Côte de porc fermière poêlée nappée de sauce moutarde à l’ancienne, pommes grenaille et haricots vertsImage générée par IA
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Côte de porc poêlée, sauce à la moutarde

Des côtes de porc premières de 2,5 cm saisies à la poêle, gras doré, arrosées au beurre et au thym, sorties juste cuites et reposées, puis nappées d’une sauce à la crème et aux deux moutardes montée dans les sucs de cuisson.

Préparation
15 min
Cuisson
25 min
Total
45 min
Difficulté
Facile
Coût estimé
11 – 16 €
soit ≈ 3,30 €/pers.
Portions
4 pers.

La côte de porc à la moutarde est un classique des bistrots et des tables familiales : une côte épaisse saisie à la poêle, dorée sur le gras, puis une sauce à la crème montée en quelques minutes dans les sucs de cuisson, avec des échalotes, un peu de vin blanc et deux moutardes, la forte de Dijon et l’à l’ancienne en grains.

Tout le secret tient à l’épaisseur et à la cuisson. Des côtes premières de 2 à 2,5 cm ont le temps de bien dorer avant que le cœur ne cuise trop ; elles se sortent du feu vers 60 à 61 °C à cœur et reposent 5 minutes, le temps de faire la sauce, pour atteindre environ 63 °C : une chair rosé pâle, juteuse, loin de la côte grise et sèche d’autrefois. Pour les convives qui doivent manger le porc bien cuit, il suffit de prolonger la cuisson de quelques minutes à feu doux.

Comptez 45 minutes pour 4 personnes, dont 40 de travail. La moutarde s’ajoute hors du feu, à la fin, pour garder son piquant. Servez avec une purée, des pommes de terre sautées, des haricots verts ou un gratin dauphinois. Les versions au four, au barbecue et à la plancha sont détaillées dans les adaptations.

Fiche du plat
Côte de porc poêlée
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Sortir et éponger les côtes
    • Côte de porc 1000 g

    Sortir les côtes de porc du réfrigérateur 20 à 30 minutes avant la cuisson, à l’abri de la chaleur, pour que le cœur ne soit pas glacé au moment de la saisie. Les éponger sur toutes les faces au papier absorbant : une surface sèche dore bien mieux et ne bout pas dans la poêle.

    Surface bien sèche au toucher.
  2. 2
    Inciser la bordure de gras

    Avec la pointe d’un couteau d’office, entailler la bordure de gras et la fine peau qui la sépare de la chair tous les 2 à 3 cm, sans entamer la noix. En cuisant, cette membrane se rétracte et fait bomber la côte, qui ne touche plus la poêle qu’au centre et dore mal ; les entailles l’en empêchent.

    Côtes bien à plat, entailles régulières dans le gras.
  3. 3
    Préparer les éléments de la sauce
    • Ail 1 gousse
    • Thym 4 brins
    • Échalote 60 g
    • Moutarde à l’ancienne 1 c. à soupe

    Éplucher et ciseler finement les échalotes. Mesurer le vin blanc, le bouillon et la crème. Mélanger dans un petit bol la moutarde de Dijon et la moutarde à l’ancienne. Écraser la gousse d’ail en chemise et préparer les brins de thym. Tout doit être prêt avant de lancer la cuisson : la sauce se fait pendant les 5 minutes de repos de la viande.

    Échalotes ciselées très fin, liquides et moutardes à portée de main.
  4. 4
    Saler et chauffer la poêle
    • Sel 4 g
    • Huile neutre 1 c. à soupe

    Saler les côtes sur les deux faces avec le sel fin, juste avant de les cuire. Verser l’huile neutre dans une grande poêle à fond épais et la chauffer à feu vif jusqu’à ce qu’elle soit très chaude et commence à frémir en surface. Si la poêle ne contient pas les 4 côtes sans qu’elles se touchent, utiliser deux poêles ou cuire en deux fois.

    Huile qui ondule et frémit, poêle assez grande pour que les côtes ne se touchent pas.
  5. 5
    Colorer le gras

    Saisir les côtes à la pince et les tenir debout, bordure de gras posée contre le fond de la poêle, en les appuyant les unes contre les autres si besoin. Laisser 1 à 2 minutes, jusqu’à ce que le gras soit doré et commence à fondre : il parfume l’huile et devient agréable à manger au lieu de rester blanc et mou.

