Poulet rôti du dimanche à la peau dorée et croustillante dans son plat, entouré de pommes de terre rôties, d’ail et de thym, avec un pot de jusImage générée par IA
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FranceToute la FrancePlat principal, volaille rôtie

Poulet rôti

Peau croustillante, chair juteuse et jus doré : le plat du dimanche des familles françaises.

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Origine France
Service Chaud
Difficulté Facile
Durée moyenne 2 h
Allergènes Lait (beurre) ; le fond de volaille du commerce peut contenir du céleri ou du gluten, vérifier l’étiquette

Poulet rôti : qu’est-ce que c’est ?

Le poulet rôti est un poulet entier, assaisonné, parfois garni d’aromates, cuit au four ou à la broche jusqu’à ce que sa peau devienne dorée et croustillante et que sa chair reste juteuse. Il est servi découpé à table, avec son jus de cuisson déglacé et, le plus souvent, des pommes de terre rôties ou des frites.

En France, c’est le plat du dimanche par excellence, celui du déjeuner familial, mais aussi le poulet acheté tout chaud à la rôtisserie du marché. Sa qualité dépend avant tout de la volaille : poulet fermier Label Rouge, volailles sous IGP régionale (Landes, Loué, Gers…) ou, pour les grandes occasions, volaille de Bresse AOP. Plus petit et plus quotidien que le chapon rôti des fêtes, il repose sur le même savoir-faire : une peau bien sèche, une cuisson maîtrisée et un temps de repos avant la découpe.

Histoire & origine

Rôtir une volaille à la broche, devant le feu, est l’une des plus anciennes techniques de cuisson. Au Moyen Âge, à Paris, les rôtisseurs forment déjà une corporation : on les appelle alors les oyers, car ils rôtissaient surtout des oies, et leur métier figure parmi ceux recensés dans le Livre des métiers compilé au XIIIe siècle sous l’autorité du prévôt Étienne Boileau. La volaille rôtie est alors un mets de choix, réservé aux tables aisées et aux jours de fête.

Le lien entre la volaille et le dimanche doit beaucoup à une phrase célèbre attribuée à Henri IV : le roi aurait souhaité que chaque paysan de son royaume puisse mettre « la poule au pot » le dimanche. Ce propos n’est connu que par des récits postérieurs à sa mort, notamment la biographie du roi publiée par Hardouin de Péréfixe en 1661, et son authenticité n’est pas établie. Il s’agissait d’ailleurs d’une poule bouillie et non rôtie, mais l’image a durablement associé la volaille au repas dominical et à une certaine idée de la prospérité.

Au XIXe siècle, la gastronomie bourgeoise érige le rôti en art à part entière ; Brillat-Savarin écrit dans sa Physiologie du goût (1826) que l’on devient cuisinier, mais que l’on naît rôtisseur. Pourtant, jusqu’au milieu du XXe siècle, le poulet reste un produit relativement cher, élevé à la ferme et servi le dimanche ou pour les grandes occasions.

Après la Seconde Guerre mondiale, le développement de l’élevage intensif rend le poulet abordable et quotidien. En réaction, la France crée des signes de qualité : la volaille de Bresse obtient une appellation d’origine contrôlée en 1957, et le Label Rouge, institué par la loi d’orientation agricole de 1960, est attribué pour la première fois en 1965 à des poulets fermiers des Landes. Dans le même temps, les rôtisseries des marchés et des boucheries popularisent le poulet à la broche, vendu chaud avec ses pommes de terre cuites dans la graisse. Le poulet rôti du dimanche, souvent accompagné de frites, devient l’un des plats les plus partagés des familles françaises.

Le saviez-vous ?

Un poulet fermier Label Rouge est abattu à 81 jours au moins, contre une quarantaine de jours environ pour un poulet standard. Le premier Label Rouge de l’histoire, attribué en 1965, concernait des poulets fermiers des Landes. La volaille de Bresse arbore les couleurs du drapeau français : plumage blanc, pattes bleues et crête rouge. Les « sot-l’y-laisse » sont deux petits morceaux de chair très tendre logés au creux du dos : leur nom dit que seul un sot les laisserait. « On devient cuisinier, mais on naît rôtisseur » est l’un des aphorismes de Brillat-Savarin. Tirer à deux la « fourchette », l’os en V de la poitrine souvent appelé à tort bréchet, en faisant un vœu est une tradition répandue dans de nombreux pays : celui qui garde le plus grand morceau verrait son vœu exaucé.

