Kimchi maison au chou chinois enrobé de pâte pimentée dans un saladier, bocaux en verre remplis, piment gochugaru et cibouleImage générée par IA
Faible IGPetit budgetSans lactose

Kimchi maison au chou chinois

Chou chinois salé trois heures, rincé puis enduit feuille à feuille d’une pâte de gochugaru, d’ail, de gingembre et de sauce poisson liée à la farine de riz gluant, avec radis et cébettes : le baechu-kimchi coréen, à faire fermenter 1 à 5 jours avant de le garder au frais.

Préparation
1 h 20
Cuisson
10 min
Total
4 h 50
Difficulté
Moyenne
Coût estimé
11 – 16 €
soit ≈ 0,50 €/pers.
Portions
25 pers.

Le baechu-kimchi, kimchi de chou chinois entier, est le plus courant des kimchis coréens. Cette recette suit la méthode familiale : le chou est fendu en quartiers, salé entre les feuilles pendant trois heures, rincé, puis enduit feuille à feuille d’une pâte pimentée au gochugaru, à l’ail, au gingembre et à la sauce poisson, liée par une petite bouillie de farine de riz gluant et garnie de radis blanc et de cébettes.

Le salage est l’étape qui décide de tout : il assouplit le chou, le rend croquant plutôt que cassant et l’assaisonne en profondeur. Vient ensuite la fermentation lactique, que l’on ne fait pas soi-même mais que l’on accompagne : bocal propre, chou bien tassé sous son jus, odeur et goût surveillés chaque jour. Pour une version végane, la sauce poisson et les crevettes fermentées se remplacent par de la sauce soja, du miso et un bouillon de kombu.

Comptez 1 h 30 de travail et 3 h 20 de salage et d’égouttage, soit 4 h 50 le jour même. Le temps indiqué ne comprend pas la fermentation : 1 à 2 jours à température ambiante en général, jusqu’à 5 jours dans une pièce fraîche, puis le passage au réfrigérateur, où le kimchi continue de mûrir lentement. Il se mange dès qu’il est acidulé, mais il est encore meilleur après une à deux semaines au froid.

Fiche du plat
Kimchi
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

25 personnes

Préparation

  1. 1
    Préparer le chou
    • Chou chinois 2000 g

    Retirer les une ou deux feuilles extérieures abîmées et les garder pour une soupe. Recouper le pied sans le détacher. Avec la pointe du couteau, inciser la base du chou sur une dizaine de centimètres, puis l’ouvrir en deux à la main : les feuilles se séparent sans se briser. Recommencer sur chaque moitié pour obtenir quatre quartiers qui tiennent par le pied.

    Quatre quartiers entiers, feuilles intactes, encore attachées au trognon.
  2. 2
    Saler entre les feuilles

    Plonger rapidement chaque quartier dans un grand récipient d’eau froide et l’égoutter brièvement. Le poser face coupée vers le haut et soulever les feuilles une à une pour parsemer le gros sel à leur base, sur les épaisses côtes blanches : c’est là qu’il en faut le plus. Le vert des feuilles n’en demande qu’une pincée. Ranger les quartiers serrés, face coupée vers le haut, dans le bac.

    Sel bien réparti, plus abondant sur les côtes blanches.
  3. 3
    Laisser dégorger 3 heures

    Laisser reposer 3 heures dans un endroit frais de la cuisine. Toutes les heures, retourner les quartiers et les arroser avec la saumure qui se forme au fond du bac, pour que le salage soit homogène. Le chou perd une partie de son eau et devient souple. Pendant ce temps, préparer la bouillie, la pâte pimentée et les légumes (étapes 4 à 8).

    Une côte blanche se plie sans casser ; le chou a nettement réduit de volume.
  4. 4
    Cuire la bouillie de riz gluant
    • Farine de riz gluant 20 g
    • Sucre 1 c. à soupe

    Dans une petite casserole, délayer la farine de riz gluant dans l’eau froide au fouet, sans grumeaux. Porter sur feu moyen en fouettant sans arrêt : au bout de 5 à 8 minutes, le mélange épaissit et devient translucide, comme une colle légère. Hors du feu, ajouter le sucre, verser dans le saladier et laisser refroidir complètement. Cette bouillie lie la pâte pimentée, l’aide à adhérer aux feuilles et nourrit la fermentation.