    Bordure de gras dorée et grésillante.
  6. 6
    Saisir la première face

    Coucher les côtes à plat dans la poêle et les laisser saisir 3 minutes à feu vif, sans les toucher ni les déplacer, pour que la croûte se forme. Elles se détachent d’elles-mêmes du fond quand elles sont bien colorées.

    Face inférieure brun doré, côte qui se décolle facilement.
  7. 7
    Retourner et arroser au beurre

    Retourner les côtes à la pince et baisser à feu moyen. Ajouter 15 g de beurre, la gousse d’ail écrasée et les brins de thym. Quand le beurre mousse, incliner légèrement la poêle et arroser sans cesse les côtes à la cuillère pendant 2 à 3 minutes : le beurre noisette les colore et les parfume.

    Beurre mousseux et blond noisette, sans fumée noire.
  8. 8
    Finir la cuisson à la sonde

    Poursuivre la cuisson à feu moyen-doux en retournant les côtes une fois, jusqu’à ce que le thermomètre, piqué au centre de la noix sans toucher l’os, indique 60 à 61 °C : comptez 3 à 6 minutes de plus pour des côtes de 2 à 2,5 cm. Pour une cuisson complète, demandée pour les personnes à risque, prolonger de quelques minutes jusqu’à ce que la chair soit blanche à cœur et le jus qui perle bien clair.

    60 à 61 °C au cœur de la noix ; jus légèrement rosé ou clair, chair souple sous le doigt.
  9. 9
    Laisser reposer au chaud

    Retirer les côtes de la poêle et les poser sur une assiette chaude, avec l’ail et le thym, sous une feuille d’aluminium posée sans serrer. Pendant 5 minutes, la température à cœur monte encore de 2 à 3 °C et atteint environ 63 °C ; les jus se répartissent dans la chair. Garder le jus qui s’écoule dans l’assiette pour la sauce.

    Environ 63 °C à cœur après repos, un peu de jus dans l’assiette.
  10. 10
    Faire suer les échalotes

    Pendant le repos, vider l’excès de graisse de la poêle en gardant les sucs bruns collés au fond. Remettre à feu moyen, ajouter les 5 g de beurre restants et les échalotes ciselées, et les faire suer 2 minutes en remuant à la cuillère en bois, jusqu’à ce qu’elles soient translucides et légèrement blondes.

    Échalotes fondantes et translucides, sucs intacts au fond de la poêle.
  11. 11
    Déglacer et réduire
    • Bouillon de volaille 10 cl

    Verser le vin blanc et gratter énergiquement le fond de la poêle à la cuillère en bois pour décoller tous les sucs. Laisser bouillonner jusqu’à ce que le vin ait réduit de moitié, environ 1 minute, puis ajouter le bouillon de volaille et réduire encore de moitié, 2 minutes environ. Sans vin, utiliser 20 cl de bouillon en tout.

    Plus de sucs collés au fond, liquide réduit de moitié, odeur d’alcool disparue.
  12. 12
    Crémer et monter à la moutarde
    • Crème fraîche 20 cl

    Ajouter la crème fraîche et laisser frémir doucement 2 minutes en remuant, jusqu’à ce que la sauce nappe le dos de la cuillère. Retirer la poêle du feu, puis incorporer le mélange des deux moutardes et le jus de repos des côtes. Goûter : la sauce est souvent assez salée par la moutarde et les sucs ; poivrer.

    Sauce nappante, lisse, piquante sans amertume.
  13. 13
    Dresser et servir
    • Poivre noir 8 tours de moulin
    • Persil plat 5 g

    Poser une côte sur chaque assiette chaude, napper généreusement de sauce à la moutarde, en laissant la bordure de gras dorée visible. Donner quelques tours de moulin à poivre, parsemer de persil ciselé si on le souhaite et servir aussitôt avec la garniture, le reste de sauce en saucière.

    Côtes chaudes, sauce brillante, gras doré visible.

Matériel

Avec vos appareils

Four traditionnel

Pour des côtes très épaisses, de 3 à 4 cm : les saisir 2 à 3 minutes par face et colorer le gras dans une poêle allant au four, puis les enfourner à 180 °C en chaleur statique, avec le beurre, l’ail et le thym, 6 à 12 minutes, jusqu’à 60-61 °C à cœur. Laisser reposer et faire la sauce dans la poêle. Point d’attention : le manche de la poêle sort brûlant du four ; le couvrir d’un torchon.

