Poulet en sauce jaune avec riz, pomme de terre et œufImage générée par IA
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Ají de gallina péruvien

Le grand classique de la cuisine criolla de Lima : poulet poché effiloché dans une sauce crémeuse à l’ají amarillo, liée au pain trempé dans le lait concentré, au parmesan et aux noix de pécan, servi avec riz blanc à l’ail, pommes de terre, œuf dur et olive noire.

Préparation
35 min
Cuisson
50 min
Total
1 h 35
Difficulté
Facile
Coût estimé
19 – 27 €
soit ≈ 3,80 €/pers.
Portions
6 pers.

L’ají de gallina est un ragoût de volaille effilochée dans une sauce jaune et onctueuse, à base d’ají amarillo, le piment jaune péruvien, liée au pain trempé dans le lait et enrichie de parmesan et de noix de pécan. On le sert avec du riz blanc, des pommes de terre, un œuf dur et une olive noire.

Cette recette suit la façon de faire des foyers liméniens : volaille pochée, bouillon gardé pour détendre la sauce, aderezo d’oignon, d’ail et de piment longuement fondu. Elle utilise des blancs de poulet, comme la plupart des cuisiniers aujourd’hui ; la gallina (poule) d’origine est proposée dans les substitutions. La pâte d’ají amarillo se trouve en épicerie latino-américaine ou en ligne.

Fiche du plat
Ají de gallina
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

6 personnes

Préparation

  1. 1
    Pocher le poulet
    • Blanc de poulet 800 g
    • Carotte 1
    • Céleri-branche 1 branche
    • Laurier-sauce 1 feuille
    • Sel 1 c. à café

    Placer les blancs de poulet dans une cocotte avec 1,5 l d’eau froide, la carotte, la branche de céleri, la feuille de laurier et 1 c. à café de sel. Porter doucement à frémissement, écumer, puis cuire 18 à 20 minutes sans faire bouillir. Éteindre et laisser le poulet tiédir 10 minutes dans son bouillon : il reste moelleux et s’effiloche mieux.

    La chair est blanche à cœur (74 °C au thermomètre) et se détache en fibres.
  2. 2
    Cuire les pommes de terre et les œufs
    • Eau 450 ml
    • Pomme de terre 600 g
    • Œufs 3

    Pendant le pochage, cuire les pommes de terre entières, avec la peau, départ eau froide salée, 20 à 25 minutes. Dans une petite casserole, plonger les œufs dans l’eau bouillante pour 10 minutes, puis les passer sous l’eau froide.

    La lame d’un couteau entre dans les pommes de terre sans résistance ; les œufs sont durs, jaune juste pris.
  3. 3
    Faire tremper le pain
    • Pain de mie 6 tranches
    • Lait concentré non sucré 350 ml

    Déchirer les tranches de pain de mie sans croûte en morceaux dans un bol et les couvrir du lait concentré non sucré. Laisser tremper 10 minutes en appuyant de temps en temps pour que tout le pain s’imbibe.

    Le pain est entièrement ramolli, il n’y a plus de morceau sec.
  4. 4
    Effilocher le poulet

    Sortir le poulet, filtrer le bouillon et en réserver 500 ml au chaud. Effilocher la chair à la main ou avec deux fourchettes, dans le sens des fibres, en filaments fins de 4 à 5 cm. Couvrir pour qu’il ne sèche pas.

    Des filaments fins et réguliers, sans gros morceaux.
  5. 5
    Lancer le riz blanc à l’ail
    • Ail 4 gousses
    • Riz blanc 300 g
    • Ail 1 gousse

    Dans une casserole à fond épais, faire revenir la gousse d’ail écrasée dans 1 c. à soupe d’huile 30 secondes, sans la colorer. Ajouter le riz rincé et égoutté, remuer 1 minute, puis verser 450 ml d’eau et ½ c. à café de sel. Porter à ébullition, couvrir, cuire 18 minutes à feu très doux, puis laisser reposer 5 minutes à couvert sans soulever le couvercle.

    Grains cuits, détachés, sans eau au fond de la casserole.
  6. 6
    Mixer la crème de pain

    Mixer le pain et le lait concentré au mixeur plongeant ou au blender jusqu’à obtenir une crème épaisse et parfaitement lisse. Mixer séparément les pécans en poudre fine, en gardant quelques morceaux pour le décor.

