Image générée par IA
Curry massaman de bœuf aux pommes de terre
Le curry massaman de bœuf à la maison : paleron mijoté 1 h 30 dans le lait de coco avec cardamome et cannelle, pâte massaman frite dans la crème de coco, pommes de terre, oignons, cacahuètes, puis l’équilibre sucré-salé-acidulé du sucre de palme, de la sauce poisson et du tamarin. Un plat doux et réconfortant pour 4 personnes, servi avec du riz jasmin.
Le curry massaman, kaeng matsaman en thaï, réunit du bœuf mijoté jusqu’à devenir fondant, des pommes de terre, des oignons et des cacahuètes dans une sauce au lait de coco parfumée à la pâte de curry massaman, à la cardamome et à la cannelle. On le finit avec du sucre de palme, de la sauce poisson et du tamarin, qui lui donnent son goût à la fois sucré, salé et légèrement acidulé.
La recette n’a rien de difficile : elle demande surtout du temps. Le paleron cuit d’abord 1 h 30 à petit frémissement dans le lait de coco, puis la pâte, frite à part dans la crème de coco, rejoint la cocotte avec les légumes. Niveau d’épice : moyen. C’est le plus doux des grands curries thaïs, mais la pâte contient des piments séchés et sa force varie selon les marques : commencer par 3 cuillères à soupe et goûter.
Ingrédients
Quantités recalculées, aussi sous chaque étape. Les chiffres écrits dans le texte des étapes restent ceux de la recette d’origine, pour 4 personnes.
Préparation
- 1Préparer le jus de tamarin
- Tamarin 30 g
Mettre la pulpe de tamarin dans un petit bol avec 100 ml d’eau chaude et la laisser tremper au moins 15 minutes. L’écraser ensuite à la fourchette ou avec les doigts pour la détacher des graines et des fibres, puis passer le tout dans une passoire fine en pressant bien la pulpe. Réserver le jus épais obtenu.
Un jus brun, épais comme une compote fluide, sans graines ni fibres. - 2Couper le bœuf
- Paleron de bœuf 700 g
Couper le paleron en cubes réguliers d’environ 4 cm. Retirer les gros nerfs durs et l’excès de gras extérieur, mais garder la fine membrane gélatineuse du centre : elle fond à la cuisson et rend la viande moelleuse.
Des morceaux généreux et de taille égale. - 3Torréfier les épices entières
- Cardamome 5 gousses
- Cannelle 1 bâton
- Laurier-sauce 2 feuilles
Mettre les gousses de cardamome légèrement écrasées, le bâton de cannelle et les feuilles de laurier dans la cocotte vide et les faire chauffer à sec 1 à 2 minutes à feu moyen, en remuant, jusqu’à ce qu’ils dégagent leur parfum.
La cuisine sent la cannelle et la cardamome, les épices ne noircissent pas. - 4Lancer le mijotage du bœuf
- Lait de coco 800 ml
Ouvrir les boîtes de lait de coco sans les secouer, prélever à la cuillère environ 150 ml de la crème épaisse qui s’est formée en surface et la réserver dans un bol. Verser le reste du lait de coco et 250 ml d’eau dans la cocotte sur les épices, ajouter les cubes de bœuf et porter doucement à frémissement.
La viande est juste couverte de liquide, qui frémit à peine. - 5Mijoter le bœuf 1 h 30
Baisser le feu au minimum, couvrir la cocotte en laissant le couvercle légèrement entrouvert et laisser cuire 1 h 30 à tout petit frémissement. Remuer toutes les 20 minutes en raclant le fond et ajouter un peu d’eau si la viande se découvre.
La pointe d’un couteau entre facilement dans la viande, qui commence à se détacher en fibres. - 6Préparer les légumes
- Pomme de terre 500 g
- Oignon jaune 2
Pendant que le bœuf cuit, éplucher les pommes de terre et les couper en gros morceaux d’environ 4 cm, puis les garder dans un bol d’eau froide. Éplucher les oignons et les couper en quartiers en conservant un peu de la base pour que les pétales restent attachés.
