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Pigeonneau rôti, jus de carcasse et petits pois à la française
Quatre pigeonneaux saisis au beurre puis rôtis entiers au four, découpés en suprêmes rosés et en cuisses dorées, servis avec un jus corsé monté avec leurs carcasses, des petits pois à la française et un toast aux abats : le grand classique des tables gastronomiques, pour 4 personnes.
Le pigeonneau rôti est l’un des plats les plus raffinés de la cuisine française, et l’un des plus accessibles une fois la méthode comprise : on le saisit au beurre sur toutes les faces, on le rôtit entier quelques minutes dans un four très chaud, puis on le laisse reposer avant de lever les suprêmes et les cuisses. Les suprêmes restent rosés d’un bord à l’autre ; les cuisses, plus fermes, se finissent à la poêle côté peau.
La sauce est le jus de carcasse : une base préparée avec les ailerons et les cous, colorés avec une échalote, de l’ail et du thym puis mouillés de fond de volaille, que l’on termine avec les carcasses concassées après la découpe. Réduit et monté au beurre, il devient court, brillant et corsé. La garniture est celle de la cuisine bourgeoise, les petits pois à la française, étuvés au beurre avec de la laitue et des oignons grelots ; un toast aux abats complète l’assiette, comme dans les grandes maisons.
Comptez 40 minutes de préparation et 45 minutes de cuisson, la base du jus et les petits pois cuisant pendant que l’on prépare les pigeonneaux. Commandez-les à l’avance chez le volailler, prêts à cuire et si possible avec leurs abats. Le pigeonneau se sert rosé ; pour les personnes à risque, la recette indique comment le cuire à cœur.
Ingrédients
Quantités recalculées, aussi sous chaque étape. Les chiffres écrits dans le texte des étapes restent ceux de la recette d’origine, pour 4 personnes.
Préparation
- 1Préparer les pigeonneaux
- Petits pois 500 g
- Foie de volaille 60 g
Retirer les abats de l’intérieur et réserver le cœur et le foie. Couper aux ciseaux les ailerons à la première articulation et le cou à ras du corps : ils serviront pour le jus. Soulever la peau du cou, repérer le bréchet, petit os en forme de V à l’avant des suprêmes, le dégager à la pointe du couteau et le retirer : la découpe sera plus nette. Saler et poivrer l’intérieur, y glisser un brin de thym et une demi-gousse d’ail écrasée, et brider si on le souhaite.
Bréchet retiré, peau intacte sur les suprêmes, ailerons et cous réservés. - 2Lancer la base du jus
- Échalote 2
Chauffer une cuillère à soupe d’huile dans une sauteuse et y colorer les ailerons et les cous 6 à 8 minutes à feu moyen-vif, en remuant, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et que des sucs bruns se forment au fond. Ajouter les échalotes émincées, 2 gousses d’ail écrasées et 2 brins de thym, laisser suer 2 minutes, puis verser les 400 ml de fond de volaille en grattant les sucs. Laisser frémir à découvert 20 minutes.
Parures bien brunes, sucs dissous, base ambrée et parfumée. - 3Étuver les petits pois à la française
- Laitue 150 g
- Oignons grelots 12
- Sucre 1 c. à café
Faire fondre 20 g des 30 g de beurre dans une sauteuse, y faire suer les oignons grelots 3 minutes sans coloration. Ajouter les petits pois, la laitue en lanières, le sucre, une pincée de sel et 100 ml d’eau, couvrir et laisser étuver à feu doux 15 à 20 minutes pour des petits pois frais, 8 à 10 minutes pour des surgelés. Garder le reste du beurre pour la finition. Préchauffer le four à 220 °C.
Petits pois tendres et brillants, laitue fondue, presque plus de liquide. - 4Saisir les pigeonneaux
Saler et poivrer l’extérieur des pigeonneaux. Chauffer une cuillère à soupe d’huile et 20 g de beurre dans la cocotte allant au four. Quand le beurre mousse, y poser les pigeonneaux sur le côté et les colorer 2 minutes sur chaque cuisse, puis 1 minute sur chaque suprême, en les manipulant par la carcasse. La fiche conseil « Comment saisir une viande et obtenir une croûte dorée » détaille le geste.