    Bouillie lisse, translucide et nappante, totalement froide avant d’ajouter le piment.
  5. 5
    Mixer les aromates
    • Ail 10 gousses
    • Gingembre frais 20 g
    • Sauce poisson 4 c. à soupe

    Peler l’ail, le gingembre et le demi-oignon. Les mixer au mini-hachoir ou au mixeur avec une cuillerée d’eau ou de sauce poisson, jusqu’à obtenir une purée assez fine. On peut aussi râper le gingembre et l’oignon et hacher l’ail au couteau.

    Purée fine, sans gros morceaux d’ail.
  6. 6
    Préparer la pâte pimentée
    • Gochugaru (piment coréen en flocons) 60 g
    • Crevettes fermentées (saeujeot) 2 c. à soupe

    Dans le saladier de bouillie refroidie, ajouter le gochugaru, la purée d’ail, de gingembre et d’oignon, la sauce poisson et les crevettes fermentées hachées grossièrement avec un peu de leur saumure. Mélanger à la spatule : la pâte devient rouge vif et épaisse. La laisser reposer pendant la préparation des légumes, le temps que le piment s’hydrate et colore bien.

    Pâte rouge brillant, épaisse mais tartinable.
  7. 7
    Tailler les légumes
    • Cébette 5
    • Carotte 1
    • Ciboulette chinoise 50 g

    Peler le radis blanc et la carotte, les couper en fines tranches puis en bâtonnets d’environ 4 cm de long et 3 mm d’épaisseur, au couteau ou à la mandoline. Couper les cébettes en tronçons de 3 cm, en fendant les blancs épais, et la ciboulette chinoise à la même longueur.

    Julienne régulière et fine, légumes bien secs.
  8. 8
    Assaisonner la farce

    Enfiler les gants. Ajouter le radis, la carotte, les cébettes et la ciboulette chinoise à la pâte et mélanger délicatement à la main, jusqu’à ce que tous les légumes soient rouges. Goûter : la farce doit être franchement salée et relevée, un peu plus que le résultat voulu, car le chou rincé est moins salé. Ajuster avec un peu de sauce poisson, de sel ou de gochugaru.

    Farce bien enrobée, assaisonnement nettement prononcé.
  9. 9
    Rincer le chou

    Au bout des 3 heures, rincer chaque quartier dans trois bains d’eau froide successifs, en écartant les feuilles pour éliminer le sel en excès et les impuretés. Goûter un morceau de côte : il doit être agréablement salé, comme un cornichon peu salé, et non immangeable.

    Chou souple, juste salé au goût, sans grains de sel visibles.
  10. 10
    Égoutter le chou

    Poser les quartiers face coupée vers le bas dans une grande passoire ou sur une grille au-dessus du bac et les laisser s’égoutter 20 minutes. Les presser légèrement entre les mains à la fin pour chasser l’eau prise entre les feuilles.

    Chou égoutté, plus d’eau qui ruisselle quand on le soulève.
  11. 11
    Badigeonner feuille à feuille

    Poser un quartier sur le saladier. Soulever les feuilles une à une, en partant de l’extérieur, et étaler une fine couche de farce sur chacune, en insistant sur les côtes blanches et en glissant un peu de radis et de cébette entre les feuilles. Le vert des feuilles demande moins de pâte. Replier le quartier sur lui-même en rabattant le haut des feuilles vers le pied, puis l’enrouler avec une grande feuille extérieure pour le maintenir.

    Chaque feuille est enduite de rouge jusqu’au cœur.
  12. 12
    Mettre en bocal

    Ranger les quartiers pliés dans le bocal propre et ébouillanté, face coupée vers le haut, en les tassant fortement avec le poing pour chasser l’air. Rincer le saladier avec 5 cl d’eau, verser ce jus rouge sur le chou et couvrir avec les feuilles extérieures réservées, pressées à plat. Le chou doit être couvert par son jus ou le devenir en quelques heures. Laisser 3 à 5 cm de vide en haut : la fermentation produit du gaz et du liquide.

