Nasi goreng indonésien au poulet, œuf croustillant, concombre, tomate et crackersImage générée par IA
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IndonésieIndonésiePlat principal, riz sauté

Nasi goreng

Le riz frit au kecap manis, plat de tous les jours de l’Indonésie.

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Origine Indonésie, archipel malais
Service Chaud
Difficulté Facile
Durée moyenne 30 min
Allergènes Soja et gluten (kecap manis, sauce soja), œufs, crustacés (terasi, kerupuk)

Nasi goreng : qu’est-ce que c’est ?

Le nasi goreng, littéralement « riz frit » en indonésien, est un plat de riz cuit la veille sauté au wok avec une pâte d’échalotes, d’ail et de piment, souvent relevée de terasi (pâte de crevettes fermentées), puis enrobé de kecap manis, une sauce soja sucrée qui lui donne sa couleur brune et son goût légèrement caramélisé.

Plat du quotidien par excellence, il se mange au petit déjeuner avec les restes du riz de la veille, au déjeuner dans les warungs (petites gargotes) et le soir auprès des marchands ambulants. On le sert généralement couronné d’un œuf au plat, avec des kerupuk (crackers aux crevettes), du concombre et de la tomate. Il est considéré comme l’un des plats nationaux de l’Indonésie et a fait le tour du monde, notamment par les Pays-Bas.

Histoire & origine

Le riz est la base de l’alimentation en Indonésie, et la cuisine de l’archipel a toujours cherché à ne pas gaspiller le riz cuit de la veille. Le sauter dans un peu d’huile avec des aromates est une façon simple de le réchauffer et de lui redonner du goût : c’est le principe du nasi goreng.

La technique du riz sauté au wok est généralement rattachée à l’influence des communautés chinoises installées depuis des siècles dans l’archipel, qui ont aussi apporté la sauce soja. Les Indonésiens l’ont adaptée à leurs propres saveurs : kecap manis sucré au sucre de palme, terasi, échalotes et piment pilés. Aucune date précise d’apparition n’est connue.

À l’époque des Indes néerlandaises, le nasi goreng est adopté par les familles néerlandaises et indo-européennes de l’archipel. Après l’indépendance de l’Indonésie, proclamée en 1945, de nombreux rapatriés et migrants l’emportent aux Pays-Bas, où il devient un plat familier : restaurants chinois-indonésiens, mélanges d’épices tout prêts en supermarché, et même déclinaisons de snack-bar.

Aujourd’hui, le nasi goreng se mange dans tout le pays, du petit déjeuner familial aux charrettes des marchands ambulants le soir, et il existe presque autant de versions que de régions et de cuisiniers. Le gouvernement indonésien le met en avant parmi les plats nationaux du pays.

Le saviez-vous ?

En indonésien, « nasi » désigne le riz cuit : le riz cru se dit « beras » et le plant de riz « padi ». Le kecap manis, sauce soja sucrée, est l’ingrédient qui distingue le nasi goreng indonésien de la plupart des riz frits chinois. Aux Pays-Bas, on trouve dans les snack-bars le « nasischijf », un disque de nasi goreng pané et frit. Les kerupuk, crackers aux crevettes, accompagnent presque tous les repas indonésiens ; les Néerlandais les appellent « kroepoek ». Dans le pays à majorité musulmane, le nasi goreng se prépare sans porc ; certaines versions sino-indonésiennes en contiennent.

Composition traditionnelle

Du riz de la veille, une pâte d’aromates pilés, du kecap manis et un œuf au plat.

1 Riz cuit la veille refroidi, pour des grains secs et séparés
2 Bumbu (pâte d’aromates) échalotes, ail et piment pilés
3 Kecap manis sauce soja sucrée, pour la couleur et la caramélisation Voir la fiche → 4 Terasi (facultative) pâte de crevettes fermentées grillée, pour l’umami Voir la fiche →
5 Garniture poulet, crevettes, bœuf ou légumes selon les versions
6 Œuf au plat posé sur le riz, ou œuf brouillé dans le riz
7 Accompagnements kerupuk, concombre, tomate, échalotes frites, acar
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Riz fraîchement cuit et encore chaud Petits pois-carottes en conserve en grande quantité (riz cantonais) Sauce tomate ou ketchup Riz long étuvé « incollable » à grains très durs
La recette

Nasi goreng au poulet et œuf au plat

Le riz frit indonésien en 30 minutes : riz jasmin de la veille sauté au wok avec une pâte d’échalotes et d’ail, du poulet et du kecap manis, servi avec un œuf au plat, du concombre et de la tomate.…

Temps total
30 min
Difficulté
Facile
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 2,30 €
Voir la recette pas à pas → 15 ingrédients · 11 étapes

Le matériel pour réussir la nasi goreng

Ustensiles utilisés dans la recette Nasi goreng au poulet et œuf au plat.

