Cuberdons maison démoulés du plateau d’amidon et alignés sur du papier cuisson, l’un ouvert, framboises à côtéImage générée par IA
Sans lactoseVeganVégétarien

Cuberdons maison à la framboise

Une recette de cuberdons faisable à la maison, sans prétendre égaler les confiseurs gantois : sirop de sucre cuit au thermomètre, gomme arabique, jus de framboise concentré et moulage dans un lit d’amidon de maïs. Deux jours de croûtage pour une trentaine de cônes à cœur coulant.

Préparation
1 h
Cuisson
25 min
Total
52 h 30
Difficulté
Difficile
Coût estimé
8 – 12 €
soit ≈ 1 €/pers.
Portions
10 pers.

Le cuberdon, ou neuzeke, est un petit cône violet à croûte de sucre cristallisé et au cœur de sirop parfumé à la framboise. Les confiseurs le fabriquent en coulant un sirop additionné de gomme arabique dans des empreintes creusées dans de l’amidon : l’amidon absorbe l’humidité de la surface, le sucre y cristallise et forme une coque, tandis que l’intérieur reste liquide.

Autant le dire franchement : c’est une confiserie difficile. Il faut un thermomètre fiable, un amidon bien sec et deux jours de patience, et le résultat dépend de l’humidité de la pièce. Cette recette reproduit le principe artisanal avec du matériel de cuisine ; attendez-vous à quelques cônes ratés à la première fournée et à une couleur plus rose-mauve que le violet intense du commerce, faute de colorant.

Fiche du plat
Cuberdon
Histoire, origine & variantes →
Publicité

Ingrédients

10 personnes

Préparation

  1. 1
    Dissoudre la gomme arabique

    Faire tiédir 60 ml d’eau à 50–60 °C. Verser la gomme arabique en pluie en remuant à la cuillère, sans fouetter. Couvrir et laisser hydrater au moins 2 heures à température ambiante (ou une nuit au réfrigérateur), en remuant de temps en temps. Filtrer au tamis fin si des grains subsistent.

    Solution épaisse, lisse et translucide, sans grains ni grumeaux.
  2. 2
    Sécher l’amidon
    • Fécule de maïs 1000 g

    Tamiser la fécule de maïs dans le plat à rebords : la couche doit faire 4 à 5 cm d’épaisseur. La sécher 1 heure au four à 60 °C, en la remuant à la fourchette à mi-temps. Une fécule bien sèche aspire l’humidité de la surface du sirop : c’est ce qui permet à la croûte de se former.

    Fécule légère, qui coule entre les doigts sans faire de mottes.
  3. 3
    Extraire le jus de framboise
    • Framboise 200 g
    • Cassis 30 g

    Mettre les framboises et le cassis dans la petite casserole, couvrir et cuire 5 minutes à feu doux jusqu’à ce que les fruits éclatent. Verser dans le chinois posé sur un bol et presser avec le dos d’une cuillère pour extraire tout le jus en retenant les pépins.

    Environ 120 ml de jus rouge violacé, sans pépins.
  4. 4
    Concentrer le jus

    Remettre le jus filtré dans la petite casserole propre et le faire réduire à feu moyen, en remuant, jusqu’à environ 50 ml. Ce concentré apporte le goût de framboise sans trop d’eau dans le sirop. Laisser tiédir.

    Jus légèrement sirupeux, réduit de plus de moitié.
  5. 5
    Niveler le lit d’amidon

    Sortir le plat du four et laisser l’amidon redescendre vers 35–40 °C. L’égaliser en passant une règle plate sur les bords du plat, puis tapoter le plat sur le plan de travail pour tasser légèrement : la surface doit être lisse et assez ferme pour garder une empreinte nette.

