Bol de curry massaman au bœuf : sauce coco orangée, bœuf fondant, pommes de terre, échalotes, cacahuètes, cannelle, cardamome et laurier, avec riz jasminImage générée par IA
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ThaïlandeThaïlandePlat principal

Curry massaman

Cardamome, cannelle, cacahuètes et lait de coco : le plus doux et le plus épicé des curries thaïs.

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Origine Thaïlande
Service Chaud, avec du riz jasmin
Difficulté Facile
Durée moyenne 2 h 40
Allergènes Arachides (cacahuètes), poisson (sauce poisson), crustacés (pâte de crevettes dans la plupart des pâtes) ; naturellement sans lactose, généralement sans gluten (vérifier les étiquettes)

Curry massaman : qu’est-ce que c’est ?

Le curry massaman, en thaï kaeng matsaman, est un curry mijoté au lait de coco dont la pâte associe aux aromates thaïs (piments séchés, citronnelle, galanga, échalote, ail) des épices sèches venues de l’Inde et du monde persan : cardamome, cannelle, clou de girofle, muscade, cumin et coriandre. On y cuit du bœuf, du poulet ou de l’agneau, avec des pommes de terre, des oignons ou des échalotes et des cacahuètes.

Sa sauce brun-orangé, épaisse et nappante, se distingue par un équilibre sucré, salé et acidulé apporté par le sucre de palme, la sauce poisson et le tamarin. Moins piquant que le curry vert ou le curry rouge, il est souvent présenté comme le plus doux des grands curries thaïs, et son nom rappellerait les communautés musulmanes qui l’ont fait connaître.

Histoire & origine

Le curry massaman est né de la rencontre entre la cuisine thaïe et les cuisines du monde persan, indien et malais. Du XVIe au XVIIIe siècle, le royaume d’Ayutthaya, grand port de commerce, accueille des marchands venus de Perse, d’Inde et de la péninsule malaise, dont de nombreux musulmans. Ils apportent des épices sèches et des façons de cuisiner la viande en sauce qui vont marquer la cuisine de la cour et celle du sud du pays, où vivent d’importantes communautés musulmanes.

Son origine précise reste incertaine. Une tradition populaire relie le plat à l’entourage de Cheikh Ahmad Qomi, marchand persan installé à Ayutthaya au début du XVIIe siècle et devenu haut dignitaire du royaume ; aucune source d’époque ne permet de le confirmer. D’autres auteurs insistent plutôt sur le rôle des communautés musulmanes du sud de la Thaïlande, à la frontière du monde malais.

Le nom matsaman viendrait de l’ancien mot musalman, « musulman », passé par le persan : le massaman serait littéralement le « curry musulman ». Une autre hypothèse, moins répandue, le rapproche du malais masam, « aigre », en écho au tamarin. L’une des mentions écrites les plus souvent citées se trouve dans un poème attribué au roi Rama II (règne 1809-1824), consacré aux mets et aux douceurs, qui évoque le massaman et son parfum d’épices.

Plusieurs de ses ingrédients sont eux-mêmes des voyageurs : le piment, l’arachide et la pomme de terre, originaires des Amériques, ne sont arrivés en Asie qu’à partir du XVIe siècle, la pomme de terre plus tardivement encore. Au XXe siècle, les restaurants thaïs du monde entier ont fait du massaman l’un des curries thaïs les plus connus, apprécié pour sa douceur. Il est souvent cité pour sa première place dans un classement de lecteurs publié par CNN Travel en 2011, classement à prendre comme une marque de popularité plutôt que comme une référence.

Le saviez-vous ?

Le mot « massaman » viendrait de « musulman » : le plat rappellerait les communautés musulmanes, perses, indiennes et malaises, qui ont contribué à la cuisine thaïe. C’est l’un des rares curries thaïs à utiliser autant d’épices sèches : cardamome, cannelle, clou de girofle, muscade, cumin et coriandre. Dans le sud de la Thaïlande, il se prépare surtout au poulet, au bœuf ou à l’agneau, et rarement au porc. Piment, cacahuètes et pommes de terre, trois de ses ingrédients, viennent des Amériques. Un poème attribué au roi Rama II, au début du XIXe siècle, évoque déjà le massaman et son parfum d’épices.

Composition traditionnelle

Une pâte aux épices sèches frite dans la crème de coco, une viande longuement mijotée, des pommes de terre, des cacahuètes et l’équilibre sucré-salé-acidulé du tamarin.

Ce que la recette traditionnelle ne contient pas
Basilic thaï (il caractérise le curry vert) Aubergines thaïes Crème laitière ou yaourt Tomates Porc, rarement utilisé dans la tradition musulmane du plat
La recette

Curry massaman de bœuf aux pommes de terre

Le curry massaman de bœuf à la maison : paleron mijoté 1 h 30 dans le lait de coco avec cardamome et cannelle, pâte massaman frite dans la crème de coco, pommes de terre, oignons, cacahuètes, puis l’équilibre sucré-salé-acidulé du…

Temps total
2 h 40
Difficulté
Facile
Portions
4 pers.
Coût / pers.
≈ 4,80 €
Voir la recette pas à pas → 17 ingrédients · 12 étapes

Le matériel pour réussir la curry massaman

Ustensiles utilisés dans la recette Curry massaman de bœuf aux pommes de terre.