Barbecue

Badigeonner les côtes d’huile et de moutarde, les saisir 2 à 3 minutes par face sur braises vives, en commençant par le gras tenu à la pince, puis les finir 4 à 8 minutes en zone indirecte, couvercle fermé, jusqu’à 60-61 °C à cœur. Faire la sauce à part dans une casserole, avec échalotes, vin, bouillon, crème et moutardes. Point d’attention : le gras qui coule enflamme les braises ; déplacer les côtes vers la zone sans braises le temps que les flammes retombent.

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Plancha

Chauffer la plancha à pleine puissance, huiler légèrement, saisir le gras puis 3 minutes par face, et finir sur la zone la moins chaude en retournant, jusqu’à 60-61 °C à cœur. Préparer la sauce dans une casserole à part. Point d’attention : la plancha ne retient pas les sucs ; déglacer quelques secondes avec le vin sur la zone chaude et les racler vers la casserole avec la spatule.

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Astuces du chef

  • Demandez au boucher des côtes premières taillées à 2,5 cm : c’est l’épaisseur qui fait une côte juteuse, bien plus que la recette.
  • La côte échine, plus persillée, est la plus tolérante : choisissez-la si vos convives aiment le porc bien cuit.
  • Un thermomètre à lecture rapide évite de couper la viande pour vérifier ; piquez-le horizontalement au centre de la noix, loin de l’os.
  • Pour une côte très épaisse, de 3 cm et plus, saisissez-la à la poêle puis finissez-la 6 à 10 minutes au four à 180 °C.
  • Ajoutez la moutarde à l’ancienne en fin de cuisson seulement : ses grains restent entiers et croquants.
  • Une cuillère de cornichons hachés et d’oignon dans la sauce donne une version proche de la sauce charcutière.

Erreurs fréquentes

Côte sèche et dure

Côte trop fine ou trop cuite. Choisir 2 à 2,5 cm d’épaisseur, sortir la viande à 60-61 °C à cœur et la laisser reposer 5 minutes.

Côte qui bombe dans la poêle

La membrane entre le gras et la chair s’est rétractée. Entailler la bordure de gras tous les 2 à 3 cm avant la cuisson.

Viande grise, sans croûte

Poêle pas assez chaude, côtes humides ou trop serrées. Éponger la viande, chauffer l’huile à feu vif et cuire en deux fois si nécessaire.

Sauce trop liquide

Réduction insuffisante. Laisser réduire vin et bouillon de moitié avant la crème, puis frémir la crème jusqu’à ce qu’elle nappe la cuillère.

Sauce amère ou granuleuse

La moutarde a bouilli. L’incorporer hors du feu, juste avant de servir ; si la sauce doit attendre, la réchauffer doucement sans ébullition.

Sauce trop salée

Moutarde, sucs et bouillon salent déjà. Utiliser un bouillon peu salé, goûter avant de rectifier et allonger au besoin d’une cuillère de crème.

Remplacer un ingrédient

  • Côtes premières remplacé par Côtes échine ou tranches d’échine de 2 cm

    Viande plus persillée et plus moelleuse, qui supporte une cuisson un peu plus longue ; un peu plus grasse.

  • Vin blanc sec remplacé par 10 cl de bouillon de volaille supplémentaires et un trait de jus de citron

    Sauce sans alcool, un peu moins acidulée et moins profonde.

  • Crème fraîche épaisse remplacé par Crème liquide entière

    Sauce plus fluide, à réduire 1 minute de plus avant d’ajouter la moutarde.

  • Moutarde à l’ancienne remplacé par Uniquement de la moutarde de Dijon, 3 c. à soupe en tout

    Sauce plus lisse et plus piquante, sans les grains croquants.

  • Sauce à la moutarde remplacé par Sauce aux cèpes : 150 g de cèpes poêlés, échalote, crème

    Version forestière plus automnale, plus douce et plus chère.

Variantes

Version express

En 20 minutes : utiliser des côtes de 1,5 cm, les saisir 2 minutes par face à feu vif puis 2 minutes à feu moyen, et faire la sauce directement avec 20 cl de crème et les moutardes, sans vin ni bouillon, en déglaçant avec la crème.