    Surface plane, une empreinte de doigt garde des bords nets.
  6. 6
    Creuser les empreintes

    Poudrer la douille de fécule, puis l’enfoncer droit, pointe en bas, sur environ 3 cm de profondeur, et la retirer verticalement d’un geste net. Recommencer en laissant 1,5 cm entre deux empreintes, jusqu’à une trentaine de cônes. Reprendre une empreinte qui s’effondre en lissant l’amidon avec la règle.

    Une trentaine de cônes réguliers aux parois lisses, pointe intacte.
  7. 7
    Lancer le sirop
    • Sucre 350 g

    Dans la casserole à fond épais, mélanger le sucre, 80 ml d’eau et le jus de framboise concentré. Chauffer à feu moyen en remuant jusqu’à dissolution complète du sucre, avant l’ébullition. Arrêter alors de remuer et laver les parois au pinceau mouillé pour décoller les cristaux.

    Sirop limpide, sans aucun grain de sucre au fond ni sur les parois.
  8. 8
    Cuire le sirop à 113–115 °C

    Plonger la sonde du thermomètre dans le sirop, sans toucher le fond. Laisser bouillir à feu moyen sans remuer, en lavant encore les parois au pinceau si des cristaux apparaissent, jusqu’à 113–115 °C. Retirer aussitôt du feu.

    Le thermomètre indique 113 à 115 °C ; les bulles sont fines et serrées.
  9. 9
    Incorporer la gomme arabique

    Laisser reposer le sirop 1 à 2 minutes hors du feu, le temps que les bulles retombent. Verser la solution de gomme arabique tiède en filet, en mélangeant lentement à la spatule en silicone, sans fouetter, jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Écumer la mousse éventuelle.

    Sirop homogène, brillant et sans bulles en surface.
  10. 10
    Laisser tempérer

    Laisser le sirop tiédir dans la casserole, sans le remuer, jusqu’à 75–80 °C. Il reste fluide mais ne fait plus fondre les parois d’amidon en coulant.

    Sirop encore fluide, qui coule en filet continu de la spatule.
  11. 11
    Couler dans les empreintes

    Verser le sirop dans l’entonnoir à piston (ou le pichet à bec fin) et remplir chaque empreinte exactement à ras bord, en un seul geste. Travailler vite et sans à-coups : si le sirop épaissit trop, le réchauffer quelques secondes à feu très doux.

    Toutes les empreintes sont pleines, surface plane, sans coulure sur l’amidon.
  12. 12
    Couvrir d’amidon

    Tamiser délicatement, de haut, une couche régulière de 3 à 5 mm de fécule sèche sur l’ensemble du plat, pour recouvrir la base des cônes. Ne pas couvrir le plat d’un film : l’humidité doit pouvoir s’échapper.

    Plus aucune trace de sirop visible en surface.
  13. 13
    Premier croûtage

    Laisser le plat 24 heures à température ambiante (18–22 °C), dans une pièce sèche et à l’abri des vapeurs de cuisson, sans le déplacer. Pendant ce temps, l’amidon absorbe l’eau de la surface et le sucre y cristallise en une fine coque.

    En dégageant un cône témoin du bout d’une cuillère, sa surface est sèche et ne colle plus.
  14. 14
    Retourner et prolonger

    Soulever délicatement chaque cône avec une petite cuillère et le reposer sur sa base dans l’amidon, pointe en haut, pour que la croûte s’épaississe de façon régulière. Saupoudrer de fécule et laisser encore 24 heures. Dans une pièce humide, prolonger jusqu’à 24 heures de plus.

    Les cônes se manipulent sans se déformer et sonnent légèrement creux sous l’ongle.
  15. 15
    Démouler et brosser

    Sortir les cuberdons un par un et les brosser délicatement au pinceau sec à poils souples pour retirer toute la fécule. Mettre de côté les cônes fendus ou percés. Tamiser l’amidon restant et le garder dans un bocal pour une prochaine fournée.

