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Poulet au curry
Une poudre jaune, un oignon fondu, un peu de coco et du riz : le curry de poulet devenu classique des dîners de famille.
Poulet au curry : qu’est-ce que c’est ?
Le poulet au curry est un plat de poulet en sauce parfumé à la poudre de curry : des morceaux de volaille dorés, mijotés avec de l’oignon fondu, de l’ail et du gingembre, puis liés au lait de coco ou à la crème. Servi avec du riz, c’est un plat complet, doux et doré, devenu un classique des dîners de famille et des cantines.
Il ne correspond à aucune recette indienne précise. En Inde, le mot « curry » n’est pas employé pour un plat unique : il désigne, surtout hors du pays, une grande famille de préparations en sauce, chacune avec ses épices propres. La poudre de curry, elle, est un mélange prêt à l’emploi né du commerce britannique, qui a voyagé jusqu’aux cuisines européennes.
Le poulet au curry « à la française » est donc une interprétation familiale, souvent peu piquante. Il se distingue du butter chicken de Delhi, à la tomate et au beurre, du poulet tikka masala aux morceaux grillés, et du curry vert thaï, fait d’une pâte de piments frais et non de poudre.
Histoire & origine
Le mot « curry » viendrait du tamoul kari, qui désigne une sauce ou un accompagnement épicé servi avec le riz ; les Portugais, installés sur la côte de Malabar dès le XVIe siècle, l’auraient transmis sous la forme caril. Les Européens l’ont ensuite appliqué, de façon très large, à toutes sortes de plats en sauce qu’ils découvraient en Inde. Sur place, en revanche, chaque plat porte son propre nom et chaque cuisinière compose ses mélanges d’épices, ou masalas, selon la recette, la région et la saison.
La poudre de curry est une invention commerciale liée à la présence britannique en Inde. De retour en Grande-Bretagne, des employés de la Compagnie des Indes et des militaires voulaient retrouver ces saveurs ; des épiciers londoniens se mettent à vendre des mélanges tout prêts dès la fin du XVIIIe siècle. Au milieu du même siècle, le livre de cuisine de Hannah Glasse proposait déjà une recette de curry à la mode des Indes, souvent citée parmi les premières en anglais. Ces poudres associent le plus souvent curcuma, coriandre, cumin, fenugrec, gingembre, poivre et piment, en proportions variables selon les marques.
En France, le mot s’écrit longtemps « cari » ou « kari ». Des recettes de volaille au kari apparaissent dans les livres de cuisine du XIXe siècle, et la cuisine classique emploie l’appellation « à l’indienne » pour des sauces parfumées au curry. Les comptoirs français de l’Inde, comme Pondichéry, et les îles de l’océan Indien ont aussi leurs propres caris, très différents du curry en poudre. Ces filiations restent difficiles à dater précisément.
Au XXe siècle, le poulet au curry devient un plat de famille et de restauration collective : poulet, oignon, poudre de curry, parfois une pomme ou des raisins secs, liés à la crème fraîche et servis avec du riz. Le lait de coco, de plus en plus facile à trouver en conserve, s’impose ensuite dans de nombreuses versions, sous l’influence des cuisines d’Asie du Sud-Est et des restaurants indiens. Le plat n’a ni date ni inventeur : c’est une interprétation européenne, devenue un classique à part entière.
Il n’existe pas de « poudre de curry » traditionnelle en Inde : chaque plat a son mélange d’épices, souvent préparé à la maison. C’est le curcuma qui donne à la poudre de curry sa couleur jaune d’or. Le curry japonais, servi avec le tonkatsu, descend lui aussi de la poudre de curry britannique, arrivée au Japon à la fin du XIXe siècle. Les « feuilles de curry », utilisées dans le sud de l’Inde, proviennent d’un arbuste et n’entrent généralement pas dans la poudre de curry. À La Réunion, le cari est un plat mijoté au curcuma, que les Réunionnais appellent « safran », et non à la poudre de curry.
Composition traditionnelle
Du poulet doré puis mijoté dans une sauce à l’oignon, aux épices et au lait de coco ou à la crème, servi avec du riz.
1
Poulet
hauts de cuisse ou blancs, en morceaux Voir la fiche →
5
Tomate
souvent une cuillerée de concentré, pour la couleur et l’acidité Voir la fiche →
6
Riz blanc
basmati ou thaï, l’accompagnement indispensable Voir la fiche →
Poulet au curry et lait de coco
Hauts de cuisse de poulet dorés puis mijotés dans une sauce onctueuse au curry, au lait de coco, à l’oignon fondu et au gingembre, servis avec du riz basmati : le poulet au curry familial, prêt en 50 minutes pour…
- Temps total
- 50 min
- Difficulté
- Facile
- Portions
- 4 pers.