Peau dorée de façon régulière, beurre noisette et non brûlé. - 5Rôtir au four
Poser les pigeonneaux sur le dos dans la cocotte et ajouter les 20 g de beurre restants ; le thym et l’ail glissés à l’intérieur parfument la chair de l’intérieur. Enfourner à 220 °C pour 8 minutes pour des pigeonneaux de 450 g, 10 minutes pour 500 g. À mi-cuisson, sortir la cocotte et arroser généreusement les pigeonneaux de beurre moussant à la cuillère.
Peau dorée et tendue, beurre noisette qui sent la noix. - 6Contrôler la cuisson
Piquer la sonde au cœur du suprême, au plus épais, sans toucher l’os : autour de 52 à 55 °C, le suprême sera rosé après repos. Sans sonde, appuyer sur le suprême : il doit être souple et élastique, ni mou ni ferme. Pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées ou immunodéprimées, prolonger la cuisson de quelques minutes jusqu’à ce que la chair soit cuite à cœur, sans partie rosée, et le jus clair.
Suprême souple sous le doigt, jus perlant rosé et non rouge vif. - 7Laisser reposer
Sortir les pigeonneaux de la cocotte et les poser sur une grille au-dessus d’une assiette, près du four ouvert ou sur le plan de travail, couverts lâchement d’une feuille d’aluminium. Laisser reposer 10 minutes : la chaleur se répartit, les fibres se détendent et le suprême devient rosé de façon uniforme. Garder la cocotte et son beurre.
Le jus qui s’écoule dans l’assiette est clair et peu abondant. - 8Lever les cuisses et les suprêmes
Poser un pigeonneau sur la planche. Inciser la peau entre la cuisse et le corps, écarter la cuisse pour déboîter l’articulation et la détacher en gardant le sot-l’y-laisse. Inciser ensuite le long de l’arête centrale du bréchet et lever chaque suprême en suivant la carcasse avec la lame, en gardant sa peau. Réserver suprêmes et cuisses sur une assiette chaude et garder les carcasses. La fiche conseil « Quel couteau pour quel usage ? » aide à choisir la lame.
Suprêmes entiers, avec leur peau, sans chair restée sur la carcasse. - 9Finir les cuisses
Remettre la cocotte sur feu moyen et y poser les cuisses côté peau, dans le beurre de rôtissage. Les cuire 3 à 4 minutes en les arrosant, jusqu’à ce que la peau soit croustillante et que la chair près de l’os ne soit plus rouge. Les réserver avec les suprêmes, puis concasser les carcasses aux ciseaux et les faire colorer 2 minutes dans la même cocotte.
Cuisses dorées et cuites à l’os, carcasses colorées et sucs bruns au fond. - 10Terminer le jus avec les carcasses
Filtrer la base du jus au-dessus de la cocotte contenant les carcasses colorées, en écrasant les parures. Laisser frémir 10 minutes en grattant les sucs. Filtrer à nouveau au chinois en pressant les carcasses, verser dans une petite casserole et réduire à feu vif jusqu’à environ 150 ml, quand le jus devient sirupeux et nappe la cuillère. Ajouter le jus rendu par les pigeonneaux pendant le repos.
Jus brillant, brun foncé, qui nappe le dos d’une cuillère. - 11Préparer les toasts aux abats
- Pain de campagne 4 tranches
Pendant que le jus réduit, griller les tranches de pain de campagne. Hacher finement les cœurs et les foies des pigeonneaux, complétés des foies de volaille. Les poêler 2 à 3 minutes dans une noisette du beurre de cuisson, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus rouges à cœur : les foies de volaille doivent toujours être bien cuits. Saler, poivrer, écraser à la fourchette et tartiner sur le pain grillé.
Abats cuits à cœur, tartinade moelleuse et bien assaisonnée. - 12Monter le jus au beurre
Retirer la casserole du feu et incorporer les 20 g de beurre très froid en quelques fois, en fouettant : le jus devient lisse, brillant et légèrement lié. Goûter, saler seulement si nécessaire et poivrer. Garder au chaud sur le coin du feu, sans laisser bouillir.