    Cônes violets mats, sans poudre blanche ; un cône coupé laisse couler un sirop épais.
  16. 16
    Ressuyer et mettre en boîte

    Laisser les cuberdons ressuyer 1 heure sur une grille, à l’air sec. Les ranger ensuite en une seule couche, sans qu’ils se touchent, dans une boîte hermétique tapissée de papier cuisson, et les déguster dans les jours qui suivent.

    Croûte sèche au toucher, qui ne colle pas au papier.

Matériel

En images

Photos de la fiche Cuberdon

Avec vos appareils

Four traditionnel

Sécher la fécule 1 heure à 60 °C en chaleur tournante ou statique, porte entrouverte avec une cuillère en bois si le four ne descend pas sous 70 °C. Point d’attention : laisser l’amidon redescendre vers 35–40 °C avant de creuser les empreintes.

Thermomix

Utile pour le jus de framboise (5 min/90 °C/sens inverse/vitesse 1, puis filtrer) et pour dissoudre la gomme (3 min/50 °C/vitesse 2). Point d’attention : cuire le sirop de préférence à la casserole avec un thermomètre à sonde, la précision de 113–115 °C étant décisive.

Plaque à induction

Cuire le sirop à puissance moyenne (5 à 6 sur 9) pour une montée en température régulière. Point d’attention : en fin de cuisson, la température grimpe vite ; surveiller le thermomètre à partir de 108 °C.

Astuces du chef

  • La température du sirop fait tout : 2 °C de trop et le cœur grainera, 3 °C de moins et la croûte ne prendra pas. Noter le résultat de chaque fournée pour ajuster.
  • Faire un cône témoin dans un coin du plat : c’est lui qu’on sacrifie pour vérifier la croûte.
  • L’amidon se réutilise indéfiniment : tamisé et séché au four, il sert pour les fournées suivantes.
  • Pour le violet franc des confiseurs, ajouter une pointe de colorant alimentaire violet en gel dans le sirop, hors du feu.
  • Une fournée d’essai à moitié des quantités permet de régler la température de son thermomètre sans gâcher trop de sucre.

Erreurs fréquentes

Pas de croûte, les cônes restent collants

Sirop pas assez cuit ou amidon humide : cuire jusqu’à 113–115 °C, sécher la fécule 1 heure au four et prolonger le croûtage de 24 heures dans une pièce sèche.

Cuberdons entièrement durs et granuleux

Sirop trop cuit ou cristaux restés dans la casserole : ne pas dépasser 115 °C, dissoudre le sucre avant l’ébullition et laver les parois au pinceau.

Cônes fendus qui fuient

Croûte trop fine ou cônes manipulés trop tôt : attendre que le cône témoin soit bien sec et soulever à la cuillère, jamais avec les doigts.

Pointe arrondie ou cônes déformés

Empreintes trop rapprochées ou sirop coulé trop chaud : espacer de 1,5 cm, retirer la douille bien verticalement et couler vers 75–80 °C.

Bulles et petits trous dans la croûte

La gomme a été fouettée : la mélanger lentement à la spatule et laisser retomber la mousse avant de couler.

Goût de framboise trop discret

Jus insuffisamment concentré : le réduire davantage, ou ajouter quelques gouttes d’arôme naturel de framboise hors du feu.

Remplacer un ingrédient

  • Gomme arabique remplacé par Aucune alternative fidèle

    Gélatine, pectine ou agar-agar donnent un bonbon gélifié et non un cœur sirupeux ; sans gomme, on obtient plutôt un bonbon à croûte de sucre façon bonbon à la liqueur.

  • Framboises remplacé par Sirop de framboise du commerce (50 ml réduits de moitié) ou arôme naturel

    Goût plus régulier d’une fournée à l’autre ; avec l’arôme, ajouté à 50 ml d’eau, prévoir une pointe de colorant violet pour la couleur.

  • Cassis remplacé par Mûres, myrtilles, ou une pointe de colorant alimentaire violet

    Le cassis ne sert qu’à la couleur : sans lui, les cuberdons seront rose framboise.

