Arroz de marisco portugais en cocotte : riz moelleux à la tomate, crevettes, palourdes, moules et coriandreImage générée par IA
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Arroz de marisco portugais, riz moelleux aux fruits de mer et fumet de crevettes

Riz carolino cuit dans un fumet maison de têtes de crevettes et le jus des coquillages, sur un refogado d’oignon, d’ail, de tomate et de poivron, puis garni de crevettes, de palourdes et de moules et fini à la coriandre : un riz « malandrinho », moelleux et nappé de bouillon, servi aussitôt dans sa cocotte.

Préparation
30 min
Cuisson
1 h 05
Total
1 h 45
Difficulté
Moyenne
Coût estimé
25 – 34 €
soit ≈ 7,40 €/pers.
Portions
4 pers.

L’arroz de marisco est le riz aux fruits de mer des Portugais, et il ne ressemble ni à une paella ni à un risotto : c’est un riz malandrinho, moelleux et nappé d’un bouillon abondant, qu’on sert à la louche dans des assiettes creuses. Le riz carolino cuit dans un fumet préparé avec les têtes et les carapaces des crevettes, enrichi du jus des palourdes et des moules, sur un refogado d’oignon, d’ail, de tomate et de poivron revenus à l’huile d’olive ; la coriandre fraîche et une pointe de piri-piri le finissent.

La méthode suit la logique des cuisiniers portugais : les coquillages sont ouverts à part au vin blanc, ce qui permet de filtrer leur jus et d’éviter tout sable, puis ils ne reviennent dans le riz qu’à la dernière minute, comme les crevettes. Le riz cuit à découvert, à frémissement, en étant remué de temps en temps seulement, pour rester en grains distincts dans un bouillon lié.

Comptez 1 h 45 pour 4 personnes, dont une heure de travail ; le fumet se prépare pendant que les palourdes dégorgent. Une seule règle au moment de servir : l’arroz de marisco n’attend pas, il continue de boire son jus. Il se prépare en cocotte en fonte ou dans un grand faitout, comme l’expliquent les adaptations.

Fiche du plat
Arroz de marisco
Histoire, origine & variantes →
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Ingrédients

4 personnes

Préparation

  1. 1
    Faire dégorger les palourdes
    • Palourdes 500 g
    • Eau 2000 ml

    Rincer les palourdes à l’eau froide en écartant celles dont la coquille est cassée et celles qui restent ouvertes quand on les tapote contre le plan de travail. Dissoudre 70 g de gros sel dans 2 litres d’eau froide, à peu près la salinité de la mer, et y plonger les palourdes. Laisser 1 heure au réfrigérateur ou dans un endroit très frais : elles s’entrouvrent et rejettent leur sable. Le fumet et la garniture se préparent pendant ce temps.

    Dépôt de sable au fond du saladier, palourdes vivantes qui se referment au toucher.
  2. 2
    Décortiquer les crevettes

    Mettre de côté 4 belles crevettes entières, une par assiette. Décortiquer les autres : détacher la tête d’une torsion, retirer les anneaux de carapace et la queue, puis inciser légèrement le dos et retirer le boyau noir. Garder têtes et carapaces dans un bol : elles feront le fumet. Réserver les crevettes décortiquées au réfrigérateur, couvertes, jusqu’à la fin de la cuisson du riz.

    Crevettes décortiquées et déveinées au froid, têtes et carapaces réservées.
  3. 3
    Préparer le fumet de crevettes
    • Huile d’olive 5 c. à soupe
    • Coriandre 1 bouquet

    Chauffer 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive dans une casserole à feu vif. Ajouter les têtes et carapaces des crevettes et le demi-oignon grossièrement coupé, et les faire revenir 4 minutes en remuant, jusqu’à ce que les carapaces soient bien rouges ; écraser les têtes avec le dos d’une cuillère en bois pour extraire leurs sucs. Verser 1,5 litre d’eau froide, ajouter 1 feuille de laurier et les tiges de coriandre, porter à ébullition, écumer, puis laisser frémir doucement 20 minutes à découvert, sans saler.

    Fumet rosé et parfumé, carapaces bien colorées sans être brûlées.
  4. 4
    Nettoyer les moules
    • Moules 500 g

    Pendant que le fumet frémit, gratter les coquilles des moules au dos d’un couteau ou à la brosse pour retirer les petits coquillages et les impuretés. Tirer le byssus, la touffe de filaments qui dépasse, vers la pointe de la moule pour l’arracher. Rincer rapidement à l’eau froide, sans laisser tremper, et écarter les moules cassées ou celles qui restent ouvertes quand on les tapote. Réserver au réfrigérateur.