Composition traditionnelle

Un poulet entier, une matière grasse, des aromates et le jus de cuisson.

1 Poulet entier prêt à cuire de 1,4 à 2 kg, fermier de préférence Voir la fiche →
2 Matière grasse beurre le plus souvent, parfois huile d’olive ou graisse de canard
3 Aromates thym, laurier, ail ; citron ou estragon selon les maisons
4 Sel à l’intérieur et sur la peau Voir la fiche → 5 Poivre à l’intérieur et sur la peau Voir la fiche →
6 Jus de cuisson sucs déglacés à l’eau ou au fond de volaille
7 Garniture pommes de terre rôties autour du poulet, ou frites
8 Farce (facultative) pain, foies de volaille et herbes, dans certaines familles
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Marinade longue ou sauce épaisse Panure ou chapelure Cuisson en cocotte dans un liquide (on parle alors de poulet braisé ou en cocotte) Crème ou sauce au vin nappée sur la volaille
La recette

Poulet rôti du dimanche, peau croustillante

Le poulet rôti du dimanche dans les règles : poulet fermier, beurre au thym et à l’ail glissé sous la peau, cuisson sur chaque cuisse puis sur le dos, pommes de terre rôties dans le jus et jus déglacé. Pour…

Temps total
2 h
Difficulté
Facile
Portions
6 pers.
Coût / pers.
≈ 3,10 €
Voir la recette pas à pas → 13 ingrédients · 12 étapes

Le matériel pour réussir la poulet rôti

Ustensiles utilisés dans la recette Poulet rôti du dimanche, peau croustillante.

Conseils de réussite

  • Choisir un poulet fermier : sa chair ferme et goûteuse supporte mieux la cuisson.
  • Sécher soigneusement la peau, idéalement en laissant le poulet déballé une nuit au réfrigérateur.
  • Glisser du beurre aromatique sous la peau des blancs pour qu’ils restent moelleux.
  • Cuire sur chaque cuisse, puis sur le dos, pour une cuisson homogène.
  • Contrôler au moins 74 °C au cœur de la cuisse au thermomètre.
  • Laisser reposer 15 minutes avant de découper et servir le jus à part.

Erreurs fréquentes

  • Peau molle Peau humide, four trop doux ou plat noyé de liquide : la volaille cuit à la vapeur.
  • Blancs secs Cuisson prolongée sans contrôle et découpe sans repos.
  • Cuisses rosées à l’os Cuisson insuffisante, risquée pour une volaille : vérifier 74 °C à cœur.
  • Laver le poulet Geste inutile qui disperse les bactéries dans la cuisine et empêche la peau de croustiller.

Variantes

Traditionnelle
Poulet de rôtisserie

Rôti à la broche devant des résistances ou des braises, arrosé en tournant, avec les pommes de terre confites dans la graisse qui coule dessous.

Traditionnelle
Poulet rôti farci

Garni d’une farce au pain, aux foies de volaille et aux herbes, qui cuit à l’intérieur et se sert en tranches.

Traditionnelle
Poulet en crapaudine

Ouvert par le dos et aplati avant cuisson : il rôtit plus vite et sa peau croustille sur toute la surface.

Inspirée
Poulet rôti au citron et au romarin

Version méditerranéenne, à l’huile d’olive, avec citron, romarin et ail en abondance.

Adaptée
Poulet rôti à l’Airfryer

Pour un petit poulet, cuit à l’air chaud sans préchauffer un grand four, à la peau très dorée.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • 2 à 3 jours au réfrigérateur, chair détachée de la carcasse, en boîte hermétique.
  • Mettre au froid dans les 2 heures suivant la cuisson ; un poulet de rôtisserie acheté chaud se consomme dans la journée ou se réfrigère rapidement.
  • Réchauffage10 à 15 minutes au four à 160 °C, arrosé d’un peu de jus et couvert d’aluminium, puis 3 minutes à découvert pour raviver la peau. Éviter le micro-ondes, qui ramollit la peau et dessèche la chair.
  • CongélationLa chair cuite, détachée des os, se congèle 2 à 3 mois en sac hermétique ; la décongeler au réfrigérateur et l’utiliser plutôt en plat cuisiné. Le bouillon de carcasse se congèle 3 mois.
Via Rankeat

