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Tartare de bœuf

Du bœuf cru taillé minute, des condiments vifs, un jaune d’œuf et des frites : le classique cru des brasseries.

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Origine Préparation de bœuf cru de…
Service Très frais
Difficulté Facile
Durée moyenne 40 min
Allergènes Œuf (jaune cru), moutarde ; poisson (anchois) dans la plupart des sauces Worcestershire ; gluten possible selon la marque de sauce

Tartare de bœuf : qu’est-ce que c’est ?

Le tartare de bœuf, ou steak tartare, est une préparation de bœuf cru, maigre et très frais, taillé au couteau en petits dés ou haché à la commande, puis assaisonné de condiments vifs : échalote, câpres, cornichons, persil, moutarde, sauce Worcestershire et quelques gouttes de Tabasco. Un jaune d’œuf cru le couronne ou le lie.

C’est l’un des grands classiques des bistrots et des brasseries. Sur les cartes, il est « préparé » en cuisine, « à préparer soi-même » avec ses condiments en couronne, « préparé en salle » devant le client ou « aller-retour », saisi quelques secondes sur chaque face. Il arrive presque toujours avec des frites et une salade verte. Un bon tartare se reconnaît à sa viande d’un rouge franc, à sa texture fraîche et à un assaisonnement relevé qui ne masque pas le goût du bœuf.

Plat cru, il exige une viande d’une fraîcheur irréprochable, préparée juste avant d’être servie et gardée au froid. Il est déconseillé aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, aux personnes âgées et aux personnes immunodéprimées.

Histoire & origine

Manger de la viande crue n’a rien de nouveau, mais le tartare tel qu’on le sert en France est une création de la cuisine française moderne. Son nom a longtemps été expliqué par une légende : les cavaliers tatars des steppes auraient attendri la viande sous leur selle avant de la manger crue. Ce récit, très répandu, ne s’appuie sur aucune source sérieuse, et les historiens de la cuisine le tiennent pour un mythe.

L’explication la plus souvent retenue vient de la cuisine elle-même. Au XIXe siècle, « à la tartare » qualifie en France des apprêts relevés, souvent servis avec une sauce tartare, mayonnaise aux câpres, aux cornichons et aux fines herbes. Au début du XXe siècle, le Guide culinaire d’Auguste Escoffier décrit, selon la lecture qu’on en fait le plus souvent, un bifteck de bœuf cru haché « à la tartare », servi avec sa sauce à part, distinct d’un bifteck « à l’américaine » garni d’un jaune d’œuf et de condiments. Les deux appellations se sont ensuite confondues, et l’origine exacte du plat reste discutée.

Au fil du XXe siècle, le steak tartare au jaune d’œuf, aux câpres et aux cornichons devient un pilier des brasseries, à Paris puis dans tout le pays. La Belgique a gardé l’autre nom : son américain préparé, lié à une mayonnaise relevée, est le proche cousin du tartare français. Dans les grandes maisons, le tartare « préparé en salle », assaisonné par le maître d’hôtel sur un guéridon devant le client, devient un petit rituel.

Depuis la fin du XXe siècle, le tartare se décline : aller-retour, à peine saisi sur chaque face, à l’italienne au parmesan et au basilic, de veau, de saumon ou de thon, et le mot s’étend à toutes sortes de préparations crues taillées au couteau, jusqu’aux tartares de légumes. La version au bœuf reste la référence des bistrots, servie avec ses frites.

Le saviez-vous ?

Le nom du tartare viendrait des apprêts « à la tartare » et de la sauce tartare de la cuisine française, plus sûrement que des cavaliers des steppes. La légende de la viande attendrie sous la selle des cavaliers tatars n’est appuyée par aucune source sérieuse. En Belgique, le proche cousin du tartare s’appelle « américain préparé » et se lie à une mayonnaise relevée. Un tartare « aller-retour » est saisi quelques secondes sur chaque face : il reste cru et froid au cœur. Dans les pays anglophones, on parle de steak tartare ; en Allemagne et en Pologne, de tatar.

