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Nasi goreng
Le riz frit au kecap manis, plat de tous les jours de l’Indonésie.
Nasi goreng : qu’est-ce que c’est ?
Le nasi goreng, littéralement « riz frit » en indonésien, est un plat de riz cuit la veille sauté au wok avec une pâte d’échalotes, d’ail et de piment, souvent relevée de terasi (pâte de crevettes fermentées), puis enrobé de kecap manis, une sauce soja sucrée qui lui donne sa couleur brune et son goût légèrement caramélisé.
Plat du quotidien par excellence, il se mange au petit déjeuner avec les restes du riz de la veille, au déjeuner dans les warungs (petites gargotes) et le soir auprès des marchands ambulants. On le sert généralement couronné d’un œuf au plat, avec des kerupuk (crackers aux crevettes), du concombre et de la tomate. Il est considéré comme l’un des plats nationaux de l’Indonésie et a fait le tour du monde, notamment par les Pays-Bas.
Histoire & origine
Le riz est la base de l’alimentation en Indonésie, et la cuisine de l’archipel a toujours cherché à ne pas gaspiller le riz cuit de la veille. Le sauter dans un peu d’huile avec des aromates est une façon simple de le réchauffer et de lui redonner du goût : c’est le principe du nasi goreng.
La technique du riz sauté au wok est généralement rattachée à l’influence des communautés chinoises installées depuis des siècles dans l’archipel, qui ont aussi apporté la sauce soja. Les Indonésiens l’ont adaptée à leurs propres saveurs : kecap manis sucré au sucre de palme, terasi, échalotes et piment pilés. Aucune date précise d’apparition n’est connue.
À l’époque des Indes néerlandaises, le nasi goreng est adopté par les familles néerlandaises et indo-européennes de l’archipel. Après l’indépendance de l’Indonésie, proclamée en 1945, de nombreux rapatriés et migrants l’emportent aux Pays-Bas, où il devient un plat familier : restaurants chinois-indonésiens, mélanges d’épices tout prêts en supermarché, et même déclinaisons de snack-bar.
Aujourd’hui, le nasi goreng se mange dans tout le pays, du petit déjeuner familial aux charrettes des marchands ambulants le soir, et il existe presque autant de versions que de régions et de cuisiniers. Le gouvernement indonésien le met en avant parmi les plats nationaux du pays.
En indonésien, « nasi » désigne le riz cuit : le riz cru se dit « beras » et le plant de riz « padi ». Le kecap manis, sauce soja sucrée, est l’ingrédient qui distingue le nasi goreng indonésien de la plupart des riz frits chinois. Aux Pays-Bas, on trouve dans les snack-bars le « nasischijf », un disque de nasi goreng pané et frit. Les kerupuk, crackers aux crevettes, accompagnent presque tous les repas indonésiens ; les Néerlandais les appellent « kroepoek ». Dans le pays à majorité musulmane, le nasi goreng se prépare sans porc ; certaines versions sino-indonésiennes en contiennent.
Composition traditionnelle
Du riz de la veille, une pâte d’aromates pilés, du kecap manis et un œuf au plat.
3
Kecap manis
sauce soja sucrée, pour la couleur et la caramélisation Voir la fiche →
4
Terasi (facultative)
pâte de crevettes fermentées grillée, pour l’umami Voir la fiche →
Nasi goreng au poulet et œuf au plat
Le riz frit indonésien en 30 minutes : riz jasmin de la veille sauté au wok avec une pâte d’échalotes et d’ail, du poulet et du kecap manis, servi avec un œuf au plat, du concombre et de la tomate.…
- Temps total
- 30 min
- Difficulté
- Facile
- Portions
- 4 pers.
- Coût / pers.
- ≈ 2,30 €
Le matériel pour réussir la nasi goreng
Ustensiles utilisés dans la recette Nasi goreng au poulet et œuf au plat.
