Ris d’agneau poêlés maison en persillade avec girolles sautées au beurre, poêle en fonte en arrière-planImage générée par IA
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Ris d’agneau poêlés en persillade et girolles

Ris d’agneau dégorgés, blanchis départ eau froide, parés puis dorés au beurre moussant, finis en persillade, déglacés au vin blanc et servis avec une poêlée de girolles : la recette de référence du bistrot, pour 4 personnes.

Préparation
40 min
Cuisson
30 min
Total
2 h 10
Difficulté
Moyenne
Coût estimé
28 – 39 €
soit ≈ 8,50 €/pers.
Portions
4 pers.

Les ris d’agneau sont le thymus de l’agneau : de petites noix blanches, tendres et délicates, que l’on prépare comme le ris de veau, en plus rapide. Cette recette suit la méthode classique des bistrots : dégorgement à l’eau froide, blanchiment départ eau froide, parage de la membrane, puis cuisson à la poêle au beurre moussant jusqu’à ce que les ris soient bien dorés. Une persillade d’ail et de persil, un déglaçage au vin blanc et une poêlée de girolles les accompagnent.

La préparation demande surtout de la méthode : 1 heure de dégorgement au réfrigérateur, puis un peu plus d’une heure de travail. Le résultat se juge à la croûte, blonde et croustillante, et au cœur, moelleux et fondant. Hors saison des girolles, des cèpes, des morilles ou de simples champignons de Paris conviennent ; une version en cassolette à la crème est proposée dans les variantes et les substitutions.

Fiche du plat
Ris d’agneau
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Dégorger les ris
    • Eau 100 ml

    Rincer les ris sous l’eau froide, puis les plonger dans un grand saladier d’eau très froide. Les laisser dégorger 1 heure au réfrigérateur, en changeant l’eau deux ou trois fois, jusqu’à ce qu’elle reste claire : le sang s’élimine et les ris deviennent bien blancs.

    Eau claire, ris blancs et sans traces de sang.
  2. 2
    Nettoyer les girolles
    • Girolles 300 g

    Pendant le dégorgement, couper le bout terreux des pieds des girolles, puis les brosser une à une avec un pinceau ou un papier absorbant humide. Si elles sont très sableuses, les passer rapidement sous un filet d’eau et les sécher aussitôt sur un linge. Couper les plus grosses en deux pour une cuisson régulière.

    Girolles propres, sans sable, bien sèches.
  3. 3
    Blanchir les ris
    • Gros sel 20 g

    Égoutter les ris, les mettre dans une casserole et les couvrir largement d’eau froide additionnée de gros sel. Porter doucement au frémissement, sans faire bouillir, puis compter 2 minutes dès les premiers frémissements. Les ris blanchissent, se raffermissent et se tiennent mieux.

    Ris raffermis et opaques en surface, encore souples au toucher.
  4. 4
    Rafraîchir

    Égoutter les ris à l’écumoire et les plonger immédiatement dans un bol d’eau très froide avec quelques glaçons, pour stopper la cuisson et raffermir encore la chair. Les y laisser 5 minutes.

    Ris froids à cœur.
  5. 5
    Parer les ris

    Égoutter et éponger les ris. Avec les doigts et la pointe d’un petit couteau, retirer la fine membrane qui les entoure, les petits vaisseaux, les parties nerveuses et les morceaux de graisse. Séparer les ris en noix de taille régulière, en suivant leurs lobes naturels, sans écraser la chair.

    Noix blanches et nettes, sans membrane ni filaments.
  6. 6
    Préparer la persillade
    • Échalote 1
    • Ail 2 gousses
    • Persil plat 15 brins

    Peler et ciseler finement l’échalote. Peler et dégermer les gousses d’ail, puis les hacher finement. Effeuiller le persil plat et le hacher. Mélanger l’ail et le persil : c’est la persillade, qui ne s’ajoute qu’en fin de cuisson.

    Ail et persil hachés fin, échalote ciselée à part.
  7. 7
    Poêler les girolles

    Mettre les girolles dans une grande poêle chaude, sans matière grasse, et les faire sauter 3 à 4 minutes à feu vif pour évaporer leur eau de végétation. Jeter cette eau si elles en ont rendu beaucoup, puis ajouter 15 g de beurre et l’échalote et les faire dorer 3 à 4 minutes. Saler, poivrer et réserver au chaud.