Conseils de réussite

  • Choisir un morceau de bœuf à mijoter, riche en collagène, comme le paleron.
  • Cuire la viande longtemps à tout petit frémissement, jamais à gros bouillons.
  • Faire frire la pâte dans la crème de coco jusqu’à ce que l’huile se sépare.
  • Ajouter les pommes de terre seulement pour les 30 dernières minutes.
  • Équilibrer en fin de cuisson avec le sucre de palme, la sauce poisson et le tamarin, en goûtant.
  • Préparer le massaman la veille : il est meilleur réchauffé.

Erreurs fréquentes

  • Viande cuite trop vite Un morceau à mijoter cuit à feu vif reste dur et filandreux.
  • Pâte simplement diluée Versée crue dans le lait de coco, elle garde un goût poudreux et plat.
  • Sauce trop sucrée Le massaman est doux, mais le sucre doit être équilibré par le salé et l’acidité du tamarin.
  • Pommes de terre en purée Ajoutées trop tôt ou trop petites, elles se défont et épaississent la sauce.

Variantes

Traditionnelle
Massaman au poulet

Souvent préparé avec des cuisses entières, cuites dans la sauce avec les pommes de terre ; l’une des versions les plus courantes en Thaïlande.

Traditionnelle
Massaman au bœuf

Bœuf à mijoter cuit longuement dans le lait de coco jusqu’à devenir fondant ; la version la plus connue à l’étranger.

Traditionnelle
Massaman à l’agneau ou au chevreau

Préparé notamment dans les communautés musulmanes du sud du pays, où le porc est exclu.

Inspirée
Massaman de joue ou de jarret de bœuf

Morceaux très gélatineux mijotés 3 heures ou plus, une version prisée des restaurants.

Adaptée
Massaman végétarien

Tofu, patate douce ou potiron, pâte sans crevettes et sauce soja à la place de la sauce poisson.

Adaptations par appareil

Cocotte Four Cookeo

Seuls les appareils réellement pertinents pour ce plat sont affichés.

Conserver et réchauffer

  • 3 jours au réfrigérateur, dans une boîte hermétique, séparément du riz.
  • Réfrigérer dans les 2 heures après cuisson, en particulier le riz.
  • RéchauffageÀ feu doux, à couvert, avec un peu d’eau ou de lait de coco, sans faire bouillir ; il est souvent meilleur le lendemain.
  • Congélation3 mois sans le riz ; décongeler 12 heures au réfrigérateur et réchauffer doucement en mélangeant, les pommes de terre devenant un peu plus farineuses.
Via Rankeat

Curry massaman à Paris : les meilleures adresses

  1. Jones à Paris Jones 11ᵉ arrondissement · bistrot, cuisine fusion · €€ 4,5/5 Note Rankeat Google 4,5 · 605 avis
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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

Comment est calculée la Note Rankeat ?La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.

Pour aller plus loin

Repères, techniques, histoire et vocabulaire pour tout savoir sur curry massaman.

À quoi reconnaître un plat réussi ?

  • Sauce brun-orangé, nappante, avec de fines perles d’huile parfumée en surface.
  • Parfum net de cannelle, de cardamome et de clou de girofle.
  • Goût doux et rond, sucré-salé, avec une pointe acidulée de tamarin.
  • Viande fondante qui se détache à la cuillère.
  • Pommes de terre tendres mais entières.
  • Piquant présent mais discret.

Techniques

Mijotage doux au lait de coco

Cuire la viande à tout petit frémissement pendant 1 h 30 à 2 heures pour qu’elle devienne fondante sans que le lait de coco tranche.

Faire craquer la crème de coco

Chauffer la crème épaisse du lait de coco jusqu’à ce que son huile se sépare, pour y frire la pâte.

Torréfaction des épices

Chauffer à sec cardamome, cannelle et autres épices entières pour libérer leurs arômes avant de mouiller.

Pâte pilée au mortier

Écraser piments séchés, aromates grillés et épices torréfiées jusqu’à une pâte fine et très parfumée.

Équilibre des trois saveurs

Ajuster à la fin le sucré du sucre de palme, le salé de la sauce poisson et l’acidité du tamarin, en goûtant.

Alternatives

Proche
Curry jaune (kaeng kari)

Autre curry thaï d’influence indienne, au curcuma, souvent au poulet et aux pommes de terre.

Proche
Rendang

Bœuf indonésien et malais cuit dans le lait de coco et les épices jusqu’à une sauce presque sèche.

Proche
Panang

Curry thaï épais au lait de coco, souvent au bœuf, parfumé aux cacahuètes et aux feuilles de combava.

