Nouilles udon en bouillon avec tofu frit et cibouleImage générée par IA
Sans lactoseSportifs

Kitsune udon d’Osaka, bouillon clair au kombu et tofu frit mijoté

Le bol d’udon d’Osaka à la maison : un dashi clair au kombu et à la bonite, assaisonné à la sauce soja claire, et de grandes feuilles de tofu frit mijotées au sucre et à la sauce soja, juteuses et sucrées-salées.

Préparation
15 min
Cuisson
40 min
Total
1 h 05
Difficulté
Facile
Coût estimé
9 – 14 €
soit ≈ 2,90 €/pers.
Portions
4 pers.

Le kitsune udon est le grand classique des échoppes d’udon d’Osaka : des nouilles de blé épaisses dans un bouillon clair au kombu et à la bonite séchée, coiffées d’une grande feuille de tofu frit (aburaage) mijotée au sucre et à la sauce soja.

Tout repose sur deux préparations simples : un dashi maison, chauffé lentement pour garder sa limpidité, et un aburaage mijoté jusqu’à ce qu’il soit gorgé de jus. Le bouillon, assaisonné à la sauce soja claire comme dans le Kansai, reste doré et léger ; c’est l’aburaage qui apporte la douceur. Avec des udon surgelées, comptez à peine plus d’une heure, dont la moitié d’attente.

Fiche du plat
Kitsune udon
Histoire, origine & variantes →
Publicité

Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Chauffer lentement l’eau et le kombu
    • Kombu 15 g

    Essuyer le kombu avec un linge humide sans le laver (la poudre blanche en surface est riche en goût), le mettre dans une grande casserole avec 1,7 litre d’eau froide et chauffer à feu très doux, pendant une vingtaine de minutes. Le retirer dès que de petites bulles apparaissent au fond, vers 60-70 °C, et en tout cas avant l’ébullition.

    Kombu souple et gonflé, eau à peine dorée, parfum marin léger.
  2. 2
    Infuser la bonite

    Porter l’eau au frémissement, ajouter d’un coup les 30 g de katsuobushi, laisser frémir 30 secondes, puis couper le feu. Laisser infuser 3 minutes, le temps que les copeaux tombent au fond de la casserole.

    Copeaux tombés au fond, bouillon ambré clair au parfum fumé.
  3. 3
    Filtrer le dashi

    Verser le bouillon dans une passoire fine tapissée d’un linge propre ou d’une étamine, posée sur un saladier, et laisser s’égoutter sans presser les copeaux. On obtient environ 1,5 litre de dashi : en réserver 200 ml pour l’aburaage, le reste servira au bouillon.

    Dashi limpide, d’un ambré très clair ; environ 1,5 litre.
  4. 4
    Dégraisser l’aburaage

    Plonger les feuilles d’aburaage 1 minute dans une casserole d’eau bouillante en les maintenant immergées (c’est l’aburanuki, qui retire l’huile de friture en surface). Les égoutter, les presser doucement entre deux feuilles de papier absorbant, puis couper chaque feuille en deux, en rectangles ou en triangles.

    Feuilles plus pâles, débarrassées de leur film gras, encore entières.
  5. 5
    Mijoter l’aburaage

    Dans une petite sauteuse, porter à frémissement 200 ml de dashi avec 30 g de sucre et 15 ml de mirin, ajouter l’aburaage en une seule couche, puis 30 ml de sauce soja. Couvrir d’un disque de papier sulfurisé percé au centre, posé à même le liquide (otoshibuta), et laisser mijoter à feu doux 12 à 15 minutes, en retournant les morceaux à mi-cuisson, jusqu’à ce qu’il ne reste que quelques cuillerées de jus.

    Morceaux brun doré, brillants, gorgés de jus ; il reste un fond de sirop.
  6. 6
    Laisser reposer dans le jus

    Couper le feu et laisser l’aburaage refroidir au moins 10 minutes dans son jus, toujours sous le papier : c’est en refroidissant qu’il absorbe le plus l’assaisonnement. Il peut être préparé la veille et gardé au réfrigérateur dans son jus.

    Aburaage juteux : une légère pression fait perler le jus.
  7. 7
    Assaisonner le bouillon

    Verser le reste du dashi (environ 1,3 litre) dans une casserole, ajouter 50 ml de sauce soja, de préférence claire (usukuchi), 40 ml de mirin et 2 g de sel. Chauffer juste au frémissement et goûter : le bouillon doit rester clair, doré, salé juste assez pour être bu à la cuillère, avec une pointe de douceur.

