Tartare de veau maison moulé, parmesan, pignons, roquette, citron et fritesImage générée par IA
Faible IGProtéinéSans lactoseSportifs

Tartare de veau au couteau, citron, câpres et parmesan

Une noix de veau très fraîche taillée au couteau, assaisonnée à l’huile d’olive, au zeste et au jus de citron, aux câpres, à l’échalote et aux herbes, puis servie en cercle avec des copeaux de parmesan, des pignons grillés et une salade de roquette : la recette de référence du tartare de veau de bistrot.

Préparation
30 min
Cuisson
3 min
Total
48 min
Difficulté
Facile
Coût estimé
21 – 30 €
soit ≈ 6,40 €/pers.
Portions
4 pers.

Le tartare de veau est le cousin délicat du tartare de bœuf : une viande maigre, pâle et tendre, taillée au couteau en petits dés, que l’on assaisonne avec retenue pour ne pas couvrir son goût doux. Ici, pas de sauce Worcestershire ni de Tabasco : de l’huile d’olive, le zeste et le jus d’un citron, des câpres, une échalote ciselée et des herbes fraîches. La touche italienne, très répandue sur les cartes de bistrot, vient des copeaux de parmesan, des pignons grillés et de la roquette.

Trois règles font la réussite. Une pièce entière de noix ou de quasi de veau achetée le jour même chez un boucher de confiance et gardée au froid jusqu’à la dernière minute. Une taille au couteau bien affûté, sur une viande raffermie quelques minutes au congélateur. Et un citron ajouté juste avant de servir : son acidité « cuit » la surface de la viande et la grise si elle attend.

Le tartare de veau se mange aussitôt préparé, avec des frites ou une salade. Comme toute viande crue, il est déconseillé aux femmes enceintes, aux jeunes enfants, aux personnes âgées et aux personnes immunodéprimées. Comptez une demi-heure de travail pour 4 personnes.

Fiche du plat
Tartare de veau
Histoire, origine & variantes →
Publicité

Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Préparer les condiments
    • Échalote 40 g
    • Citron 1
    • Ciboulette 10 g
    • Cerfeuil 10 g
    • Sel 4 g

    Peler l’échalote et la ciseler en dés de 1 à 2 mm. Égoutter les câpres (les rincer si elles sont au sel) et les hacher grossièrement. Ciseler finement la ciboulette et les feuilles de cerfeuil. Laver le citron, le sécher et râper finement son zeste en évitant la partie blanche, amère ; garder le fruit pour le jus. Réserver le tout au frais dans un petit bol couvert.

    Échalote en dés minuscules, herbes ciselées nettes et non écrasées, zeste sans peau blanche.
  2. 2
    Torréfier les pignons
    • Pignons de pin 20 g

    Verser les pignons dans une petite poêle sans matière grasse et les faire dorer 2 à 3 minutes à feu moyen en remuant sans arrêt. Dès qu’ils sont blonds et sentent la noisette, les verser dans une assiette froide pour stopper la cuisson et les laisser refroidir complètement.

    Pignons uniformément blonds, parfum de noisette grillée.
  3. 3
    Préparer l’assaisonnement
    • Huile d’olive 3 c. à soupe
    • Moutarde de Dijon 1 c. à café
    • Poivre noir 6 tours de moulin

    Dans un bol, fouetter à la fourchette 3 cuillères à soupe d’huile d’olive avec le zeste de citron, la cuillerée de moutarde (facultative), le sel et le poivre du moulin. Ajouter l’échalote et les câpres. Ne pas mettre encore le jus de citron : il sera ajouté au dernier moment. Couvrir et réserver au réfrigérateur.

    Assaisonnement parfumé, sel dissous, sans jus de citron à ce stade.
  4. 4
    Parer la viande

    Sortir la pièce de veau du réfrigérateur juste au moment de la travailler. Sur une planche propre réservée à la viande crue, retirer à la pointe du couteau d’office les membranes nacrées (aponévroses), les nerfs et les petites parties grasses : ils resteraient sous la dent. Garder seulement la chair maigre, d’un rose pâle et uniforme.

    Chair d’un rose pâle uniforme, sans nerf ni membrane visible.
  5. 5
    Raffermir au congélateur
    • Parmesan 40 g
    • Roquette 100 g

    Envelopper la pièce parée dans du film alimentaire et la poser à plat 15 minutes au congélateur, pas davantage. La chair se raffermit sans geler : elle se taille ensuite en dés nets, sans s’écraser. Ce passage rapide sert la découpe ; il ne remplace aucune règle de fraîcheur. Pendant ce temps, laver la roquette et faire les copeaux de parmesan à l’économe.