Composition traditionnelle

Du bœuf cru maigre, taillé ou haché minute, des condiments vinaigrés, un assaisonnement relevé et un jaune d’œuf.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Steak haché préemballé ou surgelé, prévu pour être cuit Viande hachée la veille ou plusieurs heures à l’avance Mayonnaise en grande quantité (c’est alors l’américain préparé belge) Cuisson à cœur (on parle alors de steak haché)
La recette

Tartare de bœuf au couteau

Du rumsteck taillé minute au couteau, relevé d’échalote, de câpres, de cornichons, de moutarde et de Worcestershire, coiffé d’un jaune d’œuf cru : la recette de référence du tartare de brasserie, prête en 40 minutes.

Temps total
40 min
Difficulté
Facile
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 5,40 €
Voir la recette pas à pas → 14 ingrédients · 10 étapes

Le matériel pour réussir la tartare de bœuf

Ustensiles utilisés dans la recette Tartare de bœuf au couteau.

Conseils de réussite

  • Acheter la viande le jour même, en une pièce, et la tailler ou la faire hacher juste avant de servir.
  • Garder la viande, le saladier et les assiettes au froid du début à la fin.
  • Préférer la taille au couteau : la texture est plus fraîche et moins pâteuse.
  • Goûter l’assaisonnement seul avant de l’ajouter à la viande.
  • Saler et mélanger au dernier moment, pour que la viande ne rende pas de jus.
  • Servir aussitôt et ne jamais garder les restes.

Erreurs fréquentes

  • Viande hachée à l’avance Elle brunit, rend du jus et devient plus risquée : le tartare se prépare à la minute.
  • Steak haché du commerce Prévu pour être cuit, il ne doit jamais être mangé cru.
  • Assaisonnement écrasant Trop de moutarde, d’échalote ou de Tabasco masque le goût du bœuf.
  • Tartare tiède Laissé à température ambiante, il perd sa fraîcheur et pose un risque sanitaire.

Variantes

Traditionnelle
Tartare préparé

Assaisonné en cuisine, moulé au cercle, jaune d’œuf au centre : la version la plus courante en brasserie.

Traditionnelle
Tartare à préparer soi-même

La viande arrive nature, avec le jaune d’œuf et les condiments disposés en couronne : chacun assaisonne à son goût.

Traditionnelle
Tartare préparé en salle

Le maître d’hôtel assaisonne la viande sur un guéridon devant le client, en dosant moutarde, piquant et condiments à la demande.

Traditionnelle
Tartare aller-retour

Façonné en pavé et saisi quelques secondes sur chaque face dans une poêle ou sur une plancha très chaude : croûte dorée, cœur cru et froid.

Inspirée
Tartare à l’italienne

Parmesan, basilic ou pesto, roquette, tomates séchées et huile d’olive, le plus souvent sans câpres ni cornichons.

Inspirée
Tartare de veau

Viande plus douce, souvent relevée d’agrumes, d’herbes fraîches et d’huile d’olive.

Inspirée
Tartare de saumon

Saumon cru en dés, citron, aneth, parfois avocat ; poisson vendu « qualité sushi » ou congelé au préalable, à cause du risque d’anisakis.

Adaptée
Tartare sans œuf cru

Le jaune est remplacé par un peu de mayonnaise du commerce, faite d’œufs pasteurisés ; la viande reste crue et demande les mêmes précautions.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • Ne se conserve pasle tartare se mange aussitôt préparé.
  • La viande non préparée se garde au réfrigérateur, entre 0 et 4 °C, et se taille le jour même de l’achat.
  • Les restes de tartare se jettent.
  • RéchauffageNe se réchauffe pas : le tartare se mange cru et froid, aussitôt préparé.
  • CongélationNe pas congeler : une viande congelée puis décongelée rend de l’eau et perd sa texture. Préférer une pièce fraîche achetée le jour même.
Via Rankeat