  • Fécule de maïs remplacé par Fécule de pomme de terre

    Même rôle de moulage ; bien la sécher, elle reprend vite l’humidité.

Variantes

Version express

Il n’existe pas de vrai cuberdon express : la croûte demande au moins une journée. Version rapide : couler le sirop à la gomme dans des empreintes d’amidon, ne laisser croûter que 24 heures et déguster aussitôt.

Compromis : croûte très fine et fragile, cuberdons à manger dans la journée.

Version gastronomique

Parfumer le sirop avec un concentré de framboises très mûres et un trait de jus de cassis, sans colorant, puis rehausser hors du feu d’une goutte d’eau-de-vie de framboise.

Finition : présenter les cônes sur un lit de sucre cristal teinté de framboise lyophilisée, à côté d’une glace à la vanille.

Dressage et accords

Présenter les cuberdons pointe en haut, serrés dans une coupelle ou dans un cornet de papier, à la manière des marchands de Gand. Pour les servir à table, poser deux ou trois cônes à côté d’un café, sur une soucoupe. Prévenir les convives : on croque la pointe, puis on laisse couler le cœur.

À boire, à servir avec

Café noir, expresso ou thé noir, qui tempèrent le sucre. En Belgique, une bière fruitée de type kriek ou framboise prolonge la note de fruits rouges ; un petit verre de jenever bien frais, avec modération, pour une fin de repas.

Anti-gaspillage

  • La pulpe et les pépins de framboise restés dans le chinois parfument un yaourt, une compote ou une vinaigrette aux fruits.
  • Les cuberdons fendus ou ratés se dissolvent dans un peu d’eau chaude : on obtient un sirop de framboise pour une limonade ou un coulis.
  • Les cuberdons devenus durs se concassent sur une glace ou dans une crème fouettée.
  • L’amidon de moulage se tamise, se sèche et se garde en bocal pour la prochaine fournée.

Questions fréquentes

Peut-on vraiment faire des cuberdons à la maison ?

Oui, mais c’est une confiserie exigeante : il faut un thermomètre précis, un amidon bien sec et deux jours de croûtage. Les premières fournées sont rarement parfaites.

Où trouver de la gomme arabique ?

Dans les boutiques spécialisées en pâtisserie et en confiserie, en ligne, et parfois en pharmacie ou en épicerie africaine. Choisir une poudre de qualité alimentaire (E414).

Pourquoi le cœur reste-t-il liquide ?

L’amidon absorbe l’humidité de la seule surface, où le sucre cristallise en coque ; l’intérieur, protégé et épaissi par la gomme arabique, reste un sirop.

Pourquoi mes cuberdons n’ont-ils pas de croûte ?

Le sirop n’était pas assez cuit, l’amidon pas assez sec ou la pièce trop humide. Cuire à 113–115 °C et prolonger le croûtage de 24 heures.

Ces cuberdons sont-ils végétariens ?

Oui : ils ne contiennent ni gélatine ni produit animal. La gomme arabique est une résine d’acacia, d’origine végétale.

Combien de temps se gardent-ils ?

1 à 2 semaines en boîte hermétique, au sec. Ensuite, le cœur cristallise peu à peu et le cuberdon devient dur.

Vos réalisations

Vous avez réalisé cette recette ? Soyez le premier à partager votre photo.

Connectez-vous pour partager la photo de votre réalisation.

Avis

Soyez le premier à donner votre avis

Notez-la et partagez vos astuces avec les autres cuisiniers.

Via Rankeat

Cuberdon à Paris

Rankeat ne classe pas encore de restaurant pour ce plat à Paris. Essayez une autre ville ou découvrez les meilleures adresses de Paris.

Les meilleurs restaurants de Paris sur Rankeat →

Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

Comment est calculée la Note Rankeat ?La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.

Autres recettes