Riz cantonais maison au jambon et aux crevettes dans un wok, œuf brouillé, petits pois et ciboule, bol serviImage générée par IA
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Riz cantonais maison au jambon et aux crevettes

Le riz cantonais comme au restaurant : du riz jasmin cuit la veille, sauté au wok brûlant avec des œufs brouillés moelleux, des petits pois, des dés de jambon, des crevettes et de la cébette, juste relevé de sauce soja et de poivre blanc ; 22 minutes pour 4 personnes.

Préparation
10 min
Cuisson
12 min
Total
22 min
Difficulté
Facile
Coût estimé
9 – 14 €
soit ≈ 2,90 €/pers.
Portions
4 pers.

Le riz cantonais est l’un des plats les plus simples de la cuisine chinoise, et l’un des plus faciles à rater. Tout se joue sur trois points : un riz cuit la veille, sec et bien froid ; un wok très chaud ; et des garnitures cuites séparément, réunies au dernier moment. Cette recette suit la version des restaurants asiatiques de France, avec des œufs, des petits pois, des dés de jambon et des crevettes.

Les crevettes sont saisies d’abord, les œufs brouillés et retirés encore moelleux, puis le riz saute dans l’huile parfumée à la cébette avant de retrouver toute la garniture. L’assaisonnement reste discret : sel, poivre blanc et un trait de sauce soja versé sur les parois brûlantes, pour que le riz garde sa couleur claire et son goût franc.

Comptez 10 minutes de préparation et une douzaine de minutes de cuisson, à condition d’avoir cuit le riz la veille : cette cuisson n’est pas comptée dans le temps de la recette. Pour une version plus proche de Hong Kong, remplacez le jambon par du char siu, le porc laqué des traiteurs cantonais.

Fiche du plat
Riz cantonais
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Égrener le riz froid

    Sortir le riz du réfrigérateur et l’égrener avec les doigts légèrement huilés, en écrasant doucement les mottes jusqu’à ce que les grains soient bien séparés. Un riz égrené à froid ne casse pas et chauffe de façon homogène dans le wok.

    Plus aucune motte, grains secs et détachés.
  2. 2
    Tailler la garniture
    • Crevette 150 g
    • Jambon blanc 150 g
    • Char siu (porc laqué cantonais) 150 g
    • Petits pois 150 g
    • Cébette 3

    Couper le jambon blanc, ou le char siu, en dés réguliers de 1 cm. Éplucher la carotte et la tailler en petits dés de 5 mm. Émincer le blanc des cébettes et ciseler le vert à part. Éponger les crevettes avec du papier absorbant ; les couper en deux si elles sont grosses.

    Garniture coupée en morceaux de taille proche, crevettes bien sèches.
  3. 3
    Blanchir la carotte et les petits pois

    Porter une casserole d’eau salée à ébullition. Y plonger les dés de carotte pendant 2 minutes, ajouter les petits pois surgelés et compter encore 1 minute. Égoutter soigneusement et laisser sécher dans la passoire : les légumes finiront de cuire dans le wok.

    Petits pois d’un vert vif, carotte tendre mais encore ferme.
  4. 4
    Battre les œufs
    • Œufs 3
    • Sauce soja 1 c. à soupe
    • Poivre blanc 2 pincées

    Casser les œufs dans un bol, ajouter une pincée de sel et les battre à la fourchette ou aux baguettes jusqu’à ce que blanc et jaune soient bien mélangés, sans chercher à les faire mousser. Préparer à côté du feu tous les ingrédients, la sauce soja, le poivre et une assiette pour réserver : la cuisson va très vite.

    Œufs homogènes, sans filaments de blanc.
  5. 5
    Saisir les crevettes

    Faire chauffer le wok à feu très vif jusqu’à ce qu’un léger filet de fumée apparaisse. Verser 1 cuillerée à soupe d’huile, la faire tourner sur les parois, puis saisir les crevettes crues 1 à 2 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient roses et recourbées. Les réserver sur l’assiette. Des crevettes déjà cuites seront seulement ajoutées à la fin.

    Crevettes roses et à peine opaques à cœur.
  6. 6
    Brouiller les œufs

    Remettre le wok sur feu vif avec 1 cuillerée à soupe d’huile. Verser les œufs battus, les laisser gonfler quelques secondes puis les pousser à la spatule vers le centre pour former de gros morceaux souples. Les retirer quand ils sont encore légèrement baveux, au bout de 30 secondes à 1 minute, et les réserver avec les crevettes.

    Gros morceaux d’œuf moelleux, encore brillants.
  7. 7
    Parfumer l’huile et dorer le jambon

    Verser la dernière cuillerée à soupe d’huile dans le wok bien chaud. Ajouter le blanc de cébette et le remuer 20 secondes, jusqu’à ce qu’il embaume sans brunir. Ajouter les dés de jambon et les faire sauter 1 minute pour les dorer légèrement sur les bords. Avec du char siu, l’ajouter plutôt à l’étape 9, pour ne pas brûler sa laque.