Jus luisant, légèrement lié, au goût corsé et équilibré. - 13Réchauffer les suprêmes et finir la garniture
Remettre la cocotte sur feu vif et y poser les suprêmes côté peau 1 minute, juste pour réchauffer et raviver la peau, sans les retourner. Réchauffer les petits pois, les lier avec les 10 g de beurre restants et rectifier l’assaisonnement.
Suprêmes chauds en surface et rosés à cœur, petits pois brillants. - 14Dresser et servir
Déposer une cuillerée de petits pois à la française au centre de chaque assiette chaude. Poser par-dessus les deux suprêmes d’un pigeonneau, l’un entier, l’autre tranché en deux dans l’épaisseur pour montrer le rosé, côté peau vers le haut, et appuyer les deux cuisses contre eux, puis le toast aux abats sur le bord. Napper la viande de jus, parsemer de fleur de sel et servir le reste du jus en saucière.
Assiettes chaudes, suprêmes rosés, jus brillant, petits pois bien verts.
Matériel
- Cocotte en fonte ovale ou sauteuse allant au four, assez large pour 4 pigeonneaux Acheter Cocotte sur Amazon (lien affilié)
- Sauteuse moyenne (pour la base du jus) Acheter Sauteuse sur Amazon (lien affilié)
- Sauteuse avec couvercle (pour les petits pois) Acheter Sauteuse sur Amazon (lien affilié)
- Petite casserole (pour réduire le jus) Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
- Ciseaux à volaille (pour les ailerons, les cous et les carcasses) Acheter Ciseaux de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Couteau d’office à lame fine (pour lever le bréchet) Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Couteau à désosser ou couteau éminceur bien affûté (pour lever suprêmes et cuisses) Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Sonde de cuisson (fortement conseillée) Acheter Thermomètre de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Cuillère à arroser
- Chinois ou passoire fine Acheter Passoire sur Amazon (lien affilié)
- Petit fouet Acheter Fouet sur Amazon (lien affilié)
- Ficelle de cuisine (facultatif, pour brider)
- Grille et assiettes chaudes Acheter Grille sur Amazon (lien affilié)
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Avec vos appareils
Four traditionnel
La méthode de référence : saisie dans une cocotte ou une sauteuse allant au four, puis 8 à 10 minutes à 220 °C en chaleur statique (200 °C en chaleur tournante), pigeonneaux sur le dos, grille au milieu, arrosage à mi-cuisson et 10 minutes de repos. Point d’attention : dans un four qui chauffe mal, préchauffer au moins 20 minutes, sinon la peau ne dore pas avant que les suprêmes ne soient cuits.
Cocotte en fonte
Version sur le feu, sans four, dite « en cocotte » : saisir les pigeonneaux comme dans la recette, puis les poser sur le dos, couvrir et cuire 10 à 12 minutes à feu doux en les arrosant toutes les 3 minutes de beurre au thym, couvercle soulevé. Laisser reposer 10 minutes. Point d’attention : la peau est moins croustillante qu’au four ; la raviver 1 minute à feu vif côté peau avant de servir.
Voir sur Amazon Cocotte en fonte sur Amazon (lien affilié)Barbecue
Pigeonneaux en crapaudine : les ouvrir par le dos aux ciseaux, les aplatir, les huiler et les griller sur des braises moyennes couvertes de cendre blanche, ou au barbecue à gaz couvercle fermé à 200 °C environ, 6 à 7 minutes côté peau puis 4 à 5 minutes côté os, en zone de chaleur indirecte pour finir si la peau brunit trop. Repos 5 minutes. Point d’attention : des braises trop vives brûlent la peau fine avant que les cuisses ne soient cuites.
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Astuces du chef
- Lever le bréchet avant la cuisson est le petit geste des cuisiniers professionnels : les suprêmes se détachent ensuite d’un seul coup de couteau.
