Côte de veau dorée au beurre, tranchée près de l’os, chair rosée, sauce forestière aux girolles et pommes grenaille rôtiesImage générée par IA
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FranceToute la FrancePlat principal, viande blanche

Côte de veau

La viande blanche des grandes brasseries : épaisse, dorée au beurre, rosée autour de l’os.

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Origine France
Service Chaud
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 1 h 10
Allergènes Lait (beurre, crème) ; sulfites possibles (vin) ; céleri possible dans un fond de veau du commerce

Côte de veau : qu’est-ce que c’est ?

La côte de veau est une tranche épaisse découpée dans le carré de veau, avec son os de côte : côte première ou seconde, la plus recherchée, côte découverte, plus grasse, ou côte filet, taillée plus loin dans la longe, qui garde un morceau de filet. Saisie au beurre, arrosée puis finie au four, elle se sert rosée ou à point, la chair pâle, tendre et juteuse autour de l’os.

Plat de brasserie, de bistrot et de table gastronomique, elle s’affiche sur les cartes en côte de veau au jus, forestière, à la crème, aux morilles ou au citron, avec des pommes grenaille rôties, une purée, un gratin dauphinois ou des légumes. Servie le plus souvent à la portion, elle se propose aussi en grosse côte à partager. Il ne faut pas la confondre avec la côtelette milanaise, côte de veau panée et dorée au beurre.

Une bonne côte de veau se reconnaît à son épaisseur, au moins 2,5 à 3 cm, à une croûte dorée sans être brûlée, à une chair rosée de façon uniforme, jamais grise ni sèche, et à un jus ou une sauce courte qui accompagne sans noyer. La qualité de la viande fait le reste : veau élevé sous la mère, veau d’Aveyron et du Ségala ou veau du Limousin sont souvent mis en avant sur les cartes.

Histoire & origine

Le veau est depuis longtemps une viande de fête. L’expression « tuer le veau gras », tirée de la parabole du fils prodigue dans l’Évangile selon Luc, dit à elle seule le prestige d’une viande réservée aux grandes occasions. En France, le veau, plus rare et plus cher que le bœuf de travail, s’impose sur les tables aisées, et la cuisine bourgeoise en fait l’une de ses viandes favorites : rôti, en blanquette, en tête de veau, et en côtes poêlées au beurre.

Au XIXe siècle, les livres de cuisine et les restaurants parisiens multiplient les apprêts de la côte de veau : en papillote, à la bonne femme avec des oignons et des pommes de terre, à la crème, ou encore Foyot, nappée d’oignons et de fromage puis gratinée, un apprêt dont le nom est rattaché au restaurant Foyot, rue de Tournon, près du Sénat. La cuisine classique codifie ensuite les grandes garnitures que l’on retrouve encore sur les cartes : forestière, avec des champignons des bois, grand-mère, avec lardons, petits oignons, champignons et pommes de terre, ou à la normande, à la crème et au calvados.

Au XXe siècle, la côte de veau devient un pilier des brasseries : saisie au beurre, arrosée, finie au four, servie avec son jus ou une sauce à la crème et des pommes de terre rôties. Les filières de qualité se structurent : le veau élevé sous la mère, le veau d’Aveyron et du Ségala ou le veau du Limousin sont reconnus par des signes officiels de qualité, Label Rouge ou IGP. La réglementation européenne précise enfin, à partir de 2008, que la dénomination « veau » est réservée aux bovins abattus à 8 mois au plus.

Hors de France, la côte de veau a ses grandes cousines. À Milan, la cotoletta alla milanese est une côte de veau avec l’os, panée et dorée au beurre ; selon un récit répandu mais non établi, rattaché au maréchal Radetzky, elle aurait inspiré l’escalope viennoise. En Italie, le nodino est une côte de veau épaisse grillée ou poêlée ; en Allemagne et en Autriche, le Kalbskotelett, côte de veau poêlée, compte aussi parmi les classiques des restaurants.

Le saviez-vous ?

