Carré d’agneau rôti en croûte d’herbes sur une planche, côtes découpées rosées, petite casserole de jus, thym et ail en chemiseImage générée par IA
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FranceToute la FrancePlat principal, viande rôtie

Carré d’agneau rôti

Les côtes de l’agneau rôties d’un seul tenant, rosées sous leur croûte d’herbes.

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Origine France et Europe de l’Ouest
Service Chaud
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 1 h 15
Allergènes Moutarde ; gluten (chapelure) ; lait (beurre) ; selon les variantes : fruits à coque (croûte de pistaches)

Carré d’agneau rôti : qu’est-ce que c’est ?

Le carré d’agneau rôti est la rangée de côtes de l’agneau cuite entière avec ses os : une pièce saisie côté gras, rôtie au four jusqu’à un cœur rosé, puis découpée entre les os au moment de servir. Sa version la plus célèbre est le carré en croûte d’herbes, ou carré persillé, couvert en fin de cuisson d’un voile de moutarde et d’une persillade mêlée de chapelure et de beurre, qui gratine en quelques minutes.

Sur les cartes, on le trouve sous les noms de « carré d’agneau rôti », « carré d’agneau en croûte d’herbes », « carré persillé », « carré d’agneau au thym » ou « demi-carré », servi à raison de trois ou quatre côtes par personne, os manchonnés dressés vers le haut. Les garnitures classiques sont le gratin dauphinois, les flageolets, les haricots verts, les légumes rôtis ou un tian provençal, avec un jus d’agneau court parfumé au thym.

Un bon carré se reconnaît à une croûte dorée qui tient à la découpe, un gras fondant et légèrement grillé, une chair rosée d’un bord à l’autre et un jus brillant plutôt qu’une sauce épaisse. C’est une pièce coûteuse mais rapide : une vingtaine de minutes de four suffisent.

Histoire & origine

En boucherie française, le mot carré désigne la partie de la carcasse qui porte les côtes, le long de la colonne vertébrale, chez l’agneau, le veau ou le porc. Chez l’agneau, il réunit les côtes découvertes, situées sous l’épaule, les côtes secondes et les côtes premières, voisines de la selle. Rôti entier, il donne une pièce régulière et tendre, qui se partage facilement en côtelettes.

Rôtir l’agneau à la broche ou au four est une pratique très ancienne dans les pays d’élevage ovin, mais le carré présenté entier, os manchonnés, appartient surtout au répertoire de la cuisine bourgeoise et de la restauration des XIXe et XXe siècles. Les grandes tables coiffaient alors le bout des os de petites manchettes de papier découpé, et la cuisine classique connaît le carré « persillé », couvert en fin de cuisson d’une mie de pain mêlée de persil et d’ail.

Au fil du XXe siècle, le carré en croûte d’herbes devient un plat signature des restaurants et des repas de fête, notamment à Pâques, où l’agneau tient une place traditionnelle. Plusieurs agneaux français bénéficient d’un signe officiel de qualité, comme les IGP agneau de Sisteron, agneau du Quercy ou agneau de Pauillac, et l’AOP prés-salés du Mont-Saint-Michel, souvent mis en avant sur les cartes.

Ailleurs, le rack of lamb est un classique des cuisines britannique et américaine, volontiers servi avec une sauce à la menthe ; deux carrés liés en cercle forment la couronne d’agneau (crown roast), pièce de fête spectaculaire. Le Royaume-Uni, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, grands pays d’élevage ovin, fournissent aussi une partie des carrés vendus en France.

Le saviez-vous ?

Un carré d’agneau compte généralement sept à neuf côtes, des côtes découvertes aux côtes premières. Le boucher retire l’os de l’échine, la chine, pour que l’on puisse trancher entre les côtes à table. Le carré « à la française » a le bout des os dégagé et gratté : c’est le manchonnage. Les petites collerettes de papier posées autrefois sur les os servaient à les présenter et à les tenir proprement. Une viande rôtie gagne encore 3 à 4 °C au cœur pendant son repos. Deux carrés courbés et ficelés os vers l’extérieur forment une couronne d’agneau, que l’on peut garnir en son centre.

