Far breton aux pruneaux dans un plat en céramique, avec une part découpéeImage générée par IA
Cliquez pour agrandir la galerie
BretagneBretagneDessert

Far breton

Farine, œufs, lait, beurre salé et pruneaux : le flan rustique des Bretons.

Signaler
Origine France, Bretagne
Service Tiède ou froid
Difficulté Facile
Durée moyenne 2 h 40
Allergènes Gluten, œufs, lait ; rhum facultatif (alcool) pour le trempage des pruneaux

Far breton : qu’est-ce que c’est ?

Le far breton est un dessert de Bretagne à mi-chemin entre le flan et le gâteau : une pâte de farine, d’œufs, de lait, de sucre et de beurre salé ou demi-sel, cuite au four sans fond de pâte. Sa texture est dense, fondante et légèrement élastique, ses bords sont bien dorés, presque caramélisés.

On le connaît surtout aux pruneaux, mais il se prépare aussi nature ou aux raisins secs. Vendu en grandes plaques dans les boulangeries bretonnes, il se mange tiède ou froid, au goûter comme en dessert. Son nom vient du breton farz, qui désigne toute une famille de préparations à base de farine, à l’origine souvent salées.

Histoire & origine

En breton, le mot farz désigne une famille de préparations à base de farine, de froment ou de sarrasin (blé noir), cuites dans du lait ou de l’eau. Il est souvent rapproché du latin far, qui désignait une céréale et la farine qu’on en tirait. Ces fars étaient à l’origine des plats nourrissants du quotidien, souvent salés, servis en bouillie ou en accompagnement de la viande et du lard.

Le plus célèbre héritier de ces préparations salées est le kig ha farz (« viande et far »), spécialité du pays de Léon, dans le nord du Finistère : une pâte de farine cuite dans un sac de toile plongé dans le bouillon d’un pot-au-feu. Ce far en sac est un plat différent du far breton sucré, cuit au four.

Le far au four, ou farz forn, s’est enrichi d’œufs, de beurre et de sucre à mesure que ces produits devenaient plus accessibles. Sa version sucrée s’est surtout répandue à l’époque contemporaine, sans qu’une date précise puisse être avancée. Selon une explication courante, les pruneaux, fruits de garde transportés par bateau, notamment depuis le Sud-Ouest, auraient gagné la Bretagne par ses ports avant de s’imposer dans le far ; cette hypothèse reste difficile à vérifier.

Aujourd’hui, le far breton aux pruneaux est l’un des desserts bretons les plus connus, avec les crêpes et le kouign-amann. On le trouve dans toutes les boulangeries de la région et bien au-delà, tandis que de nombreuses familles bretonnes restent attachées au far nature ou aux raisins secs.

Le saviez-vous ?

En breton, far se dit farz : le mot désigne aussi bien des préparations sucrées que salées. Le kig ha farz, pot-au-feu du Léon, fait cuire son far dans un sac de toile plongé dans le bouillon. Le far ne contient pas de levure : il gonfle au four sous l’effet de la vapeur, puis retombe en refroidissant. Le pruneau d’Agen, souvent choisi pour le far, bénéficie d’une indication géographique protégée (IGP). Contrairement au flan pâtissier, le far breton n’a pas de fond de pâte.

Composition traditionnelle

Une pâte simple de farine, d’œufs, de lait, de sucre et de beurre salé, cuite au four, souvent sur des pruneaux.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Fond de pâte brisée ou feuilletée (c’est le flan pâtissier) Crème pâtissière cuite à la casserole Levure chimique Fécule en remplacement de toute la farine
La recette

Far breton aux pruneaux

Le far breton dans sa version la plus connue : une pâte simple de farine, d’œufs, de lait, de sucre et de beurre demi-sel, cuite au four sur des pruneaux moelleux. Un dessert facile et économique de 8 parts, à…

Temps total
2 h 40
Difficulté
Facile
Portions
8 pers.
Coût / pers.
≈ 0,80 €
Voir la recette pas à pas → 11 ingrédients · 12 étapes

Le matériel pour réussir la far breton

Ustensiles utilisés dans la recette Far breton aux pruneaux.

