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Basilic thaï

Tiges violettes et parfum d’anis : l’herbe des currys verts, du phở et du bo bun, plus robuste que le basilic italien.

Bouquet de basilic thaï frais aux tiges violettesImage générée par IA

Basilic thaï : qu’est-ce que c’est ?

Le basilic thaï, appelé horapha en Thaïlande et húng quế au Vietnam, est une variété asiatique du basilic commun. On le reconnaît à ses tiges et à ses fleurs violacées, à ses feuilles vertes plus petites, étroites et pointues, et à son parfum anisé. Il se vend en bottes dans les épiceries asiatiques et se cultive en pot ou au jardin l’été.

Il se distingue du basilic italien ou génois, plus doux et sucré, aux feuilles larges et tendres, et du basilic sacré, ou kra pao, une autre espèce au goût poivré rappelant le clou de girofle. Le pad kra pao se prépare traditionnellement avec ce dernier, mais le basilic thaï, plus facile à trouver en Europe, le remplace souvent. Il résiste mieux à la chaleur que le basilic européen et garde son arôme en fin de cuisson.

On l’ajoute au dernier moment au curry vert thaï au lait de coco et aux sautés de viande, et on le sert cru avec la menthe, la coriandre et les pousses de soja pour garnir le phở bò, le bo bun ou les bánh xèo, que chacun enveloppe dans des feuilles de salade.

Fiche d’identité

Origine

Le basilic est originaire des régions tropicales d’Asie, de l’Inde à l’Asie du Sud-Est. Le basilic thaï s’est imposé comme herbe aromatique en Thaïlande, au Vietnam, au Laos et au Cambodge, où il se cultive facilement dans les jardins. Il est arrivé en Europe avec les épiceries et restaurants d’Asie du Sud-Est.

Goût et texture

Parfum puissant d’anis et de réglisse, avec des notes poivrées et légèrement mentholées. Les feuilles sont un peu plus fermes que celles du basilic italien ; cuites brièvement, elles gardent leur arôme.

Comment cuisiner : basilic thaï

Effeuiller les tiges juste avant usage et garder les sommités fleuries, également parfumées. Dans un curry ou un sauté, ajouter une à deux poignées de feuilles hors du feu ou dans la dernière minute de cuisson. Pour un phở ou un bo bun, présenter les brins entiers sur une assiette d’herbes fraîches, à effeuiller à table. Éviter de hacher les feuilles à l’avance : elles noircissent.

Bien le conserver

  • En bouquet 3 à 4 jours, tiges dans un verre d’eau, à température ambiante.
  • Au réfrigérateur 2 à 3 jours dans un papier humide, le froid noircissant les feuilles.
  • Au congélateur feuilles hachées dans l’huile ou l’eau, en bacs à glaçons, pour les currys.

Par quoi le remplacer ?

  • Du basilic italien additionné de quelques feuilles de menthe ou d’une pincée d’anis étoilé moulu imite son parfum anisé. Dans un pad kra pao, le basilic sacré reste le choix traditionnel ; dans un bo bun ou un phở, la coriandre et la menthe suffisent à apporter la fraîcheur des herbes.

Recettes avec basilic thaï 6

Il vous reste basilic thaï ? Trouvez quoi cuisiner avec ce que vous avez

Questions fréquentes : basilic thaï

Quelle différence entre basilic thaï et basilic classique ?

Les deux appartiennent à la même espèce botanique, mais le basilic thaï a des tiges violettes, des feuilles plus petites et plus fermes et un goût d’anis et de réglisse marqué. Le basilic italien, aux larges feuilles tendres, a un parfum plus doux et sucré, idéal cru dans le pesto ou la salade caprese. Le basilic thaï supporte mieux la cuisson et convient aux currys et aux sautés.

Où acheter du basilic thaï ?

Le basilic thaï se trouve frais, en bottes, dans les épiceries asiatiques et certains rayons de produits du monde, souvent toute l’année grâce aux importations d’Asie du Sud-Est. Des plants sont aussi proposés en jardinerie au printemps. Il se cultive facilement en pot, au soleil et à l’abri du froid, comme le basilic commun ; pincer les fleurs prolonge la production de feuilles.

Le basilic thaï est-il le même que le basilic sacré ?

Non. Le basilic sacré, appelé kra pao en thaï et tulsi en Inde, appartient à une autre espèce. Ses feuilles, légèrement duveteuses et dentelées, ont un goût poivré et piquant, proche du clou de girofle, sans la note anisée du basilic thaï. C’est lui qui donne son nom au pad kra pao. En Europe, où il est rare, on le remplace souvent par du basilic thaï, avec un résultat différent mais apprécié.

Peut-on cuire le basilic thaï ?

Oui, il résiste mieux à la chaleur que le basilic italien, mais une cuisson prolongée efface son parfum. Dans un curry vert ou un sauté de poulet, on l’ajoute en fin de cuisson, une minute avant de servir ou hors du feu, pour que les feuilles flétrissent sans noircir. Frites quelques secondes dans l’huile chaude, les feuilles deviennent croustillantes et servent de garniture.

Peut-on congeler le basilic thaï ?

Les feuilles congelées telles quelles noircissent et perdent leur tenue, mais gardent une partie de leur arôme. Le plus efficace est de les hacher et de les mettre en bacs à glaçons avec un peu d’huile neutre ou d’eau, puis de les ajouter directement, encore gelées, dans un curry ou une soupe. Pour garnir un phở ou un bo bun, où l’herbe est servie crue, seul le basilic frais convient.

Quelles herbes servir avec le phở ?

Le phở se garnit à table d’une assiette d’herbes fraîches et de condiments que chacun ajoute à son bol : basilic thaï, coriandre, parfois coriandre longue ou menthe, pousses de soja, rondelles de piment et quartiers de citron vert. Les feuilles de basilic thaï, déchirées et plongées dans le bouillon brûlant, libèrent leur parfum anisé, qui répond à l’anis étoilé du bouillon.