Tartare de bœuf à Paris : les meilleures adresses

  1. Bistro des lettres à Paris Bistro des lettres 5ᵉ arrondissement · cuisine française, bistro · €€€ 4,7/5 Note Rankeat Google 4,7 · 3 522 avis
  2. Francette à Paris Francette guinguette, bistrot · €€€ 4,5/5 Note Rankeat Google 4,5 · 7 158 avis
  3. Bar Vendôme 1ᵉʳ arrondissement · brasserie, cuisine française · €€€€ 4,41/5 Note Rankeat Google 4,4 · 430 avis
  4. Café Joséphine à Paris Café Joséphine 1ᵉʳ arrondissement · cuisine française, brasserie · €€€ 4,31/5 Note Rankeat Google 4,3 · 1 341 avis
  5. La Rotonde St Honoré brasserie parisienne, cuisine française · €€€ 4,11/5 Note Rankeat Google 4,1 · 1 861 avis
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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur tartare de bœuf.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Viande d’un rouge franc et brillant, jamais brune ni grise.
  • Dés nets ou haché régulier, sans nerfs ni filaments.
  • Tartare servi bien froid, sur une assiette froide.
  • Assaisonnement relevé et vif, qui laisse sa place au goût du bœuf.
  • Condiments taillés très fin, bien répartis.
  • Frites chaudes et croustillantes, servies à côté.

Techniques

Parage

Retirer le gras, les nerfs et les membranes pour ne garder que la chair maigre.

Raffermissement au froid

Passer la viande 10 minutes au congélateur pour la tailler nettement.

Taille au couteau

Couper en tranches, en bâtonnets puis en dés de 3 à 5 mm, sans écraser.

Travail sur glace

Garder le saladier posé sur des glaçons pendant toute la préparation.

Assaisonnement minute

Mélanger condiments et sauce à la viande juste avant de servir.

Aller-retour

Saisir un pavé de tartare quelques secondes par face à feu très vif.

Alternatives

Proche
Américain préparé

Le cousin belge, haché très finement et lié à une mayonnaise relevée.

Proche
Carpaccio de bœuf

Bœuf cru tranché très finement, à l’huile d’olive, au citron et au parmesan.

Variante
Tartare aller-retour

Saisi quelques secondes sur chaque face, cœur cru.

Variante
Tartare de saumon

Poisson cru en dés, citron et aneth, avec les précautions propres au poisson cru.

Chronologie

XIXe siècle
« À la tartare » désigne en France des apprêts relevés, souvent servis avec une sauce tartare aux câpres et aux cornichons.
Début du XXe siècle
Le Guide culinaire d’Auguste Escoffier distingue, selon la lecture la plus courante, un bifteck cru « à la tartare » servi avec sa sauce et un bifteck « à l’américaine » au jaune d’œuf.
XXe siècle
Les deux appellations se confondent : le steak tartare au jaune d’œuf devient un classique des brasseries, tandis que la Belgique garde le nom d’américain.
Fin du XXe siècle
Le tartare se décline : aller-retour, à l’italienne, de veau, de saumon ou de thon.
Aujourd’hui
Pilier des cartes de bistrots et de brasseries, servi préparé, à préparer soi-même ou en salle, avec des frites.

Service & accords

Le tartare se sert en plat principal, à raison de 150 à 180 g de viande par personne, moulé au cercle sur une assiette froide, un jaune d’œuf au centre, avec des frites et une salade verte. En entrée, une portion de 80 à 100 g suffit.

Au restaurant : la carte précise souvent s’il est taillé au couteau, préparé en cuisine, à préparer soi-même ou préparé en salle, et propose parfois la version aller-retour. N’hésitez pas à demander un assaisonnement plus ou moins relevé.

À la maison : on le prépare au dernier moment, avec une viande achetée le jour même, et l’on dispose moutarde, Tabasco et moulin à poivre sur la table pour que chacun ajuste.

Rouge : un vin léger et fruité, servi frais, comme un beaujolais (morgon, fleurie), un pinot noir de Bourgogne ou un saumur-champigny.