- Wok de 32 cm environ (ou grande sauteuse) Acheter Wok sur Amazon (lien affilié)
- Mortier et pilon (ou mini-hachoir) Acheter Mortier sur Amazon (lien affilié)
- Poêle antiadhésive pour les œufs au plat Acheter Poêle sur Amazon (lien affilié)
- Spatule de wok (ou spatule plate en bois) Acheter Spatule sur Amazon (lien affilié)
- Couteau de chef Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Planche à découper Acheter Planche à découper sur Amazon (lien affilié)
- Saladier Acheter Saladier sur Amazon (lien affilié)
- Casserole avec couvercle, pour cuire le riz la veille Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
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Conseils de réussite
- Utiliser du riz cuit la veille, refroidi rapidement et gardé au froid.
- Piler échalotes et ail plutôt que de les hacher : la pâte parfume mieux le riz.
- Griller la terasi avant de l’utiliser.
- Cuire à feu vif, dans un wok qui n’est pas surchargé.
- Ajouter le kecap manis en fin de cuisson pour qu’il caramélise sans brûler.
- Servir le sambal à part pour laisser chacun doser le piment.
Erreurs fréquentes
- Riz fraîchement cuit Trop humide, il colle et devient pâteux au lieu de sauter.
- Wok surchargé Le riz cuit à l’étuvée et ne grille pas.
- Kecap manis brûlé Ajouté trop tôt, son sucre caramélise trop et devient amer.
- Trop de sauce Le riz devient sucré et mouillé ; il doit être brun et brillant, pas détrempé.
Variantes
Version « villageoise », relevée de piment et de terasi, souvent avec de petits anchois séchés ; très courante aussi en Malaisie.
Au mouton ou à la chèvre, parfumé d’épices, très apprécié à Jakarta.
Aux crevettes, calamars ou poisson, fréquent sur les côtes et dans les restaurants.
Riz et nouilles sautés ensemble, du nom de la ville de Magelang, à Java central.
Version malaisienne : le riz frit est enveloppé dans une fine omelette.
Version des Pays-Bas, souvent plus douce, préparée avec des mélanges d’épices du commerce et servie avec un œuf au plat et des satés.
Au tofu ou au tempeh, sans terasi, avec davantage de légumes.
Adaptations par appareil
Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.
Comparaisons utiles
Conserver et réchauffer
- 24 heures au réfrigérateur dans une boîte hermétique, sans l’œuf.
- Refroidir rapidement et ne réchauffer qu’une fois, comme tout riz cuit.
- RéchauffageAu wok ou à la poêle à feu vif avec un peu d’eau, jusqu’à ce qu’il soit brûlant à cœur ; cuire un œuf au plat frais au moment de servir.
- Congélation1 mois sans œuf ni crudités ; réchauffer directement au wok, sans décongeler, jusqu’à ce qu’il soit très chaud.
Nasi goreng à Paris
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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026 Comment est calculée la Note Rankeat ?
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Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur nasi goreng.
À quoi reconnaître un plat réussi ?
- Grains bien séparés, ni collants ni secs.
- Couleur brune uniforme, brillante, sans zones blanches.
- Équilibre net entre le sucré du kecap manis, le salé et le parfum des échalotes.
- Légères notes grillées du wok.
- Œuf au plat aux bords croustillants et au jaune encore coulant.
- Crudités fraîches et kerupuk croustillants à côté.
Techniques
Cuire le riz la veille, le refroidir vite et le garder au froid : plus sec, il saute sans coller.
Écraser échalotes, ail, piment et terasi au mortier pour obtenir une pâte d’aromates qui enrobe chaque grain.
Griller la pâte de crevettes à sec avant de la piler pour adoucir son odeur et développer son goût.
Faire sauter le riz en le retournant sans cesse dans un wok très chaud, sans le surcharger.
Verser la sauce soja sucrée en fin de cuisson, sur les parois chaudes, pour qu’elle nappe et caramélise le riz.
Cuire l’œuf dans l’huile bien chaude en arrosant le blanc, pour des bords dorés et un jaune coulant.
Alternatives
Le même principe avec des nouilles de blé sautées au kecap manis.
Le riz frit chinois, plus clair et salé, sans kecap manis.