    Crème homogène, sans grumeaux de pain.
  7. 7
    Préparer l’aderezo
    • Oignon rouge 2
    • Ají amarillo 100 g
    • Cumin 0,5 c. à café

    Dans une grande sauteuse, chauffer 3 c. à soupe d’huile à feu moyen-doux. Faire suer les oignons rouges très finement ciselés 10 minutes en remuant, jusqu’à ce qu’ils soient translucides et fondants. Ajouter l’ail haché, cuire 2 minutes, puis la pâte d’ají amarillo et le cumin. Cuire encore 5 minutes en remuant, jusqu’à ce que l’huile commence à se séparer de la pâte et que l’odeur crue du piment disparaisse.

    Base jaune orangé, fondante, brillante d’huile, sans aucune coloration brune.
  8. 8
    Lier avec la crème de pain

    Verser la crème de pain dans la sauteuse et mélanger vivement. Cuire 5 minutes à feu doux en remuant sans cesse avec une spatule, en ajoutant le bouillon chaud louche par louche (environ 300 ml) jusqu’à obtenir une sauce crémeuse et nappante.

    La sauce nappe la spatule et se détache du fond sans accrocher.
  9. 9
    Ajouter le poulet

    Ajouter le poulet effiloché, bien l’enrober de sauce et laisser mijoter 5 minutes à feu doux en remuant régulièrement. Détendre avec un peu de bouillon si la sauce devient trop compacte.

    Chaque filament de poulet est enrobé, la sauce reste souple.
  10. 10
    Finir au parmesan et aux pécans
    • Parmesan 50 g

    Hors du feu, incorporer le parmesan râpé et les pécans moulues. Goûter, saler (½ c. à café environ, le parmesan et la pâte d’ají étant déjà salés) et poivrer. Ajuster la texture avec un peu de bouillon : la sauce doit être crémeuse, ni liquide ni pâteuse, car elle épaissit encore en refroidissant.

    Sauce onctueuse, jaune vif, au goût fruité et légèrement piquant.
  11. 11
    Préparer la garniture
    • Olive noire 60 g

    Écaler les œufs et les couper en deux dans la longueur. Éplucher les pommes de terre encore tièdes et les couper en rondelles de 1,5 cm ou en deux. Égoutter les olives.

    Garnitures prêtes et tièdes au moment de dresser.
  12. 12
    Dresser

    Disposer 2 ou 3 rondelles de pomme de terre dans chaque assiette et les napper généreusement d’ají de gallina. Mouler le riz dans un bol ou une tasse et le démouler en dôme à côté. Poser un demi-œuf dur et une olive noire sur la sauce, parsemer de quelques morceaux de pécans. Servir aussitôt, bien chaud.

    Assiette contrastée : sauce jaune, riz blanc, œuf, olive noire.

Matériel

Avec vos appareils

Cocotte

Pocher le poulet dans la cocotte, puis y préparer la sauce une fois le bouillon filtré : le fond épais évite que la sauce n’attache. Point d’attention : feu doux dès l’ajout du pain.

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Cookeo

Pochage sous pression : poulet, eau et aromates, 8 minutes. Filtrer le bouillon, puis préparer l’aderezo en mode dorer à puissance modérée, ajouter la crème de pain et le poulet et mijoter 5 minutes en mode réchauffer. Point d’attention : remuer souvent, la sauce accroche vite.

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Thermomix

Mixer pain et lait 30 s/vitesse 8 et réserver. Mixer oignons et ail 5 s/vitesse 5, ajouter l’huile et rissoler 10 min/100 °C/vitesse 1, puis l’ají amarillo 5 min/100 °C/vitesse 1. Ajouter la crème de pain et 300 ml de bouillon, 6 min/90 °C/vitesse 2, puis le poulet effiloché, 4 min/90 °C/sens inverse/vitesse mijotage. Point d’attention : ajouter le parmesan à la fin, sans chauffer.

Astuces du chef

  • Le bouillon de pochage est l’ingrédient secret : il détend la sauce sans la diluer et lui donne son goût de volaille.
  • Prendre le temps de cuire l’aderezo : c’est lui qui donne la douceur et la profondeur de la sauce.
  • Doser l’ají amarillo en deux fois et goûter : les pâtes du commerce varient beaucoup en piquant.
  • Saler à la fin seulement, après le parmesan.
  • La sauce épaissit en reposant : la garder un peu plus souple que la texture voulue.

Erreurs fréquentes

Sauce trop épaisse ou pâteuse

Trop de pain ou cuisson trop longue : détendre avec du bouillon chaud, louche par louche, hors du feu.

Sauce granuleuse

Pain mal mixé ou fromage ajouté sur le feu : mixer la crème de pain plus longtemps et ajouter le parmesan hors du feu.

Sauce trop piquante

Ajouter un peu de lait concentré et de bouillon, ou servir avec davantage de riz et de pommes de terre.