Composition traditionnelle

Un ou deux carrés d’agneau manchonnés, rôtis rosés, souvent en croûte d’herbes, avec un jus et une garniture.

1 Carré d’agneau 7 à 8 côtes manchonnées, chine retirée, 3 à 4 côtes par personne
2 Moutarde de Dijon fine couche qui colle la croûte Voir la fiche →
3 Croûte d’herbes chapelure, persil, thym, romarin, ail et beurre mou
4 Jus d’agneau parures et os rôtis, échalote, thym, réduits et montés au beurre
5 Assaisonnement sel avant la saisie, poivre du moulin
6 Garniture gratin dauphinois, flageolets, haricots verts ou légumes rôtis
Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Sauce épaisse à la crème qui masque le goût de l’agneau Cuisson bien cuite par défaut, qui assèche la noix Croûte posée dès le début de la cuisson, qui brûle Carré découpé avant le repos
La recette

Carré d’agneau rôti en croûte d’herbes, jus au thym

Deux carrés d’agneau manchonnés saisis côté gras, rôtis à 200 °C, couverts à mi-cuisson d’une croûte de chapelure, de persil, d’ail et de beurre collée à la moutarde, sortis à 52-54 °C pour un rosé, reposés et servis avec un…

Temps total
1 h 15
Difficulté
Intermédiaire
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 14,10 €
Voir la recette pas à pas → 15 ingrédients · 13 étapes

Le matériel pour réussir la carré d’agneau rôti

Ustensiles utilisés dans la recette Carré d’agneau rôti en croûte d’herbes, jus au thym.

Conseils de réussite

  • Demander au boucher un carré manchonné, chine retirée.
  • Sortir la viande du réfrigérateur 30 minutes avant.
  • Saisir d’abord côté gras, jusqu’à ce qu’il soit bien doré.
  • Poser la croûte d’herbes à mi-cuisson seulement.
  • Sortir le carré à 52 à 54 °C à cœur pour un rosé.
  • Laisser reposer 10 minutes sous aluminium en tente avant de découper.

Erreurs fréquentes

  • Croûte posée trop tôt Elle brunit, parfois brûle, avant que la viande soit cuite.
  • Cuisson prolongée La noix, petite et maigre, devient grise et sèche en quelques minutes de trop.
  • Chine laissée en place Impossible de trancher entre les côtes à table sans casser l’os.
  • Pas de repos Le jus s’échappe sur la planche et la chair pâlit à la découpe.

Variantes

Traditionnelle
Carré persillé en croûte d’herbes

La version de référence : moutarde, chapelure ou mie de pain, persil, ail et beurre, gratinés en fin de cuisson.

Traditionnelle
Carré rôti au thym et à l’ail

Sans croûte, rôti avec des gousses d’ail en chemise et du thym, arrosé de son gras, servi avec un jus court.

Traditionnelle
Carré d’agneau à la provençale

Croûte aux herbes de Provence et à l’ail, parfois à la tomate séchée, servie avec un tian ou une ratatouille.

Inspirée
Rack of lamb à la menthe

Version britannique et américaine, rôtie et servie avec une sauce à la menthe ou une gelée de menthe.

Inspirée
Couronne d’agneau

Deux carrés courbés et ficelés en cercle, os vers l’extérieur, rôtis entiers pour une grande tablée de fête.

Inspirée
Croûte de pistaches ou d’épices

Variantes de restaurant : pistaches ou noisettes concassées dans la croûte, ou croûte de cumin, de coriandre et de zeste de citron.

Adaptée
Carré à basse température

Saisi, cuit doucement vers 110 °C jusqu’à 54 °C à cœur, puis gratiné sous le gril : rosé parfaitement régulier.