- Coût / pers.
- ≈ 2,90 €
Le matériel pour réussir la poulet au curry
Ustensiles utilisés dans la recette Poulet au curry et lait de coco.
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- Casserole de 2 litres avec couvercle (pour le riz) Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
- Couteau de chef (pour couper le poulet et ciseler les oignons) Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Planche à découper réservée à la viande crue Acheter Planche à découper sur Amazon (lien affilié)
- Râpe fine (pour le gingembre et la pomme) Acheter Râpe sur Amazon (lien affilié)
- Presse-agrumes (pour le citron vert) Acheter Presse-agrumes sur Amazon (lien affilié)
- Spatule en bois (pour gratter les sucs) Acheter Spatule en bois sur Amazon (lien affilié)
- Passoire fine (pour rincer le riz) Acheter Passoire sur Amazon (lien affilié)
- Verre doseur Acheter Verre doseur sur Amazon (lien affilié)
- Cuillères à mesurer
- Papier absorbant (pour éponger le poulet)
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Conseils de réussite
- Choisir des hauts de cuisse, plus moelleux que les blancs après mijotage.
- Faire fondre les oignons longuement : ils donnent le corps et la douceur de la sauce.
- Torréfier la poudre de curry une minute dans la matière grasse avant de mouiller.
- Mijoter le lait de coco à petit frémissement, jamais à gros bouillons.
- Finir avec un trait de citron vert et de la coriandre fraîche.
- Doser le curry selon les convives et laisser chacun relever son assiette.
Erreurs fréquentes
- Curry cru Versée dans le liquide sans être torréfiée, la poudre garde un goût de poussière.
- Poulet sec Des blancs mijotés trop longtemps deviennent filandreux.
- Sauce tranchée Le lait de coco a bouilli trop fort et rendu son huile.
- Trop de curry Au-delà de deux cuillerées pour quatre, l’amertume du curcuma domine.
Variantes
La version familiale française la plus ancienne : poulet mijoté au bouillon, sauce liée à la crème fraîche en fin de cuisson.
Une pomme râpée et quelques raisins secs dans la sauce, pour la note douce-acidulée des currys d’autrefois.
Courgettes, poivrons ou pois chiches ajoutés pendant le mijotage, pour un plat complet en une cocotte.
Une poignée de jeunes épinards fondue dans la sauce au dernier moment, à la manière d’un saag.
La version au lait de coco ne contient ni crème ni beurre.
Base dorée en mode dorer, puis 6 minutes de cuisson sous pression.
Curry doux, une seule cuillerée, beaucoup de lait de coco et une pomme râpée.
Adaptations par appareil
Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.
Comparaisons utiles
Conserver et réchauffer
- 3 jours au réfrigérateur, en boîte fermée, une fois refroidi.
- Ne pas laisser le plat plus de 2 heures à température ambiante.
- Conserver le riz à part et le consommer dans les 24 heures.
- RéchauffageÀ feu doux, à couvert, avec un peu d’eau pour détendre la sauce, en remuant. Ajouter la coriandre fraîche et le citron vert après réchauffage.
- Congélation3 mois en boîte hermétique, sans le riz. Décongeler une nuit au réfrigérateur et fouetter la sauce pendant le réchauffage si elle paraît granuleuse.
Poulet au curry à Paris
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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026 Comment est calculée la Note Rankeat ?
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Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur poulet au curry.
À quoi reconnaître un plat réussi ?
- Poulet tendre et juteux, qui se coupe à la fourchette.
- Sauce dorée, onctueuse et nappante, sans film d’huile.
- Épices parfumées et rondes, sans goût de poudre crue.
- Oignons entièrement fondus dans la sauce.
- Piquant mesuré, qui laisse percevoir le gingembre et le coco.
- Riz aux grains séparés, servi bien chaud.
Techniques
Saisir le poulet en une seule couche, à feu vif, pour développer les sucs.
Les cuire à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient translucides et blonds, sans les brunir.
Faire revenir la poudre de curry une minute dans la matière grasse pour libérer ses arômes.
Cuire le poulet à couvert, à petit frémissement, dans la sauce au lait de coco.
Riz rincé, une fois et demie son volume d’eau, couvercle fermé, puis repos.
Finir avec un acide, ici le citron vert, pour réveiller les épices.
Alternatives
Poulet mariné et grillé dans une sauce tomate au beurre et à la crème.
Morceaux de poulet grillés dans une sauce tomate crémeuse et épicée.
La même sauce au curry, version végétarienne aux pois chiches.
Version de la mer, cuite en quelques minutes seulement.
