Amêijoas à Bulhão Pato : palourdes à l’ail, coriandre et citronImage générée par IA
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PortugalRégion de LisbonneCoquillages à l’ail et à la coriandre

Amêijoas à Bulhão Pato

Palourdes, huile d’olive, ail, coriandre et citron : le petisco des cervejarias lisboètes, qui porte le nom d’un poète et se mange avec du pain.

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Origine Portugal, région de Lisbonne
Service Brûlant
Difficulté Facile
Durée moyenne 25 min environ
Allergènes Mollusques ; gluten (blé) si servi avec du pain ; sulfites si vin blanc

Amêijoas à Bulhão Pato : qu’est-ce que c’est ?

Les amêijoas à Bulhão Pato sont des palourdes ouvertes dans l’huile d’olive avec beaucoup d’ail, puis parfumées de coriandre fraîche et relevées de jus de citron. Certaines recettes y ajoutent un trait de vin blanc. En s’ouvrant, les coquillages libèrent leur eau de mer, qui se mêle à l’huile pour former une sauce que l’on sauce avec du pain.

Le plat se mange dans tout le Portugal, mais il est particulièrement associé à Lisbonne et à sa région, où il figure à la carte de presque toutes les cervejarias et marisqueiras. On le commande en petisco, à partager au centre de la table avant les fruits de mer ou un plat de poisson. Son nom rend hommage au poète Raimundo António de Bulhão Pato, figure des lettres portugaises du XIXe siècle et grand amateur de bonne chère.

Histoire & origine

Le plat porte le nom de Raimundo António de Bulhão Pato, poète, traducteur et mémorialiste portugais, né à Bilbao en 1828 et mort en 1912 à Monte da Caparica, sur la rive sud du Tage, face à Lisbonne. Familier des cercles littéraires lisboètes de son temps, il était aussi connu comme gourmet : on lui attribue des recettes publiées dans un livre de cuisine portugais du XIXe siècle.

Le lien exact entre le poète et les palourdes n’est pas établi. Selon la version la plus souvent rapportée, ce n’est pas lui qui aurait inventé la recette : un cuisinier, parfois nommé João da Mata, l’aurait baptisée ainsi en hommage à l’écrivain, qui l’aurait cité dans ses écrits. D’autres sources se contentent de dire que le nom honore Bulhão Pato sans qu’on sache pourquoi. Aucune date de création n’est connue avec certitude.

Quelle que soit son origine, la préparation s’est imposée comme l’un des petiscos les plus populaires du pays, en particulier dans la région de Lisbonne, où les estuaires du Tage et du Sado et les côtes voisines fournissent des coquillages. Elle a figuré parmi les finalistes du concours des 7 Merveilles de la gastronomie portugaise, et la formule « à Bulhão Pato » désigne aujourd’hui, par extension, d’autres coquillages préparés de la même façon.

Le saviez-vous ?

« Amêijoa » est le nom portugais de la palourde ; la plus recherchée est l’« amêijoa-boa », la palourde croisée d’Europe. Bulhão Pato est né à Bilbao, au Pays basque espagnol, mais il a fait toute sa carrière littéraire au Portugal. Il s’est cru le modèle du poète Tomás de Alencar, personnage du roman Os Maias d’Eça de Queirós, ce que l’écrivain a démenti. La formule « à Bulhão Pato » s’applique aussi à d’autres coquillages, comme les tellines (conquilhas) ou les couteaux. La coriandre fraîche (coentros) est très présente dans la cuisine du Sud du Portugal et de la région de Lisbonne, là où beaucoup de cuisines européennes mettraient du persil.

Composition traditionnelle

Des palourdes, de l’huile d’olive, de l’ail, de la coriandre et du citron ; du pain pour saucer.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Crème Tomate Beurre Persil à la place de la coriandre Pâtes ou riz dans le plat
La recette

Amêijoas à Bulhão Pato, palourdes à l’ail et à la coriandre

Les amêijoas à Bulhão Pato comme dans les cervejarias de Lisbonne : palourdes dégorgées, ouvertes à couvert dans l’huile d’olive et l’ail, puis arrosées de coriandre fraîche et de jus de citron. Un petisco de 8 minutes de cuisson, à…

Temps total
1 h 23
Difficulté
Facile
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 5,60 €
Voir la recette pas à pas → 9 ingrédients · 9 étapes

Le matériel pour réussir la amêijoas à bulhão pato

Ustensiles utilisés dans la recette Amêijoas à Bulhão Pato, palourdes à l’ail et à la coriandre.