    Moules propres, bien fermées, sans byssus.
  5. 5
    Tailler la garniture
    • Ail 4 gousses
    • Poivron rouge 1

    Hacher finement l’oignon et demi restant et les gousses d’ail. Épépiner le poivron rouge et le tailler en dés de 5 mm. Couper les tomates en deux et les râper côté chair sur une râpe à gros trous posée dans un bol : la pulpe tombe, la peau reste dans la main. Ciseler les feuilles de coriandre et les garder au frais pour la fin.

    Oignon et ail finement hachés, pulpe de tomate sans peau, feuilles de coriandre ciselées à part.
  6. 6
    Filtrer le fumet

    Verser le fumet dans un chinois ou une passoire fine posée sur une casserole propre et presser fortement les carapaces et les têtes avec une louche pour en extraire tout le jus. Mesurer : il doit en rester environ 1,3 litre ; compléter avec de l’eau chaude si besoin. Garder le fumet chaud, juste frémissant, à feu très doux.

    Environ 1,3 litre de fumet rosé et chaud.
  7. 7
    Ouvrir les coquillages au vin blanc

    Sortir les palourdes de l’eau à la main ou à l’écumoire, sans verser le sable, et les rincer. Les mettre dans une grande casserole avec les moules et les 150 ml de vin blanc, couvrir et cuire à feu vif 3 à 4 minutes en secouant la casserole. Retirer les coquillages à l’écumoire au fur et à mesure qu’ils s’ouvrent et les réserver dans un plat couvert ; écarter ceux qui restent fermés. Filtrer le jus de cuisson à travers une passoire garnie de papier absorbant, pour retenir le sable éventuel, et l’ajouter au fumet chaud.

    Coquillages ouverts et réservés, jus filtré ajouté au fumet.
  8. 8
    Faire le refogado

    Chauffer 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive dans une cocotte large ou un faitout à fond épais, à feu moyen. Faire fondre l’oignon haché 7 minutes en remuant, jusqu’à ce qu’il soit tendre et translucide, sans brunir. Ajouter l’ail et les dés de poivron et cuire encore 4 minutes, jusqu’à ce que le poivron s’assouplisse et que l’ail embaume.

    Oignon fondant et translucide, poivron assoupli, ail parfumé mais non coloré.
  9. 9
    Ajouter la tomate
    • Concentré de tomate 1 c. à soupe

    Verser la pulpe de tomate râpée, le concentré de tomate et la seconde feuille de laurier. Cuire 5 minutes à feu moyen en remuant : l’eau de la tomate s’évapore et la base devient une compotée brillante, sur laquelle l’huile perle à nouveau. C’est elle qui donnera au riz sa couleur orangée.

    Base compotée, épaisse et brillante, huile visible en surface.
  10. 10
    Nacrer et mouiller le riz
    • Poivre noir 4 tours de moulin

    Verser le riz sans le rincer et le remuer 1 minute dans la base, pour bien enrober les grains. Mouiller de 1,1 litre de fumet chaud, en gardant le reste sur le feu. Ajouter le piri-piri émietté, une petite partie du sel et quelques tours de moulin de poivre, mélanger une fois et porter à frémissement soutenu.

    Riz bien enrobé, entièrement couvert de fumet frémissant.
  11. 11
    Cuire le riz à frémissement

    Laisser cuire 12 minutes à découvert, à frémissement soutenu. Remuer doucement deux ou trois fois avec la cuillère en bois, en raclant le fond, mais pas en continu comme un risotto : le riz doit rester en grains distincts dans un bouillon lié. Si le liquide passe sous le niveau du riz, ajouter une louche de fumet chaud.

    Riz encore ferme à cœur, toujours baigné de bouillon.
  12. 12
    Ajouter les crevettes

    Répartir les crevettes décortiquées dans le riz en les enfonçant légèrement, puis poser les 4 crevettes entières sur le dessus. Cuire 3 minutes à frémissement, sans remuer : elles doivent juste devenir roses et opaques.

    Crevettes roses et opaques, encore juteuses.
  13. 13
    Ajouter les coquillages et ajuster la texture

    Ajouter les palourdes et les moules réservées, avec le jus qu’elles ont rendu. Verser le reste de fumet chaud, louche par louche, jusqu’à obtenir la texture malandrinho : un riz tendre, légèrement ferme à cœur, qui baigne dans un bouillon fluide et lié, comme une soupe épaisse. Chauffer 1 à 2 minutes, juste pour réchauffer les coquillages, goûter et saler seulement si nécessaire.