    Bocal plein aux trois quarts, chou bien tassé, sans bulles d’air visibles.
  13. 13
    Laisser fermenter

    Fermer le bocal sans serrer à fond et le poser sur une assiette, à l’abri de la lumière, entre 15 et 22 °C. Une fois par jour, ouvrir, presser le chou avec une cuillère propre pour qu’il reste sous le jus et refermer. Des petites bulles, un jus qui monte et une odeur aigrelette apparaissent au bout de 24 à 48 heures : la fermentation lactique est lancée. Goûter dès le deuxième jour : quand le goût devient légèrement acidulé, le kimchi est prêt à passer au froid. Ces 1 à 5 jours ne sont pas inclus dans le temps total.

    Bulles fines, jus remonté au-dessus du chou, odeur aigre et piquante, sans odeur de pourri.
  14. 14
    Mettre au réfrigérateur

    Ranger le bocal au réfrigérateur, idéalement vers le bas, entre 0 et 4 °C. La fermentation continue très lentement : le kimchi est bon dès sa sortie de la phase ambiante, mais il s’arrondit après une à deux semaines. Pour servir, sortir un quartier avec des baguettes ou une pince propres, le couper en tronçons de 3 à 4 cm et tasser le reste sous le jus.

    Goût acidulé, piquant et équilibré, chou encore croquant.

Matériel

En images

Photos de la fiche Kimchi

Avec vos appareils

Thermomix

Bouillie : farine de riz gluant et eau, 5 minutes, 90 °C, vitesse 3, puis laisser refroidir dans le bol ouvert. Aromates : ail, gingembre et oignon, 5 secondes, vitesse 7, en raclant les parois ; ajouter la bouillie froide, le gochugaru et la sauce poisson, 20 secondes, vitesse 3. Point d’attention : mélanger les légumes à la main, le bol les réduirait en purée.

Mixeur ou mini-hachoir

Mixer l’ail, le gingembre et l’oignon avec une cuillerée de sauce poisson pour faciliter le travail des lames. Point d’attention : ne pas y mettre le gochugaru, qui se tasse et colle au fond ; le mélanger à la spatule.

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Réfrigérateur à kimchi

Très répandu en Corée, il dispose d’un programme de fermentation puis de conservation à une température très stable, proche de 0 °C. Placer le bocal ou la boîte directement après la mise en pot et suivre le programme. Point d’attention : avec un réfrigérateur classique, faire la phase de fermentation à température ambiante, puis ranger le bocal dans le bas de l’appareil.

Bocal de fermentation à valve

Un bocal équipé d’une valve ou d’un joint à barboteur laisse s’échapper le gaz sans laisser entrer l’air : inutile de l’ouvrir chaque jour. Point d’attention : il faut tout de même tasser le chou sous son jus au premier jour, et le poids de fermentation éventuel doit être parfaitement propre.

Astuces du chef

  • Choisissez un chou lourd, à la pomme serrée et aux côtes blanches épaisses : il donne un kimchi plus croquant qu’un chou léger et aéré.
  • Utilisez un sel de mer non iodé et non raffiné ; le sel fin de table, plus dense et souvent additionné d’antiagglomérant, sale trop vite et de façon inégale.
  • Gardez les deux ou trois belles feuilles extérieures : posées à plat sur le kimchi tassé, elles le protègent de l’air comme un couvercle.
  • Notez la date sur le bocal et goûtez chaque jour pendant la phase ambiante : la vitesse de fermentation dépend beaucoup de la température de la pièce.
  • Pour un kimchi plus doux, remplacez le sucre par une demi-poire nashi ou une pomme mixée avec les aromates.
  • Le jus de kimchi qui reste au fond du bocal est précieux : il relance la fermentation d’un nouveau kimchi et parfume les ragoûts.

