Rôti de porc – vue principaleImage générée par IA
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FranceToute la FrancePlat principal, viande rôtie

Rôti de porc

La pièce ficelée du déjeuner du dimanche, chaude avec son jus, froide le lendemain avec de la moutarde.

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Origine France, cuisine familiale
Service Chaud
Difficulté Facile
Durée moyenne 1 h 50
Allergènes Aucun des 14 allergènes majeurs dans la version à l’ail et aux herbes ; lait (beurre) ; sulfites (vin blanc) ; moutarde dans la version moutarde-miel

Rôti de porc : qu’est-ce que c’est ?

Le rôti de porc est une pièce de viande désossée, le plus souvent taillée dans le filet (la longe) ou dans l’échine, roulée et ficelée par le boucher pour garder une forme régulière. Doré puis cuit au four, il est l’un des plats les plus familiers de la cuisine familiale française : on le sert chaud, tranché, avec son jus de cuisson, des pommes de terre rôties, des flageolets ou une purée.

Le choix du morceau change tout. Le rôti dans le filet, maigre et régulier, donne de belles tranches blanches mais sèche s’il cuit trop longtemps ; le rôti dans l’échine, persillé de gras, est plus juteux et plus tolérant. Aujourd’hui, on recommande de ne plus cuire le porc jusqu’à ce qu’il soit gris : une chair blanche, à peine rosée au centre, est à la fois sûre et beaucoup plus tendre, à condition de contrôler la température à cœur.

Le rôti de porc a une seconde vie : froid, finement tranché, il garnit les sandwichs, les assiettes de charcuterie maison et les pique-niques, avec cornichons, mayonnaise ou moutarde. Aux herbes et à l’ail, à la moutarde et au miel, aux pruneaux, au lait ou en version Orloff garnie de jambon et de fromage, il se décline à l’infini.

Histoire & origine

Le porc tient depuis toujours une place centrale dans l’alimentation française. Élevé dans presque toutes les fermes, nourri des restes de la maison, il était tué en hiver et transformé de la tête à la queue : jambons et lard salés, saucisses, boudins, pâtés. Les morceaux frais, comme la longe ou l’échine, se mangeaient dans les jours qui suivaient, souvent rôtis ou braisés.

Pendant des siècles, rôtir signifiait cuire une viande à la broche, devant le feu de la cheminée, en la tournant et en l’arrosant de sa graisse. Dans les villes, les métiers étaient spécialisés : les rôtisseurs vendaient les viandes rôties, et les charcutiers, dont le nom vient de « chair cuite », obtinrent le droit de vendre la viande de porc cuite. À la campagne, on confiait volontiers le plat du dimanche au four du boulanger, encore chaud après la fournée, une pratique dont témoignent de nombreux plats régionaux.

Avec la diffusion des cuisinières puis des fours domestiques aux XIXe et XXe siècles, le rôti au four s’installe dans toutes les cuisines. Le rôti de porc, moins cher que le bœuf ou le veau, devient le rôti du dimanche de nombreuses familles, servi avec des pommes de terre, des haricots ou des flageolets, et prolongé le lundi en tranches froides.

Longtemps, les livres de cuisine ont recommandé de cuire le porc très longtemps, par crainte des parasites. Grâce aux progrès sanitaires de l’élevage, de nombreuses recommandations admettent aujourd’hui une cuisson plus douce, autour de 63 °C à cœur avec un temps de repos pour les pièces entières, tandis que d’autres conseillent toujours 70 °C environ. Le rôti de porc rosé pâle, plus juteux, gagne ainsi du terrain dans les cuisines familiales.

Le saviez-vous ?

Le mot « charcutier » vient de « chair cuite » : les charcutiers vendaient à l’origine la viande de porc cuite. Aux États-Unis, le ministère de l’Agriculture recommande depuis 2011 de cuire les pièces entières de porc à 63 °C (145 °F) à cœur, suivies de 3 minutes de repos ; d’autres pays, comme le Canada, conseillent encore 71 °C. Le porc Orloff, rôti tranché garni de jambon et de fromage, emprunte son nom au veau Orloff, plat de la grande cuisine du XIXe siècle dédié, selon la tradition, au prince russe Orlov. Un rôti continue de cuire après sa sortie du four : sa température à cœur peut encore monter de 3 à 5 °C pendant le repos. L’arista toscane, longe de porc rôtie à l’ail, au romarin et au fenouil, devrait son nom, selon une légende, à un prélat grec qui l’aurait trouvée « aristos », excellente.