    Riz tendre à cœur ferme, bouillon abondant qui nappe la cuillère, coquillages chauds.
  14. 14
    Finir à la coriandre et servir
    • Citron 1

    Retirer la cocotte du feu et le laurier. Parsemer généreusement les feuilles de coriandre ciselées, donner quelques tours de moulin de poivre et apporter la cocotte à table. Servir aussitôt, à la louche, dans des assiettes creuses chaudes, avec une crevette entière par personne, beaucoup de bouillon et des quartiers de citron. L’arroz de marisco n’attend pas : il continue de boire son jus.

    Riz brûlant, nappé de bouillon, parfum frais de coriandre.

Matériel

Avec vos appareils

Cocotte en fonte

Le meilleur récipient à la maison : une cocotte ronde de 28 cm ou ovale répartit bien la chaleur et garde le bouillon frémissant. Suivre la recette à découvert, à frémissement soutenu, en remuant deux ou trois fois. Point d’attention : la fonte garde longtemps la chaleur et le riz continue de cuire après l’arrêt du feu ; retirer la cocotte du feu une minute plus tôt et servir aussitôt.

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Faitout en inox

Un faitout de 5 à 6 litres à fond épais, proche du tacho des cuisines portugaises, convient parfaitement. Le bouillon s’évapore un peu plus vite que dans une cocotte : garder 200 ml de fumet chaud en réserve et en ajouter dès que le riz n’est plus couvert. Point d’attention : un fond trop fin accroche ; racler le fond à chaque fois que l’on remue.

Plaque à induction

Utiliser une cocotte ou un faitout compatibles, au fond bien plat. Saisir les carapaces à 8 sur 9, faire le refogado à 5 ou 6, puis régler à 6 ou 7 au mouillage et redescendre à 5 pour garder un frémissement soutenu. Point d’attention : l’induction réagit très vite ; baisser d’un cran dès que le bouillon bout trop fort, sinon le riz colle au fond.

Astuces du chef

  • Écrasez bien les têtes de crevettes en les faisant revenir : le corail qu’elles contiennent donne au fumet sa couleur rosée et l’essentiel de son goût.
  • Râpez les tomates coupées en deux plutôt que de les peler : la pulpe tombe dans le bol et la peau reste dans la main, en un geste.
  • Gardez toujours le fumet frémissant à côté de la cocotte : mouiller à froid casse la cuisson du riz.
  • Prévoyez plus de bouillon que pour une paella : un arroz de marisco réussi se mange à la cuillère et le riz continue de boire jusqu’à l’assiette.
  • Pour un fumet plus profond, déglacez les carapaces revenues d’un trait de brandy ou d’aguardente avant de mouiller d’eau, comme dans beaucoup de marisqueiras.
  • Posez un petit bol de piri-piri à l’huile sur la table plutôt que de pimenter fort la cocotte : chacun dose à son goût.

Erreurs fréquentes

Riz sec et compact

Pas assez de bouillon ou plat qui a attendu. Ajouter du fumet chaud jusqu’à ce que le riz baigne dans un jus fluide, et servir dès la fin de la cuisson.

Riz crémeux comme un risotto

Riz remué en continu ou riz rincé puis trop travaillé. Ne remuer que deux ou trois fois pendant la cuisson, doucement, en raclant le fond.

Riz en bouillie

Cuisson trop longue ou riz long inadapté. Goûter dès 12 minutes, viser un cœur légèrement ferme, et utiliser un riz carolino, rond ou bomba.

Sable sous la dent

Palourdes mal dégorgées ou jus non filtré. Dégorger 1 heure en eau salée, prélever les palourdes à la main et filtrer leur jus au papier absorbant.

Crevettes et moules caoutchouteuses

Fruits de mer cuits trop longtemps dans le riz. Crevettes 3 minutes avant la fin, coquillages, déjà ouverts, à la dernière minute.

Bouillon trop salé

Sel ajouté trop tôt alors que le jus des coquillages est salé. Saler très peu au mouillage et rectifier à la fin ; un peu de fumet ou d’eau chaude rattrape un bouillon trop salé.

Remplacer un ingrédient

  • Riz carolino remplacé par Riz rond ou riz bomba

    Le riz rond donne la texture la plus proche ; le bomba boit encore plus de bouillon et reste plus ferme : prévoir 200 ml de fumet en plus.

  • Palourdes remplacé par Coques ou un supplément de moules

    Les coques demandent un dégorgement très soigné ; avec des moules seules, le bouillon est plus doux et un peu moins iodé.

  • Crevettes crues fraîches remplacé par Crevettes crues surgelées, entières

    Les décongeler une nuit au réfrigérateur et bien les éponger ; les têtes donnent toujours le fumet. Éviter les crevettes déjà cuites, qui durcissent.

