Lexique culinaire Préparation

Bouquet garni

nom masculin

Petit fagot d’herbes aromatiques ficelées, au minimum thym, laurier et queues de persil, souvent enveloppées de vert de poireau, qui parfume un bouillon ou un mijoté et se retire avant de servir.

Employé dans 35 recettes
  • Composition de baseThym, laurier, queues de persil
  • Cocotte familiale2 à 3 brins de thym, 1 à 2 feuilles de laurier
  • EnveloppeVert de poireau, parfois branche de céleri
  • MomentDès l’ajout du liquide
  • RetraitEn fin de cuisson, avant de servir

À quoi sert le bouquet garni ?

Le bouquet garni parfume un liquide qui cuit longtemps : bouillon, fond, fumet, sauce de braisage. Les herbes infusent pendant toute la cuisson, puis on retire le fagot d’un seul geste, sans avoir à repêcher des brins de thym ou des feuilles de laurier dans la sauce. On le retrouve dans presque toute la cuisine mijotée française : pot-au-feu, blanquette, bœuf bourguignon, navarin, coq au vin, potées, mais aussi dans les soupes de poisson comme la bouillabaisse ou la cotriade.

Ficeler les herbes a un autre avantage : elles restent groupées, ce qui permet de doser le parfum et de retirer le bouquet plus tôt si le goût du laurier devient trop présent.

Que met-on dans un bouquet garni ?

La base classique tient en trois herbes : thym, laurier et persil, dont on utilise surtout les queues, plus parfumées et plus résistantes à la cuisson que les feuilles, qu’on garde pour la finition. Pour une cocotte familiale, on compte en général deux ou trois brins de thym, une ou deux feuilles de laurier et une petite poignée de queues de persil. On enferme souvent le tout dans une feuille de vert de poireau, parfois avec une branche de céleri, et l’on ficelle serré.

Le bouquet varie selon le plat. Les soupes de poisson du Midi, bouillabaisse ou aziminu, y ajoutent des tiges et des plumets de fenouil ; en Provence et en Camargue, une daube ou une gardiane associent au bouquet de larges bandes de zeste d’orange. Les tripes à la mode de Caen enferment le thym, le laurier, le persil et le céleri dans le vert de poireau.

Quand l’ajouter et quand le retirer ?

Le bouquet entre dans la cocotte en même temps que le liquide, pour infuser pendant toute la cuisson. On le pose au milieu des viandes ou des légumes, bien immergé ; attacher l’extrémité de la ficelle à l’anse de la cocotte permet de le retrouver sans chercher. Il se retire en fin de cuisson, avant de servir ou avant de lier la sauce ; on le presse alors contre la paroi pour récupérer le jus qu’il a absorbé. Pour une cuisson courte, on peut froisser légèrement les herbes avant de les ficeler pour qu’elles parfument plus vite.

Les cas particuliers

Quand les herbes sont sèches ou en petits brins, on les enferme dans un carré de mousseline ou de gaze noué, qui fait le même office. Les épices entières, comme les clous de girofle, se piquent plus volontiers dans un oignon, à la manière de l’oignon piqué du pot-au-feu, tandis que les grains de poivre vont directement dans le bouillon. Le laurier se dose avec prudence : une ou deux feuilles suffisent pour une grande cocotte, et un excès donne de l’amertume.

Pas à pas

  1. Réunir les herbes

    Rassembler le thym, le laurier et les queues de persil, et ajouter si besoin une branche de céleri.

  2. Envelopper

    Poser les herbes sur une feuille de vert de poireau lavée et la replier autour pour former un petit fagot.

  3. Ficeler serré

    Faire plusieurs tours de ficelle de cuisine et nouer, en laissant une longue extrémité.

  4. Immerger

    Plonger le bouquet dans le liquide de cuisson et attacher la ficelle à l’anse de la cocotte.

  5. Retirer

    Ôter le bouquet en fin de cuisson en le pressant contre la paroi pour récupérer le jus.

Les erreurs à éviter

  • Ficeler trop lâche

    Les herbes s’échappent et l’on retrouve des feuilles de laurier dans l’assiette. Serrer la ficelle et faire plusieurs tours.

  • Forcer sur le laurier

    Son parfum domine et devient amer sur une longue cuisson. Une ou deux feuilles suffisent pour une grande cocotte.

  • Le servir dans le plat

    Le laurier et les tiges sont coriaces et désagréables sous la dent. Retirer le bouquet avant de servir ou de lier la sauce.

  • Y mettre les feuilles de persil

    Elles noircissent et se délitent à la cuisson. Ne mettre que les queues et garder les feuilles pour la finition.

Mettre en pratique : nos recettes avec « bouquet garni »

Bœuf bourguignon mijoté avec carottes, champignons et oignons grelots

Bœuf bourguignon traditionnel

4 h 45 Intermédiaire

Pot-au-feu traditionnel

4 h 15 Intermédiaire
Coq au vin traditionnel

Coq au vin traditionnel

11 h 30 Intermédiaire

Et aussi :

Questions fréquentes

Que contient un bouquet garni ?

Au minimum du thym, du laurier et des queues de persil, ficelés ensemble. On y ajoute souvent du vert de poireau, qui sert d’enveloppe, et une branche de céleri. Selon les régions et les plats, il accueille aussi du romarin, de la sauge ou du fenouil.

Par quoi remplacer un bouquet garni ?

Par les mêmes herbes séchées enfermées dans un sachet de mousseline ou une boule à thé : environ une demi-cuillère à café de thym séché et une feuille de laurier pour une cocotte familiale. Sans sachet, on les met directement dans le plat, en acceptant d’en retrouver quelques brins dans la sauce.

Quand retirer le bouquet garni ?

En fin de cuisson, avant de servir ou avant de lier la sauce à la crème ou au roux. On le presse contre la paroi de la casserole pour récupérer le liquide qu’il a absorbé, puis on le jette.

Pourquoi mettre les queues de persil et pas les feuilles ?

Les queues ont un goût marqué et résistent aux longues cuissons, alors que les feuilles noircissent et se délitent. On garde donc les feuilles pour les ciseler au moment de servir, ce qui permet d’utiliser tout le bouquet de persil.