Terrine de lapin aux pistaches tranchée sur une planche, crépine dorée, cornichons et pain grilléImage générée par IA
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Terrine de lapin

Du lapin mariné, du porc, des herbes et des pistaches, cuits au bain-marie et mûris deux jours : l’entrée de bistrot et de charcutier par excellence.

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Origine France
Service Frais
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 3 h 15
Allergènes Œuf ; fruits à coque (pistaches ou noisettes) ; sulfites (vin) ; vérifier l’étiquette des cornichons et du pain (gluten)

Terrine de lapin : qu’est-ce que c’est ?

La terrine de lapin est une charcuterie cuite que l’on sert froide, en tranches, en entrée. Elle associe la chair du lapin désossé, râble et cuisses, à du porc (le plus souvent de la gorge, grasse, et de l’échine), parfois aux foies, le tout mariné au cognac ou au vin blanc et parfumé de thym, de laurier, d’échalote et d’épices. Souvent, des lanières de filet de râble, des pistaches ou des noisettes y sont incrustées. Cuite au bain-marie, pressée puis mûrie au frais, elle se tranche nettement.

C’est une entrée de bistrot, de traiteur et de charcutier, que l’on trouve sur les cartes sous les noms « terrine de lapin », « terrine de lapin maison », « terrine de lapin aux noisettes » ou « aux pistaches », souvent servie avec un chutney d’oignons ou de figues. Elle arrive en tranche épaisse, accompagnée de cornichons, de pain de campagne grillé et parfois d’une petite salade.

Plus fine et plus parfumée qu’une terrine de campagne, toute de porc et de foie, elle n’a rien à voir avec la terrine de foie gras. Elle se distingue aussi des plats chauds de lapin, comme le râble de lapin farci et rôti ou le lapin à la moutarde : ici, le lapin devient une charcuterie, mangée froide, deux jours après sa cuisson.

Histoire & origine

Le mot terrine désigne d’abord un récipient : un plat creux en terre cuite, muni d’un couvercle, dans lequel on cuisait viandes et farces au four. Par extension, il a fini par nommer ce qu’on y prépare. Longtemps, le pâté se distinguait de la terrine par son enveloppe de pâte ; aujourd’hui, les deux mots désignent à peu près la même chose dans le langage courant, et le pâté en croûte garde seul sa croûte.

Le lapin, d’abord chassé puis élevé dans les garennes et les clapiers des fermes, a longtemps été la viande du dimanche des campagnes françaises. Sa chair, fine mais très maigre, se prête mal à la conservation seule : on l’associe donc au gras de porc pour en faire des pâtés et des terrines, comme on le fait du lièvre ou de la volaille. Les livres de cuisine bourgeoise et les charcutiers ont multiplié les recettes de terrines de lapin ou de lapereau, aux herbes, au vin blanc, aux noisettes ou aux pistaches.

La technique est celle de la charcuterie : une farce de lapin et de porc, assaisonnée au gramme près, des morceaux nobles laissés entiers pour le décor, une cuisson douce au bain-marie, puis un pressage et un repos de deux jours, qui donnent une tranche nette et un goût fondu. Chaque région y a mis sa touche, au cidre en Normandie, aux herbes de Provence dans le Sud, au vin blanc ailleurs, sans qu’aucune ne puisse en revendiquer l’invention.

Aujourd’hui, la terrine de lapin est un classique des vitrines de charcutiers-traiteurs et des cartes de bistrot, où elle est souvent faite maison et servie avec un chutney. On la trouve aussi en bocal, stérilisée, chez les artisans et dans les épiceries fines. Dans le commerce, elle associe presque toujours le lapin à du porc, en proportions variables : la liste des ingrédients renseigne sur la part réelle de lapin.

Le saviez-vous ?

Le mot terrine désigne d’abord le récipient en terre cuite, puis, par extension, la préparation que l’on y fait cuire. Le lapin est l’une des viandes les plus maigres : sans gras de porc, une terrine de lapin serait sèche et friable. Les lanières de filet de râble disposées dans la longueur dessinent, à la coupe, une mosaïque blanche dans la farce. Une terrine se tranche mieux au bout de 48 heures : le gras se raffermit, la gelée prend et les arômes se fondent. Le foie du lapin est si petit qu’on le complète souvent de foies de volaille dans la farce.

Composition traditionnelle

Une farce de lapin et de porc marinée et assaisonnée, garnie de morceaux de filet et de fruits secs, cuite au bain-marie puis mûrie au frais.