Adaptée
Demi-carré pour deux

Un seul carré de 7 à 8 côtes, même méthode, pour un dîner à deux.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • Cru2 à 3 jours au réfrigérateur, entre 0 et 4 °C, dans son papier de boucher ; sous vide, voir la date indiquée.
  • Cuit2 jours au réfrigérateur, en boîte hermétique ; il se mange froid, tranché finement.
  • Congélationenviron 6 mois cru et bien emballé ; cuit, déconseillé.
  • RéchauffageSe réchauffe mal et perd son rosé : au plus 6 à 8 minutes au four à 100 °C sous aluminium, jus réchauffé à part ; ou servir froid, tranché.
  • CongélationCru, environ 6 mois bien emballé ; décongeler 24 heures au réfrigérateur. Cuit, déconseillé : la viande sèche et la croûte ramollit.
Via Rankeat

Carré d’agneau rôti à Paris

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 1 novembre 2026

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur carré d’agneau rôti.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Croûte dorée et croustillante, qui reste en place à la découpe.
  • Gras fondant et légèrement grillé, ni blanc ni mou.
  • Chair rosée d’un bord à l’autre, sans anneau gris sous la surface.
  • Os propres et manchonnés, côtes régulières.
  • Jus court, brillant et parfumé, servi autour de la viande et non sur la croûte.
  • Garniture soignée et chaude : gratin fondant, flageolets ou légumes rôtis.

Techniques

Le manchonnage

Bout des os dégagé et gratté au couteau sur 3 à 4 cm, pour une présentation dite à la française.

Le quadrillage du gras

Gras paré à 3 ou 4 mm et incisé en losanges, pour qu’il fonde et dore à la saisie.

La saisie puis le rôtissage

Gras saisi 3 à 4 minutes à la poêle, puis four chaud jusqu’à la température à cœur voulue.

La croûte d’herbes

Moutarde au pinceau puis chapelure, herbes, ail et beurre mou pressés à mi-cuisson, gratinés 5 à 8 minutes.

Le jus de parures

Parures et os colorés, échalote et thym, mouillés à l’eau, réduits puis montés au beurre.

Le repos et la découpe

Dix minutes sous aluminium en tente, puis tranchage entre les os d’un seul mouvement.

Alternatives

Proche
Côtelettes d’agneau grillées

Le même morceau détaillé avant cuisson et grillé à la minute.

Proche
Noisettes d’agneau

Tranches épaisses de noix désossée, poêlées rosées.

Variante
Couronne d’agneau

Deux carrés ficelés en cercle, rôtis entiers pour une grande tablée.

Variante
Carré de veau rôti

Même découpe sur le veau, plus grosse et plus longue à rôtir.

Chronologie

Tradition ancienne (non datée)
L’agneau est rôti à la broche ou au four dans les pays d’élevage ovin, notamment pour les fêtes de printemps.
XIXe siècle (approximatif)
La cuisine bourgeoise et les grandes tables servent le carré entier, os manchonnés et coiffés de collerettes de papier.
XIXe - XXe siècle
La cuisine classique décrit le carré persillé, couvert de mie de pain, de persil et d’ail en fin de cuisson.
XXe siècle
Le carré en croûte d’herbes devient un plat de restaurant et de repas de fête, notamment à Pâques.
XXIe siècle
Le thermomètre sonde et la cuisson basse température se diffusent en cuisine domestique ; les agneaux sous IGP et AOP sont mis en avant sur les cartes.

Service & accords

Le carré se sert en plat principal, à raison de trois ou quatre côtes par personne, sur des assiettes chaudes, juste après le repos et la découpe. Le jus se verse autour de la viande pour que la croûte reste croustillante, le reste en saucière.

Au restaurant : il arrive souvent découpé en côtes doubles ou dressé en demi-carré, os croisés vers le haut, avec un gratin dauphinois, des flageolets ou des légumes de saison. La cuisson se demande comme pour une viande rouge : rosée par défaut, saignante ou à point. Certaines maisons le découpent en salle.

À la maison : c’est un plat de fête rapide, idéal à Pâques ou pour un dîner à deux avec un demi-carré. Croûte, jus et garniture se préparent à l’avance ; seuls la cuisson et le repos se font au dernier moment.

Bordeaux : un pauillac ou un saint-julien de la rive gauche, l’accord classique de l’agneau, ou un saint-émilion plus souple et plus rond.

Rhône et Loire : un crozes-hermitage pour sa fraîcheur poivrée ; au printemps, un chinon ou un saumur-champigny plus léger.

Sans alcool : un jus de raisin rouge allongé d’eau pétillante, ou une infusion de thym servie fraîche, peu sucrée.