Composition traditionnelle

Une pièce de porc ficelée, assaisonnée, dorée puis rôtie au four avec des aromates, servie avec son jus.

1 Rôti de porc dans le filet (longe), maigre, ou dans l’échine, plus persillé ; ficelé
2 Ail piqué dans la viande ou en chemise dans le plat Voir la fiche →
3 Herbes thym, laurier, romarin ou sauge
4 Matière grasse huile et beurre pour saisir et arroser
5 Jus de cuisson sucs déglacés au bouillon, à l’eau ou au vin blanc
6 Garniture pommes de terre rôties, oignons, flageolets ou purée
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Filet mignon : c’est un autre morceau, plus petit, qui se rôtit en 20 minutes Sauce liée épaisse : un rôti se sert avec un jus court Cuisson longue en sauce : c’est alors un sauté ou un braisé de porc Barde épaisse sur un rôti de porc, qui empêche la croûte de se former
La recette

Rôti de porc au four à l’ail et aux herbes

Le rôti de porc du dimanche, dans le filet : piqué à l’ail, saisi à la poêle puis rôti à 180 °C sur un lit de pommes de terre et d’oignons, sorti à 63 °C à cœur pour rester juteux,…

Temps total
1 h 50
Difficulté
Facile
Portions
6 pers.
Coût / pers.
≈ 2,80 €
Voir la recette pas à pas → 14 ingrédients · 12 étapes

Le matériel pour réussir la rôti de porc

Ustensiles utilisés dans la recette Rôti de porc au four à l’ail et aux herbes.

Conseils de réussite

  • Sortir le rôti du réfrigérateur 45 minutes avant de le cuire.
  • Le saisir sur toutes ses faces avant de l’enfourner.
  • Cuire à 180 °C sans noyer le plat de liquide.
  • Contrôler à la sonde : 63 °C à cœur pour le filet, 68 à 70 °C pour l’échine.
  • Laisser reposer 15 minutes sous aluminium avant de trancher.
  • Trancher perpendiculairement aux fibres, en tranches de 1 cm.

Erreurs fréquentes

  • Cuisson trop longue Le filet, très maigre, devient sec et fibreux au-delà de 70 °C.
  • Rôti non saisi Viande pâle, peu de sucs et jus sans goût.
  • Plat noyé de liquide Le rôti bout au lieu de rôtir et les pommes de terre ramollissent.
  • Découpe immédiate Sans repos, le jus s’écoule sur la planche et les tranches sèchent.

Variantes

Traditionnelle
Rôti de porc à l’ail et aux herbes

La version de base : piqué d’ail, rôti avec thym, laurier et romarin, sur un lit de pommes de terre et d’oignons.

Traditionnelle
Rôti de porc moutarde-miel

Badigeonné de moutarde de Dijon et de miel avant d’être enfourné : croûte caramélisée et jus sucré-salé.

Traditionnelle
Rôti de porc aux pruneaux

Rôti avec des pruneaux et des échalotes, le jus déglacé au vin blanc ou à l’armagnac, dans l’esprit du Sud-Ouest.

Traditionnelle
Porc Orloff

Rôti tranché sans aller jusqu’au bout, garni de jambon et de fromage entre les tranches, puis gratiné ; souvent vendu prêt à cuire en boucherie.

Traditionnelle
Rôti de porc au cidre et aux pommes

Déglacé au cidre brut et rôti avec des quartiers de pomme, le jus fini à la crème.

Inspirée
Arista toscane

Longe de porc rôtie à l’ail, au romarin et aux graines de fenouil, spécialité de Florence.

Inspirée
Porc au lait à l’italienne

Maiale al latte : rôti braisé doucement dans du lait parfumé, qui caille en une sauce dorée.

Adaptée
Rôti de porc en cocotte ou au Cookeo

Saisi puis cuit à couvert avec un peu de bouillon : plus moelleux, sans croûte, et plus rapide sous pression.