    Viande ferme sous le doigt, mais pas gelée à cœur.
  6. 6
    Tailler au couteau

    Avec un couteau de chef bien affûté, couper la pièce en tranches de 4 à 5 mm d’épaisseur, puis chaque tranche en bâtonnets de même largeur, et enfin les bâtonnets en petits dés réguliers. Trancher d’un mouvement long, sans hacher ni écraser. Déposer les dés au fur et à mesure dans le saladier froid posé sur un bol de glaçons, couvrir et remettre au réfrigérateur si le service n’est pas immédiat.

    Dés réguliers de 4 à 5 mm, brillants, sans jus au fond du saladier.
  7. 7
    Assaisonner au dernier moment

    Juste avant de servir, verser l’assaisonnement à l’huile, l’échalote et les câpres sur les dés de veau, ajouter la ciboulette et le cerfeuil et mélanger délicatement à la fourchette. Presser alors le citron et ajouter 1 cuillère à soupe de jus, mélanger une dernière fois et goûter : rectifier en sel, en poivre et éventuellement en jus de citron. Le goût doit rester frais, doux et légèrement acidulé.

    Viande brillante, assaisonnée de façon homogène, encore rose pâle et non grisée.
  8. 8
    Assaisonner la roquette

    Dans un saladier, mélanger la roquette bien sèche avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, un petit trait de jus de citron, une pincée de sel et un tour de poivre. Assaisonner au moment du dressage pour qu’elle ne flétrisse pas.

    Feuilles légèrement brillantes, encore croquantes.
  9. 9
    Dresser et servir aussitôt

    Poser le cercle au centre d’une assiette froide, y tasser légèrement un quart du tartare et retirer le cercle. Recommencer pour les autres assiettes. Parsemer de copeaux de parmesan et de pignons torréfiés, ajouter un mince filet d’huile d’olive, quelques grains de fleur de sel et un tour de poivre. Disposer la roquette à côté et servir immédiatement, avec des frites croustillantes ou du pain grillé servis à part.

    Tartare net et froid, parmesan et pignons répartis, service sans attente.

Matériel

En images

Photos de la fiche Tartare de veau

Avec vos appareils

Congélateur

Envelopper la pièce parée dans du film et la poser à plat 15 minutes au congélateur, juste avant de la tailler : elle se raffermit et se coupe en dés nets. Point d’attention : ce passage rapide n’assainit pas la viande, il facilite seulement la découpe ; la fraîcheur reste indispensable.

Astuces du chef

  • Demandez au boucher une noix ou un quasi de veau en une seule pièce, et dites-lui que c’est pour un tartare : il vous donnera la partie la plus nette.
  • Un passage de 15 minutes au congélateur rend la taille au couteau beaucoup plus facile et régulière.
  • Le veau aime les assaisonnements doux : huile d’olive fruitée, citron, câpres et herbes tendres lui vont mieux que les sauces piquantes du tartare de bœuf.
  • Le zeste parfume sans acidifier : on peut en mettre généreusement, alors que le jus se dose au dernier moment.
  • Pour un tartare plus fondant, coupez les dés à 3 mm ; pour plus de mâche, allez jusqu’à 5 mm.
  • Une goutte d’huile d’olive et quelques grains de fleur de sel au moment de servir réveillent toute l’assiette.

Erreurs fréquentes

Tartare grisâtre et ferme

Le jus de citron a été ajouté trop tôt : n’ajouter l’acidité qu’au moment de servir et dresser aussitôt.

Texture pâteuse

Viande hachée ou écrasée au couteau : la raffermir au congélateur et la trancher d’un mouvement long, sans taper.

Goût fade

Le veau demande un peu plus de sel qu’on ne pense : rectifier au dernier moment, avec un peu plus de zeste, de câpres et de fleur de sel au service.

Goût écrasé

Assaisonnement trop fort (moutarde, sauce piquante, trop d’échalote) : alléger, le veau doit rester au premier plan.

Jus au fond de l’assiette

Viande trop réchauffée ou salée trop longtemps à l’avance : garder les dés sur la glace et saler juste avant de servir.

Morceaux nerveux sous la dent

Parage insuffisant : retirer soigneusement les membranes et nerfs avant de tailler, ou choisir une noix de veau plutôt qu’une pièce moins noble.

Remplacer un ingrédient

  • Noix de veau remplacé par Quasi de veau ou sous-noix

    Le quasi est aussi tendre, un peu plus persillé et goûteux ; la sous-noix est plus ferme et demande un parage soigneux.

  • Cerfeuil remplacé par Basilic ou estragon

    Le basilic oriente le tartare vers l’Italie, avec le parmesan ; l’estragon apporte une note anisée, à doser légèrement.

  • Parmesan remplacé par Pecorino ou copeaux de comté vieux

    Le pecorino est plus salé, réduire le sel ; le comté donne une note fruitée plus française.

