Pavé de poitrine de porc confite à la couenne soufflée et croustillante, couches de viande et de gras fondant, purée, pommes poêlées et jusImage générée par IA
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Poitrine de porc croustillante

Une chair fondante sous une couenne soufflée qui craque comme un biscuit.

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Origine France
Service Chaud
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 3 h 35
Allergènes Aucun allergène majeur dans la viande ; lait (beurre du jus) ; selon les variantes laquées : soja et gluten (sauce soja), sésame

Poitrine de porc croustillante : qu’est-ce que c’est ?

La poitrine de porc croustillante est un morceau de poitrine fraîche, avec sa couenne, cuit longuement à chaleur douce jusqu’à ce que la chair se défasse et que le gras devienne fondant, puis passé à feu très vif pour que la couenne se boursoufle et devienne craquante. Le contraste entre le croustillant du dessus et le moelleux des couches de gras et de maigre fait tout son attrait.

Sur les cartes, elle apparaît sous de nombreux noms : « poitrine de cochon confite », « poitrine de porc croustillante », « poitrine de cochon laquée », « poitrine de porc cuite basse température » ou tout simplement « pork belly ». Au restaurant, on la sert le plus souvent en pavé régulier, confit à basse température puis saisi côté couenne, avec un jus réduit et une garniture de saison : purée de pommes de terre, lentilles vertes, chou braisé ou chou pointu rôti, légumes racines, pommes poêlées.

Une bonne poitrine croustillante se reconnaît à une couenne soufflée sur toute sa surface, qui craque sous le couteau sans être dure ni brûlée, à une chair qui cède à la fourchette sans être sèche, et à un gras devenu fondant, jamais élastique. Le morceau, bon marché, demande surtout du temps et un peu de méthode : une couenne bien séchée et un four très chaud en fin de cuisson.

Histoire & origine

La poitrine est la partie ventrale du porc, faite de couches alternées de gras et de maigre, couverte de sa couenne. Dans la cuisine française, elle a longtemps été surtout salée ou fumée : c’est le lard, les lardons, le petit salé des potées et des lentilles, la ventrèche du Sud-Ouest. Fraîche, elle se cuisait dans les potées, en rôti ou farcie, mais restait un morceau populaire et bon marché, rarement mis en vedette sur les grandes tables.

Ailleurs, la poitrine rôtie à couenne croustillante est une tradition bien établie. À Canton et à Hong Kong, le siu yuk, poitrine rôtie à la couenne soufflée, se vend dans les boutiques de rôtisserie aux côtés du porc laqué char siu et du canard rôti. La cuisine chinoise connaît aussi la poitrine braisée au soja et au sucre, le hong shao rou, et le dongpo rou de Hangzhou, attribué par la tradition au poète Su Dongpo. En Corée, la poitrine se grille à table en fines tranches, c’est le samgyeopsal. Au Royaume-Uni, le rôti de porc se sert avec sa couenne craquante, le crackling.

En France, la poitrine fraîche revient sur le devant de la scène avec la cuisine de bistrot moderne, à partir des années 2000 environ, dans le sillage de ce que l’on a appelé la bistronomie et sous l’influence des cuisines anglo-saxonnes et asiatiques. Les chefs l’apprécient pour son goût, son prix modéré et sa tenue : cuite longuement, souvent à basse température ou sous vide, pressée, découpée en pavés réguliers puis saisie côté couenne, elle devient un plat signature. Le nom anglais pork belly s’affiche d’ailleurs souvent tel quel sur les cartes.

Aujourd’hui, la poitrine croustillante se décline de la version française au jus et aux lentilles jusqu’aux versions laquées au miel et au soja, inspirées de l’Asie. À la maison, la méthode la plus sûre reste celle du four : une cuisson longue à chaleur douce, puis quelques minutes à four très chaud pour souffler la couenne.

Le saviez-vous ?

La couenne souffle parce que l’eau qu’elle contient encore se vaporise d’un coup à forte chaleur : plus elle a été séchée, plus le soufflage est régulier. Le mot coréen samgyeopsal signifie littéralement « chair à trois couches », en référence aux strates de gras et de maigre. Dans le Sud-Ouest, la poitrine de porc salée et séchée s’appelle la ventrèche. Le siu yuk cantonais est traditionnellement découpé en petits cubes, couenne croustillante au-dessus, et servi sur du riz. Le dongpo rou de Hangzhou est attribué par la tradition au poète Su Dongpo, qui vécut au XIe siècle ; le lien relève de la légende. Aux États-Unis, des contrats à terme sur la poitrine de porc congelée ont été négociés à la Bourse de Chicago pendant une cinquantaine d’années.