Conseils de réussite

  • Choisir des palourdes vivantes, bien fermées, achetées le jour même.
  • Les faire dégorger dans une eau salée comme l’eau de mer.
  • Faire revenir l’ail sans le laisser brunir.
  • Arrêter la cuisson dès que les palourdes sont ouvertes.
  • Ajouter la coriandre et le citron hors du feu.
  • Servir avec beaucoup de pain pour saucer.

Erreurs fréquentes

  • Palourdes sableuses Dégorgement oublié ou bâclé : le sable gâche toute la sauce.
  • Chair caoutchouteuse Cuisson prolongée après l’ouverture des coquilles.
  • Ail brûlé Il rend la sauce amère.
  • Coriandre remplacée ou cuite Sans coriandre fraîche, ou avec une coriandre cuite et terne, on perd le caractère du plat.

Variantes

Traditionnelle
Amêijoas à Bulhão Pato sans vin

Huile d’olive, ail, coriandre et citron seulement : l’eau des palourdes suffit à faire la sauce.

Traditionnelle
Amêijoas à Bulhão Pato au vin blanc

Un trait de vin blanc versé avec les palourdes, ajouté par de nombreuses recettes.

Traditionnelle
Conquilhas à Bulhão Pato

Avec des tellines, petits coquillages des plages de sable, préparées de la même façon.

Inspirée
Amêijoas à Bulhão Pato pimentées

Avec un peu de piment (malagueta) revenu avec l’ail, selon les goûts.

Inspirée
Pâtes aux amêijoas à Bulhão Pato

La sauce et la chair décortiquée servent à napper des pâtes, à la manière des spaghettis aux palourdes.

Adaptée
Version au barbecue

Palourdes ouvertes dans une poêle en fonte posée sur la grille, couverte.

Adaptations par appareil

Barbecue Cocotte

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • À manger immédiatement.
  • Restes éventuels24 heures au réfrigérateur, chair décortiquée dans sa sauce.
  • RéchauffageDéconseillé avec les coquilles. Réchauffer très doucement la chair décortiquée dans sa sauce, sans bouillir.
  • CongélationDéconseillée pour les palourdes cuites ; seule la sauce filtrée se congèle 2 mois.
Via Rankeat

Amêijoas à Bulhão Pato à Paris

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 7 novembre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur amêijoas à bulhão pato.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Palourdes toutes ouvertes, chair dodue et tendre.
  • Aucun grain de sable sous la dent.
  • Sauce abondante, dorée, où l’huile et le jus des coquillages se mêlent.
  • Ail présent mais doux, jamais brûlé.
  • Coriandre fraîche, d’un vert vif, bien parfumée.
  • Citron qui relève sans dominer ; plat servi brûlant avec du pain.

Techniques

Dégorgement en eau salée

Une heure dans une eau à 35 g de sel par litre pour faire rejeter le sable.

Ouverture à couvert

Feu vif et couvercle : la vapeur ouvre les palourdes en quelques minutes.

Finition hors du feu

Coriandre et citron ajoutés au dernier moment pour garder leur fraîcheur.

Alternatives

Proche
Linguine aux palourdes

Palourdes à l’ail et à l’huile d’olive, servies sur des pâtes.

Proche
Cataplana de fruits de mer

Coquillages mijotés à l’étouffée avec tomate et poivron, en Algarve.

Variante
Conquilhas à Bulhão Pato

La même préparation avec des tellines.

Variante
Amêijoas à Bulhão Pato au vin blanc

Avec un trait de vin blanc pour ouvrir les palourdes.