    Huile parfumée, dés de jambon légèrement dorés.
  8. 8
    Faire sauter le riz

    Verser le riz d’un coup dans le wok. L’étaler contre les parois brûlantes, le laisser saisir quelques secondes, puis le retourner à la spatule et recommencer, en écrasant les dernières petites mottes du plat de la spatule. Continuer 3 minutes, jusqu’à ce que les grains soient chauds, brillants et commencent à sauter dans le wok.

    Grains bien séparés, chauds et légèrement grésillants, qui rebondissent sur la spatule.
  9. 9
    Réunir la garniture

    Ajouter les petits pois et la carotte égouttés, les crevettes, le char siu s’il remplace le jambon, puis les œufs en les cassant grossièrement à la spatule. Faire sauter le tout 1 minute à feu vif pour bien répartir la garniture sans écraser les œufs.

    Garniture bien répartie, œufs en morceaux visibles.
  10. 10
    Assaisonner

    Verser la sauce soja en filet le long des parois du wok, et non au centre : elle grésille et caramélise légèrement avant de se mêler au riz. Poivrer, faire sauter 30 secondes, goûter et ajuster avec une pincée de sel seulement si nécessaire, le jambon et la sauce soja étant déjà salés.

    Riz à peine doré, assaisonnement juste, sans goût dominant de sauce soja.
  11. 11
    Finir et servir
    • Huile de sésame 1 c. à café

    Retirer le wok du feu, parsemer le vert de cébette ciselé et ajouter quelques gouttes d’huile de sésame si on l’utilise. Mélanger une dernière fois et servir immédiatement dans des bols ou sur un plat chaud, pendant que le riz est encore grésillant.

    Riz brillant, parfumé, parsemé de vert de cébette.

Matériel

En images

Photos de la fiche Riz cantonais

Avec vos appareils

Wok

Le récipient idéal : sa forme concentre la chaleur au fond et permet de faire sauter le riz contre les parois brûlantes. Sur une plaque à induction, choisir un wok à fond plat compatible et le préchauffer à pleine puissance. Point d’attention : ne pas dépasser 4 portions par fournée.

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Poêle ou sauteuse

Une grande poêle à fond épais de 28 cm ou une sauteuse convient très bien. Préchauffer longuement, cuire en deux fournées et remuer à la spatule plutôt que de faire sauter. Point d’attention : une poêle antiadhésive supporte mal le feu très vif ; préférer l’inox ou la fonte.

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Plancha

À la manière du riz sauté des comptoirs de teppanyaki : chauffer la plancha au maximum, saisir crevettes et œufs sur un côté, faire sauter le riz au centre avec deux spatules, puis tout rassembler. Point d’attention : bien huiler la plaque et retourner le riz sans cesse, il attache vite.

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Astuces du chef

  • Si vous n’avez pas de riz de la veille, cuisez-le le matin, étalez-le sur une plaque et laissez-le au réfrigérateur au moins 3 heures, sans couvrir la première heure : il sèchera presque autant.
  • Un riz cuit avec un peu moins d’eau que d’habitude donne des grains plus fermes, parfaits pour le riz sauté.
  • Ne cuisez jamais plus de 4 portions à la fois dans un wok domestique : au-delà, faites deux fournées pour garder un feu vif.
  • Versez la sauce soja sur les parois brûlantes du wok plutôt qu’au centre : elle caramélise légèrement et parfume le riz sans le mouiller.
  • Le poivre blanc est le poivre des cuisiniers cantonais : plus doux et plus parfumé que le noir, il ne laisse pas de points sombres dans le riz.
  • Pour un goût légèrement fumé, laissez le riz quelques secondes sans le remuer contre la paroi la plus chaude avant de le retourner.

Erreurs fréquentes

Riz pâteux et collant

Le riz était trop frais ou trop humide : utiliser un riz cuit la veille, refroidi à découvert, et l’égrener avant la cuisson.

Riz qui attache au wok

Le wok n’était pas assez chaud au moment d’ajouter l’huile : le chauffer à vide jusqu’à ce qu’il fume, puis huiler les parois.

Riz brun et trop salé

Trop de sauce soja : en mettre une seule cuillerée, sur les parois, et compléter si besoin avec une pincée de sel.

Œufs secs et en miettes

Ils ont été trop cuits ou ajoutés trop tôt : les brouiller à part, les retirer encore baveux et les remettre à la fin.

Riz tiède et terne

Le wok était trop chargé : cuire en deux fournées et garder le feu au maximum pendant toute la cuisson.

Crevettes caoutchouteuses

Elles ont cuit deux fois trop longtemps : les saisir 1 à 2 minutes seulement, puis les ajouter juste pour les réchauffer.

Remplacer un ingrédient

  • Jambon blanc remplacé par Char siu (porc laqué cantonais) en dés

    Version plus fidèle aux restaurants de Hong Kong, plus sucrée et parfumée au cinq-épices ; l’ajouter en fin de cuisson pour ne pas brûler sa laque.

  • Crevettes remplacé par Dés de blanc de poulet saisis, ou un œuf de plus

    Plat sans crustacés, adapté aux allergies ; le poulet se saisit 3 minutes avant d’être réservé comme les crevettes.