    Bouillon limpide, couleur thé clair, équilibré entre salé et doux.
  8. 8
    Émincer la ciboule
    • Ciboule japonaise 40 g

    Laver la ciboule, retirer les racines et l’émincer finement en biais, vert et blanc compris. La garder au frais jusqu’au dressage.

    Rondelles fines et régulières.
  9. 9
    Cuire les udon
    • Udon 1000 g

    Porter une grande casserole d’eau à ébullition (sans sel), y plonger les blocs d’udon surgelées et les cuire 1 à 2 minutes, le temps qu’elles se détachent et soient chaudes à cœur (pour des udon sèches, suivre le temps du paquet et les rincer ensuite). Égoutter soigneusement en secouant la passoire. Pendant ce temps, ébouillanter les bols pour les chauffer.

    Nouilles souples et élastiques, chaudes à cœur, bien séparées.
  10. 10
    Réchauffer l’aburaage

    Juste avant de servir, remettre la sauteuse d’aburaage sur feu doux 1 à 2 minutes pour le tiédir dans son jus, sans le faire bouillir.

    Aburaage tiède, toujours juteux.
  11. 11
    Dresser les bols
    • Shichimi tōgarashi 4 pincées

    Répartir les udon dans les bols chauds et les couvrir de bouillon brûlant, environ 300 ml par bol. Poser par-dessus deux morceaux d’aburaage côte à côte, à plat, avec un peu de leur jus, puis une poignée de ciboule émincée. Servir aussitôt, avec le shichimi tōgarashi sur la table, chacun en saupoudrant à son goût.

    Bouillon brûlant et clair, aburaage bien en vue, ciboule d’un vert vif.

Matériel

En images

Photos de la fiche Kitsune udon

Avec vos appareils

Thermomix

Pour le dashi : mettre 1,7 litre d’eau et le kombu dans le bol, 20 min/60 °C/vitesse mijotage, retirer le kombu, ajouter la bonite, 3 min/90 °C/vitesse mijotage, puis filtrer. Point d’attention : ne pas dépasser la capacité maximale du bol ; mijoter l’aburaage à part, dans une sauteuse.

Cookeo

Mijoter l’aburaage en mode cuisson manuelle douce, couvercle ouvert, 12 minutes avec le dashi sucré et la sauce soja, en retournant à mi-cuisson. Point d’attention : surveiller la réduction, le jus ne doit pas passer à sec.

Voir sur Amazon Cookeo sur Amazon (lien affilié)

Astuces du chef

  • Le secret d’un bouillon d’Osaka est sa couleur claire : la sauce soja claire (usukuchi), plus salée que la foncée, assaisonne sans brunir. À défaut, utiliser une sauce soja ordinaire et compléter avec une pincée de sel.
  • L’aburaage est meilleur préparé à l’avance : il continue d’absorber son jus en refroidissant.
  • Les udon surgelées, précuites puis congelées, ont souvent une meilleure texture que les udon sèches ou sous vide.
  • Pour un bol plus généreux, poser sur l’aburaage une ou deux tranches de kamaboko (pâte de poisson) ou un peu de wakame réhydratée.
  • Réserver un fond de jus de l’aburaage : une cuillerée dans le bol arrondit le bouillon.

Erreurs fréquentes

Bouillon trouble

Le kombu ou la bonite ont bouilli, ou les copeaux ont été pressés : chauffer doucement, filtrer sans presser, et cuire les udon à part.

Bouillon trop foncé et trop salé

Trop de sauce soja foncée : allonger d’un peu de dashi ou d’eau et préférer la sauce soja claire.

Aburaage fade

Pas assez mijoté ou égoutté trop tôt : prolonger la cuisson à feu doux et le laisser refroidir dans son jus.

Aburaage gras

L’étape d’ébouillantage a été sautée : toujours le passer 1 minute à l’eau bouillante avant de le mijoter.

Aburaage collant et amer

Le jus a réduit à sec et le sucre a caramélisé : arrêter quand il reste quelques cuillerées de sirop.

Udon molles

Cuisson trop longue ou attente avant le service : cuire au dernier moment et dresser aussitôt.

Remplacer un ingrédient

  • Dashi maison au kombu et à la bonite remplacé par Dashi instantané en granulés ou en sachets

    Beaucoup plus rapide ; goût plus marqué et un peu moins fin.

  • Katsuobushi remplacé par Shiitakés séchés (4 à 5) trempés avec le kombu

    Version entièrement végétale, au goût plus boisé et terrien.