Riz frit malaisien enveloppé dans une omelette.
Version villageoise, plus pimentée, aux petits anchois séchés.
Chronologie
Service & accords
Servir aussitôt, bien chaud, en assiette individuelle : le riz en dôme ou en tas, l’œuf au plat posé dessus, les crudités et les kerupuk sur le côté, le sambal en coupelle.
En Indonésie : on le mange souvent à la cuillère et à la fourchette, la cuillère dans la main droite. Il se vend aussi emballé dans du papier ou une feuille de bananier, à emporter.
À quel moment : à toute heure, du petit déjeuner au repas tardif, notamment auprès des marchands ambulants qui le préparent le soir.
Vins blancs aromatiques : gewurztraminer ou riesling d’Alsace légèrement moelleux, qui accompagnent le sucré-salé et adoucissent le piment.
Rosé : un rosé frais et fruité pour un repas d’été.
Sans alcool : thé sucré glacé à l’indonésienne, thé au jasmin, jus de citron vert allongé d’eau pétillante.
Anecdotes
- Le nasi goreng est l’un des petits déjeuners les plus courants d’Indonésie : on y réchauffe le riz resté du dîner.
- Le soir, des marchands ambulants le cuisent au wok sur des charrettes équipées d’un brûleur ; certains, dit-on, signalent leur passage en tapant leur spatule sur le wok, d’où le nom populaire de « nasi goreng tek-tek ».
- Aux Pays-Bas, les supermarchés vendent des sachets d’épices et des plats préparés de nasi goreng, signe de son intégration dans la cuisine familiale.
Lexique
- Nasi
- Riz cuit, en indonésien et en malais.
- Goreng
- Frit ou sauté ; s’emploie aussi pour les nouilles (mie goreng) ou la banane (pisang goreng).
- Kecap manis
- Sauce soja indonésienne épaisse, sucrée au sucre de palme.
- Terasi
- Pâte de petites crevettes fermentées et séchées, appelée belacan en Malaisie.
- Sambal
- Nom générique des condiments pimentés d’Indonésie et de Malaisie.
- Bumbu
- Pâte ou mélange d’aromates et d’épices pilés, base de nombreux plats indonésiens.
- Kerupuk
- Crackers soufflés, souvent aux crevettes, servis en accompagnement.
- Warung
- Petit restaurant ou échoppe familiale servant des plats simples.
Questions fréquentes
Que veut dire nasi goreng ?
« Riz frit » en indonésien et en malais : « nasi » désigne le riz cuit et « goreng » signifie frit ou sauté.
Quelle est la différence entre nasi goreng et riz cantonais ?
Le nasi goreng est sauté avec une pâte d’échalotes, d’ail et de piment et du kecap manis, ce qui le rend brun et sucré-salé. Le riz cantonais, d’inspiration chinoise, est plus clair, salé, avec œuf, jambon et petits pois.
Le nasi goreng est-il piquant ?
En Indonésie, il est souvent relevé de sambal ou de piment frais. Mais le niveau varie beaucoup, et on peut le préparer doux en servant le piment à part.
Qu’est-ce que le kecap manis ?
Une sauce soja indonésienne épaisse et sucrée au sucre de palme. C’est elle qui donne au nasi goreng sa couleur et son goût caramélisé.
Pourquoi utilise-t-on du riz de la veille ?
Le riz refroidi est plus sec et plus ferme : il saute grain par grain sans coller. Le nasi goreng est d’ailleurs né pour utiliser les restes de riz.
Avec quoi sert-on le nasi goreng ?
Le plus souvent avec un œuf au plat, des kerupuk (crackers aux crevettes), du concombre, de la tomate et des échalotes frites, parfois avec des brochettes de sate.
Pourquoi le nasi goreng est-il si populaire aux Pays-Bas ?
C’est un héritage de l’histoire coloniale : après l’indépendance de l’Indonésie, de nombreuses familles venues de l’archipel se sont installées aux Pays-Bas avec leur cuisine, et le nasi goreng est devenu un plat familier.