Conseils de réussite

  • Utiliser du riz cuit la veille, refroidi rapidement et gardé au froid.
  • Piler échalotes et ail plutôt que de les hacher : la pâte parfume mieux le riz.
  • Griller la terasi avant de l’utiliser.
  • Cuire à feu vif, dans un wok qui n’est pas surchargé.
  • Ajouter le kecap manis en fin de cuisson pour qu’il caramélise sans brûler.
  • Servir le sambal à part pour laisser chacun doser le piment.

Erreurs fréquentes

  • Riz fraîchement cuit Trop humide, il colle et devient pâteux au lieu de sauter.
  • Wok surchargé Le riz cuit à l’étuvée et ne grille pas.
  • Kecap manis brûlé Ajouté trop tôt, son sucre caramélise trop et devient amer.
  • Trop de sauce Le riz devient sucré et mouillé ; il doit être brun et brillant, pas détrempé.

Variantes

Traditionnelle
Nasi goreng kampung

Version « villageoise », relevée de piment et de terasi, souvent avec de petits anchois séchés ; très courante aussi en Malaisie.

Traditionnelle
Nasi goreng kambing

Au mouton ou à la chèvre, parfumé d’épices, très apprécié à Jakarta.

Traditionnelle
Nasi goreng seafood

Aux crevettes, calamars ou poisson, fréquent sur les côtes et dans les restaurants.

Traditionnelle
Nasi goreng magelangan

Riz et nouilles sautés ensemble, du nom de la ville de Magelang, à Java central.

Inspirée
Nasi goreng pattaya

Version malaisienne : le riz frit est enveloppé dans une fine omelette.

Inspirée
Nasi goreng à la néerlandaise

Version des Pays-Bas, souvent plus douce, préparée avec des mélanges d’épices du commerce et servie avec un œuf au plat et des satés.

Adaptée
Nasi goreng végétarien

Au tofu ou au tempeh, sans terasi, avec davantage de légumes.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • 24 heures au réfrigérateur dans une boîte hermétique, sans l’œuf.
  • Refroidir rapidement et ne réchauffer qu’une fois, comme tout riz cuit.
  • RéchauffageAu wok ou à la poêle à feu vif avec un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il soit brûlant à cœur ; cuire un œuf au plat frais au moment de servir.
  • Congélation1 mois sans œuf ni crudités ; réchauffer directement au wok, sans décongeler, jusqu’à ce qu’il soit très chaud.
Via Rankeat

Nasi goreng à Paris

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur nasi goreng.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Grains bien séparés, ni collants ni secs.
  • Couleur brune uniforme, brillante, sans zones blanches.
  • Équilibre net entre le sucré du kecap manis, le salé et le parfum des échalotes.
  • Légères notes grillées du wok.
  • Œuf au plat aux bords croustillants et au jaune encore coulant.
  • Crudités fraîches et kerupuk croustillants à côté.

Techniques

Riz de la veille

Cuire le riz la veille, le refroidir vite et le garder au froid : plus sec, il saute sans coller.

Bumbu pilé

Écraser échalotes, ail, piment et terasi au mortier pour obtenir une pâte d’aromates qui enrobe chaque grain.

Terasi grillée

Griller la pâte de crevettes à sec avant de la piler pour adoucir son odeur et développer son goût.

Sauté à feu vif

Faire sauter le riz en le retournant sans cesse dans un wok très chaud, sans le surcharger.

Caramélisation au kecap manis

Verser la sauce soja sucrée en fin de cuisson, sur les parois chaudes, pour qu’elle nappe et caramélise le riz.

Œuf au plat croustillant

Cuire l’œuf dans l’huile bien chaude en arrosant le blanc, pour des bords dorés et un jaune coulant.

Alternatives

Proche
Mie goreng

Le même principe avec des nouilles de blé sautées au kecap manis.

Proche
Riz frit aux œufs

Le riz frit chinois, plus clair et salé, sans kecap manis.

Variante
Nasi goreng pattaya

Riz frit malaisien enveloppé dans une omelette.

Variante
Nasi goreng kampung

Version villageoise, plus pimentée, aux petits anchois séchés.

