Nougat de Montélimar – vue principaleImage générée par IA
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FranceMontélimarConfiserie, friandise de fête

Nougat de Montélimar

Miel, blancs d’œufs et amandes torréfiées : le nougat blanc de la Drôme.

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Origine France, Montélimar
Service À température ambiante
Difficulté Intermédiaire
Durée moyenne 13 h 15 environ
Allergènes Fruits à coque (amandes, pistaches), œufs ; gluten selon le pain azyme utilisé

Nougat de Montélimar : qu’est-ce que c’est ?

Le nougat de Montélimar est une confiserie faite d’une pâte blanche aérée, obtenue en cuisant du miel et du sucre puis en les versant sur des blancs d’œufs montés en neige, et d’une garniture d’amandes douces entières, torréfiées à cœur, parfois complétées de pistaches vertes. La plaque est prise entre deux fines feuilles de pain azyme, puis découpée en barres, en pavés ou en carrés.

Spécialité de Montélimar, dans le sud de la Drôme, il est protégé depuis 2024 par une indication géographique protégée (IGP). Son cahier des charges impose au moins 25 % de miel dans les matières sucrantes, au moins 30 % d’amandes, et n’autorise aucun additif en dehors de la vanille. Il existe en deux textures : dur et croquant, ou tendre et moelleux, selon la cuisson.

Vendu toute l’année dans les confiseries de la ville, longtemps acheté sur le bord de la route des vacances, il reste une douceur de fête. En Provence, le nougat blanc et le nougat noir figurent parmi les treize desserts de Noël, posés sur la table après le gros souper du 24 décembre.

Histoire & origine

Les confiseries de miel et de fruits secs sont anciennes autour de la Méditerranée, et le nougat appartient à cette grande famille, comme le turrón espagnol ou le torrone italien. Son nom vient du provençal, où il dérive d’un mot désignant la noix, du latin nux : les premiers nougats de la région auraient été faits de noix et de miel.

À Montélimar, ville qui tire son nom de la famille seigneuriale des Adhémar, une légende raconte qu’un seigneur du lieu aurait rapporté la recette au retour de la première croisade, à la fin du XIe siècle ; aucun document ne permet de le vérifier. Plus sûrement, des plantations d’amandiers se développent dans la région au XVIe siècle, et l’amande remplace peu à peu la noix pour accompagner le miel. Le climat sec de la vallée du Rhône, qui évite au nougat de devenir collant, aurait favorisé sa fabrication.

Le « nougat de Montélimar », au miel et aux amandes, est cité pour la première fois dans les archives de la ville en 1701, comme un présent de choix offert à des hôtes de marque. D’abord fabriqué par des pâtissiers, il devient à la fin du XVIIIe siècle l’affaire de nougatiers spécialisés, dont les savoir-faire se sont transmis jusqu’à aujourd’hui. Au tournant du XXe siècle, Émile Loubet, maire de Montélimar avant de devenir président de la République, contribue à le faire connaître au-delà de la région.

Au XXe siècle, la ville se trouve sur la route nationale 7, l’axe des départs en vacances vers le Midi : les boutiques et fabriques de nougat qui la bordent en font un arrêt gourmand obligé et un souvenir rapporté dans toute la France. La filière s’organise ensuite pour protéger son nom : le cahier des charges de l’IGP est homologué en France en 2023, et la dénomination « nougat de Montélimar » est enregistrée en indication géographique protégée par l’Union européenne en novembre 2024. Il est fabriqué à Montélimar et dans treize communes voisines du sud de la Drôme.

Le saviez-vous ?

L’IGP n’autorise aucun additif dans le nougat de Montélimar, à l’exception de la vanille, en gousse ou en arôme naturel. Le pain azyme qui enveloppe le nougat est une feuille comestible sans levain : il empêche la pâte de coller et se mange avec elle. Le mot nougat dérive d’un nom provençal de la noix : les amandes n’auraient remplacé les noix qu’à partir du XVIe siècle. En Provence, le nougat blanc et le nougat noir sont deux des treize desserts de Noël ; selon les familles, on y voit le symbole du bien et du mal. Le nougat de Montélimar se vend en plaques, en pavés, en barres, en brisures et même moulé, par exemple en forme d’œufs à Pâques.