Adaptations par appareil

Four Cocotte Cookeo Airfryer

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Comparaisons utiles

Rôti de porc ou poulet rôti ? Deux grands plats du dimanche au four ; le poulet se rôtit entier avec sa peau, le rôti de porc se tranche plus facilement et se sert aussi froid le lendemain. Rôti de porc ou gigot d’agneau ? Même principe de pièce rôtie et de jus ; le gigot, plus goûteux et plus cher, se sert rosé, et il est le rôti des fêtes de Pâques. Rôti de porc ou filet mignon ? Le filet mignon est un petit muscle très tendre situé sous la longe, rôti en 20 minutes ; le rôti, taillé dans le filet ou l’échine, est plus gros et cuit environ une heure. Rôti dans le filet ou dans l’échine ? Le filet est maigre et donne des tranches nettes ; l’échine, persillée, est plus juteuse, moins chère et pardonne une cuisson un peu longue. Rôti de porc ou travers de porc ? Le travers, avec ses os, se laque et se grille au four ou au barbecue ; le rôti désossé se tranche et se sert avec un jus.

Conserver et réchauffer

  • 3 jours au réfrigérateur, cuit, entier ou tranché, en boîte fermée.
  • Ne pas laisser plus de 2 heures à température ambiante ; refroidir rapidement.
  • Cru2 à 3 jours au réfrigérateur dans la zone la plus froide.
  • RéchauffageRéchauffer les tranches 2 à 3 minutes à couvert dans le jus frémissant, ou 10 minutes au four à 150 °C dans un plat couvert ; le rôti se mange aussi très bien froid.
  • Congélation2 à 3 mois, cuit et tranché, avec un peu de jus ; décongeler une nuit au réfrigérateur.
Via Rankeat

Rôti de porc à Paris : les meilleures adresses

  1. Au Bistrot de la Montagne à Paris Au Bistrot de la Montagne 5ᵉ arrondissement · cuisine française, bistrot · €€€ 4,31/5 Note Rankeat Google 4,3 · 518 avis
Les meilleurs restaurants de rôti de porc à Paris sur Rankeat →

Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

Comment est calculée la Note Rankeat ?La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.

Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur rôti de porc.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Croûte dorée et régulière sur toute la surface.
  • Chair blanche nacrée, juteuse, à peine rosée au centre pour le filet.
  • Tranches nettes qui ne s’effilochent pas.
  • Jus court, brun et limpide, ni gras ni épaissi.
  • Pommes de terre dorées et fondantes, pas détrempées.
  • Goût d’ail et d’herbes présent sans masquer la viande.

Techniques

Saisir

Colorer la pièce à feu vif sur toutes ses faces pour développer les arômes et créer des sucs.

Piquer à l’ail

Glisser des éclats d’ail dans de petites incisions pour parfumer la viande de l’intérieur.

Arroser

Napper le rôti de son jus à mi-cuisson pour qu’il reste brillant et ne dessèche pas en surface.

Cuisson à la sonde

Mesurer la température au cœur de la partie la plus épaisse et sortir la viande quelques degrés avant la cible.

Repos

Laisser la viande 10 à 15 minutes sous aluminium pour que la température s’égalise et que les jus se répartissent.

Déglacer

Dissoudre les sucs du plat avec un liquide chaud pour obtenir un jus court et parfumé.

Alternatives

Proche
Filet mignon de porc rôti

Plus petit et plus tendre, rôti en 20 minutes.

Proche
Rôti de veau

Même technique, viande plus fine, souvent cuite en cocotte.

Variante
Porc Orloff

Rôti garni de jambon et de fromage entre les tranches.

Variante
Rôti de porc en cocotte

Cuit à couvert avec un peu de bouillon, plus moelleux, sans croûte.

Chronologie

Moyen Âge et époque moderne
Les viandes se rôtissent à la broche devant le feu ; en ville, rôtisseurs et charcutiers vendent viandes rôties et porc cuit.
Jusqu’au XXe siècle
À la campagne, le cochon est tué à la ferme ; longe et échine fraîches sont rôties ou braisées, souvent au four du boulanger.
XIXe-XXe siècles
La diffusion des cuisinières puis des fours domestiques fait du rôti au four un plat familial courant.
Seconde moitié du XXe siècle
Le rôti de porc, abordable, s’impose comme rôti du dimanche et se vend ficelé dans toutes les boucheries et grandes surfaces.
XXIe siècle
Plusieurs recommandations sanitaires admettent une cuisson à 63 °C à cœur pour les pièces entières : le rôti rosé pâle se répand.

Service & accords

Servir le rôti chaud, tranché devant les convives ou en cuisine, en tranches de 1 cm, deux ou trois par personne, avec les pommes de terre et un peu de jus. Le reste du jus va en saucière, et la moutarde sur la table.

Température : les tranches refroidissent vite ; servir sur des assiettes chaudes et garder le jus frémissant jusqu’au dernier moment.