Selon la réglementation européenne, une viande ne peut être vendue sous le nom de « veau » que si l’animal a été abattu à 8 mois au plus ; entre 8 et 12 mois, on parle de jeune bovin. La côte filet de veau est l’équivalent du T-bone du bœuf : d’un côté de l’os, le filet, de l’autre, le contre-filet. Les côtes découvertes doivent leur nom à leur position : recouvertes par l’épaule, elles sont « découvertes » une fois celle-ci retirée. La couleur pâle de la viande de veau tient au jeune âge de l’animal et à son alimentation lactée. Le veau élevé sous la mère Label Rouge tète sa mère, ou une vache tutrice, matin et soir. L’expression « tuer le veau gras » vient de la parabole du fils prodigue, dans l’Évangile selon Luc.

Composition traditionnelle

Une côte de veau épaisse avec son os, du beurre, des aromates, une sauce courte et une garniture.

1 Côte de veau côte première, seconde ou côte filet, de 300 à 400 g, épaisse de 2,5 à 4 cm, avec son os
2 Beurre et aromates beurre moussant, thym et ail en chemise pour arroser la viande
3 Jus ou sauce jus de cuisson déglacé, sauce forestière à la crème et aux champignons, morilles ou citron
4 Champignons champignons de Paris, girolles, cèpes ou morilles selon la saison, pour la forestière Voir la fiche →
5 Garniture pommes grenaille rôties, purée, gratin dauphinois ou légumes de saison
6 Fleur de sel et poivre pour la finition
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Panure : une côte de veau panée devient une côtelette milanaise Côte fine, de moins de 2 cm, qui sèche avant d’avoir sa croûte Marinade longue, qui couvre la douceur du veau Sauce épaissie à la farine en grande quantité
La recette

Côte de veau forestière et pommes grenaille rôties

Deux côtes de veau épaisses saisies au beurre, arrosées puis finies au four, servies rosées avec une sauce forestière à la crème et aux champignons et des pommes grenaille rôties à l’ail et au thym : le classique des brasseries,…

Temps total
1 h 10
Difficulté
Intermédiaire
Portions
2 pers.
Coût / pers.
≈ 16,10 €
Voir la recette pas à pas → 19 ingrédients · 13 étapes

Le matériel pour réussir la côte de veau

Ustensiles utilisés dans la recette Côte de veau forestière et pommes grenaille rôties.

Conseils de réussite

  • Choisir une côte première ou seconde d’au moins 3 cm, à la chair rose pâle et au gras blanc.
  • Sortir la viande 30 minutes avant, l’éponger et inciser le gras de bordure.
  • Saisir franchement mais sans brûler, puis arroser de beurre moussant au thym et à l’ail.
  • Finir au four à chaleur modérée et contrôler à la sonde : environ 55 à 57 °C pour un rosé.
  • Laisser reposer 10 minutes avant de servir.
  • Monter la sauce dans la poêle de cuisson, avec les sucs de la viande.

Erreurs fréquentes

  • Côte trop fine Elle est cuite à cœur avant d’avoir sa croûte, et devient sèche et grise.
  • Cuisson trop forte Un feu ou un four trop chaud dessèche les bords d’une viande aussi fine que le veau.
  • Pas de repos Le jus s’échappe à la découpe et le centre reste plus cru que les bords.
  • Sauce qui noie la viande Une sauce trop abondante masque la croûte et le goût délicat du veau.

Variantes

Traditionnelle
Côte de veau forestière

La plus commandée en brasserie : sauce à la crème et aux champignons, girolles ou cèpes en saison, avec des pommes grenaille ou des pommes rissolées.

Traditionnelle
Côte de veau aux morilles

La version de fête : sauce à la crème aux morilles, souvent déglacée au vin jaune du Jura.

Traditionnelle
Côte de veau grand-mère

Cuite en cocotte avec lardons, petits oignons, champignons et pommes de terre, servie dans son récipient.

Traditionnelle
Côte de veau à la normande

Déglacée au calvados ou au cidre, nappée de crème, parfois accompagnée de quartiers de pommes poêlés.

Traditionnelle
Côte de veau Foyot

Apprêt classique : côte nappée d’oignons fondus et de fromage râpé, puis gratinée au four.

Inspirée
Côte de veau au citron

Jus de cuisson déglacé au jus de citron et monté au beurre, parfois avec des câpres : une sauce vive et sans crème.