  • Riz jasmin remplacé par Riz long grain classique ou riz basmati

    Grains plus secs et plus détachés, au parfum plus discret ; éviter le riz rond, qui colle.

  • Sauce soja remplacé par Tamari, ou seulement du sel

    Le tamari permet une version sans gluten ; avec du sel seul, le riz reste très clair, comme dans de nombreux restaurants cantonais.

  • Petits pois remplacé par Maïs, haricots verts en tronçons ou edamame

    Même touche de couleur et de douceur ; les haricots verts se blanchissent 3 minutes.

Variantes

Version gastronomique

Remplacer le jambon par du char siu maison, laqué au miel et à la sauce hoisin, ajouter des dés de noix de Saint-Jacques saisies, quelques shiitakés réhydratés et des pousses de bambou, comme dans la version de Yangzhou. Cuire en deux fournées de deux portions pour obtenir un vrai goût de wok légèrement fumé.

Finition : un filet d’huile de cébette maison et quelques œufs de saumon au moment de servir.

Dressage et accords

Servir le riz cantonais dès qu’il quitte le wok, dans des bols ou sur un grand plat chaud au centre de la table. Pour une présentation de restaurant, tasser une portion dans un bol, la retourner sur l’assiette pour former un dôme bien net et parsemer de vert de cébette. Laisser quelques crevettes et morceaux d’œuf en surface, et poser la sauce soja à côté pour que chacun ajuste.

À boire, à servir avec

Dans les restaurants chinois, on boit volontiers du thé au jasmin ou un oolong avec le riz sauté, qui rafraîchissent et allègent le repas. Côté vin, un blanc sec et fruité comme un muscadet, un pinot blanc d’Alsace ou un rosé léger accompagnent bien les crevettes et le jambon ; une bière blonde légère convient aussi. Sans alcool : thé chaud, thé glacé au citron ou eau pétillante.

Anti-gaspillage

  • Le riz cantonais est lui-même une recette anti-gaspillage : tout reste de riz nature, de jambon, de poulet rôti ou de légumes cuits peut y entrer.
  • Les racines des cébettes, plantées dans un verre d’eau, redonnent de nouvelles pousses en une semaine.
  • Un reste de riz cantonais se transforme en galette poêlée bien croustillante, ou en garniture d’omelette.
  • Les carapaces des crevettes crues, revenues dans un peu d’huile avec du gingembre puis mouillées d’eau, donnent un bouillon pour une soupe.

Questions fréquentes

Peut-on faire un riz cantonais avec du riz cuit le jour même ?

C’est possible, mais il faut d’abord le sécher : étalez le riz cuit sur une plaque et laissez-le au réfrigérateur au moins 3 heures, sans couvrir la première heure. Un riz chaud tout juste cuit contient trop d’humidité : il colle au wok, se brise et donne un plat pâteux. Le riz de la veille reste la meilleure solution.

Quel riz choisir pour un riz cantonais ?

Un riz long grain, idéalement du riz jasmin, utilisé dans la plupart des restaurants asiatiques de France : il est parfumé et légèrement tendre. Un riz long classique ou un basmati donnent des grains plus secs et bien détachés. Évitez le riz rond, le riz à risotto et le riz gluant, trop collants pour un riz sauté.

Faut-il cuire les œufs à part pour un riz cantonais ?

C’est la méthode la plus sûre : brouillés à part et retirés encore baveux, les œufs restent en morceaux moelleux et ne se dessèchent pas. Certains cuisiniers versent les œufs directement sur le riz pour l’enrober, ce qui donne des grains dorés mais demande un feu très vif et un geste rapide.

Pourquoi mon riz cantonais colle-t-il au wok ?

Trois causes principales : un riz trop humide, un wok pas assez chaud ou trop d’ingrédients à la fois. Chauffez le wok à vide jusqu’à ce qu’il fume, huilez bien les parois, utilisez du riz de la veille égrené à la main et ne cuisez pas plus de quatre portions à la fois.

Combien de riz cru prévoir par personne ?

Pour un riz cantonais servi en plat unique, comptez 60 à 70 g de riz cru par personne, soit environ 175 g de riz cuit. En accompagnement d’autres plats, 40 à 50 g suffisent. Cette recette utilise 250 g de riz cru pour 4 personnes, avec une garniture généreuse d’œufs, de jambon et de crevettes.

Peut-on faire un riz cantonais sans wok ?

Oui, dans une grande poêle à fond épais ou une sauteuse, de préférence en inox ou en fonte. Préchauffez-la longuement, cuisez en deux fournées et remuez sans cesse à la spatule. Le riz sera un peu moins saisi et perdra le léger goût fumé du wok, mais restera bien meilleur qu’un riz sauté dans une poêle trop chargée.

Quelle sauce mettre dans le riz cantonais ?

Très peu : le riz cantonais n’est pas un riz en sauce. Une cuillerée de sauce soja claire pour quatre personnes, du sel et du poivre blanc suffisent, et beaucoup de restaurants n’utilisent même que du sel. La sauce soja se verse sur les parois du wok. Évitez la sauce soja sucrée, réservée au nasi goreng.

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Classement et notes : Rankeat · mis à jour le 25 octobre 2026

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