  • Pignons de pin remplacé par Amandes effilées ou noisettes torréfiées

    Même croquant, goût un peu différent ; à éviter en cas d’allergie aux fruits à coque.

  • Câpres remplacé par Cornichons en petits dés ou olives vertes

    Le cornichon rapproche le goût du tartare de bœuf ; l’olive renforce le côté méditerranéen.

  • Roquette remplacé par Mesclun ou cœur de laitue

    Salade plus douce, moins poivrée ; la roquette répond mieux au parmesan.

Variantes

Version express

Demander au boucher de hacher la noix de veau à la commande, avec une grille à gros trous, et la rapporter aussitôt au froid. Assaisonner simplement à l’huile d’olive, au zeste et au jus de citron, aux câpres et à la ciboulette, saler, poivrer et servir dans les minutes qui suivent.

Compromis : texture plus fine et moins de mâche qu’au couteau ; la viande hachée doit être consommée immédiatement.

Version gastronomique

Tailler une noix de veau fermier élevé sous la mère en dés de 3 mm, l’assaisonner d’une huile d’olive vierge extra très fruitée, de zeste de citron de Menton et de quelques câpres à queue, puis la dresser à la cuillère avec une émulsion légère au parmesan, des pignons et des pousses d’herbes. En automne, à la piémontaise, râper au dernier moment quelques lamelles de truffe blanche.

Finition : fleur de sel, poivre long et un trait de citron au service.

Dressage et accords

Mouler chaque portion dans un cercle de 8 à 9 cm au centre d’une assiette froide, en tassant à peine pour garder une texture aérée. Couronner de quelques copeaux de parmesan et de pignons dorés, ajouter un fin filet d’huile d’olive, quelques grains de fleur de sel et un tour de poivre. Poser une petite poignée de roquette assaisonnée à côté et un quartier de citron. Servir les frites ou le pain grillé à part, pour que la viande reste froide.

À boire, à servir avec

Vin : un blanc sec et frais, chablis, sancerre ou vermentino, ou, dans l’esprit piémontais, un arneis ou un gavi. Un rosé de Provence ou un pinot noir léger servi frais conviennent aussi. Sans alcool : une eau pétillante citronnée ou une limonade peu sucrée.

Anti-gaspillage

  • Les parures de veau (nerfs et membranes retirés) ne vont pas dans le tartare, mais elles parfument un fond ou un bouillon cuit, à préparer le jour même.
  • Le croûtage du parmesan s’ajoute à une soupe ou à un minestrone pendant la cuisson.
  • Les herbes restantes se mixent avec de l’huile d’olive en huile verte, à garder deux jours au frais.
  • Le citron pressé et zesté se met dans une carafe d’eau.
  • Le tartare non consommé ne se garde pas : préparer seulement la quantité nécessaire.

Questions fréquentes

Peut-on préparer un tartare de veau à l’avance ?

Seulement en partie : ciseler les condiments et préparer l’assaisonnement à l’huile une heure avant, au frais, et parer la viande. La taille, le mélange, le citron et le dressage se font juste avant de servir ; le tartare se mange aussitôt.

Quand ajouter le citron dans un tartare de veau ?

Au tout dernier moment. Le zeste peut entrer dans l’assaisonnement à l’avance, car il parfume sans acidifier, mais le jus « cuit » la surface de la viande : elle grise et se raffermit si elle attend.

Peut-on hacher le veau au hachoir ?

Oui, avec une grille à gros trous et un hachoir bien froid, ou en demandant au boucher de le hacher à la commande. La texture est plus fine que celle du tartare au couteau, et la viande hachée doit être consommée immédiatement.

Quelle quantité de veau prévoir par personne ?

Environ 150 g de viande parée en plat, avec frites et salade, et 80 à 100 g en entrée. Le parage retire un peu de poids : prévoir 10 % de plus à l’achat.

Faut-il mettre un jaune d’œuf dans un tartare de veau ?

Ce n’est pas l’usage : le jaune d’œuf est la signature du tartare de bœuf. Le veau, plus doux, se marie mieux avec l’huile d’olive, le citron et le parmesan. Si vous en ajoutez un, choisissez des œufs extra-frais ; les mêmes précautions s’appliquent.

Que faire des restes de tartare de veau ?

Les jeter : un tartare assaisonné ne se garde pas, même au réfrigérateur, et ne doit pas être cuit le lendemain. Mieux vaut préparer seulement la quantité qui sera mangée.

Vos réalisations

Vous avez réalisé cette recette ? Soyez le premier à partager votre photo.

Connectez-vous pour partager la photo de votre réalisation.

Avis

Soyez le premier à donner votre avis

Notez-la et partagez vos astuces avec les autres cuisiniers.

Via Rankeat

Tartare de veau à Paris

Le classement Rankeat est momentanément indisponible.

Les meilleurs restaurants de Paris sur Rankeat →

Autres recettes