Adaptée
Côte de veau au barbecue

Côte épaisse huilée, saisie sur braises vives puis finie en zone indirecte, couvercle fermé, et servie avec un beurre d’herbes.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • 2 jours au réfrigérateur pour la côte cuite, en boîte fermée ; la sauce à part.
  • Ne pas laisser la viande cuite plus de 2 heures à température ambiante.
  • Les côtes crues se cuisinent dans les 2 à 3 jours suivant l’achat, gardées entre 0 et 4 °C ; servies rosées, elles sont déconseillées aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes âgées ou immunodéprimées, pour qui il vaut mieux les cuire à cœur.
  • RéchauffageLa côte rosée se réchauffe mal : la réchauffer 6 à 8 minutes à couvert au four à 100 °C avec un peu de sauce, ou la servir froide, tranchée fin ; la sauce se réchauffe doucement avec une cuillerée d’eau.
  • CongélationLes côtes crues très fraîches se congèlent 6 mois bien emballées une à une et se décongèlent une nuit au réfrigérateur ; la côte cuite rosée et la sauce à la crème se congèlent mal.
Via Rankeat

Côte de veau à Paris : les meilleures adresses

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 1 novembre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur côte de veau.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Côte épaisse, d’au moins 2,5 à 3 cm.
  • Croûte dorée et régulière, gras de bordure blond et croustillant.
  • Chair rosée de façon uniforme, juteuse, jamais grise ni sèche.
  • Sauce ou jus court, nappant, servi à côté de la viande.
  • Garniture chaude et dorée, comme des pommes grenaille croustillantes.
  • Origine ou label du veau indiqués sur la carte.

Techniques

Inciser le gras de bordure

Entailler tous les 2 cm la bande de gras et de nerf pour que la côte reste à plat.

Saisie et coloration du gras

Dorer les deux faces sans bouger la viande, puis tenir la côte sur sa tranche pour dorer le gras.

Arrosage au beurre noisette

Napper sans cesse la côte de beurre moussant au thym et à l’ail pour former la croûte et la parfumer.

Finition au four et repos

Terminer à 180 °C jusqu’à 55 à 57 °C à cœur, puis laisser reposer 10 minutes pour un rosé uniforme.

Sauce montée dans la poêle

Déglacer les sucs, réduire le fond, ajouter la crème et les champignons jusqu’à ce que la sauce nappe.

Alternatives

Proche
Côte de bœuf

Pièce épaisse sur l’os, persillée, à partager et à servir saignante.

Proche
Escalope milanaise

Veau pané et doré au beurre, servi avec du citron.

Variante
Côte de veau aux morilles

La version de fête, à la crème et au vin jaune.

Variante
Carré de veau rôti

Le carré entier rôti au four et découpé à table.

Chronologie

Antiquité
Le veau gras, symbole de fête, apparaît dans la parabole du fils prodigue de l’Évangile selon Luc.
XIXe siècle
La cuisine bourgeoise et les restaurants parisiens multiplient les apprêts de la côte de veau : en papillote, bonne femme, à la crème, Foyot.
Début du XXe siècle
La cuisine classique codifie les garnitures forestière, grand-mère et bonne femme.
XXe siècle
La côte de veau devient un pilier des brasseries ; les filières de veau sous signes officiels de qualité se développent.
2008
La réglementation européenne réserve la dénomination « veau » aux bovins abattus à 8 mois au plus.
Aujourd’hui
Classique des brasseries et des bistrots, la côte de veau se sert forestière, aux morilles, à la crème ou au citron.

Service & accords

La côte de veau se sert chaude, en plat principal, après 10 minutes de repos, sur des assiettes chaudes : une côte de 300 à 400 g par personne, os vers le bord de l’assiette, avec sa garniture et sa sauce servie à côté ou en saucière pour garder la croûte.

Au restaurant : elle figure sous les noms de côte de veau, côte de veau au jus, forestière, à la crème, aux morilles ou au citron, parfois avec l’origine ou le label du veau. La cuisson se demande comme pour une viande rouge : rosée par défaut, ou à point. Certaines maisons proposent une grosse côte à partager pour deux, découpée en salle ou en cuisine.

À la maison : c’est un plat de fête simple pour deux, prêt en un peu plus d’une heure ; les pommes grenaille rôtissent pendant que l’on saisit la viande et que l’on monte la sauce.

Bourgogne blanc : un meursault, un pouilly-fuissé ou un saint-véran, dont la rondeur et les notes beurrées accompagnent la crème et les champignons.

Jura : un chardonnay ou un vin jaune avec la version aux morilles.