Erreurs fréquentes

Kimchi beaucoup trop salé

Le chou a été mal rincé ou salé trop longtemps : rincer trois fois et goûter une côte avant de garnir ; pour rattraper un bocal trop salé, ajouter du radis blanc en julienne, qui absorbe une partie du sel.

Chou mou ou détrempé

Salage trop long, chou mal égoutté ou fermentation trop chaude : respecter les 3 heures, égoutter 20 minutes et passer le bocal au froid dès que le goût devient acidulé.

Chou cassant qui rend beaucoup d’eau

Le salage était trop court ou mal réparti : bien saler les côtes blanches et attendre qu’elles se plient sans casser.

Le jus déborde du bocal

Bocal trop rempli : laisser 3 à 5 cm de vide, poser le bocal sur une assiette et ouvrir une fois par jour pour libérer le gaz.

Kimchi trop acide trop vite

La pièce était trop chaude ou la phase ambiante trop longue : réduire à 1 jour en été, puis mettre au froid ; un kimchi très acide reste excellent cuit, en ragoût ou en riz sauté.

Moisissure ou odeur de pourri

Le chou dépassait du jus ou le matériel n’était pas propre : un duvet coloré, une odeur putride ou une texture visqueuse signalent un bocal à jeter entièrement, sans goûter ; tasser chaque jour sous le jus pour l’éviter.

Remplacer un ingrédient

  • Sauce poisson et crevettes fermentées remplacé par Version végane : 3 c. à soupe de sauce soja, 1 c. à soupe de miso blanc et la bouillie de riz cuite dans un bouillon de kombu et de champignons shiitake séchés

    Kimchi sans produit animal, au goût plus terrien et moins marin ; la fermentation se fait de la même façon, parfois un peu plus lentement.

  • Crevettes fermentées (saeujeot) remplacé par 1 à 2 c. à soupe de sauce poisson en plus

    Goût marin plus direct, sans la rondeur du saeujeot ; c’est la version la plus courante hors de Corée.

  • Farine de riz gluant remplacé par Farine de riz ordinaire ou, à défaut, farine de blé

    Bouillie un peu moins collante ; la pâte adhère légèrement moins aux feuilles. Avec la farine de blé, le kimchi n’est plus sans gluten.

  • Gochugaru remplacé par Mélange de paprika doux et de piment d’Espelette ou de flocons de piment doux

    Couleur et chaleur s’en approchent, mais pas le goût fruité et légèrement fumé du piment coréen ; éviter le piment de Cayenne, beaucoup trop fort.

  • Radis blanc (daikon) remplacé par Navet, radis noir ou chou-rave en julienne

    Même croquant ; le radis noir est plus piquant, le navet plus doux.

Variantes

Version express

Faire un geotjeori, le kimchi frais à manger sans fermentation : couper 1 petit chou chinois (800 g) en morceaux de 4 cm, le saler avec 2 c. à soupe de gros sel et laisser 30 minutes, rincer et presser. Mélanger avec 2 c. à soupe de gochugaru, 3 gousses d’ail râpées, 2 c. à soupe de sauce poisson, 1 c. à café de sucre, 2 cébettes, 1 c. à soupe d’huile et de graines de sésame.

Compromis : pas de goût acidulé ni de conservation (2 à 3 jours au frais), mais un kimchi croquant prêt en 45 minutes environ.

Version gastronomique

Cuire la bouillie de farine de riz gluant dans un bouillon d’anchois séchés et de kombu plutôt que dans l’eau, et remplacer le sucre par une demi-poire nashi mixée. Utiliser un saeujeot de qualité et une sauce aux anchois coréenne, et ajouter à la farce de la moutarde brune (gat) ou des huîtres crues, comme dans certains kimchis de kimjang.

Finition : fermentation courte à température ambiante, puis maturation lente de 2 à 3 semaines au plus froid du réfrigérateur.