Compromis : côtes plus fines, plus faciles à trop cuire, et sauce moins profonde.

Version gastronomique

Choisir des côtes premières de porc fermier Label Rouge ou de porc noir de Bigorre AOP, taillées à 3 cm et manchonnées, et les finir au four après la saisie. Saler la veille, à découvert au réfrigérateur, pour une viande assaisonnée en profondeur. Monter la sauce avec un fond de veau réduit au lieu du bouillon, un trait de cognac pour déglacer et une moutarde à l’ancienne de qualité, et servir avec un gratin dauphinois et des pommes fruits poêlées au beurre.

Finition : quelques grains de fleur de sel sur la croûte et un tour de poivre de Kampot concassé.

Dressage et accords

Servir sur des assiettes chaudes : la côte posée en biais, os vers l’extérieur et bordure de gras dorée bien visible, nappée de sauce à la moutarde sur la moitié de la noix pour laisser voir la croûte. Ajouter la garniture à côté, une quenelle de purée, des pommes de terre sautées ou des haricots verts, quelques feuilles de persil et un brin de thym rôti. Le reste de sauce se sert en saucière.

À boire, à servir avec

Vins : un blanc de Bourgogne, mâcon ou bourgogne aligoté, dont la vivacité répond à la moutarde ; un chardonnay du Jura ; en rouge, un beaujolais, un saumur-champigny ou un pinot noir léger, servis frais. Sans alcool : un jus de pomme artisanal peu sucré ou une eau pétillante citronnée.

Anti-gaspillage

  • La côte restante, désossée et tranchée finement, garnit un sandwich ou une salade de pommes de terre tiède avec un peu de sauce.
  • L’os, avec les parures, parfume un bouillon ou une soupe de lentilles.
  • Le reste de sauce à la moutarde nappe des pâtes, des pommes de terre vapeur ou des restes de poulet.
  • Les échalotes et le persil restants s’ajoutent à une vinaigrette ou à une omelette.

Questions fréquentes

Combien de temps cuire une côte de porc à la poêle ?

Pour une côte de 2 à 2,5 cm, comptez 1 à 2 minutes sur le gras, 3 minutes à feu vif sur la première face, puis 5 à 8 minutes à feu moyen en retournant, soit 10 à 12 minutes en tout, et 5 minutes de repos. Une côte de 1,5 cm cuit en 6 à 8 minutes. Le thermomètre reste plus fiable que la montre.

Quelle température à cœur pour une côte de porc ?

Sortez la côte vers 60 à 61 °C au cœur de la noix : après 5 minutes de repos, elle atteint environ 63 °C, une chair rosé pâle et juteuse. C’est aussi le repère du département américain de l’Agriculture pour les pièces entières de porc, avec 3 minutes de repos. Pour une cuisson complète, prolongez jusqu’à une chair blanche et un jus clair.

Pourquoi ma côte de porc est-elle sèche ?

Presque toujours parce qu’elle est trop fine ou trop cuite. Le porc actuel est bien plus maigre qu’autrefois et perd son jus au-delà de quelques degrés. Choisissez des côtes de 2 à 2,5 cm, saisissez-les fort puis finissez à feu moyen, sortez-les juste cuites et laissez-les reposer avant de les servir.

Faut-il saler la côte de porc avant ou après la cuisson ?

Juste avant de la poser dans la poêle, ou bien la veille, à découvert au réfrigérateur. Le sel posé 20 à 30 minutes avant fait perler du jus en surface, ce qui gêne la coloration. Avec une sauce à la moutarde, déjà salée, salez légèrement la viande et goûtez la sauce avant de rectifier.

Comment éviter que la côte de porc gondole ?

Entaillez la bordure de gras tous les 2 à 3 cm avant la cuisson, jusqu’à la chair sans l’entamer. La fine membrane située entre le gras et la viande se rétracte à la chaleur et fait bomber la côte, qui ne touche plus la poêle qu’au centre et dore mal.

Peut-on faire la sauce sans vin blanc ?

Oui : déglacez avec 20 cl de bouillon de volaille au lieu de 10 cl de vin et 10 cl de bouillon, et ajoutez un trait de jus de citron en fin de cuisson pour retrouver un peu d’acidité. La sauce est un peu moins profonde mais convient à toute la famille.

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