Morceaux de lapin cru prêts à cuisiner sur une assiette 1 Lapin chair désossée du râble et des cuisses ; les filets du râble souvent gardés en lanières Voir la fiche → Filet mignon et côtes de porc crus sur une planche en bois 2 Porc gorge, grasse, pour le moelleux, et échine, plus maigre Voir la fiche → Foies de volaille crus frais dans un bol en grès clair 3 Foies du lapin, souvent complétés de foies de volaille ; facultatifs Voir la fiche →
4 Marinade cognac ou vin blanc, thym, laurier, poivre et quatre-épices
5 Liaison et aromates œuf, échalote, ail, persil
6 Fruits secs pistaches ou noisettes, facultatives mais très courantes
7 Enveloppe crépine ou bardes de lard qui tapissent la terrine
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Lapin mijoté servi chaud en sauce (lapin à la moutarde, lapin chasseur) Râble farci et rôti, servi chaud Rillettes de lapin, effilochées et confites dans la graisse Farce toute de porc et de foie de porc (c’est la terrine de campagne) Mousse ou crème de foie lisse Conservateur nitrité donnant une couleur rose (absent d’une terrine maison)
La recette

Terrine de lapin aux pistaches

Du lapin désossé mariné une nuit au cognac et au vin blanc, haché avec de la gorge et de l’échine de porc et des foies, monté en couches avec des lanières de filet de râble et des pistaches dans une…

Temps total
3 h 15
Difficulté
Intermédiaire
Portions
10 pers.
Coût / pers.
≈ 2,10 €
Voir la recette pas à pas → 20 ingrédients · 14 étapes

Le matériel pour réussir la terrine de lapin

Ustensiles utilisés dans la recette Terrine de lapin aux pistaches.

Conseils de réussite

  • Associer au lapin, très maigre, environ un tiers de gorge de porc.
  • Faire mariner les viandes une nuit au réfrigérateur.
  • Hacher des viandes très froides pour une farce nette.
  • Peser le sel au gramme et goûter une noisette de farce cuite, jamais crue.
  • Cuire au bain-marie et contrôler 70 °C à cœur au thermomètre.
  • Presser légèrement, puis laisser mûrir 48 heures au frais avant de trancher.

Erreurs fréquentes

  • Terrine sèche Pas assez de gras de porc ou cuisson trop forte, sans bain-marie.
  • Terrine qui rend son gras Farce hachée tiède ou eau du bain-marie qui bout.
  • Tranches friables Farce peu pétrie, terrine non pressée ou tranchée le jour même.
  • Farce fade Sel non pesé : le froid atténue encore l’assaisonnement.

Variantes

Traditionnelle
Aux pistaches

Pistaches entières incrustées dans la farce, d’un vert vif à la coupe.

Traditionnelle
Aux noisettes

Noisettes grillées et mondées, au goût plus toasté, très répandue chez les charcutiers.

Traditionnelle
Au vin blanc et aux herbes

Marinade au vin blanc sec, thym, laurier et sarriette, sans cognac.

Traditionnelle
Au cidre et au calvados

Version normande, marinée au cidre brut et relevée d’un trait de calvados.

Traditionnelle
Lapin en gelée

Morceaux de lapin cuits puis pris dans une gelée de leur bouillon, plus légère qu’une terrine à farce.

Inspirée
Aux pruneaux

Pruneaux trempés dans l’armagnac et incrustés au centre de la farce.

Inspirée
Au foie gras

Un cœur de foie gras au milieu de la terrine, pour les fêtes.

Adaptée
Sans alcool

Marinade au fond de volaille, pour une terrine adaptée aux enfants.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • Entière5 jours au réfrigérateur après la cuisson, repos compris ; entamée : 2 à 3 jours, filmée au contact.
  • Garder entre 0 et 4 °C et ne pas laisser plus de 2 heures à température ambiante.
  • RéchauffageNe se réchauffe pas : servir frais, sorti du réfrigérateur 15 minutes avant.
  • Congélation2 mois cuite et reposée, en grosses portions bien emballées ; décongeler 24 heures au réfrigérateur et consommer dans les 2 jours. La texture devient un peu plus friable.
Via Rankeat

Terrine de lapin à Paris : les meilleures adresses

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 8 novembre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur terrine de lapin.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Tranche nette qui se tient, sans trous ni miettes.
  • Mosaïque de filets de lapin blancs et de pistaches ou de noisettes bien visibles.
  • Farce moelleuse, ni sèche ni grasse, avec un franc goût de lapin.
  • Couleur beige à brun clair, sans rose artificiel dans une version maison.
  • Fine couche de gras ou de gelée sur les bords, sans flaque de graisse.
  • Assaisonnement net, servie fraîche mais pas glacée.

Techniques

Désossage du lapin

Lever les filets du râble entiers et récupérer la chair des cuisses le long de l’os.

Marinade

Laisser les viandes une nuit au froid avec l’alcool, les herbes et les épices.

Hachage à froid

Hacher à la grille de 8 mm des viandes presque raidies pour que le gras reste ferme.

Incrustation

Disposer les lanières de filet dans la longueur, entre les couches de farce.

Cuisson au bain-marie

Cuire à 160 °C dans un bain d’eau chaude jusqu’à 70 °C à cœur.

Pressage

Charger la terrine tiède d’un poids léger pour resserrer la farce.

Alternatives

Proche
Terrine de campagne

Terrine de porc et de foie de porc, plus rustique.

Proche
Pâté en croûte

Farce fine et morceaux de viande cuits dans une pâte, avec une gelée.

Proche
Jambon persillé

Jambon pris dans une gelée au persil, spécialité bourguignonne.

Variante
Lapin en gelée

Morceaux de lapin pris dans la gelée de leur bouillon.