Composition traditionnelle

Une pâte blanche de miel, de sucre et de blancs d’œufs montés, garnie d’amandes torréfiées, entre deux feuilles de pain azyme.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Colorants, conservateurs et arômes autres que la vanille (exclus par l’IGP) Fruits confits, chocolat ou noisettes en garniture (ce sont d’autres nougats) Miel caramélisé sans blancs d’œufs (c’est un nougat noir) Amandes hachées prises dans un caramel (c’est une nougatine) Gélatine ou amidon
La recette

Nougat blanc maison au miel, aux amandes et aux pistaches

Un nougat blanc dans la tradition de Montélimar : miel cuit à 120-125 °C, sucre cuit à 145-150 °C, blancs montés, amandes torréfiées et pistaches, pris entre deux feuilles de pain azyme. Une plaque de 20 cm, soit une trentaine…

Temps total
13 h 15
Difficulté
Intermédiaire
Portions
30 pers.
Coût / pers.
≈ 0,40 €
Voir la recette pas à pas → 9 ingrédients · 15 étapes

Le matériel pour réussir la nougat de montélimar

Ustensiles utilisés dans la recette Nougat blanc maison au miel, aux amandes et aux pistaches.

Conseils de réussite

  • Cuire le miel et le sucre au thermomètre : 120-125 °C pour le miel, 145-150 °C pour le sucre.
  • Torréfier les amandes à cœur et les garder chaudes jusqu’au mélange.
  • Verser les sirops en filet, le long de la paroi, robot en marche.
  • Dessécher longuement la pâte : c’est elle qui décide de la tenue du nougat.
  • Laisser reposer une nuit avant de découper au couteau chaud.
  • Conserver au sec, chaque morceau emballé, jamais au réfrigérateur.

Erreurs fréquentes

  • Sucre pas assez cuit Le nougat reste mou, colle aux dents et au couteau.
  • Miel trop cuit Il caramélise, brunit la pâte et lui donne un goût amer.
  • Fruits secs froids La pâte fige d’un coup et ne se mélange plus.
  • Stockage humide Au réfrigérateur ou à l’air libre, le nougat devient collant.

Variantes

Traditionnelle
Nougat de Montélimar dur

Pâte plus cuite et plus desséchée, croquante, qui se casse ou se coupe en fines barres.

Traditionnelle
Nougat de Montélimar tendre

Pâte moins desséchée, moelleuse, qui se coupe en pavés et se mâche longuement.

Traditionnelle
Nougat noir de Provence

Miel cuit jusqu’à caramélisation et amandes, sans blancs d’œufs, entre deux feuilles de pain azyme : très dur, servi parmi les treize desserts.

Inspirée
Turrón espagnol

Cousin espagnol, dur aux amandes entières ou tendre aux amandes broyées, incontournable des fêtes de fin d’année.

Inspirée
Torrone italien

Nougat italien au miel, aux blancs d’œufs et aux amandes ou noisettes, souvent associé à la ville de Crémone.

Inspirée
Nougats aromatisés

Nougats aux fruits confits, au chocolat ou aux noisettes, vendus par les confiseurs à côté de la dénomination protégée.

Adaptée
Nougat blanc maison

Recette familiale au robot pâtissier, aux proportions proches de celles de Montélimar, cuite au thermomètre.

Adaptations par appareil

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Comparaisons utiles

Nougat ou calisson ? Les deux confiseries provençales reposent sur du pain azyme ; le calisson est une pâte crue d’amandes broyées et de melon confit sous un glaçage blanc, le nougat une pâte de miel et de blancs montés garnie d’amandes entières. Nougat blanc ou nougat noir ? Le blanc doit sa couleur aux blancs d’œufs montés et reste tendre ou croquant ; le noir est un miel caramélisé aux amandes, sans blancs, beaucoup plus dur. Nougat ou turrón ? Le turrón espagnol suit le même principe de miel, de sucre, de blancs et d’amandes ; sa version tendre est faite d’amandes broyées, alors que le nougat de Montélimar garde les amandes entières. Nougat ou nougatine ? Malgré son nom, la nougatine n’a ni miel ni blancs d’œufs : c’est un caramel aux amandes hachées, étalé en plaque fine et cassante. Nougat ou baklava ? Le baklava associe aussi miel, amandes et pistaches, mais en feuilles de pâte filo cuites au four et imbibées de sirop.