Poulet rôti à Paris : les meilleures adresses

  1. MASTER POULET – Paris Oberkampf à Paris MASTER POULET – Paris Oberkampf cuisine halal, fast-food · € 4,89/5 Note Rankeat Google 4,9 · 2 248 avis
  2. La Petite Rose des Sables à Paris La Petite Rose des Sables 10ᵉ arrondissement · Française, Traditionnelle · € 4,88/5 Note Rankeat Google 4,9 · 1 146 avis
  3. Bistrot Darsy à Paris Bistrot Darsy 20ᵉ arrondissement · française, bistrot · €€€ 4,84/5 Note Rankeat Google 4,9 · 353 avis
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  5. MASTER POULET – Paris Gare Saint-Lazare à Paris MASTER POULET – Paris Gare Saint-Lazare cuisine halal, fast-food · € 4,74/5 Note Rankeat Google 4,8 · 234 avis
Voir les 30 restaurants de poulet rôti classés à Paris sur Rankeat →

Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur poulet rôti.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Peau uniformément dorée, tendue et croustillante, jamais pâle ni molle.
  • Blancs juteux, qui ne s’effilochent pas à sec sous le couteau.
  • Cuisses cuites jusqu’à l’os, sans trace rosée, qui se détachent facilement.
  • Jus brun, brillant et parfumé, peu gras.
  • Goût de volaille net, simplement relevé de sel, de poivre et d’aromates.
  • Chair ferme et savoureuse avec un poulet fermier.

Techniques

Séchage de la peau

Essuyer la volaille et la laisser à découvert au réfrigérateur quelques heures ou une nuit : une peau sèche dore et croustille.

Beurre sous la peau

Décoller la peau des blancs et y glisser un beurre aromatique qui nourrit la chair pendant la cuisson.

Bridage

Ficeler les pattes et rabattre les ailerons pour une volaille compacte qui cuit de façon homogène.

Cuisson sur les flancs

Rôtir successivement sur chaque cuisse puis sur le dos : les cuisses cuisent à cœur sans dessécher les blancs.

Arrosage

Napper régulièrement la volaille de son jus pour une coloration uniforme, en s’arrêtant avant la fin pour garder le croustillant.

Contrôle à cœur et repos

Vérifier au moins 74 °C dans la cuisse, puis laisser reposer 15 minutes sous aluminium non serré.

Déglaçage

Dégraisser le plat puis dissoudre les sucs caramélisés avec un liquide chaud pour obtenir le jus.

Alternatives

Proche
Chapon rôti

Coq castré et engraissé, rôti entier pour les fêtes de fin d’année.

Proche
Pintade rôtie

Volaille à la chair plus sombre et au goût légèrement giboyeux, rôtie de la même façon.

Proche
Coquelets rôtis

Jeunes poulets d’environ 500 g, un par personne, rôtis en 40 minutes.

Variante
Poule au pot

Poule pochée dans un bouillon avec ses légumes, servie avec le bouillon.

Variante
Poulet en crapaudine

Poulet ouvert et aplati, rôti ou grillé plus rapidement.

Chronologie

XIIIe siècle
À Paris, les rôtisseurs, appelés « oyers », figurent parmi les métiers recensés dans le Livre des métiers d’Étienne Boileau.
1661
Hardouin de Péréfixe rapporte, dans sa biographie d’Henri IV, le souhait prêté au roi de voir chaque paysan mettre la poule au pot le dimanche.
1826
Brillat-Savarin publie la Physiologie du goût, où il fait du rôtisseur un talent inné.
1957
La volaille de Bresse obtient une appellation d’origine contrôlée, devenue ensuite AOP européenne.
1960-1965
Le Label Rouge est créé par la loi d’orientation agricole de 1960 ; le premier est attribué en 1965 à des poulets fermiers des Landes.
Seconde moitié du XXe siècle
Le poulet devient abordable ; les rôtisseries de marché se multiplient et le poulet rôti s’impose comme le plat du dimanche des familles.

Service & accords

Présenter le poulet entier sur un plat chaud, entouré de sa garniture, puis le découper à table : cuisses détachées et coupées en deux (pilon et haut de cuisse), ailes, puis blancs levés le long du bréchet et tranchés. Un poulet de 1,6 à 1,8 kg nourrit 4 à 6 personnes, selon la garniture.