Anecdotes

  • Dans la tradition des grandes maisons, le carré était présenté entier au client puis découpé en salle, au guéridon.
  • Les collerettes de papier gaufré posées sur les os, encore vues dans certains banquets, sont l’héritage de la présentation des XIXe et XXe siècles.
  • Les agneaux de prés-salés pâturent des herbus inondés par les grandes marées, ce qui leur donnerait, selon les éleveurs, une chair au goût particulier.
  • En Grande-Bretagne, l’association de l’agneau et de la sauce à la menthe est si ancrée qu’elle accompagne aussi bien le carré que le gigot du dimanche.

Lexique

Carré
Partie de la carcasse qui porte les côtes, le long de la colonne vertébrale.
Chine
Portion de vertèbres attachée au carré, que le boucher retire pour permettre de trancher entre les côtes.
Manchonner
Dégager et gratter le bout des os d’un carré ou d’une côtelette.
Noix
Partie charnue et ronde de la côte, la plus tendre.
Persillade
Hachis de persil et d’ail, parfois mêlé de chapelure, ajouté en fin de cuisson.
Parures
Chutes de viande, de gras et de nerfs retirées en préparant une pièce, utilisées pour les jus.
Monter au beurre
Incorporer du beurre froid en dés dans une sauce chaude, hors du feu, pour la lier et la rendre brillante.
Repos
Temps laissé à une viande après cuisson pour que ses jus se répartissent et que sa température s’homogénise.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un carré d’agneau ?

C’est la rangée de côtes de l’agneau, prise le long de l’échine entre l’épaule et la selle, avec ses os. Elle réunit les côtes découvertes, secondes et premières. Rôti entier puis découpé entre les os, le carré donne des côtes tendres et rosées ; détaillé avant cuisson, il donne les côtelettes.

Combien de côtes de carré d’agneau par personne ?

Comptez trois à quatre côtes par personne en plat principal, soit environ 300 à 350 g de carré manchonné avec les os. Un carré de huit côtes nourrit deux personnes. Les carrés d’agneau de lait, plus petits, demandent quatre à cinq côtes par convive ; les restaurants servent souvent un demi-carré de quatre côtes.

Quelle température à cœur pour un carré d’agneau rosé ?

Sortez le carré du four entre 52 et 54 °C au cœur de la noix : pendant dix minutes de repos, il gagne 3 à 4 °C et atteint 56 à 58 °C, un rosé franc. Visez 50 °C pour un saignant et 58 à 60 °C pour une cuisson à point. La sonde se plante au centre de la partie la plus épaisse, sans toucher l’os.

Que signifie un carré d’agneau manchonné ?

Le bout des os a été dégagé de sa chair et de son gras, puis gratté au couteau sur quelques centimètres. Cette présentation, dite à la française, rend le carré plus élégant et permet de tenir les côtes par l’os. Elle ne change rien au goût ; le boucher la fait sur demande, avec le retrait de la chine.

Que servir avec un carré d’agneau ?

Les garnitures classiques sont le gratin dauphinois, les flageolets à l’ail et au thym, les haricots verts et les légumes rôtis, carottes, pommes grenaille ou ail en chemise. Le tian provençal ou la ratatouille accompagnent bien la version aux herbes de Provence. Un jus d’agneau court vaut mieux qu’une sauce épaisse.

Carré ou gigot d’agneau : lequel choisir ?

Le gigot convient aux grandes tablées : une pièce d’un à trois kilos, rôtie une heure ou plus, moins chère au kilo. Le carré, plus tendre et plus fin, se prête aux repas de quatre à six personnes et cuit en une vingtaine de minutes, mais coûte nettement plus cher. Les deux se servent rosés.

Peut-on manger le carré d’agneau rosé sans risque ?

Pour la plupart des convives, oui, avec une viande fraîche gardée entre 0 et 4 °C et cuite rapidement après l’achat. En revanche, l’agneau peu cuit peut transmettre la toxoplasmose : les femmes enceintes non immunisées doivent le manger bien cuit à cœur, comme, par précaution, les jeunes enfants et les personnes âgées ou immunodéprimées.

Sources