    Girolles dorées et brillantes, sans jus au fond de la poêle.
  8. 8
    Assaisonner et fariner
    • Farine de blé 20 g

    Sécher soigneusement les noix de ris dans du papier absorbant. Les saler, les poivrer, puis les rouler dans la farine et les tapoter entre les mains pour ne garder qu’un voile très fin : il aide à former une croûte dorée.

    Fine pellicule de farine, sans paquets.
  9. 9
    Dorer les ris au beurre

    Dans une grande poêle, chauffer l’huile puis ajouter 40 g de beurre. Quand il mousse, déposer les ris en une seule couche, sans les serrer. Les dorer à feu moyen-vif 6 à 8 minutes en tout, en les retournant pour colorer toutes les faces et en les arrosant de beurre moussant à la cuillère. Le beurre doit rester blond noisette, jamais noir.

    Croûte dorée sur toutes les faces, ris fermes mais moelleux quand on les presse.
  10. 10
    Ajouter la persillade

    Baisser le feu, parsemer la persillade sur les ris et remuer 1 minute, juste le temps que l’ail parfume le beurre sans colorer.

    Ail parfumé, encore blanc, persil vert brillant.
  11. 11
    Déglacer

    Verser le vin blanc dans la poêle et gratter les sucs au fond avec une spatule. Laisser réduire de moitié, puis ajouter le fond de veau délayé dans l’eau et réduire encore 1 à 2 minutes, en enrobant les ris, jusqu’à obtenir un jus court et nappant. Hors du feu, ajouter le jus du demi-citron.

    Jus court et brillant qui enrobe les ris.
  12. 12
    Réunir et rectifier
    • Sel 4 g
    • Poivre noir 6 tours de moulin

    Remettre les girolles dans la poêle, mélanger délicatement pour les enrober de jus et réchauffer 1 minute. Goûter et rectifier le sel et le poivre.

    Ris et girolles chauds, bien enrobés de jus.
  13. 13
    Dresser et servir

    Répartir les ris et les girolles dans des assiettes chaudes ou de petites cassolettes, napper du jus de la poêle et servir immédiatement, avec une purée, des pommes de terre grenaille ou des légumes de printemps.

    Ris encore croustillants en surface au moment de servir.

Matériel

En images

Photos de la fiche Ris d’agneau

Astuces du chef

  • Un dégorgement soigneux fait toute la différence : des ris bien blancs ont un goût plus net et plus doux.
  • Le blanchiment doit rester court : les ris d’agneau sont petits et finissent de cuire à la poêle.
  • Parer les ris quand ils sont froids : la membrane se détache bien mieux.
  • L’huile ajoutée au beurre l’empêche de brûler et permet une cuisson plus vive.
  • Arroser sans cesse de beurre moussant : c’est ce qui donne la croûte blonde et le cœur fondant.
  • Pour une note de bistrot du Sud, déglacer avec un trait de vin doux naturel, comme un banyuls, à la place du vin blanc.

Erreurs fréquentes

Ris caoutchouteux

Blanchiment trop long ou à gros bouillons : compter 2 minutes au frémissement seulement, départ eau froide, puis finir la cuisson à la poêle.

Ris qui ne dorent pas

Ris mal séchés ou poêle surchargée : les éponger soigneusement et les cuire en une seule couche, en deux fois si nécessaire.

Texture élastique sous la dent

Membrane ou parties nerveuses oubliées : parer les ris à froid, noix par noix, après le rafraîchissement.

Beurre noir et amer

Feu trop fort ou beurre seul : ajouter une cuillerée d’huile, baisser légèrement le feu et arroser régulièrement.

Ail brûlé

Persillade ajoutée trop tôt : la verser en toute fin de cuisson, feu baissé, pour 1 minute seulement.

Goût de sang ou couleur rosée

Dégorgement insuffisant : changer l’eau plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle reste claire, au moins 1 heure au réfrigérateur.

Remplacer un ingrédient

  • Ris d’agneau remplacé par Ris de veau

    Même méthode ; le ris de veau, plus gros, se blanchit 3 à 4 minutes, se presse puis se coupe en escalopes. Plat plus cher.