- Le pigeonneau se cuit en deux temps pour une bonne raison : les suprêmes sont parfaits rosés, les cuisses demandent une cuisson plus longue ; on rôtit entier, puis on finit les cuisses à part.
- Un repos de 10 minutes compte autant que la cuisson : il rend le suprême rosé de façon uniforme au lieu d’un centre rouge cerclé de gris.
- Le jus doit son goût aux sucs : colorer franchement les parures et les carcasses, sans jamais les laisser noircir.
- Salez le jus seulement après la réduction ; un fond du commerce est souvent déjà salé.
- Si les pigeonneaux sont vendus sans abats, quelques foies de volaille bien cuits suffisent pour les toasts.
Erreurs fréquentes
Suprêmes gris et secs
Le pigeonneau a été trop saisi ou trop rôti. Saisir surtout les cuisses, limiter le four à 8 à 10 minutes et contrôler à la sonde ; le repos termine la cuisson.
Suprêmes rouges et froids au centre
Les pigeonneaux sortaient du réfrigérateur ou n’ont pas reposé. Les sortir 30 minutes avant, respecter le repos de 10 minutes, et remettre 2 minutes au four si la sonde indique moins de 50 °C.
Cuisses dures et sanguinolentes
Elles ont été servies sans finition. Les remettre côté peau dans la cocotte 3 à 4 minutes, jusqu’à ce que la chair près de l’os ne soit plus rouge.
Jus fade et clair
Les parures et les carcasses n’ont pas été assez colorées, ou le jus n’a pas assez réduit. Bien dorer les os, gratter les sucs et réduire jusqu’à ce que le jus nappe la cuillère.
Jus trop salé
Le fond était déjà salé et la réduction a concentré le sel. Allonger avec un peu d’eau ou de fond non salé, réduire à nouveau brièvement et monter avec un peu plus de beurre.
Peau molle
Pigeonneaux mal séchés ou cocotte trop petite, qui fait cuire à l’étouffée. Sécher la peau, utiliser une cocotte assez large et raviver la peau 1 minute à feu vif avant de servir.
Remplacer un ingrédient
-
Pigeonneaux remplacé par Cailles (2 par personne)
Chair plus douce et plus pâle ; saisie de 3 minutes puis 6 à 7 minutes de four à 220 °C, repos 5 minutes.
-
Pigeonneaux remplacé par Magrets de canard
Même idée de chair rouge servie rosée, goût proche mais moins fin ; le jus se prépare avec un fond de volaille et des parures de canard.
-
Fond de volaille remplacé par Eau et une demi-tablette de bouillon de volaille peu salé, ou fond de veau
Le fond de veau donne un jus plus brun et plus lié ; avec un bouillon du commerce, ne pas saler le jus avant de goûter.
-
Petits pois à la française remplacé par Girolles poêlées en été, chou vert braisé ou purée de céleri en hiver
Garnitures classiques du pigeon selon la saison ; les girolles se poêlent en 5 minutes au dernier moment.
-
Toasts aux abats remplacé par Croûtons frottés à l’ail, sans abats
Plus simple et plus consensuel, mais l’assiette perd la touche des grandes maisons.
Variantes
Version express
Demander au volailler de lever les suprêmes et les cuisses de 4 pigeonneaux et de garder les carcasses. Poêler les cuisses 8 minutes côté peau puis 2 minutes de l’autre côté, et les suprêmes 3 minutes côté peau et 1 minute côté chair dans du beurre au thym, puis les laisser reposer 5 minutes. Déglacer la poêle avec 200 ml de fond de volaille, réduire de moitié et monter avec une noix de beurre. Servir avec des petits pois surgelés étuvés au beurre.
Compromis : prêt en 35 minutes, mais un jus moins corsé et des suprêmes qui sèchent plus vite, sans la protection de la carcasse.
Version gastronomique
Cuire le pigeonneau « en deux cuissons » : rôtir le coffre seul, suprêmes sur l’os, et confire les cuisses à la graisse de canard 1 h 30 à 90 °C avant de les dorer. Corser le jus d’un trait de madère ou de porto réduit et de quelques gouttes de vinaigre de xérès, et servir avec des petits pois écossés à la française, des girolles poêlées ou un chou vert braisé, et un toast tartiné d’un pâté des abats au foie gras.