Rouge léger : un pinot noir de Bourgogne ou un chinon, servis légèrement frais, avec une côte au jus.

Sans alcool : un jus de raisin blanc peu sucré allongé d’eau pétillante, ou un jus de pomme artisanal.

Anecdotes

  • Le restaurant Foyot, rue de Tournon à Paris, près du Sénat, a laissé son nom à un apprêt de la côte de veau gratinée aux oignons et au fromage.
  • À Milan, la querelle entre la cotoletta alla milanese et l’escalope viennoise fait partie des débats culinaires favoris ; le récit qui relie le maréchal Radetzky à la recette n’est appuyé sur aucune source sûre.
  • Dans les boucheries traditionnelles, on demande souvent que l’os de la côte soit raccourci et gratté : la côte tient mieux dans la poêle et se présente mieux à l’assiette.

Lexique

Carré
Partie du dos d’un animal le long des côtes, vendue entière pour un rôti ou découpée en côtes.
Côte première
Côte du carré située du côté de la longe, la plus régulière et la plus tendre.
Côte découverte
Côte du carré située du côté de l’épaule, plus petite, plus grasse et plus nerveuse.
Côte filet
Côte taillée dans la longe, avec le filet d’un côté de l’os et le contre-filet de l’autre.
Arroser
Napper régulièrement une viande de sa matière grasse de cuisson à la cuillère pendant qu’elle cuit.
Forestière
Garniture ou sauce à base de champignons des bois, souvent liée à la crème pour les viandes blanches.
Pommes grenaille
Petites pommes de terre de 25 à 35 mm environ, cuites entières avec leur peau.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une côte de veau ?

C’est une tranche épaisse de veau découpée dans le carré, le long des côtes, avec son os. Saisie au beurre, arrosée puis finie au four, elle se sert rosée ou à point, avec un jus, une sauce forestière, à la crème, aux morilles ou au citron, et une garniture comme des pommes grenaille, une purée ou un gratin dauphinois.

Quelle différence entre côte première, seconde, découverte et côte filet ?

Les côtes premières, du côté de la longe, et les côtes secondes, juste avant, sont les plus régulières et les plus tendres. Les côtes découvertes, du côté de l’épaule, sont plus petites, plus grasses et moins chères. La côte filet, taillée dans la longe, n’appartient pas au carré : elle réunit filet et contre-filet de part et d’autre de l’os.

Quelle cuisson pour une côte de veau ?

Traditionnellement rosée : autour de 58 à 60 °C à cœur après repos, ou à point, vers 63 à 65 °C. Au-delà, la chair devient grise et sèche. Au restaurant, la cuisson se demande comme pour une viande rouge. Pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées ou immunodéprimées, il est prudent de demander une viande cuite à cœur.

Quelle différence entre côte de veau et côtelette milanaise ?

La côte de veau à la française est saisie nature au beurre, puis finie au four et servie avec un jus ou une sauce. La côtelette milanaise, ou cotoletta alla milanese, est une côte de veau avec l’os, aplatie, panée à l’œuf et à la chapelure puis dorée au beurre, et servie avec du citron.

Qu’est-ce que la sauce forestière ?

C’est une garniture classique aux champignons des bois, girolles, cèpes ou morilles, aujourd’hui souvent complétés ou remplacés par des champignons de Paris. Pour la côte de veau, on la monte dans la poêle de cuisson : échalote, déglaçage au vin blanc, fond de veau et crème, réduits jusqu’à ce que la sauce nappe la cuillère.

Quel accompagnement servir avec une côte de veau ?

Les pommes grenaille rôties à l’ail et au thym sont le grand classique des brasseries, avec la purée de pommes de terre et le gratin dauphinois. Les légumes de saison conviennent aussi : haricots verts, asperges, carottes glacées, épinards au beurre ou une poêlée de champignons, toujours avec le jus ou la sauce.

Comment choisir une bonne côte de veau ?

Choisissez une côte épaisse, d’au moins 2,5 à 3 cm, à la chair rose pâle, ferme et brillante, bordée d’un gras blanc et sec, sans eau dans la barquette. Demandez des côtes premières ou secondes de même épaisseur. L’étiquette indique l’origine et, le cas échéant, un Label Rouge ou une IGP, comme le veau d’Aveyron et du Ségala.

Sources