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Bún bò Huế maison (soupe de nouilles épicée de Huế)
Un bouillon d’os de bœuf et de jarret de porc mijoté à la citronnelle, assaisonné de pâte de crevettes décantée et relevé d’huile pimentée au rocou, versé sur de grosses nouilles de riz rondes, jarret de bœuf et giò lụa : la recette de référence du bún bò Huế, avec ses substitutions.
Le bún bò Huế est la grande soupe de nouilles du centre du Vietnam : un bouillon de bœuf et de porc longuement mijoté avec des bâtons de citronnelle, assaisonné de mắm ruốc, la pâte de crevettes fermentée de Huế, et relevé d’une huile pimentée colorée au rocou, le sa tế. On le verse brûlant sur de grosses nouilles de riz rondes, du jarret de bœuf en tranches fines, des rondelles de jarret de porc, du giò lụa et, si l’on aime, des cubes de sang de porc poché, avant de l’enrichir à table d’herbes, de pousses de soja, de fleur de bananier et de citron vert.
Quatre gestes font la réussite. Blanchir les os et les viandes pour un bouillon limpide. Laisser frémir sans jamais bouillir, et sortir chaque viande à son point : le bœuf tendre mais ferme, le porc à la couenne fondante. Décanter le mắm ruốc et n’en verser que la partie claire. Préparer l’huile de rocou et le sa tế à part, pour doser le piquant au goût de chacun.
Comptez 50 minutes de préparation et 3 heures de cuisson, presque entièrement sans surveillance, pour 6 grands bols. Si vous ne trouvez ni mắm ruốc ni graines de rocou, le mắm tôm, en un peu moins grande quantité, et le paprika doux les remplacent honnêtement, comme l’expliquent les substitutions. La différence avec le phở et le bo bun, souvent confondus, est expliquée dans la fiche du plat.
Ingrédients
Quantités recalculées, aussi sous chaque étape. Les chiffres écrits dans le texte des étapes restent ceux de la recette d’origine, pour 6 personnes.
Préparation
- 1Blanchir les os et les viandes
- Jarret de porc 1 kg
- Jarret de bœuf 800 g
- Eau 5 l
- Sang de porc 400 g
Rincer rapidement les os, les rondelles de jarret de porc et le jarret de bœuf. Les mettre dans une grande casserole, couvrir d’eau froide et porter à ébullition à feu vif. Laisser bouillir franchement 5 minutes : une écume grise et épaisse remonte, chargée de sang et d’impuretés. Égoutter dans une passoire, rincer chaque morceau sous l’eau chaude en frottant les os, puis rincer la casserole ou prendre le grand faitout propre. C’est l’étape qui garantit un bouillon limpide.
Os et viandes propres, sans dépôt gris ; eau de blanchiment jetée. - 2Préparer les aromates du bouillon
- Citronnelle 6 tiges
- Échalote 3
Retirer la première feuille sèche des tiges de citronnelle et couper l’extrémité dure. Les écraser sur toute leur longueur avec un pilon ou un rouleau à pâtisserie, pour libérer les huiles parfumées, puis les couper en deux et les lier en fagot avec de la ficelle : on les retirera facilement. Dans une poêle sèche, griller l’oignon coupé en deux, face coupée en dessous, et les échalotes entières avec leur peau, 8 minutes à feu moyen, jusqu’à ce qu’ils soient bien tachés de brun. Ce grillage donne au bouillon une note douce et légèrement fumée.
Citronnelle très parfumée, oignon et échalotes tachés de brun. - 3Lancer le bouillon
- Sucre 2 c. à soupe
- Sel 1 c. à café
Ranger les os au fond du grand faitout, puis le jarret de porc et le jarret de bœuf par-dessus. Verser 5 litres d’eau froide, ajouter le fagot de citronnelle, l’oignon et les échalotes grillés, une cuillerée à soupe de sucre et le sel. Porter lentement à frémissement à feu moyen, en 20 minutes environ, et retirer à l’écumoire la mousse qui remonte encore. Dès les premiers frémissements, baisser le feu : la surface doit à peine trembler.
Bouillon clair qui frémit à peine, surface écumée. - 4Cuire et sortir le jarret de bœuf
Laisser cuire à frémissement, à découvert ou couvercle entrouvert, en écumant de temps en temps. Au bout d’1 h 30, piquer le jarret de bœuf : la lame doit s’enfoncer avec une légère résistance, la viande doit être tendre mais encore ferme pour se trancher. Le sortir, le plonger 10 minutes dans un saladier d’eau froide pour qu’il ne noircisse pas et ne sèche pas, puis l’égoutter et l’envelopper dans un film. Le bouillon continue de cuire avec les os et le jarret de porc.