Chronologie

Époque ancienne (non datée)
Le riz est l’aliment de base de l’archipel ; les restes de riz cuit sont réutilisés plutôt que jetés.
Au fil des siècles
Les communautés chinoises de l’archipel diffusent, selon l’hypothèse la plus courante, la technique du riz sauté et la sauce soja, adaptées ensuite aux saveurs locales.
Période des Indes néerlandaises
Le nasi goreng est adopté par les familles néerlandaises et indo-européennes de l’archipel.
Après 1945
L’Indonésie proclame son indépendance ; de nombreux rapatriés et migrants installés aux Pays-Bas y font connaître le nasi goreng.
Seconde moitié du XXe siècle
Le plat devient un classique des Pays-Bas, des restaurants chinois-indonésiens aux snack-bars, puis se diffuse dans le monde.
Aujourd’hui
Le nasi goreng est mis en avant par l’Indonésie parmi ses plats nationaux et reste l’un des plats de rue les plus répandus du pays.

Service & accords

Servir aussitôt, bien chaud, en assiette individuelle : le riz en dôme ou en tas, l’œuf au plat posé dessus, les crudités et les kerupuk sur le côté, le sambal en coupelle.

En Indonésie : on le mange souvent à la cuillère et à la fourchette, la cuillère dans la main droite. Il se vend aussi emballé dans du papier ou une feuille de bananier, à emporter.

À quel moment : à toute heure, du petit déjeuner au repas tardif, notamment auprès des marchands ambulants qui le préparent le soir.

Vins blancs aromatiques : gewurztraminer ou riesling d’Alsace légèrement moelleux, qui accompagnent le sucré-salé et adoucissent le piment.

Rosé : un rosé frais et fruité pour un repas d’été.

Sans alcool : thé sucré glacé à l’indonésienne, thé au jasmin, jus de citron vert allongé d’eau pétillante.

Anecdotes

  • Le nasi goreng est l’un des petits déjeuners les plus courants d’Indonésie : on y réchauffe le riz resté du dîner.
  • Le soir, des marchands ambulants le cuisent au wok sur des charrettes équipées d’un brûleur ; certains, dit-on, signalent leur passage en tapant leur spatule sur le wok, d’où le nom populaire de « nasi goreng tek-tek ».
  • Aux Pays-Bas, les supermarchés vendent des sachets d’épices et des plats préparés de nasi goreng, signe de son intégration dans la cuisine familiale.

Lexique

Nasi
Riz cuit, en indonésien et en malais.
Goreng
Frit ou sauté ; s’emploie aussi pour les nouilles (mie goreng) ou la banane (pisang goreng).
Kecap manis
Sauce soja indonésienne épaisse, sucrée au sucre de palme.
Terasi
Pâte de petites crevettes fermentées et séchées, appelée belacan en Malaisie.
Sambal
Nom générique des condiments pimentés d’Indonésie et de Malaisie.
Bumbu
Pâte ou mélange d’aromates et d’épices pilés, base de nombreux plats indonésiens.
Kerupuk
Crackers soufflés, souvent aux crevettes, servis en accompagnement.
Warung
Petit restaurant ou échoppe familiale servant des plats simples.

Questions fréquentes

Que veut dire nasi goreng ?

« Riz frit » en indonésien et en malais : « nasi » désigne le riz cuit et « goreng » signifie frit ou sauté.

Quelle est la différence entre nasi goreng et riz cantonais ?

Le nasi goreng est sauté avec une pâte d’échalotes, d’ail et de piment et du kecap manis, ce qui le rend brun et sucré-salé. Le riz cantonais, d’inspiration chinoise, est plus clair, salé, avec œuf, jambon et petits pois.

Le nasi goreng est-il piquant ?

En Indonésie, il est souvent relevé de sambal ou de piment frais. Mais le niveau varie beaucoup, et on peut le préparer doux en servant le piment à part.

Qu’est-ce que le kecap manis ?

Une sauce soja indonésienne épaisse et sucrée au sucre de palme. C’est elle qui donne au nasi goreng sa couleur et son goût caramélisé.

Pourquoi utilise-t-on du riz de la veille ?

Le riz refroidi est plus sec et plus ferme : il saute grain par grain sans coller. Le nasi goreng est d’ailleurs né pour utiliser les restes de riz.

Avec quoi sert-on le nasi goreng ?

Le plus souvent avec un œuf au plat, des kerupuk (crackers aux crevettes), du concombre, de la tomate et des échalotes frites, parfois avec des brochettes de sate.

Pourquoi le nasi goreng est-il si populaire aux Pays-Bas ?

C’est un héritage de l’histoire coloniale : après l’indépendance de l’Indonésie, de nombreuses familles venues de l’archipel se sont installées aux Pays-Bas avec leur cuisine, et le nasi goreng est devenu un plat familier.

Sources