Composition traditionnelle

Une poitrine de porc fraîche avec sa couenne, confite longuement puis soufflée à feu vif, servie avec un jus et une garniture.

1 Poitrine de porc fraîche avec sa couenne, désossée, d’épaisseur régulière, bien striée de gras et de maigre Voir la fiche →
2 Couenne incisée, salée et séchée, soufflée à four très chaud
3 Assaisonnement sel, poivre, thym, laurier et ail côté chair
4 Lit aromatique oignons et carottes qui parfument la cuisson et donnent le jus
5 Jus réduit sucs de cuisson déglacés, souvent au cidre, relevés de vinaigre et montés au beurre
6 Garniture purée, lentilles vertes, chou braisé, légumes racines ou pommes poêlées
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Poitrine demi-sel ou fumée, réservée au petit salé et aux lardons Couenne retirée, qui prive le plat de son croustillant Cuisson rapide à feu vif d’un bout à l’autre, qui laisse le gras élastique Sauce versée sur la couenne, qui la ramollit
La recette

Poitrine de porc confite, couenne croustillante

Une poitrine de porc fraîche avec sa couenne, incisée, salée et séchée une nuit au réfrigérateur, confite 2 h 30 à four doux sur un lit d’oignons et de carottes, puis passée à four très chaud jusqu’à ce que la…

Temps total
3 h 35
Difficulté
Intermédiaire
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 3,50 €
Voir la recette pas à pas → 13 ingrédients · 11 étapes

Le matériel pour réussir la poitrine de porc croustillante

Ustensiles utilisés dans la recette Poitrine de porc confite, couenne croustillante.

Conseils de réussite

  • Choisir une poitrine fraîche avec couenne, d’épaisseur régulière.
  • Inciser la couenne finement, sans jamais toucher la chair.
  • Saler et sécher la couenne une nuit à découvert au réfrigérateur.
  • Caler la poitrine bien à plat et garder la couenne hors du liquide.
  • Cuire longuement à four doux, puis finir à four très chaud en surveillant.
  • Découper couenne contre la planche avec un couteau lourd.

Erreurs fréquentes

  • Couenne humide Non séchée ou mouillée par le jus du plat, elle reste dure et caoutchouteuse au lieu de souffler.
  • Incisions trop profondes Le jus remonte par les entailles et détrempe la couenne.
  • Cuisson trop courte Le gras reste blanc et élastique, la chair ferme.
  • Poitrine couverte au repos La vapeur ramollit la couenne en quelques minutes.

Variantes

Traditionnelle
Poitrine rôtie à la couenne soufflée

La version de référence à la maison : cuisson longue à four doux sur un lit aromatique, puis four très chaud pour la couenne, jus au cidre.

Traditionnelle
Poitrine de cochon confite façon bistrot

Cuite à basse température ou sous vide, pressée, découpée en pavés réguliers et saisie côté couenne, avec un jus réduit et une purée ou des lentilles.

Inspirée
Poitrine laquée au miel et au soja

Version très répandue sur les cartes : poitrine confite puis laquée d’un mélange de miel, de sauce soja, de gingembre et de vinaigre, sans couenne soufflée.

Inspirée
Siu yuk cantonais

Poitrine rôtie à couenne craquante, côté chair assaisonné au cinq-épices, découpée en cubes et servie avec du riz et de la moutarde.

Inspirée
Hong shao rou et dongpo rou

Poitrine chinoise braisée longuement au soja, au sucre et au vin de riz, sans croustillant, fondante et laquée par sa sauce.

Inspirée
Samgyeopsal coréen

Poitrine en tranches fines grillée à table, enveloppée dans des feuilles de salade avec de l’ail, du kimchi et une pâte pimentée.

Inspirée
Porchetta

Spécialité italienne : poitrine, parfois avec la longe, roulée autour d’herbes, d’ail et de fenouil, rôtie avec sa couenne croustillante.