Rosé ou blanc : un rosé sec de Provence ou un blanc vif comme un sancerre, qui répondent aux câpres et aux cornichons.

Sans alcool : eau pétillante citronnée, jus de tomate relevé de céleri et de poivre.

Anecdotes

  • Le service du tartare préparé en salle perpétue un savoir-faire de maître d’hôtel, comme le découpage ou le flambage devant le client.
  • Le mot tartare s’est tant élargi que les cartes proposent aujourd’hui des tartares de tomates, d’algues ou de fruits, simples dés assaisonnés.
  • Le tartare aller-retour est souvent présenté comme un compromis pour les convives qui hésitent devant la viande crue : la croûte rassure, le cœur reste cru.

Lexique

Tartare
Préparation crue, taillée en dés ou hachée, puis assaisonnée ; par extension, toute préparation crue en petits dés.
Taille au couteau
Découpe de la viande en tranches, en bâtonnets puis en petits dés, sans hachoir.
Parer
Retirer d’une viande le gras, les nerfs et les membranes avant de la préparer.
Aller-retour
Cuisson éclair, quelques secondes sur chaque face, qui laisse le cœur cru.
Sauce tartare
Mayonnaise relevée de câpres, de cornichons, d’échalote et de fines herbes.
Guéridon
Petite table roulante sur laquelle le maître d’hôtel prépare ou découpe un plat devant le client.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un tartare de bœuf ?

C’est du bœuf cru, maigre et très frais, taillé au couteau en petits dés ou haché à la commande, puis assaisonné d’échalote, de câpres, de cornichons, de persil, de moutarde, de sauce Worcestershire et de Tabasco. Un jaune d’œuf cru le couronne. En brasserie, il se sert avec des frites et une salade verte.

D’où vient le nom « tartare » ?

L’origine est discutée. La légende des cavaliers tatars attendrissant la viande sous leur selle n’est pas établie. L’explication la plus souvent retenue renvoie à la cuisine française du XIXe siècle, où « à la tartare » désignait des apprêts relevés servis avec une sauce tartare, mayonnaise aux câpres et aux cornichons.

Tartare au couteau ou haché : quelle différence ?

Au couteau, la viande est coupée en petits dés de 3 à 5 mm : elle garde son jus et une texture fraîche, légèrement croquante. Hachée, elle est plus fine et plus fondante, parfois pâteuse. Les deux se valent si la viande est préparée à la minute ; le tartare au couteau est souvent signalé comme tel sur les cartes.

Quel morceau de bœuf pour un tartare ?

Un morceau maigre, tendre et sans nerfs : le rumsteck est le plus souvent conseillé, le filet donne une version plus tendre et plus chère, la tende de tranche ou l’araignée une version plus économique. La pièce doit être très fraîche, achetée le jour même et préparée juste avant de servir, jamais remplacée par un steak haché du commerce.

Qu’est-ce qu’un tartare aller-retour ?

C’est un tartare assaisonné, façonné en pavé et saisi quelques secondes sur chaque face dans une poêle très chaude. Il garde une fine croûte dorée et un cœur cru et froid. Proposé par de nombreuses brasseries, il séduit ceux qui hésitent devant la viande crue, mais il reste un plat cru à cœur.

Peut-on manger un tartare enceinte ?

Non. La viande crue peut transmettre la toxoplasmose et des bactéries comme la listeria ou certains E. coli, et le jaune d’œuf cru la salmonelle. Le tartare, même aller-retour, est déconseillé aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, aux personnes âgées et aux personnes immunodéprimées. Préférez pour eux une viande cuite à cœur.

Avec quoi servir un tartare de bœuf ?

Le duo classique est frites et salade verte. Les frites, croustillantes et bien chaudes, contrastent avec la viande froide ; la salade apporte de la fraîcheur. On trouve aussi des pommes de terre sautées ou du pain grillé. Côté boisson, un rouge léger servi frais, comme un beaujolais, l’accompagne très bien.

Sources