  • Girolles remplacé par Morilles fraîches, cèpes ou champignons de Paris

    Les morilles appellent une sauce à la crème ; les cèpes donnent une version d’automne ; les champignons de Paris une version économique toute l’année.

  • Farine de blé remplacé par Fécule de maïs ou farine de riz

    Version sans gluten, croûte un peu plus fine et plus croustillante ; vérifier aussi le fond de veau.

  • Vin blanc sec remplacé par Jus de citron allongé d’eau, ou bouillon

    Version sans alcool, plus vive avec le citron ; on peut aussi déglacer au banyuls ou au madère pour une note douce.

  • Jus de déglaçage remplacé par 20 cl de crème liquide entière réduite avec les girolles

    Version en cassolette à la crème, plus riche et plus douce ; la croûte des ris est moins marquée.

Variantes

Version express

Utiliser des ris d’agneau déjà dégorgés et blanchis par le boucher : il ne reste qu’à les parer, les fariner et les dorer au beurre, et remplacer les girolles par des champignons de Paris émincés. Compter 30 minutes.

Compromis : goût moins net si le dégorgement a été court, et champignons moins parfumés.

Version gastronomique

Presser les ris parés 1 heure au frais entre deux plaques, sous un poids, pour des noix régulières. Les servir avec des morilles fraîches étuvées au vin jaune et à la crème, ou avec des cèpes poêlés et un jus d’agneau réduit monté au beurre. Finir avec quelques pousses d’herbes et une pointe de fleur de sel.

Finition : quelques fèves ou petits pois de printemps et une asperge verte rôtie.

Dressage et accords

Dresser les ris d’agneau dorés au centre d’assiettes chaudes, entourés de girolles, et les napper d’un peu de jus de déglaçage. Parsemer d’un peu de persil frais haché. En entrée chaude, les servir en cassolette individuelle. Une purée maison, des pommes de terre grenaille ou des petits pois et des asperges vertes au printemps les accompagnent bien.

À boire, à servir avec

Vin blanc : un chardonnay de Bourgogne ample, comme un mâcon ou un meursault, ou un savennières, dont la rondeur répond au beurre et aux champignons. Vin rouge : un pinot noir léger ou un saint-joseph souple. Avec des morilles à la crème, un vin jaune du Jura. Sans alcool : une eau gazeuse, un jus de raisin blanc pétillant peu sucré.

Anti-gaspillage

  • Les chutes de parage peuvent parfumer un fond ou un bouillon de légumes, puis être jetées.
  • Les pieds et les petits morceaux de girolles se hachent dans une omelette ou une farce.
  • Les ris restants, coupés en dés, garnissent une omelette, des pâtes fraîches à la crème ou un vol-au-vent.
  • Le persil restant se congèle haché, prêt pour une autre persillade.

Questions fréquentes

Faut-il vraiment dégorger les ris d’agneau ?

Oui : 1 heure dans une eau très froide, changée plusieurs fois, élimine le sang et les impuretés. Les ris deviennent bien blancs et leur goût est plus net. Si le boucher les vend déjà dégorgés, on peut passer directement au blanchiment.

Combien de temps blanchir les ris d’agneau ?

Départ eau froide salée, on porte doucement au frémissement et l’on compte 2 minutes. Ils sont petits : un blanchiment plus long les rend fermes et caoutchouteux, et ils finissent de cuire à la poêle.

Comment retirer la membrane ?

Après le rafraîchissement, quand les ris sont froids : pincer la membrane avec les doigts et la tirer doucement, en s’aidant de la pointe d’un petit couteau pour les parties nerveuses et la graisse.

Peut-on préparer les ris à l’avance ?

Oui, jusqu’au parage : dégorgés, blanchis et parés, ils se gardent 24 heures au réfrigérateur, filmés. La cuisson à la poêle se fait au dernier moment.

Quels champignons servir avec des ris d’agneau ?

Les girolles au printemps et en été, les cèpes en automne, les morilles pour une version de fête à la crème. Des champignons de Paris bien dorés conviennent toute l’année.

Comment faire une cassolette de ris d’agneau ?

Dorer les ris comme dans la recette, puis les réunir avec les champignons dans 20 cl de crème réduite quelques minutes. Répartir dans des cassolettes chaudes, éventuellement gratinées quelques instants sous le gril.

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