Conserver et réchauffer

  • Plusieurs semaines dans son emballage ou en boîte hermétique, au frais et au sec, à l’abri de la lumière.
  • Ne pas le mettre au réfrigérateurl’humidité le rend collant.
  • RéchauffageNe se réchauffe pas : servir à température ambiante.
  • CongélationDéconseillée : à la décongélation, la condensation rend le nougat collant et ramollit le pain azyme.
Via Rankeat

Nougat de Montélimar à Marseille

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

Comment est calculée la Note Rankeat ?La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.

Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur nougat de montélimar.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Pâte blanc ivoire, fine et régulière, sans grain de sucre.
  • Amandes nombreuses, entières, blondes et croquantes jusqu’au cœur.
  • Parfum de miel net, sans note de brûlé ni d’arôme artificiel.
  • Pistaches d’un vert franc, lorsqu’il y en a.
  • Nougat dur qui se casse net, ou nougat tendre qui se mâche sans coller aux dents.
  • Pain azyme fin, bien collé sur les deux faces.

Techniques

Torréfaction

Griller les amandes à four doux jusqu’à ce qu’elles soient blondes à cœur, pour développer leur goût.

Cuisson du sucre au thermomètre

Cuire le miel au gros boulé, vers 120-125 °C, et le sirop de sucre au grand cassé, vers 145-150 °C.

Meringue au sucre cuit

Verser les sirops brûlants en filet sur des blancs montés, robot en marche, comme pour une meringue italienne.

Dessèchement

Fouetter longuement la pâte, parfois au bain-marie, pour en chasser l’humidité et régler sa fermeté.

Mise en cadre

Couler la pâte entre deux feuilles de pain azyme, la presser sous un poids et la laisser reposer avant découpe.

Alternatives

Proche
Calisson d’Aix

Autre confiserie provençale sur pain azyme, à la pâte d’amandes et au melon confit.

Proche
Turrón

Le nougat espagnol, dur ou tendre, au miel et aux amandes.

Variante
Nougat noir

Miel caramélisé et amandes, sans blancs d’œufs, très dur.

Variante
Nougat tendre aux fruits confits

Nougat blanc garni de fruits confits, hors dénomination protégée.

Chronologie

Fin du XIe siècle (légende)
Selon une légende locale, un seigneur de la famille Adhémar aurait rapporté le nougat de la première croisade.
XVIe siècle
Les amandiers se développent dans la région ; l’amande remplace peu à peu la noix dans le nougat au miel.
1701
Première mention du nougat de Montélimar dans les archives de la ville, comme présent offert à des hôtes de marque.
Fin du XVIIIe siècle
Le métier de nougatier s’installe à Montélimar, prenant le relais des pâtissiers.
Tournant du XXe siècle
Émile Loubet, maire de Montélimar puis président de la République, contribue à faire connaître le nougat.
XXe siècle
Sur la route nationale 7, les boutiques de nougat font de Montélimar une étape gourmande des départs en vacances.
2023-2024
Le cahier des charges de l’IGP est homologué en France en 2023, puis la dénomination est enregistrée par l’Union européenne en novembre 2024.

Service & accords

Servir le nougat à température ambiante, coupé en carrés ou en fines barres sur une planche ou une assiette, à raison d’un ou deux morceaux par personne. Un nougat dur se casse ou se coupe au couteau-scie ; un nougat tendre se tranche au couteau passé sous l’eau chaude.

À Noël en Provence : nougat blanc et nougat noir prennent place parmi les treize desserts, sur la table dressée de trois nappes blanches, et restent servis jusqu’au 27 décembre selon la tradition.

Le reste de l’année : avec le café, en fin de repas, ou offert en souvenir de Montélimar et de la Drôme.