Variante
Massaman au poulet

La même sauce avec des cuisses de poulet, prête en moins d’une heure.

Chronologie

XVIe siècle
Le piment et l’arachide, originaires des Amériques, commencent à se diffuser en Asie du Sud-Est par le commerce maritime.
XVIIe siècle
Le royaume d’Ayutthaya accueille de nombreux marchands perses, indiens et malais, dont beaucoup sont musulmans ; leurs épices et leurs plats en sauce influencent la cuisine de la cour.
1809-1824
Règne de Rama II : un poème qui lui est attribué, consacré aux mets, évoque le massaman ; c’est l’une des mentions écrites les plus citées.
XXe siècle
Avec les restaurants thaïs à l’étranger, le massaman devient l’un des curries thaïs les plus connus, apprécié pour sa douceur.
2011
Un classement établi par les votes des lecteurs de CNN Travel le place en tête des plats préférés, un résultat abondamment repris depuis.

Service & accords

Servir bien chaud dans un bol creux, avec du riz jasmin à part. En Thaïlande, le curry est l’un des plats d’un repas partagé : il se pose au centre de la table avec d’autres préparations, et chacun en verse sur son riz.

Couverts : on le mange à la cuillère, aidée d’une fourchette ; la viande, bien mijotée, se coupe sans couteau.

Accompagnement : un petit ajad de concombre au vinaigre sucré, ou des roti pour saucer, apportent fraîcheur et contraste.

Vins blancs aromatiques : un gewurztraminer d’Alsace, dont les notes épicées et la rondeur répondent à la cannelle et au lait de coco.

Vins rouges : un rouge souple, fruité et peu tannique, comme un gamay, convient à la version au bœuf.

Bière : une blonde légère et désaltérante.

Sans alcool : thé glacé thaï, eau de coco, citronnade au citron vert.

Anecdotes

  • Le poème attribué à Rama II associerait le parfum du massaman à la personne qui l’a préparé ; l’identité de celle-ci est diversement rapportée.
  • Hors de Thaïlande, le massaman est souvent conseillé aux convives qui craignent le piment, comme le curry thaï le plus doux de la carte.
  • Le massaman fait partie des curries thaïs que l’on prépare volontiers à l’avance : comme un pot-au-feu ou un bourguignon, il gagne à être réchauffé.

Lexique

Kaeng
Mot thaï désignant les plats en sauce ou en bouillon à base de pâte d’aromates, traduit par « curry ».
Matsaman
Nom thaï du massaman, généralement rapproché du mot « musulman ».
Kapi
Pâte de crevettes fermentées et salées, ingrédient de la plupart des pâtes de curry.
Tamarin
Fruit en gousse dont la pulpe brune et acidulée, délayée dans l’eau, apporte l’acidité du massaman.
Sucre de palme
Sucre tiré de la sève de palmier, à la saveur caramélisée, vendu en pains ou en pâte.
Ajad
Petit condiment thaï de concombre, d’échalote et de piment au vinaigre sucré, servi avec les plats riches.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le curry massaman ?

Un curry thaï mijoté au lait de coco, le kaeng matsaman, dont la pâte associe aromates thaïs et épices sèches (cardamome, cannelle, clou de girofle, muscade). Il se prépare au bœuf, au poulet ou à l’agneau, avec des pommes de terre, des oignons et des cacahuètes, et se sert avec du riz jasmin.

D’où vient le nom « massaman » ?

Il viendrait de l’ancien mot « musalman », « musulman », passé par le persan : le plat serait le « curry musulman », en référence aux marchands et communautés musulmanes qui l’ont influencé. Une autre hypothèse le rapproche du malais « masam », « aigre ».

Le curry massaman est-il piquant ?

Il est doux à moyennement épicé : c’est souvent le moins piquant des grands curries thaïs. Sa pâte contient toutefois des piments séchés, et sa force varie selon les marques.

Quelle différence entre massaman et curry vert ?

Le curry vert repose sur des piments verts frais, du basilic thaï et des aubergines ; il est fluide et piquant. Le massaman utilise des épices sèches, des pommes de terre et des cacahuètes ; il est plus épais, plus doux et légèrement sucré-acidulé.

Avec quelle viande fait-on le massaman ?

Le bœuf et le poulet sont les plus courants ; l’agneau et le chevreau sont aussi utilisés, notamment dans le sud de la Thaïlande. Le porc est rare, le plat étant lié aux traditions musulmanes.

Le massaman contient-il des allergènes ?

Oui : des arachides (cacahuètes), du poisson (sauce poisson) et le plus souvent des crustacés (pâte de crevettes dans la pâte de curry). Il est naturellement sans lactose et généralement sans gluten ; vérifier toujours les étiquettes.

Comment conserver le curry massaman ?

3 jours au réfrigérateur, séparément du riz, ou 3 mois au congélateur. Le réchauffer doucement avec un peu d’eau, sans le faire bouillir.

Sources