Adaptée
Poitrine sous vide

Cuisson au bain-marie thermostaté pendant de longues heures, puis passage à four très chaud : chair très régulière et découpe nette.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • Crue2 à 3 jours au réfrigérateur, entre 0 et 4 °C ; sous vide, voir la date indiquée.
  • Cuite3 jours au réfrigérateur, en boîte hermétique ; la couenne se recroustille au four.
  • Congélationenviron 4 mois crue, 2 à 3 mois cuite.
  • Réchauffage15 à 20 minutes à 200 °C sur une grille, couenne vers le haut : la couenne redevient croustillante. Éviter le micro-ondes.
  • CongélationCrue, environ 4 mois bien emballée ; décongeler 24 heures au réfrigérateur et sécher la couenne avant de cuire. Cuite, 2 à 3 mois en pavés, à recroustiller au four.
Via Rankeat

Poitrine de porc croustillante à Paris : les meilleures adresses

  1. Fat Belly à Paris Fat Belly 3ᵉ arrondissement · cuisine asiatique, cuisine cantonaise · €€ 4,77/5 Note Rankeat Google 4,8 · 517 avis
  2. Locomal à Paris Locomal 11ᵉ arrondissement · cuisine mexicaine, taqueria · €€€ 4,4/5 Note Rankeat Google 4,3 · 23 avis
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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 2 novembre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur poitrine de porc croustillante.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Couenne soufflée sur toute la surface, dorée, qui craque sous le couteau sans être brûlée.
  • Chair qui cède à la fourchette, juteuse, jamais sèche ni filandreuse.
  • Gras devenu fondant et translucide, ni blanc ni élastique.
  • Pavé régulier, avec des couches de gras et de maigre bien visibles.
  • Jus court et brillant, servi autour de la viande et non sur la couenne.
  • Garniture qui apporte de l’acidité ou de la fraîcheur : pommes, chou, vinaigre, moutarde.

Techniques

L’incision de la couenne

Lignes parallèles tous les centimètres, sur 2 à 3 mm, au cutter, sans atteindre la chair.

Le salage et le séchage

Sel frotté dans les incisions, puis une nuit à découvert au réfrigérateur pour assécher la couenne.

La cuisson longue à four doux

Environ 2 h 30 à 150 °C sur un lit aromatique : la chair confit dans son gras et devient fondante.

Le soufflage de la couenne

20 à 30 minutes à 240 °C, poitrine bien à plat sur une grille, sous surveillance.

La cuisson basse température ou sous vide

Cuisson très longue à température contrôlée, puis pressage au froid et découpe en pavés réguliers, comme au restaurant.

La découpe couenne contre la planche

La lame entre d’abord dans la chair puis traverse la couenne d’un coup sec, sans l’écraser.

Alternatives

Proche
Poitrine laquée au miel et au soja

Même morceau confit, laqué en fin de cuisson au lieu d’avoir une couenne soufflée.

Proche
Siu yuk

Poitrine rôtie cantonaise à couenne craquante, assaisonnée au cinq-épices.

Variante
Porchetta

Poitrine roulée autour d’herbes et d’ail, rôtie avec sa couenne, servie en tranches.

Variante
Petit salé aux lentilles

La poitrine demi-sel, pochée longuement avec des lentilles vertes.

Chronologie

Tradition ancienne (non datée)
En France, la poitrine de porc est surtout salée ou fumée : lard, petit salé, ventrèche, lardons des potées et des lentilles.
Tradition ancienne (non datée)
En Chine du Sud, la poitrine rôtie à couenne craquante, le siu yuk, fait partie des viandes rôties des boutiques cantonaises.
XIe siècle (selon la tradition)
Le dongpo rou, poitrine braisée de Hangzhou, est attribué au poète Su Dongpo ; l’attribution relève de la légende.
Années 2000 (approximatif)
La poitrine fraîche, confite puis croustillante, s’installe sur les cartes des bistrots français modernes.
XXIe siècle
La cuisson basse température et sous vide se diffuse dans les restaurants, puis à la maison ; les versions laquées inspirées de l’Asie se multiplient.

Service & accords

La poitrine croustillante se sert en plat principal, à raison d’un pavé de 180 à 200 g cuit par personne, sur des assiettes chaudes, juste après le repos. La couenne est toujours dressée vers le haut et le jus versé autour, jamais dessus.

Au restaurant : elle arrive le plus souvent en pavé parfaitement rectangulaire, cuit à basse température ou sous vide la veille, pressé, puis saisi côté couenne au moment du service. La garniture suit les saisons : purée ou lentilles en hiver, chou pointu, légumes racines, pommes poêlées, parfois une touche asiatique avec un jus au soja et au gingembre.

À la maison : c’est un plat de week-end, peu coûteux, qui demande surtout de l’anticipation : la couenne se prépare la veille, puis le four fait l’essentiel du travail. La poitrine se coupe en pavés à table, couenne contre la planche, avec un couteau lourd.