Conseils de réussite

  • Ajouter le lait petit à petit pour une pâte sans grumeaux.
  • Laisser reposer la pâte 1 heure pour un far plus lisse.
  • Faire tremper les pruneaux pour qu’ils restent moelleux.
  • Beurrer généreusement le plat au beurre demi-sel.
  • Commencer la cuisson à 200 °C, puis baisser à 180 °C.
  • Laisser tiédir avant de découper : le far se raffermit.

Erreurs fréquentes

  • Pâte grumeleuse Le lait a été versé d’un coup sur la farine.
  • Centre liquide Plat trop profond ou cuisson trop courte.
  • Far caoutchouteux Trop de farine ou cuisson trop longue.
  • Découpe trop tôt Brûlant, le far s’écrase au lieu de se trancher.

Variantes

Traditionnelle
Far nature

Sans aucun fruit, très apprécié en Bretagne, où il met en valeur le goût du beurre salé et du lait.

Traditionnelle
Far aux raisins secs

Les raisins secs, parfois trempés, remplacent les pruneaux dans certaines familles.

Inspirée
Far aux pommes

Quartiers de pommes poêlés au beurre salé à la place des pruneaux.

Adaptée
Mini-fars

Cuits en ramequins ou en moules individuels, pour un goûter ou un buffet ; cuisson plus courte.

Adaptée
Far sans gluten

Farine de riz et un peu de fécule à la place de la farine de blé.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Comparaisons utiles

Far breton ou clafoutis ? Le clafoutis, plus léger et moins farineux, est fait de cerises noyées dans un appareil proche d’une crème ; le far est plus dense et plus beurré. Far breton ou flan pâtissier ? Le flan est une crème épaisse cuite sur un fond de pâte ; le far n’a pas de pâte et contient plus de farine. Far breton ou kouign-amann ? Deux desserts bretons au beurre ; le kouign-amann est une pâte feuilletée et caramélisée, le far un flan. Far au four ou far en sac ? Le far breton sucré cuit au four ; le far du kig ha farz cuit dans un sac de toile, dans le bouillon d’un pot-au-feu.

Conserver et réchauffer

  • 2 à 3 jours au réfrigérateur, filmé ou dans une boîte hermétique.
  • Ne pas le laisser plus de 2 heures à température ambiante une fois refroidi (préparation aux œufs et au lait).
  • RéchauffageSe mange tiède ou froid : 10 secondes au micro-ondes par part, ou 10 minutes au four à 150 °C sous aluminium.
  • Congélation2 mois, en parts emballées individuellement ; décongeler une nuit au réfrigérateur. La texture devient un peu plus humide.
Via Rankeat

Far breton à Rennes : les meilleures adresses

  1. Deiz Mat Burger à Rennes Deiz Mat Burger burger, cuisine bretonne · €€ 3,76/5 Note Rankeat Google 3,7 · 624 avis
Les meilleurs restaurants de far breton à Rennes sur Rankeat →

Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

Comment est calculée la Note Rankeat ?La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.

Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur far breton.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Dessus bien doré et bords brun foncé, légèrement caramélisés.
  • Cœur dense mais fondant, jamais liquide ni caoutchouteux.
  • Goût franc de beurre salé et de lait.
  • Pruneaux moelleux et bien répartis.
  • Sucre présent mais mesuré.
  • Si rhum il y a, un simple parfum, jamais une note d’alcool brûlante.

Techniques

Pâte délayée progressivement

Lisser d’abord farine, sucre et œufs, puis ajouter le lait en plusieurs fois pour éviter les grumeaux.

Repos de la pâte

Une heure de repos laisse la farine s’hydrater et les bulles s’échapper : le far est plus lisse et plus fondant.

Trempage des pruneaux

Faire gonfler les pruneaux dans un liquide tiède pour qu’ils restent moelleux à la cuisson.

Cuisson à deux températures

Saisir à 200 °C pour former la croûte des bords, puis finir à 180 °C pour cuire le centre sans brûler le dessus.

Alternatives

Proche
Clafoutis

Cerises dans un appareil plus léger, entre le flan et le gâteau.

Proche
Flognarde

Cousin limousin du clafoutis, aux pommes ou aux poires.

Variante
Far nature

Le far sans fruits, cher à de nombreuses familles bretonnes.