Morceaux de pommes de terre réguliers, quartiers d’oignon qui se tiennent. - 7Frire la pâte de curry
Environ 30 minutes avant la fin du mijotage, chauffer la crème de coco réservée dans une poêle à feu moyen-vif en remuant : elle bout, réduit puis « craque » au bout de 3 à 5 minutes, de petites perles d’huile apparaissant en surface. Si elle ne se sépare pas, ajouter la cuillère à soupe d’huile. Ajouter 3 cuillères à soupe de pâte massaman et la faire revenir 2 à 3 minutes en l’écrasant et en remuant sans cesse ; goûter et ajouter le reste selon le piquant souhaité.
La pâte embaume la cannelle et le piment grillé, l’huile se colore en rouge-orangé. - 8Réunir la pâte, les légumes et les cacahuètes
- Cacahuètes grillées 50 g
Verser la pâte frite dans la cocotte en raclant bien la poêle avec un peu de sauce. Ajouter les pommes de terre égouttées, les quartiers d’oignon et les cacahuètes, mélanger délicatement et revenir à petit frémissement.
Sauce uniformément brun-orangé, légumes presque couverts. - 9Cuire les pommes de terre
Laisser mijoter 30 minutes à découvert, en remuant délicatement de temps en temps pour ne pas casser les pommes de terre. La sauce réduit et devient nappante, la viande finit de devenir fondante.
Les pommes de terre sont tendres à cœur mais entières, le bœuf se coupe à la cuillère. - 10Lancer le riz jasmin
- Riz jasmin 300 g
Pendant la cuisson des pommes de terre, rincer le riz jasmin dans une passoire fine jusqu’à ce que l’eau soit presque claire. Le mettre dans une casserole avec 450 ml d’eau, porter à ébullition, couvrir et cuire 12 minutes à feu très doux. Couper le feu et laisser reposer 10 minutes sans soulever le couvercle.
Toute l’eau est absorbée, les grains sont tendres et légèrement collants. - 11Assaisonner et équilibrer
- Sauce poisson 2 c. à soupe
- Sucre de palme 25 g
Ajouter le sucre de palme râpé, 1 cuillère à soupe de sauce poisson et la moitié du jus de tamarin, mélanger jusqu’à ce que le sucre fonde, puis goûter. Ajuster avec le reste de sauce poisson et de tamarin : le massaman doit être d’abord doux et sucré-salé, avec une pointe acidulée en finale. Retirer le bâton de cannelle et les feuilles de laurier.
Aucune saveur ne domine : sucré, salé et acidulé se répondent, les épices restent au premier plan. - 12Laisser reposer et servir
Couper le feu, couvrir la cocotte et laisser reposer 10 minutes : la sauce épaissit légèrement et les saveurs se fondent. Égrainer le riz à la fourchette et servir le curry dans des bols creux, le riz à part.
Sauce nappante et brillante, perles d’huile orangée en surface.
Matériel
- Cocotte en fonte de 24 cm avec couvercle Acheter Cocotte sur Amazon (lien affilié)
- Poêle ou petite sauteuse pour frire la pâte Acheter Poêle sur Amazon (lien affilié)
- Casserole moyenne avec couvercle pour le riz Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
- Passoire fine Acheter Passoire sur Amazon (lien affilié)
- Petit bol pour le tamarin Acheter Saladier sur Amazon (lien affilié)
- Planche à découper Acheter Planche à découper sur Amazon (lien affilié)
- Couteau de chef Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Cuillère en bois Acheter Cuillère en bois sur Amazon (lien affilié)
- Louche Acheter Louche sur Amazon (lien affilié)
Liens affiliés Amazon : en tant que Partenaire Amazon, Eatipedia réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises, sans surcoût pour vous.
Avec vos appareils
Cocotte
La méthode de la recette : une cocotte en fonte garde un frémissement régulier pendant 2 heures. Point d’attention : le lait de coco ne doit jamais bouillir fort, garder le feu au minimum.