Cidres et poirés : un cidre brut fermier ou un poiré, dont la fraîcheur et les fines bulles équilibrent le gras.

Rouges légers : un cru du Beaujolais comme un morgon ou un fleurie, ou un pinot noir d’Alsace ou de Bourgogne, fruités et peu tanniques.

Blancs vifs : un riesling sec ou un chenin de Loire, surtout avec les garnitures aux pommes ou les versions laquées.

Sans alcool : un jus de pomme pétillant peu sucré ou une eau pétillante citronnée.

Anecdotes

  • Dans les boutiques de rôtisserie cantonaises, le siu yuk est suspendu en vitrine à côté du porc laqué et du canard rôti, puis découpé à la demande au couperet.
  • Beaucoup de chefs cuisent la poitrine la veille et la pressent une nuit sous un poids : c’est ce qui donne ces pavés parfaitement rectangulaires que l’on voit dans l’assiette.
  • En Corée, le samgyeopsal est un repas convivial par excellence : la poitrine grille sur une plaque au centre de la table et chacun compose ses bouchées dans des feuilles de salade.
  • La graisse qui s’écoule de la poitrine pendant la cuisson est, pour beaucoup de cuisiniers, la meilleure matière grasse pour rôtir des pommes de terre.

Lexique

Poitrine
Partie ventrale du porc, faite de couches alternées de gras et de maigre, couverte de couenne.
Couenne
Peau épaisse du porc, qui devient croustillante et soufflée à forte chaleur une fois séchée.
Souffler
Faire boursoufler une couenne à four très chaud, jusqu’à ce qu’elle devienne légère et craquante.
Confire
Cuire longuement à chaleur douce, souvent dans sa propre graisse, jusqu’à ce que la viande soit fondante.
Ventrèche
Nom de la poitrine de porc salée et séchée dans le Sud-Ouest.
Petit salé
Poitrine ou autres morceaux de porc saumurés, pochés le plus souvent avec des lentilles ou du chou.
Siu yuk
Poitrine de porc rôtie cantonaise à couenne craquante.
Cuisson sous vide
Cuisson d’un aliment en poche scellée, au bain-marie à température précise et contrôlée.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la poitrine de porc croustillante ?

C’est une poitrine de porc fraîche, avec sa couenne, cuite longuement à chaleur douce jusqu’à devenir fondante, puis passée à feu très vif pour que la couenne souffle et devienne craquante. Au restaurant, elle se sert en pavé avec un jus réduit et une garniture comme une purée, des lentilles ou un chou braisé.

Poitrine de porc ou poitrine de cochon : quelle différence ?

Aucune : c’est le même morceau. Le mot « cochon » est souvent préféré sur les cartes pour évoquer un élevage fermier ou une cuisine de terroir. Ce qui compte, c’est qu’il s’agisse de poitrine fraîche, et non demi-sel ou fumée.

Comment obtenir une couenne vraiment croustillante ?

Il faut une couenne incisée finement, salée et surtout séchée, idéalement une nuit à découvert au réfrigérateur. Pendant la cuisson, la poitrine reste bien à plat et hors du liquide, puis finit 20 à 30 minutes à 240 °C. Une couenne humide ne souffle jamais.

Que veut dire « poitrine de cochon confite » ?

Sur les cartes, « confite » désigne une poitrine cuite très longtemps à basse température, dans son propre gras ou sous vide, jusqu’à être fondante. Elle est ensuite pressée, découpée en pavés réguliers et saisie côté couenne au moment du service.

Que servir avec une poitrine de porc croustillante ?

Les garnitures les plus courantes sont la purée de pommes de terre, les lentilles vertes, le chou braisé ou le chou pointu rôti, les légumes racines et les pommes poêlées, dont l’acidité équilibre le gras. Un jus réduit au cidre ou au vinaigre convient mieux qu’une sauce crémée.

Quelle différence avec le lard et le petit salé ?

C’est le même morceau, préparé autrement : le lard et le petit salé sont de la poitrine salée, parfois fumée, que l’on poche ou que l’on taille en lardons. La poitrine croustillante est fraîche, rôtie, et garde sa couenne soufflée.

La poitrine de porc croustillante est-elle un plat chinois ?

La version servie dans les bistrots français est un plat de cuisine française moderne. Mais la poitrine rôtie à couenne craquante est aussi un grand classique cantonais, le siu yuk, et la Chine, la Corée ou le Japon cuisinent la poitrine de bien d’autres façons, braisée ou grillée.

Sources