Dressage et accords

Sortir un quartier du bocal avec une pince propre, le poser sur une planche et le couper en tronçons de 3 à 4 cm, ou directement aux ciseaux au-dessus d’une petite coupelle, comme on le fait en Corée. Le servir dans un petit bol individuel ou une coupelle en céramique, en arrosant d’une cuillerée de son jus rouge. Il prend place parmi les banchan, les petits accompagnements posés au centre de la table, à côté du riz blanc. Quelques graines de sésame et un filet d’huile de sésame conviennent à un kimchi jeune.

À boire, à servir avec

En Corée, le kimchi accompagne tout le repas : avec un makgeolli, l’alcool de riz laiteux et légèrement pétillant, ou une bière blonde légère bien fraîche, qui apaisent le piment. Côté vin, un riesling sec ou demi-sec, ou un blanc aromatique peu boisé, résiste à l’acidité et à l’ail. Sans alcool : un thé d’orge grillé (boricha), froid ou chaud, ou une eau pétillante.

Anti-gaspillage

  • Les feuilles extérieures abîmées et le trognon émincé se cuisent en soupe ou en sauté à l’ail.
  • Le kimchi devenu très acide est parfait pour le kimchi-jjigae, le riz sauté au kimchi ou les galettes de kimchi.
  • Le jus rouge du fond du bocal assaisonne une soupe de nouilles, une vinaigrette ou un riz sauté, et relance la fermentation d’un nouveau kimchi.
  • Le reste de radis blanc devient un kkakdugi, kimchi de radis en cubes, avec le reste de pâte pimentée.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il laisser fermenter le kimchi ?

À température ambiante, entre 15 et 22 °C, comptez en général 1 à 2 jours, jusqu’à 5 jours dans une pièce fraîche. Goûtez chaque jour à partir du deuxième : dès que le goût devient légèrement acidulé et que de petites bulles apparaissent, mettez le bocal au réfrigérateur, où il continue de mûrir lentement.

Comment savoir si mon kimchi est raté ?

Une odeur aigre, piquante et aillée, des bulles et un jus qui monte sont normaux. En revanche, une moisissure duveteuse bleue, verte, noire ou rose, une odeur de pourri ou une texture visqueuse signalent un bocal contaminé : jetez-le entièrement, sans goûter. Le meilleur moyen de l’éviter est de garder le chou sous son jus.

Pourquoi faut-il saler le chou aussi longtemps ?

Le sel fait sortir une partie de l’eau du chou : les feuilles deviennent souples et croquantes au lieu d’être cassantes, et elles ne détremperont pas la pâte dans le bocal. Il assaisonne aussi le chou en profondeur et protège le début de la fermentation. Trois heures avec un retournement chaque heure suffisent pour un chou de 2 kg.

Peut-on faire un kimchi végane ?

Oui : remplacez la sauce poisson par de la sauce soja, supprimez les crevettes fermentées et ajoutez une cuillerée de miso blanc, en cuisant la bouillie de riz dans un bouillon de kombu et de shiitake. Le goût est moins marin et plus terrien. Les temples bouddhistes coréens préparent d’ailleurs des kimchis sans produit animal.

Le kimchi maison est-il très piquant ?

Avec 60 g de gochugaru pour 2 kg de chou, il est franchement relevé mais pas brûlant : le piment coréen chauffe en douceur et la fermentation arrondit le piquant. Pour un kimchi plus doux, descendez à 30 ou 40 g de gochugaru. Évitez de le remplacer par du piment de Cayenne, beaucoup plus fort.

Faut-il fermer le bocal pendant la fermentation ?

Fermez-le sans serrer à fond, ou avec un couvercle à valve : le gaz produit par la fermentation doit pouvoir s’échapper. Posez le bocal sur une assiette, car le jus peut déborder. Ouvrez-le une fois par jour pour tasser le chou sous le jus avec une cuillère propre, puis refermez.

Combien de temps se conserve le kimchi maison ?

Au réfrigérateur, plusieurs semaines et souvent 2 à 3 mois, tant qu’il reste sous son jus et que l’on se sert avec des ustensiles propres. Il devient de plus en plus acide : jeune, on le mange en accompagnement ; bien mûr, il est idéal cuit, en ragoût, en riz sauté ou en galettes.

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