Finition : fleur de sel, poivre concassé et quelques pousses de petits pois.
Dressage et accords
Sur des assiettes chaudes, former un petit dôme de petits pois à la française au centre, avec quelques lanières de laitue fondue et un ou deux oignons grelots brillants. Y poser les deux suprêmes, peau dorée vers le haut, l’un entier et l’autre tranché en deux dans l’épaisseur pour montrer la chair rosée, et appuyer les deux cuisses contre eux, l’os vers le haut. Placer le toast aux abats sur le bord de l’assiette. Napper la viande d’un filet de jus brillant, ajouter quelques grains de fleur de sel et un tour de moulin, et servir le reste du jus en saucière.
À boire, à servir avec
Vin rouge : un pinot noir de Bourgogne de la Côte de Nuits, comme un chambolle-musigny ou un gevrey-chambertin, accord classique du pigeon ; un saint-joseph ou un côte-rôtie pour un jus plus corsé ; un pauillac ou un saint-julien un peu évolué. Sans alcool : un jus de raisin rouge peu sucré coupé d’eau pétillante, ou une infusion froide de fruits rouges.
Anti-gaspillage
- Les ailerons, les cous et les carcasses font tout le jus : rien ne se jette.
- Le reste de jus se congèle en bac à glaçons et parfume ensuite une sauce, un risotto ou une poêlée de champignons.
- Les cosses de petits pois frais, bien lavées, donnent un bouillon vert pour une soupe ou un risotto.
- Les restes de chair se tranchent froids sur une salade de lentilles ou de mâche, avec une vinaigrette au jus.
- Les feuilles extérieures de la laitue s’étuvent avec les petits pois ou finissent dans une soupe.
Questions fréquentes
Combien de temps cuire un pigeonneau au four ?
Après 6 minutes de saisie au beurre, comptez 8 minutes à 220 °C pour un pigeonneau de 450 g et 10 minutes pour 500 g, puis 10 minutes de repos. Les suprêmes sont alors rosés, autour de 52 à 55 °C à cœur ; les cuisses se finissent 3 à 4 minutes à la poêle côté peau.
Comment savoir si le pigeon est cuit ?
Le plus sûr est la sonde, piquée au cœur du suprême : autour de 52 à 55 °C pour une cuisson rosée après repos. Sans sonde, le suprême doit être souple et élastique sous le doigt. Pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées ou immunodéprimées, cuisez jusqu’à ce que la chair ne soit plus rosée.
Faut-il retirer le bréchet ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est vivement conseillé. Le bréchet est le petit os en V situé à l’avant des suprêmes ; une fois retiré avant cuisson, les suprêmes se lèvent d’un seul geste, entiers et nets. Il se dégage en quelques secondes à la pointe d’un couteau d’office, en soulevant la peau du cou.
Peut-on préparer le jus à l’avance ?
Oui, en partie. La base du jus, faite avec les ailerons et les cous, peut être préparée la veille et gardée au réfrigérateur. Le jour même, on y ajoute les carcasses concassées après la découpe, on réduit et on monte au beurre. On peut aussi utiliser un jus de volaille réduit à l’avance, un peu moins parfumé.
Que faire si mes pigeonneaux sont vendus sans abats ?
Les toasts sont facultatifs : vous pouvez les remplacer par des croûtons frottés à l’ail ou les préparer avec 100 g de foies de volaille, poêlés jusqu’à ce qu’ils soient bien cuits à cœur, puis écrasés avec un peu de beurre, de sel et de poivre. Les foies de volaille ne doivent jamais être servis rosés.
Peut-on remplacer les petits pois frais par des surgelés ?
Oui, des petits pois extra-fins surgelés donnent un très bon résultat toute l’année. Ajoutez-les sans les décongeler aux oignons grelots fondus, avec la laitue, le sucre et l’eau, et réduisez la cuisson à 8 à 10 minutes à couvert. Les petits pois frais, en mai et juin, sont plus sucrés mais demandent l’écossage.
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