Chronologie
Service & accords
Le poulet au curry se sert bien chaud, en plat principal, avec un grand bol de riz au centre de la table. Comptez environ 175 g de poulet et 75 g de riz cru par personne. Des naans, un chutney de mangue et un yaourt nature permettent à chacun d’adoucir ou de relever son assiette.
Au restaurant : il figure à la carte des brasseries, des cantines et des restaurants de cuisine du monde, souvent sous le nom de « curry de poulet ».
À la maison : c’est un plat de semaine rapide, qui se prépare la veille et se réchauffe très bien.
Blanc : les épices et le lait de coco appellent un blanc aromatique, avec un peu de rondeur, comme un gewurztraminer ou un pinot gris d’Alsace.
Rouge : si vous préférez le rouge, choisissez-le léger et fruité, servi frais, car les tanins s’accordent mal avec les épices.
Sans alcool : lassi à la mangue, limonade au gingembre ou thé glacé.
Anecdotes
- Dans de nombreuses familles françaises, le poulet au curry était longtemps l’un des rares plats « exotiques » de la semaine, préparé avec une poudre de curry achetée au supermarché.
- Les raisins secs et la pomme, fréquents dans les versions d’autrefois, rappellent les currys des clubs et des cantines britanniques.
- Le curry japonais, aujourd’hui plat national au Japon, a la même ascendance britannique que le poulet au curry européen.
Lexique
- Curry
- Mot employé hors de l’Inde pour une famille de plats en sauce épicée, et pour la poudre d’épices qui les parfume.
- Masala
- Mot hindi désignant un mélange d’épices, moulues ou entières, composé selon chaque plat.
- Kari ou cari
- Ancienne graphie française du curry, toujours employée pour le cari réunionnais.
- Curcuma
- Racine séchée et moulue qui donne sa couleur jaune à la poudre de curry.
- Torréfier
- Chauffer des épices à sec ou dans la matière grasse pour développer leurs arômes.
- À l’indienne
- Appellation de la cuisine classique française pour une préparation parfumée au curry.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le poulet au curry ?
C’est un plat de poulet en sauce parfumé à la poudre de curry. Les morceaux de volaille sont dorés, puis mijotés avec de l’oignon fondu, de l’ail, du gingembre et du lait de coco ou de la crème. On le sert avec du riz. Il s’agit d’une interprétation familiale européenne, et non d’une recette indienne précise.
Le curry est-il une épice ?
Non. La poudre de curry est un mélange de plusieurs épices, le plus souvent curcuma, coriandre, cumin, fenugrec, gingembre, poivre et piment. Sa composition varie selon les marques, d’où des currys doux, moyens ou forts. En Inde, le mot « curry » désigne plutôt, vu de l’extérieur, une famille de plats en sauce, chacun avec ses épices.
Le poulet au curry est-il un plat indien ?
Il s’inspire des plats en sauce de l’Inde, mais sa version française n’a pas d’équivalent exact là-bas. La poudre de curry s’est diffusée par le commerce britannique, et le poulet au curry à l’oignon, à la crème ou au lait de coco, servi avec du riz, s’est fixé dans les cuisines familiales d’Europe. Les cuisines indiennes emploient plutôt des mélanges d’épices propres à chaque plat.
D’où vient le mot « curry » ?
L’étymologie la plus souvent avancée le rattache au tamoul kari, qui désigne une sauce ou un accompagnement épicé servi avec le riz. Les Portugais l’auraient transmis sous la forme caril, puis les Anglais sous la forme curry. En français, on a longtemps écrit « cari » ou « kari », graphie toujours employée à La Réunion.
Poulet au curry : lait de coco ou crème ?
Les deux existent. La crème fraîche correspond à la version familiale française la plus ancienne, plus lactée. Le lait de coco, devenu courant avec les conserves, donne une sauce onctueuse et légèrement sucrée, qui supporte mieux le mijotage et convient aux personnes qui évitent le lactose. Certains cuisiniers mélangent les deux.
Le poulet au curry est-il piquant ?
Tout dépend du curry choisi. Une poudre de curry doux, sans ou presque sans piment, donne un plat parfumé mais peu piquant, adapté aux enfants. Les currys dits « forts » ou « Madras » sont plus relevés. Le lait de coco et le riz adoucissent la sauce, et chacun peut ajouter du piment dans son assiette.
Quelle est la différence entre poulet au curry et butter chicken ?
Le butter chicken, attribué à un restaurant de Delhi au milieu du XXe siècle, utilise du poulet mariné et grillé, plongé dans une sauce à la tomate, au beurre et à la crème, parfumée au fenugrec séché. Le poulet au curry familial est simplement doré puis mijoté dans une sauce à l’oignon, à la poudre de curry et au lait de coco.