Cousin salé
Kig ha farz

Pot-au-feu du Léon servi avec un far cuit en sac dans le bouillon.

Chronologie

Époque ancienne (non datée)
En Bretagne, les fars sont des bouillies et pâtes de froment ou de sarrasin, souvent salées, cuites dans le lait ou l’eau.
Tradition rurale
Le far en sac accompagne la viande du kig ha farz dans le Léon ; le far cuit au four (farz forn) se prépare dans les foyers.
XIXe et XXe siècles (approximatif)
Avec un sucre, des œufs et un beurre plus accessibles, le far au four devient un dessert sucré ; les pruneaux s’y imposent.
Aujourd’hui
Le far breton aux pruneaux est vendu dans toutes les boulangeries de Bretagne et connu dans toute la France.

Service & accords

Servir en parts carrées ou rectangulaires, découpées directement dans le plat, tiède ou à température ambiante. Dans les boulangeries bretonnes, il se vend à la part, découpé dans de grandes plaques, et se mange volontiers à la main.

Moment : au goûter avec un café ou un bol de cidre, ou en dessert après des galettes et des crêpes.

Le lendemain : le far raffermi est souvent jugé encore meilleur ; le sortir du réfrigérateur 20 minutes avant de le servir.

Boissons bretonnes : cidre doux ou demi-sec bien frais, dont la fraîcheur pomme équilibre la richesse du beurre ; un petit verre de chouchen, l’hydromel breton, pour les amateurs.

Vin : un blanc moelleux de Loire, comme un coteaux-du-layon, en accord avec les pruneaux.

Sans alcool : lait ribot, café, thé noir, jus de pomme.

Anecdotes

  • Le kig ha farz se prépare traditionnellement avec un far de froment ou un far de sarrasin, que l’on émiette ou que l’on tranche au moment de servir.
  • Dans les boulangeries bretonnes, le far se cuit souvent en grandes plaques rectangulaires et se vend à la part.
  • La question des noyaux divise : certaines familles gardent les pruneaux entiers, à l’ancienne, d’autres les préfèrent dénoyautés.

Lexique

Farz
Mot breton désignant le far et, plus largement, des préparations à base de farine, sucrées ou salées.
Farz forn
« Far au four » en breton, par opposition au far cuit en sac.
Kig ha farz
« Viande et far » : pot-au-feu du Léon servi avec un far cuit dans un sac de toile, dans le bouillon.
Beurre demi-sel
Beurre contenant entre 0,5 et 3 % de sel ; au-delà de 3 %, on parle de beurre salé.
Pruneau d’Agen
Prune d’Ente séchée produite dans le Sud-Ouest de la France, sous indication géographique protégée (IGP).
Lait ribot
Lait fermenté breton, traditionnellement servi avec les crêpes, les galettes et le far.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le far breton ?

Un dessert de Bretagne à base de farine, d’œufs, de lait, de sucre et de beurre salé, cuit au four sans fond de pâte. Sa texture dense et fondante le place entre le flan et le gâteau.

Que veut dire « far » ?

Le mot vient du breton farz, qui désigne des préparations à base de farine, sucrées ou salées. Il est souvent rapproché du latin far, nom d’une céréale.

Le far breton et le kig ha farz, est-ce la même chose ?

Non. Le kig ha farz est un pot-au-feu du Léon dont le far cuit dans un sac de toile, dans le bouillon. Le far breton sucré, lui, cuit au four.

Pourquoi met-on des pruneaux dans le far ?

Selon une explication courante, ces fruits de garde arrivaient par les ports bretons avant de s’imposer dans le far. L’origine exacte de cet usage reste mal connue ; le far se fait aussi nature ou aux raisins secs.

Quelle différence entre far breton et flan ?

Le flan pâtissier est une crème épaisse cuite sur un fond de pâte. Le far n’a pas de pâte, contient davantage de farine et se distingue par son beurre salé.

Le far breton se mange-t-il chaud ou froid ?

Tiède ou froid. Beaucoup le trouvent même meilleur le lendemain, quand il s’est raffermi.

Combien de temps se conserve un far breton ?

2 à 3 jours au réfrigérateur, filmé ou dans une boîte hermétique.

Sources