  • Fumet maison remplacé par Fumet de poisson du commerce, peu salé

    Plus rapide, mais moins de goût de crustacé : faire au moins revenir quelques carapaces dans le refogado.

  • Vin blanc remplacé par Eau avec un trait de jus de citron

    Version sans alcool, adaptée aux enfants ; bouillon un peu moins vif.

  • Coriandre remplacé par Persil plat

    Goût moins typiquement portugais, mais plus consensuel pour ceux qui n’aiment pas la coriandre.

Variantes

Version express

En 45 minutes : remplacer le fumet maison par 1,3 litre de fumet de poisson du commerce, peu salé, et les palourdes par 1 kg de moules nettoyées. Ouvrir les moules au vin blanc, filtrer leur jus dans le fumet, faire le refogado 12 minutes, puis cuire le riz 15 minutes avec des crevettes crues décortiquées ajoutées 3 minutes avant la fin.

Compromis : un bouillon moins profond, sans le goût de corail des têtes de crevettes, mais la même texture moelleuse.

Version gastronomique

Ajouter un homard européen ou quelques langoustines et la chair d’un tourteau : faire revenir les carcasses avec les têtes de crevettes, flamber au brandy et mouiller pour un fumet plus corsé. Cuire le riz dans ce fumet, poser les queues de homard ou les langoustines coupées en deux sur le riz 4 minutes avant la fin et mêler la chair de tourteau au dernier moment.

Finition : un filet d’huile d’olive vierge extra fruitée et la coriandre ciselée minute, servi dans la cocotte au centre de la table.

Dressage et accords

Apporter la cocotte à table dès la fin de la cuisson, sur un dessous-de-plat, coriandre fraîchement parsemée. Servir à la louche dans des assiettes creuses chaudes, en donnant à chacun du riz, des crevettes, des palourdes, des moules et beaucoup de bouillon ; poser sur chaque assiette une crevette entière. Prévoir un bol pour les coquilles, des quartiers de citron et, pour les amateurs, un petit bol de piri-piri à l’huile d’olive.

À boire, à servir avec

Vins : un vinho verde, blanc vif et légèrement perlant du nord du Portugal, un alvarinho plus ample ou un blanc de la péninsule de Setúbal ; côté français, un picpoul-de-pinet, un muscadet ou un blanc sec de Provence. Sans alcool : une eau pétillante au citron ou une citronnade maison peu sucrée.

Anti-gaspillage

  • Le fumet en trop se congèle et sert de base à une soupe de poisson, à un riz ou à une sauce pour des pâtes.
  • Les restes d’arroz de marisco, détendus d’un peu de bouillon, se transforment le lendemain en soupe de riz aux fruits de mer.
  • Les tiges de coriandre, souvent jetées, parfument le fumet.
  • Le pain rassis grillé s’émiette dans le bouillon chaud, à la façon d’une açorda.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre arroz de marisco et paella ?

La paella est un riz sec, cuit en couche fine dans une poêle large, sans être remué, jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé. L’arroz de marisco est un riz moelleux, cuit dans une cocotte avec beaucoup plus de bouillon, servi nappé de son jus à la louche, sur une base de tomate et de poivron finie à la coriandre.

Quel riz utiliser pour un arroz de marisco ?

Le riz carolino portugais, au grain charnu qui absorbe beaucoup de bouillon sans se défaire. À défaut, un riz rond ou un riz bomba ; un riz à risotto convient s’il est peu remué. Évitez les riz longs comme le basmati, qui ne lient pas le bouillon.

Quelle quantité de bouillon prévoir ?

Environ quatre fois le poids du riz : 1,1 litre de fumet au mouillage pour 320 g de riz, puis 200 ml en fin de cuisson pour obtenir la texture moelleuse. Le riz doit toujours baigner dans le bouillon et rester nappé dans l’assiette.

Peut-on utiliser des fruits de mer surgelés ?

Les crevettes crues surgelées conviennent, décongelées au réfrigérateur et bien épongées. Les coquillages doivent en revanche être frais et vivants : les mélanges de fruits de mer surgelés, souvent précuits, rendent beaucoup d’eau et durcissent.

Peut-on préparer l’arroz de marisco à l’avance ?

Le fumet et le refogado se préparent quelques heures à l’avance et se gardent au réfrigérateur. Le riz, lui, se cuit au dernier moment : il continue d’absorber le bouillon et devient compact s’il attend.

L’arroz de marisco est-il épicé ?

Légèrement relevé dans sa version classique, par une pointe de piri-piri qui reste facultative. Pour les enfants, on le supprime et l’on pose un petit bol de piri-piri à l’huile sur la table pour les amateurs.

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