États-UnisIllinoisSandwich chaud

Jibarito

Le sandwich portoricain de Chicago qui remplace le pain par du plantain frit.

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Origine États-Unis, Chicago
Service Chaud
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 50 min environ
Allergènes Œufs et parfois moutarde (mayonnaise), lait (fromage fondu)

Jibarito : qu’est-ce que c’est ?

Le jibarito est un sandwich sans pain : deux longues tranches de banane plantain verte, frites, aplaties puis refrites selon la technique des tostones, servent de pain croustillant. Entre elles, on glisse traditionnellement un steak fin assaisonné à l’ail, souvent des oignons, une tranche de fromage fondu de type american cheese, de la laitue, de la tomate et une généreuse mayonnaise à l’ail.

Il est né à Chicago, dans la communauté portoricaine du quartier de Humboldt Park, au milieu des années 1990. On le trouve aujourd’hui dans les restaurants portoricains et latino-américains de toute la ville, servi chaud, coupé en deux, souvent avec un riz jaune. Croustillant, salé et fondant, il se mange à deux mains, aussitôt monté.

Histoire & origine

Le récit le plus répandu attribue la création du jibarito à Juan « Peter » Figueroa, restaurateur portoricain de Chicago, qui l’aurait mis à la carte en 1996 dans son restaurant, le Borinquen, dans le quartier de Humboldt Park. Selon cette histoire, il se serait inspiré d’un sandwich au plantain dont il avait lu la description dans un journal de Porto Rico, et l’aurait adapté avec les garnitures d’un sandwich au steak américain. Les détails varient selon les sources, et plusieurs auteurs rappellent qu’il s’agit d’une tradition locale plus que d’une histoire documentée.

Le principe n’était pas entièrement nouveau : au Venezuela, le patacón de la région de Maracaibo associe déjà des tranches de plantain vert frit et aplati à des garnitures de viande, et des sandwichs au plantain étaient proposés à Porto Rico au début des années 1990. Mais c’est à Chicago que le jibarito a pris son nom et sa forme : steak, fromage, laitue, tomate et mayonnaise à l’ail entre deux plantains frits.

Le nom vient de jíbaro, qui désigne à Porto Rico le paysan des montagnes de l’intérieur, figure populaire de l’identité de l’île ; jibarito en est le diminutif affectueux. Le sandwich s’est vite répandu dans les restaurants portoricains, puis mexicains, cubains et latino-américains de Chicago, jusqu’à devenir l’un des sandwichs emblématiques de la ville, aux côtés de l’Italian beef.

Le saviez-vous ?

Le jibarito ne contient pas une miette de pain : ce sont les tranches de plantain frit qui en tiennent lieu. Son nom vient de jíbaro, le paysan des montagnes de Porto Rico ; jibarito en est le diminutif affectueux. Les tranches de plantain sont frites deux fois, comme des tostones, mais coupées dans la longueur pour former de vraies tranches de pain. La tostonera, presse en bois ou en métal, sert à aplatir les plantains frits. Au Venezuela, le patacón de Maracaibo repose sur le même principe de plantain frit garni.

Composition traditionnelle

Deux tranches de plantain frit en guise de pain, un steak fin et les garnitures d’un sandwich américain.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Pain de mie ou pain à burger Plantain mûr et sucré (version jibarita) Sauce barbecue Frites dans le sandwich
La recette

Jibarito au steak, sandwich de banane plantain frite

Le sandwich portoricain de Chicago à la maison : deux tranches de banane plantain verte frites deux fois et aplaties remplacent le pain, garnies de steak fin assaisonné, d’oignons, de fromage fondu, de laitue, de tomate et de mayonnaise à…

Temps total
50 min
Difficulté
Intermédiaire
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 5,20 €
Voir la recette pas à pas → 16 ingrédients · 12 étapes

Le matériel pour réussir la jibarito

Ustensiles utilisés dans la recette Jibarito au steak, sandwich de banane plantain frite.

Conseils de réussite

  • Choisir des plantains bien verts et fermes.
  • Les couper dans la longueur, pas en rondelles.
  • Les aplatir encore chauds, entre deux frites.
  • Utiliser un steak fin, saisi une minute par face.
  • Bien essorer la laitue pour garder le plantain croustillant.
  • Monter et servir à la minute.

Erreurs fréquentes

  • Plantain trop mûr Sucré et mou, il se casse à l’aplatissement et ne croustille pas.
  • Friture trop froide Les tranches s’imbibent d’huile et deviennent molles.
  • Steak épais Il ne cuit pas assez vite et rend le sandwich impossible à croquer.
  • Sandwich préparé à l’avance Le plantain ramollit au contact des garnitures et de la mayonnaise.

Variantes

Traditionnelle
Jibarito au steak

La version d’origine : steak, oignons, fromage, laitue, tomate et mayonnaise à l’ail.

Traditionnelle
Jibarito au poulet

Avec du poulet émincé et sauté, l’une des variantes les plus courantes à Chicago.

Traditionnelle
Jibarito au porc

Garni de porc rôti effiloché (lechón ou pernil), plus moelleux.

Inspirée
Jibarita

Nom parfois donné à une version au plantain mûr, plus sucrée, aux origines mal établies.

Adaptée
Jibarito végétarien

Aux légumes grillés, aux haricots ou au fromage, proposé par certains restaurants.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Comparaisons utiles

Jibarito ou tostones ? Les tostones sont des rondelles de plantain vert frites deux fois et aplaties, servies en accompagnement ; le jibarito reprend la technique avec des tranches coupées dans la longueur pour en faire un sandwich. Jibarito ou patacón ? Le patacón vénézuélien de Maracaibo associe aussi des tranches de plantain vert frit à des garnitures de viande, de fromage et de sauces, souvent plus abondantes. Jibarito ou alloco ? Deux façons de frire la banane plantain : l’alloco ivoirien utilise du plantain mûr, sucré, frit en morceaux et servi en accompagnement. Jibarito ou hamburger ? Mêmes garnitures de laitue, tomate et fromage fondu, mais le steak est tranché fin plutôt que haché, et le plantain frit remplace le pain.