Couleur terne ou brune

Oignons ou ail trop colorés : les faire suer à feu moyen-doux, sans laisser dorer.

Poulet sec et filandreux

Pochage trop fort : cuire à simple frémissement et laisser tiédir dans le bouillon avant d’effilocher.

Sauce qui attache

Utiliser une sauteuse à fond épais, un feu doux et remuer sans arrêt après l’ajout du pain.

Remplacer un ingrédient

  • Blancs de poulet remplacé par Une poule (gallina) de 2 kg pochée 2 h 30, ou des cuisses de poulet

    La poule donne la version d’origine, plus goûteuse, avec un bouillon plus riche ; les cuisses sont plus moelleuses que le blanc.

  • Pain de mie remplacé par Crackers salés (galletas de soda) ou pain blanc rassis

    Les crackers, très utilisés au Pérou, donnent une sauce plus légère et un peu plus salée : réduire le sel.

  • Lait concentré non sucré remplacé par Lait entier et 2 c. à soupe de crème

    Sauce un peu moins dense et moins ronde.

  • Noix de pécan remplacé par Cerneaux de noix

    Goût un peu plus amer ; on peut aussi les omettre pour une version sans fruits à coque.

  • Pâte d’ají amarillo remplacé par Piments jaunes ou orange doux mixés avec une pointe de piment de Cayenne et une pincée de curcuma

    Couleur proche, mais on perd le goût fruité typique de l’ají amarillo.

  • Olive de botija remplacé par Olive noire kalamata

    Goût proche, plus fruité et moins amer.

Variantes

Version express

Utiliser un poulet rôti du commerce effiloché et un bouillon de volaille déshydraté. Remplacer le pain trempé par 8 crackers salés (galletas de soda) mixés avec le lait concentré, comme le font beaucoup de foyers péruviens. Prêt en 35 minutes avec du riz cuit à l’avance.

Compromis : goût de volaille moins profond.

Version gastronomique

Pocher une vraie poule fermière 2 h 30 à frémissement avec ses aromates, et réduire son bouillon. Utiliser une pâte d’ají amarillo maison (piments frais épépinés, blanchis trois fois, mixés avec un peu d’huile), torréfier les pécans avant de les moudre et servir avec des pommes de terre jaunes, des olives de botija et un riz blanc parfumé à l’ail.

Finition : un filet d’huile pimentée à l’ají amarillo autour de la sauce.

Dressage et accords

Dans des assiettes creuses chaudes, poser 2 ou 3 rondelles de pomme de terre et les napper généreusement de sauce. Démouler à côté un dôme de riz blanc. Terminer par un demi-œuf dur et une olive noire posés sur la sauce, et quelques éclats de pécans. À Lima, on le présente aussi sur une feuille de laitue.

À boire, à servir avec

Vins : un blanc sec et fruité, comme un Côtes-de-Gascogne ou un torrontés argentin, qui équilibre le piquant. Bières : une blonde légère bien fraîche. Sans alcool : chicha morada (boisson péruvienne au maïs violet), limonade au citron vert.

Anti-gaspillage

  • Le bouillon de pochage restant sert de base à une soupe ou à un riz.
  • Les croûtes du pain de mie se dorent à la poêle en croûtons.
  • Les restes d’ají de gallina garnissent des empanadas, des tartines chaudes ou des cannellonis gratinés.
  • Le riz restant se transforme en riz sauté le lendemain.

Questions fréquentes

Où trouver de la pâte d’ají amarillo ?

En épicerie latino-américaine ou en ligne, en bocal. On trouve aussi des ajís amarillos surgelés ou séchés, à réhydrater et mixer.

Peut-on remplacer le poulet par de la poule ?

Oui, c’est même la version d’origine (gallina signifie poule). Compter environ 2 h 30 de pochage à frémissement pour une poule de 2 kg.

L’ají de gallina est-il très piquant ?

Non, il est plutôt doux à moyennement relevé : l’ají amarillo est fruité, et le lait, le pain et le fromage adoucissent la sauce. On dose la pâte selon son goût.

Peut-on le préparer à l’avance ?

Oui, la sauce au poulet se prépare la veille. La réchauffer doucement en la détendant avec du bouillon, et cuire le riz au dernier moment.

Peut-on le faire sans noix de pécan ?

Oui, beaucoup de recettes familiales s’en passent ou utilisent des noix. La sauce est un peu moins riche.

Pourquoi du lait concentré non sucré ?

La leche evaporada est très utilisée dans la cuisine péruvienne : plus dense que le lait, elle donne une sauce onctueuse sans crème. Attention à ne pas confondre avec le lait concentré sucré.

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