemps, mais un aonori devenu terne et sans odeur n’apporte plus rien au plat.

L’aonori peut-il contenir des allergènes ?

L’algue elle-même ne fait pas partie des allergènes majeurs. En revanche, récoltée en mer, elle peut contenir des traces de petits crustacés ou mollusques, et certains emballages le signalent. Les personnes allergiques doivent donc lire l’étiquette. Comme les autres algues, l’aonori apporte de l’iode ; utilisé en pincées comme assaisonnement, il ne pose pas de problème particulier.