Chronologie

Moyen Âge
Le lapin est chassé et élevé dans les garennes ; les pâtés de viande cuits en croûte sont courants dans la cuisine médiévale.
Époque moderne
Le mot terrine désigne le plat creux en terre cuite où l’on cuit les viandes, puis la préparation elle-même.
XIXe siècle
Le lapin de clapier se répand dans les fermes ; pâtés et terrines de lapin figurent dans la cuisine bourgeoise et chez les charcutiers.
XXe siècle
La terrine sans croûte devient la forme la plus courante du pâté ménager ; les charcutiers-traiteurs la proposent en tranches et en bocaux.
Aujourd’hui
La terrine de lapin est une entrée classique des bistrots, souvent faite maison et servie avec un chutney.

Service & accords

La terrine de lapin se sert en entrée, en tranche d’1,5 cm, sortie du réfrigérateur 15 minutes avant pour que le gras s’assouplisse et que les arômes ressortent. On l’accompagne de cornichons, de pain de campagne grillé et parfois d’une petite salade verte ; elle a aussi sa place sur une planche de charcuterie ou dans un pique-nique.

Au restaurant : les bistrots la proposent souvent « maison », en tranche épaisse, avec un chutney d’oignons ou de figues, des pickles ou une confiture d’oignons. Une bonne terrine se reconnaît à sa tranche nette et à sa mosaïque de filets.

À la maison : elle se présente entière dans son moule, au centre de la table, avec un couteau trempé dans l’eau chaude, et se prépare trois jours à l’avance.

Rouges légers : un beaujolais, un gamay de Touraine ou un pinot noir d’Alsace, servis frais, qui ne couvrent pas la finesse du lapin.

Blancs secs : un chenin de Loire, un mâcon ou un sauvignon, dont la fraîcheur répond au gras de la farce.

Sans alcool : un jus de pomme artisanal peu sucré ou une eau pétillante citronnée.

Anecdotes

  • Les charcutiers mesurent le sel au gramme par kilo de farce : c’est la clé d’une terrine régulière d’une fournée à l’autre.
  • Dans les bistrots, la terrine maison est souvent présentée entière, dans son moule, et l’on se sert soi-même à la table.
  • Les os du lapin désossé, rôtis puis mijotés, donnent la gelée qui nappe les terrines les plus soignées.

Lexique

Terrine
Plat creux à couvercle, en terre cuite, en grès ou en fonte ; par extension, la préparation qui y cuit.
Râble
Bas du dos du lapin, avec ses deux filets, la partie la plus charnue.
Gorge de porc
Morceau gras du cou du porc, indispensable au moelleux des terrines.
Crépine
Fine membrane graisseuse en dentelle qui enveloppe les farces et fond à la cuisson.
Bain-marie
Cuisson d’un récipient posé dans un autre rempli d’eau chaude, pour une chaleur douce et régulière.
Presser
Poser un poids sur une terrine tiède pour resserrer la farce et obtenir des tranches nettes.
Monder
Retirer la peau fine d’un fruit sec, après un passage dans l’eau bouillante.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une terrine de lapin ?

C’est une charcuterie cuite, servie froide en tranches : une farce de lapin désossé et de porc, marinée au cognac ou au vin blanc, relevée d’herbes et d’épices, souvent garnie de lanières de filet et de pistaches ou de noisettes, cuite au bain-marie, pressée puis mûrie au frais.

Quelle différence entre terrine et pâté de lapin ?

Aujourd’hui, presque aucune : les deux mots désignent la même préparation dans le langage courant. À l’origine, le pâté était enveloppé de pâte, tandis que la terrine tirait son nom de son récipient en terre cuite.

Pourquoi met-on du porc dans une terrine de lapin ?

Parce que le lapin est une viande très maigre. Sans le gras de la gorge de porc, la terrine serait sèche et friable. Le porc apporte le moelleux, aide la farce à se tenir et laisse dominer le goût du lapin.

Combien de temps se conserve une terrine de lapin maison ?

Entière, environ 5 jours au réfrigérateur après la cuisson, les 48 heures de repos comprises ; une fois entamée, 2 à 3 jours, filmée au contact. Elle doit rester entre 0 et 4 °C et ne pas passer plus de 2 heures à température ambiante.

Pourquoi attendre avant de manger une terrine ?

Au bout de 48 heures au froid, le gras s’est raffermi, la gelée a pris et les arômes de la marinade se sont fondus : la terrine se tranche nettement et a beaucoup plus de goût que le jour de sa cuisson.

Avec quoi servir la terrine de lapin ?

Avec des cornichons, du pain de campagne grillé et une petite salade verte. Au restaurant, on la sert souvent avec un chutney d’oignons ou de figues. Un rouge léger et frais, comme un beaujolais, ou un blanc sec l’accompagnent bien.

Peut-on manger de la terrine de lapin enceinte ?

Les recommandations sanitaires françaises sur la listériose invitent les femmes enceintes à éviter les pâtés, les rillettes et les produits en gelée, une prudence qui vaut aussi pour les personnes âgées ou immunodéprimées. Le mieux est d’en parler à son médecin ou à sa sage-femme.

Sources