Chronologie

1828
Naissance à Bilbao de Raimundo António de Bulhão Pato, futur poète et mémorialiste portugais.
Seconde moitié du XIXe siècle
Bulhão Pato fréquente les milieux littéraires de Lisbonne et se fait connaître comme gourmet.
1912
Mort du poète à Monte da Caparica, face à Lisbonne ; la date à laquelle les palourdes ont reçu son nom n’est pas connue.
XXe siècle
Les amêijoas à Bulhão Pato s’imposent comme un petisco incontournable des cervejarias et marisqueiras de Lisbonne et de tout le pays.
Aujourd’hui
Le plat figure parmi les classiques de la cuisine portugaise et a été finaliste du concours des 7 Merveilles de la gastronomie portugaise.

Service & accords

Les amêijoas à Bulhão Pato se servent brûlantes, dans un plat creux avec toute leur sauce, posé au centre de la table. Chacun pioche les palourdes à la main ou à la fourchette, puis trempe son pain dans la sauce : c’est souvent la meilleure partie du plat.

En petisco : dans les cervejarias de Lisbonne, on les commande pour commencer, avec d’autres petiscos ou avant un plateau de fruits de mer.

À Lisbonne : les brasseries de fruits de mer de la ville en ont fait l’un de leurs plats les plus demandés, accompagné d’une bière pression ou d’un vin blanc frais.

Vins blancs : un vinho verde blanc, frais et légèrement perlant, ou un blanc sec et vif de la région de Lisbonne, comme un bucelas à base d’arinto.

Bière : une imperial, la bière blonde pression servie dans les cervejarias lisboètes.

Sans alcool : eau pétillante citronnée.

Anecdotes

  • Bulhão Pato a publié des Mémoires en plusieurs volumes, entre 1894 et 1907, où il évoque les écrivains et la vie lisboète de son temps.
  • Il s’est publiquement brouillé avec Eça de Queirós, persuadé d’avoir inspiré un personnage de poète vieillissant dans Os Maias, et lui a répondu par des satires en vers.
  • Dans les cervejarias de Lisbonne, la sauce des palourdes est si appréciée qu’on commande souvent du pain supplémentaire rien que pour la saucer.

Lexique

Amêijoa
Palourde, en portugais.
Amêijoa-boa
« Bonne palourde » : la palourde croisée d’Europe, la plus recherchée au Portugal.
Petisco
Petite assiette à partager, équivalent portugais de la tapa.
Cervejaria
Brasserie portugaise où l’on sert bière pression et fruits de mer.
Marisqueira
Restaurant spécialisé dans les fruits de mer.
Coentros
Coriandre fraîche, en portugais ; très utilisée dans la cuisine du Sud du Portugal.

Questions fréquentes

Que sont les amêijoas à Bulhão Pato ?

Un plat portugais de palourdes ouvertes à l’huile d’olive et à l’ail, parfumées de coriandre fraîche et relevées de citron, que l’on sert en petisco avec du pain.

Qui était Bulhão Pato ?

Raimundo António de Bulhão Pato (1828-1912), poète, traducteur et mémorialiste portugais, connu aussi comme gourmet. Le plat porte son nom en hommage.

Bulhão Pato a-t-il inventé la recette ?

Rien ne le prouve. La version la plus répandue veut qu’un cuisinier, parfois nommé João da Mata, ait donné son nom au plat en hommage au poète ; l’origine exacte reste discutée.

Est-ce une spécialité de Lisbonne ?

Le plat se mange dans tout le Portugal, mais il est très associé à Lisbonne et à sa région, où il figure à la carte de presque toutes les cervejarias et marisqueiras.

Y a-t-il du vin blanc dans la recette ?

Parfois. Beaucoup de recettes en ajoutent un trait, d’autres s’en tiennent à l’huile, à l’ail, à la coriandre et au citron.

Quelles palourdes utiliser ?

Au Portugal, la plus appréciée est l’amêijoa-boa, la palourde croisée d’Europe. Toute palourde vivante et bien dégorgée convient.

Avec quoi les servir ?

Avec du pain à croûte épaisse pour saucer, en entrée ou en petisco, et un vin blanc frais ou une bière pression.

Sources