  • Sauce soja claire (usukuchi) remplacé par Sauce soja ordinaire, en réduisant d’un tiers, et une pincée de sel

    Bouillon un peu plus foncé, goût proche.

  • Aburaage à mijoter remplacé par Feuilles de tofu frit déjà assaisonnées pour inari-zushi

    Prêtes à l’emploi, plus sucrées ; ne plus les mijoter, juste les réchauffer.

  • Udon de blé remplacé par Soba (sarrasin)

    On obtient une kitsune soba ; à Osaka, la soba à l’aburaage porte le nom de tanuki.

Variantes

Version express

Remplacer le dashi maison par 1,5 litre de dashi instantané (en granulés ou en sachets) et utiliser des feuilles de tofu frit déjà assaisonnées pour inari-zushi, simplement réchauffées dans le bouillon. Environ 15 minutes en tout.

Compromis : bouillon moins fin, aburaage plus sucré.

Version gastronomique

Préparer un dashi au kombu de Rishiri ou de Ma-kombu, mis à tremper une nuit, et associer à la bonite des copeaux de maquereau séché (sababushi), comme dans les maisons d’Osaka. Choisir des udon fraîches artisanales, mijoter l’aburaage avec un peu de saké, et servir avec de la ciboule de Kujō émincée et un trait de jus de yuzu.

Finition : quelques feuilles de mitsuba ou de cresson posées au dernier moment.

Dressage et accords

Servir dans de grands bols profonds ébouillantés : les udon d’abord, le bouillon brûlant jusqu’à les couvrir, puis les deux morceaux d’aburaage posés à plat, côte à côte, bien visibles, et une poignée de ciboule émincée sur le côté. Poser sur la table le shichimi tōgarashi et des baguettes ; on boit le bouillon directement au bol, avec ou sans cuillère.

À boire, à servir avec

Thé vert chaud (sencha ou hōjicha), le compagnon naturel d’un bol d’udon. Avec de l’alcool : un saké junmai servi tiède, ou une bière blonde japonaise. Sans alcool : thé d’orge (mugicha), eau fraîche.

Anti-gaspillage

  • Le kombu et la bonite du premier dashi font un second dashi (niban dashi) : les recouvrir de 1 litre d’eau et laisser frémir 10 minutes ; il parfume une soupe miso ou un mijoté.
  • Le kombu usagé, coupé en lanières, se mijote à la sauce soja et au mirin (tsukudani) et s’émiette sur du riz.
  • Le reste de jus de l’aburaage assaisonne un riz cuit avec ses garnitures ou des légumes mijotés.
  • Le bouillon restant se garde 2 jours au frais pour d’autres udon ou une soupe.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser du dashi instantané ?

Oui, c’est ce que font beaucoup de familles au Japon. Le dashi maison au kombu et à la bonite reste plus fin et plus clair, et ne demande qu’une demi-heure.

Pourquoi ébouillanter l’aburaage ?

Pour retirer l’huile de friture restée en surface. L’aburaage absorbe ensuite mieux le jus de cuisson et le bouillon ne se couvre pas d’yeux de gras.

Quelles udon choisir ?

Les udon surgelées, souvent de type sanuki, ont la texture la plus élastique et se cuisent en 1 à 2 minutes. Les udon sèches conviennent aussi, en suivant le temps du paquet et en les rinçant après cuisson.

Quelle sauce soja pour le bouillon ?

À Osaka, on utilise surtout la sauce soja claire (usukuchi), plus salée et plus pâle, qui assaisonne sans brunir. Avec une sauce soja ordinaire, en mettre un peu moins et compléter avec du sel.

Peut-on préparer l’aburaage à l’avance ?

Oui, et c’est même conseillé : mijoté la veille et gardé au réfrigérateur dans son jus, il est encore plus savoureux. Il se garde 3 à 4 jours.

Comment rendre la recette végétale ?

Remplacer la bonite séchée par des shiitakés séchés mis à tremper avec le kombu. Le reste de la recette est déjà sans produit animal.

Vos réalisations

Vous avez réalisé cette recette ? Soyez le premier à partager votre photo.

Connectez-vous pour partager la photo de votre réalisation.

Avis

Soyez le premier à donner votre avis

Notez-la et partagez vos astuces avec les autres cuisiniers.

Via Rankeat

Kitsune udon à Paris

Le classement Rankeat est momentanément indisponible.

Les meilleurs restaurants de Paris sur Rankeat →

Autres recettes