Température : servir très chaud, sur assiettes chaudes, avec le jus en saucière plutôt que versé sur la viande, pour garder le croustillant de la peau.

Place dans le repas : plat principal du déjeuner du dimanche, entre une entrée simple et le fromage. Le poulet de rôtisserie, acheté chaud au marché, se partage aussi sur le pouce.

Les restes : la carcasse donne un bouillon parfumé, et la chair effilochée garnit salades composées, sandwichs, quiches ou hachis parmentier.

Vins rouges : un Beaujolais cru (Morgon, Fleurie) ou un Bourgogne rouge léger, dont le fruit et la souplesse accompagnent la volaille sans l’écraser.

Vins blancs : un blanc sec et ample de Mâcon, accord classique de la volaille de Bresse, ou un blanc de Savoie.

Sans alcool : eau pétillante citronnée, jus de raisin blanc pétillant, infusion froide de thym et citron.

Anecdotes

  • Dans les rôtisseries de marché, les pommes de terre cuisent dans le bac placé sous les broches, où elles confisent dans la graisse et le jus des poulets.
  • La célèbre « poule au pot » d’Henri IV n’était pas un poulet rôti, mais une poule bouillie : le roi est pourtant resté le parrain symbolique du poulet du dimanche.
  • Le Livre des métiers d’Étienne Boileau, au XIIIe siècle, réglementait déjà le travail des rôtisseurs parisiens.
  • Le premier Label Rouge, attribué à des poulets fermiers des Landes, a ouvert la voie à des centaines de produits labellisés.

Lexique

Prêt à cuire (PAC)
Volaille vidée, sans tête ni pattes, prête à être cuisinée.
Brider
Ficeler une volaille pour maintenir cuisses et ailes contre le corps pendant la cuisson.
Arroser
Napper une viande de son jus et de sa graisse de cuisson pendant qu’elle rôtit.
Déglacer
Dissoudre les sucs caramélisés au fond d’un plat avec un liquide chaud pour faire un jus.
Sot-l’y-laisse
Petit morceau de chair tendre logé de chaque côté du dos de la volaille, près du croupion.
Bréchet
Crête osseuse du sternum des oiseaux, le long de laquelle on lève les blancs ; à ne pas confondre avec la « fourchette », l’os en V que l’on tire en faisant un vœu.
Rôtisserie
Commerce ou appareil où les volailles rôtissent à la broche en tournant devant une source de chaleur.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il cuire un poulet rôti ?

Comptez environ 40 minutes par kilo à 210 °C, soit 1 h 10 environ pour un poulet de 1,7 kg, plus 15 minutes de repos. Le temps n’est qu’indicatif : la cuisson est assurée quand la cuisse atteint au moins 74 °C à cœur.

Comment obtenir une peau croustillante ?

En séchant soigneusement la peau avant cuisson, en rôtissant à four bien chaud, sans trop de liquide dans le plat, et en arrêtant d’arroser en fin de cuisson.

Quelle différence entre poulet standard, fermier et Label Rouge ?

Le poulet standard est élevé en bâtiment et abattu jeune, vers 40 jours environ. Le poulet fermier Label Rouge provient de souches à croissance lente, a accès à un parcours en plein air et est abattu à 81 jours au moins : sa chair est plus ferme et plus goûteuse.

Quelle différence entre poulet rôti et chapon rôti ?

Le chapon est un coq castré et longuement engraissé, plus gros et plus persillé, servi surtout à Noël. Le poulet rôti est la version quotidienne et familiale, plus rapide à cuire.

Faut-il laver un poulet avant de le cuire ?

Non. Le rincer sous l’eau ne le rend pas plus sûr et projette des bactéries dans l’évier et sur le plan de travail. Il suffit de l’essuyer au papier absorbant ; la cuisson à cœur élimine les bactéries.

D’où vient la tradition du poulet du dimanche ?

Longtemps, la volaille était un mets de fête, servi le dimanche dans les familles. La phrase attribuée à Henri IV sur « la poule au pot » du dimanche, d’authenticité incertaine, a renforcé cette image ; le poulet rôti s’est généralisé au XXe siècle.

Que faire des restes de poulet rôti ?

La carcasse donne un excellent bouillon ; la chair effilochée garnit salades, sandwichs, quiches ou hachis parmentier. Les restes se gardent 2 à 3 jours au réfrigérateur.

Sources