Tradition provençale : un vin cuit de Provence, servi avec les treize desserts.

Vins doux naturels : un muscat de Beaumes-de-Venise, dont les arômes floraux rejoignent le miel.

Sans alcool : café, thé vert au jasmin, infusion de verveine ou de tilleul.

Anecdotes

  • Montélimar tire son nom de la famille seigneuriale des Adhémar, à laquelle une légende rattache aussi l’arrivée du nougat dans la ville.
  • Les boutiques de nougat installées le long de la nationale 7 ont fait de Montélimar l’une des étapes les plus connues de la route des vacances.
  • À Pâques, certains nougatiers moulent leur nougat en forme d’œufs.

Lexique

Nougatier
Artisan confiseur spécialisé dans la fabrication du nougat.
Pain azyme
Feuille comestible très fine, sans levain, qui enveloppe le nougat et les calissons.
Torréfaction
Cuisson à sec qui grille les amandes et développe leur arôme.
Gros boulé
Stade de cuisson du sucre ou du miel autour de 120-125 °C : une goutte plongée dans l’eau froide forme une boule ferme.
Grand cassé
Stade de cuisson du sucre autour de 145-150 °C : une goutte refroidie devient dure et cassante.
Treize desserts
Ensemble de douceurs servies en Provence après le gros souper de Noël, dont le nougat blanc et le nougat noir.
IGP
Indication géographique protégée : signe européen qui lie un produit et son savoir-faire à une zone géographique.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le nougat de Montélimar ?

C’est un nougat blanc fabriqué autour de Montélimar, dans la Drôme. Sa pâte est faite de miel et de sucre cuits, versés sur des blancs d’œufs montés en neige, puis garnie d’amandes torréfiées et parfois de pistaches. La plaque est prise entre deux feuilles de pain azyme et découpée en barres ou en carrés.

Le nougat de Montélimar a-t-il une IGP ?

Oui. La dénomination « nougat de Montélimar » est enregistrée en indication géographique protégée par l’Union européenne depuis novembre 2024. Le cahier des charges impose au moins 25 % de miel dans les matières sucrantes, au moins 30 % d’amandes douces entières torréfiées, et interdit tout additif sauf la vanille. Le nougat doit être fabriqué à Montélimar ou dans treize communes voisines.

Quelle différence entre nougat blanc et nougat noir ?

Le nougat blanc, comme celui de Montélimar, contient des blancs d’œufs montés qui lui donnent sa couleur claire et sa texture aérée. Le nougat noir est fait de miel cuit jusqu’à caramélisation, mélangé à des amandes souvent non mondées, sans blancs d’œufs : il est brun, très dur et au goût de miel plus puissant.

Nougat dur ou nougat tendre : quelle différence ?

Les ingrédients sont les mêmes ; tout se joue à la cuisson et au dessèchement de la pâte. Un sucre cuit plus haut et une pâte travaillée plus longtemps donnent un nougat dur, croquant, qui se casse. Une pâte moins desséchée donne un nougat tendre, moelleux, qui se mâche. L’IGP reconnaît les deux textures.

Pourquoi le nougat est-il entre deux feuilles de pain azyme ?

Le pain azyme est une feuille comestible très fine et sans levain. Posé sur les deux faces, il empêche la pâte de nougat, très collante, d’adhérer au moule, aux doigts et à l’emballage. Il n’a presque pas de goût et se mange avec le nougat. Selon les fabricants, il peut contenir du gluten.

Le nougat fait-il partie des treize desserts de Noël ?

Oui : en Provence, le nougat blanc et le nougat noir figurent parmi les treize desserts servis après le gros souper du 24 décembre, aux côtés des mendiants, des dattes, de la pompe à l’huile et des fruits. La liste exacte varie selon les familles, mais les deux nougats y sont presque toujours présents.

D’où vient le mot nougat ?

Le mot vient du provençal, où il dérive d’un nom de la noix, du latin nux. Les premiers nougats de la région auraient été préparés avec des noix et du miel ; les amandes, cultivées dans la vallée du Rhône à partir du XVIe siècle, les ont ensuite remplacées.

Sources