Conserver et réchauffer

  • Le sandwich se mange aussitôt monté et ne se conserve pas ; les tranches de plantain frites, à part, quelques heures.
  • RéchauffageNe pas réchauffer un sandwich monté ; les tranches de plantain frites retrouvent leur croustillant 5 minutes au four à 200 °C ou à l’airfryer.
  • CongélationDéconseillée pour le sandwich ; les plantains aplatis après la première friture se congèlent 2 mois à plat.
Via Rankeat

Jibarito à Paris

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Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur jibarito.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Tranches de plantain dorées, croustillantes et non grasses.
  • Plantain qui tient comme un pain sans se briser à la première bouchée.
  • Steak fin, tendre et bien assaisonné.
  • Fromage fondu et coulant sur la viande.
  • Mayonnaise à l’ail bien présente sans écraser le reste.
  • Servi aussitôt monté, encore chaud.

Techniques

Double friture

Cuire le plantain à 165 °C, puis le rendre croustillant à 185 °C.

Aplatissement à chaud

Écraser le plantain encore chaud à 6 à 8 mm, à la tostonera ou entre deux planches.

Saisie minute

Saisir le steak fin à feu vif, une minute par face, et y faire fondre le fromage.

Montage minute

Garnir et servir aussitôt pour garder le plantain croustillant.

Alternatives

Proche
Patacón

Sandwich vénézuélien de plantain vert frit, généreusement garni.

Proche
Tostones

Rondelles de plantain vert frites deux fois, servies en accompagnement.

Variante
Jibarito au poulet

Poulet émincé et sauté à la place du steak.

Variante
Jibarito au porc

Porc rôti effiloché à la place du steak.

Chronologie

Début des années 1990
Des sandwichs au plantain frit sont proposés à Porto Rico, sur le modèle du patacón vénézuélien.
1996
Selon le récit le plus répandu, Juan Figueroa met le jibarito à la carte de son restaurant Borinquen, à Humboldt Park.
Fin des années 1990 et années 2000
Le sandwich se répand dans les restaurants portoricains, mexicains, cubains et latino-américains de Chicago.
Aujourd’hui
Le jibarito est cité parmi les sandwichs emblématiques de Chicago.

Service & accords

Servir le jibarito aussitôt monté, coupé en deux en biais, enveloppé à moitié dans du papier pour le tenir.

Les accompagnements : riz jaune aux pois d’Angole, riz blanc et haricots, ou une simple salade, avec de la mayonnaise à l’ail en supplément.

Pour le manger : à deux mains, en serrant légèrement, car le plantain croustillant ne se comprime pas comme du pain.

Bières : une lager ou une blonde légère, bien fraîche.

Vins : un rosé fruité ou un rouge léger servi frais, gamay ou tempranillo jeune.

Sans alcool : soda à la noix de coco, limonade au citron vert ou jus de fruit de la passion.

Anecdotes

  • Le jibarito est souvent cité parmi les grands sandwichs de Chicago, au même titre que l’Italian beef.
  • La recette s’est diffusée bien au-delà des restaurants portoricains, jusque dans des taquerias mexicaines de la ville.
  • Humboldt Park, berceau du sandwich, est le cœur historique de la communauté portoricaine de Chicago.

Lexique

Jíbaro
À Porto Rico, le paysan des montagnes de l’intérieur ; jibarito en est le diminutif.
Tostones
Rondelles de plantain vert frites, aplaties puis refrites.
Tostonera
Presse en bois ou en métal qui sert à aplatir le plantain frit.
Patacón
Au Venezuela, sandwich de plantain vert frit garni de viande et de sauces.
Plátano verde
Banane plantain verte, ferme et peu sucrée, cuite comme un légume.
Boricua
Nom que se donnent les Portoricains, de Borinquen, nom taïno de l’île.
Pernil
Épaule de porc rôtie à la portoricaine, garniture de certaines variantes.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un jibarito ?

Un sandwich de Chicago où deux tranches de banane plantain verte frites et aplaties remplacent le pain, garnies de steak, de fromage, de laitue, de tomate et de mayonnaise à l’ail.

Qui a inventé le jibarito ?

Il est attribué à Juan « Peter » Figueroa, restaurateur portoricain de Chicago, qui l’aurait lancé en 1996 dans son restaurant Borinquen, à Humboldt Park. Les détails du récit varient selon les sources.

Que veut dire jibarito ?

C’est le diminutif de jíbaro, le nom donné à Porto Rico aux paysans des montagnes de l’intérieur, figure populaire de l’identité portoricaine.

Le jibarito vient-il de Porto Rico ?

Il est né à Chicago, dans la communauté portoricaine, et s’inspire de sandwichs au plantain de Porto Rico et du patacón vénézuélien.

Quelle banane utilise-t-on ?

De la banane plantain verte, ferme et peu sucrée, que l’on frit deux fois. Une banane dessert ou un plantain mûr ne tiennent pas comme du pain.

Le jibarito contient-il du pain ?

Non : les tranches de plantain frit en tiennent lieu. Les autres ingrédients, notamment le fromage fondu et la mayonnaise, doivent être vérifiés en cas de régime sans gluten.

Où manger un jibarito ?

Dans les restaurants portoricains de Chicago, en particulier autour de Humboldt Park, et dans de nombreux restaurants latino-américains de la ville.

Sources