Voir sur Amazon Cocotte sur Amazon (lien affilié)Four traditionnel
Après l’étape 4, couvrir la cocotte et l’enfourner 1 h 30 à 150 °C, puis ajouter la pâte frite, les légumes et les cacahuètes et prolonger 45 minutes à découvert. Point d’attention : la chaleur douce du four évite que le lait de coco attache ou tranche.
Cookeo
Mode dorer : faire craquer la crème de coco 4 minutes, frire la pâte 2 minutes, ajouter le bœuf, le reste du lait de coco, 150 ml d’eau et les épices, cuire 35 minutes sous pression. Ajouter les pommes de terre, les oignons et les cacahuètes, cuire 8 minutes sous pression, puis assaisonner. Point d’attention : la sauce reste plus liquide, la faire réduire quelques minutes en mode dorer.
Voir sur Amazon Cookeo sur Amazon (lien affilié)Liens affiliés Amazon : en tant que Partenaire Amazon, Eatipedia réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises, sans surcoût pour vous.
Astuces du chef
- Le paleron, riche en collagène, est idéal : il devient fondant sans se dessécher. Le jarret ou la joue de bœuf conviennent aussi.
- Torréfier la cardamome et la cannelle avant de mouiller : leur parfum se diffuse bien mieux dans la sauce.
- Ajouter le tamarin à la fin et en deux fois : son acidité se mesure au goût et réveille la sauce.
- Le massaman est encore meilleur réchauffé le lendemain, comme la plupart des plats mijotés.
- Pour plus de croquant, réserver quelques cacahuètes concassées et en parsemer les bols au service.
Erreurs fréquentes
Viande dure
Elle n’a pas assez cuit ou a bouilli trop fort : prolonger de 20 à 30 minutes à tout petit frémissement, couvercle entrouvert, avant d’ajouter les pommes de terre.
Sauce trop sucrée
Ajouter un peu de jus de tamarin et une cuillère à café de sauce poisson, puis goûter. La prochaine fois, ajouter le sucre de palme en deux fois.
Curry fade
Pâte pas assez frite ou trop peu de sauce poisson : faire revenir une cuillère de pâte dans un peu d’huile, l’ajouter, puis rectifier en sauce poisson et en tamarin.
Sauce trop piquante
Ajouter du lait de coco et un peu de sucre de palme, et servir avec davantage de riz. Commencer la prochaine fois par 3 cuillères à soupe de pâte.
Pommes de terre en purée
Variété farineuse ou morceaux trop petits : choisir une pomme de terre à chair ferme en morceaux de 4 cm, et remuer délicatement.
Lait de coco tranché en grumeaux
Ébullition trop forte : baisser le feu, ajouter quelques cuillères de lait de coco froid et mélanger doucement. Le goût n’est pas altéré.
Remplacer un ingrédient
-
Paleron de bœuf remplacé par Hauts de cuisse ou cuisses entières de poulet
Version très courante en Thaïlande ; cuisson réduite à 30 à 40 minutes au total.
-
Paleron de bœuf remplacé par Épaule d’agneau en cubes
Goût plus marqué, qui s’accorde très bien avec les épices ; même temps de cuisson que le bœuf.
-
Pommes de terre remplacé par Patate douce
Sauce plus sucrée : réduire alors le sucre de palme ; la patate douce cuit en 15 à 20 minutes.
-
Tamarin remplacé par Jus de citron vert
Acidité plus vive et moins fruitée, sans la rondeur du tamarin ; l’ajouter hors du feu, par petites quantités, en goûtant.
-
Cacahuètes grillées remplacé par Noix de cajou grillées
Goût plus doux et plus beurré ; attention, la noix de cajou est un fruit à coque, allergène elle aussi. En cas d’allergie, supprimer simplement les cacahuètes.
-
Sauce poisson remplacé par Sauce soja claire
Goût moins iodé ; pour une version sans poisson ni crustacés, choisir aussi une pâte sans pâte de crevettes.
Variantes
Version express
Remplacer le paleron par des hauts de cuisse de poulet désossés en morceaux, cuits 25 minutes dans le lait de coco avec la pâte frite, les pommes de terre et les épices. Prêt en 45 minutes.