Le lendemain : le rôti bien froid se tranche très finement, pour des sandwichs, une assiette froide avec mayonnaise et cornichons, ou un pique-nique.

Rouges légers : beaujolais-villages, saumur-champigny, pinot noir de Bourgogne ou d’Alsace, dont le fruit accompagne la chair douce du porc.

Blancs secs et ronds : chardonnay du Mâconnais, chenin de Loire ou pinot gris sec pour la version moutarde-miel.

Sans alcool : jus de pomme pétillant, cidre doux sans alcool ou eau gazeuse citronnée.

Anecdotes

  • Dans de nombreuses familles, le rôti de porc du dimanche est volontairement acheté trop gros : les tranches froides du lundi font partie du plaisir.
  • En boucherie, le rôti « dans le filet » est taillé dans la partie arrière de la longe, celle qui donne aussi les côtes filet.
  • Les gousses d’ail cuites en chemise deviennent si douces qu’on peut les étaler comme une purée sur le pain.

Lexique

Longe
Partie du dos du porc, des côtes au jambon, dont on tire le filet, les côtes et le rôti dans le filet.
Échine
Haut du dos du porc, près du cou, persillé de gras : rôti juteux et tolérant.
Ficeler
Entourer une pièce de viande de ficelle de cuisine pour lui donner une forme régulière.
Barde
Fine tranche de lard entourant un rôti pour le protéger du dessèchement.
En chemise
Se dit de gousses d’ail cuites avec leur peau, qui deviennent fondantes et douces.
Température à cœur
Température mesurée au centre de la partie la plus épaisse d’une viande, avec une sonde.
Déglacer
Verser un liquide dans un récipient de cuisson chaud pour dissoudre les sucs.

Questions fréquentes

Quel morceau choisir pour un rôti de porc ?

Les deux grands classiques sont le rôti dans le filet, ou longe, maigre et régulier, qui donne de belles tranches blanches, et le rôti dans l’échine, persillé de gras, plus juteux, moins cher et plus tolérant à la cuisson. On trouve aussi des rôtis dans la pointe ou dans l’épaule, plus fermes, à cuire plus longtemps ou en cocotte.

Quelle température à cœur pour un rôti de porc ?

Les recommandations varient. Beaucoup admettent aujourd’hui 63 °C à cœur pour une pièce entière, suivie d’un repos, ce qui donne une chair blanche à peine rosée et juteuse ; d’autres conseillent encore environ 70 °C. En pratique, sortez un rôti dans le filet à 63-65 °C, et un rôti dans l’échine vers 68-70 °C, pour que son gras fonde.

Peut-on manger un rôti de porc rosé ?

Une chair rosée pâle au centre, après une cuisson à 63 °C à cœur et un repos, est considérée comme sûre pour une pièce entière de porc de qualité, selon de nombreuses recommandations récentes. Ce n’est pas le cas du porc haché, des saucisses et des farces, qui doivent toujours être cuits à cœur. Les personnes fragiles préféreront une viande bien blanche, autour de 70 °C.

Combien de temps cuire un rôti de porc ?

À 180 °C, comptez environ 25 minutes par 500 g pour un rôti dans le filet après l’avoir saisi, soit une heure pour 1,2 kg, et un peu plus pour l’échine. Ces durées dépendent du diamètre du rôti et du four : un thermomètre à sonde évite toute mauvaise surprise. Ajoutez toujours 10 à 15 minutes de repos.

Faut-il retirer la ficelle avant de cuire le rôti ?

Non : la ficelle maintient le rôti en forme pendant la cuisson et garantit une cuisson régulière, sans bouts trop fins qui sèchent. On la coupe et on la retire après le repos, juste avant de trancher. Si le rôti est bardé, la barde peut être retirée avant la cuisson pour une croûte plus dorée.

Avec quoi servir un rôti de porc ?

Les accompagnements les plus classiques sont les pommes de terre rôties dans le plat, les flageolets, une purée maison ou un gratin dauphinois. Côté légumes, des haricots verts, des carottes glacées ou une compotée de pommes et d’oignons. Le rôti froid s’accompagne de moutarde, de cornichons, de mayonnaise et d’une salade.

Comment conserver un rôti de porc cuit ?

Laissez-le refroidir, puis emballez-le bien ou mettez-le dans une boîte fermée : il se garde 3 jours au réfrigérateur, entier ou tranché, et se mange très bien froid. Il se congèle 2 à 3 mois, de préférence tranché avec un peu de jus. Ne le laissez pas plus de 2 heures à température ambiante.

Sources