Compromis : sauce moins profonde, sans le fondant du bœuf longuement mijoté.
Version gastronomique
Préparer la pâte massaman maison : griller à sec échalotes, ail, citronnelle et galanga, torréfier coriandre, cumin, girofle, cardamome, cannelle et muscade, puis piler le tout au mortier avec des piments séchés trempés, du sel et un peu de pâte de crevettes. Remplacer le paleron par de la joue de bœuf mijotée 3 heures.
Finition : servir avec des roti (galettes feuilletées) et un ajad de concombre, échalote et piment au vinaigre sucré.
Dressage et accords
Servir le curry dans des bols creux, avec un morceau de bœuf, des pommes de terre et un quartier d’oignon dans chaque bol, quelques cacahuètes concassées sur le dessus et le riz jasmin à part. En Thaïlande, le curry se pose au milieu de la table avec d’autres plats, et chacun en verse sur son riz à la cuillère, souvent accompagné d’un petit condiment de concombre au vinaigre (ajad).
À boire, à servir avec
Vins : un gewurztraminer d’Alsace, dont les arômes épicés répondent à la cannelle et à la cardamome, ou un rouge souple et fruité peu tannique, comme un gamay. Bière : une blonde légère et fraîche. Sans alcool : thé glacé thaï, citronnade au citron vert, eau de coco.
Anti-gaspillage
- Le reste de lait ou de crème de coco se congèle en bac à glaçons pour un prochain curry.
- Un reste de massaman garnit des roti ou des galettes de blé roulées, ou se sert sur des nouilles de riz.
- La sauce restante, détendue avec un peu de bouillon, devient une soupe aux légumes.
- Le riz cuit restant, refroidi rapidement et gardé au réfrigérateur, se transforme en riz sauté le lendemain.
Questions fréquentes
Quel morceau de bœuf choisir pour un massaman ?
Un morceau à mijoter riche en collagène : paleron, jarret, joue ou macreuse. Ils deviennent fondants après 2 heures de cuisson douce, là où un rumsteck ou un faux-filet sècheraient.
Quelle quantité de pâte massaman mettre ?
Pour 4 personnes et 800 ml de lait de coco, compter 3 à 5 cuillères à soupe selon la marque. Commencer par 3, goûter après l’avoir fait revenir, puis compléter.
Pourquoi ajouter le tamarin à la fin ?
Son acidité équilibre la douceur du lait de coco et du sucre de palme. Ajoutée en fin de cuisson et en deux fois, elle se dose au goût et garde sa fraîcheur.
Le curry massaman est-il adapté aux enfants ?
C’est le plus doux des curries thaïs, mais la pâte contient des piments séchés. Pour les enfants, mettre 2 cuillères à soupe de pâte, plus de lait de coco et servir avec beaucoup de riz.
Peut-on le préparer la veille ?
Oui, et c’est même conseillé : comme la plupart des plats mijotés, il est meilleur réchauffé. Le garder au réfrigérateur et le réchauffer doucement avec un peu d’eau.
Par quoi remplacer les cacahuètes en cas d’allergie ?
Les supprimer simplement : le curry reste très bon. Vérifier aussi l’étiquette de la pâte massaman, qui peut avoir été fabriquée dans un atelier utilisant des arachides.
Vos réalisations
Vous avez réalisé cette recette ? Soyez le premier à partager votre photo.
Connectez-vous pour partager la photo de votre réalisation.
Avis
Soyez le premier à donner votre avis
Notez-la et partagez vos astuces avec les autres cuisiniers.
Curry massaman à Paris : les meilleures adresses
Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026 Comment est calculée la Note Rankeat ?
La Note Rankeat combine la note Google de l'établissement, le nombre d'avis reçus, et les votes et avis de la communauté Rankeat (comptes connectés) : une note appuyée sur des centaines d'avis pèse plus qu'une note parfaite obtenue sur quelques avis. Les fiches revendiquées par leur propriétaire bénéficient d'un léger bonus. C'est cette note qui détermine l'ordre du classement.