Jarret de bœuf tendre mais ferme, qui se tient à la découpe. - 5Délayer le mắm ruốc
- Mắm ruốc (pâte de crevettes de Huế) 2 c. à soupe
Pendant la cuisson du bouillon, mettre le mắm ruốc dans un bol, verser 250 ml d’eau froide et mélanger longuement à la cuillère pour bien délayer la pâte. Laisser reposer au moins 15 minutes sans y toucher : un dépôt sableux tombe au fond, la partie claire, rosée, reste au-dessus. C’est elle seule qui ira dans le bouillon. Si vous utilisez du mắm tôm à la place, en prendre une cuillerée et demie.
Liquide rosé clair au-dessus, dépôt au fond du bol. - 6Préparer l’huile de rocou
- Huile neutre 100 ml
Dans une petite casserole, mettre l’huile neutre et les graines de rocou. Chauffer à feu doux 3 à 4 minutes, en remuant, jusqu’à ce que l’huile prenne une couleur rouge orangé intense ; quelques petites bulles autour des graines suffisent. Retirer du feu, filtrer à travers une passoire fine et jeter les graines. L’huile ne doit jamais fumer : le rocou brûlé devient amer. Sans rocou, mélanger hors du feu une cuillerée à soupe de paprika doux à l’huile tiède.
Huile rouge orangé, limpide, sans odeur de brûlé. - 7Préparer le sa tế
- Ail 6 gousses
Remettre l’huile de rocou filtrée dans la petite casserole, à feu doux. Ajouter la citronnelle très finement hachée, l’ail et les échalotes hachés, et faire revenir 4 à 5 minutes en remuant, jusqu’à ce qu’ils soient parfumés et à peine blonds. Retirer du feu, attendre une minute, puis ajouter les flocons de piment, une cuillerée à café de sucre et une cuillerée à café de nuoc-mâm prélevées sur la recette, et mélanger. Ce sa tế rouge et brillant ira en partie dans le bouillon et en partie sur la table.
Sa tế rouge et brillant, ail et citronnelle blonds et parfumés. - 8Sortir le jarret de porc
Après le retrait du bœuf, laisser frémir encore une heure environ, soit 2 h 30 au total. La couenne des rondelles de jarret de porc doit être fondante et la viande se détacher facilement de l’os, sans tomber en morceaux. Sortir les rondelles à l’écumoire, les mettre dans un bol et les couvrir d’une louche de bouillon pour qu’elles restent moelleuses.
Couenne fondante, viande tendre qui tient encore à l’os. - 9Préparer les garnitures
- Oignon jaune 1
- Oignon nouveau 4
- Coriandre 20 g
- Pousses de soja 300 g
- Fleur de bananier 1
- Rau răm (coriandre vietnamienne) 20 g
- Menthe 20 g
Pendant la dernière heure de cuisson, préparer l’assiette de crudités. Retirer les bractées dures de la fleur de bananier jusqu’au cœur pâle, l’émincer très finement en travers et plonger aussitôt les copeaux dans un saladier d’eau froide additionnée du jus d’un quartier de citron vert ; les égoutter au moment de servir. Rincer les pousses de soja, effeuiller le rau răm, la menthe et la perilla. Émincer l’oignon jaune en fines lamelles et le laisser 10 minutes dans l’eau froide pour l’adoucir. Ciseler les oignons nouveaux et la coriandre, couper les citrons verts en quartiers et les piments en rondelles.
Assiette de crudités fraîche et abondante, fleur de bananier restée claire. - 10Assaisonner et filtrer le bouillon
- Citronnelle 2 tiges
Retirer les os, le fagot de citronnelle, l’oignon et les échalotes, puis filtrer le bouillon à travers une passoire fine dans un faitout propre ; il doit en rester environ 4 litres. Verser doucement la partie claire du mắm ruốc, en laissant le dépôt dans le bol. Ajouter le nuoc-mâm restant, le reste du sucre et 2 cuillerées à soupe de sa tế, puis laisser frémir 10 minutes. Goûter : le bouillon doit être franchement salé, légèrement sucré, parfumé de citronnelle et relevé, avec un goût de mer en arrière-plan. Ajuster avec un peu de nuoc-mâm, de sucre ou de sa tế.
Bouillon rouge orangé, limpide, équilibré entre salé, sucré et piquant. - 11Cuire les nouilles
Porter une grande casserole d’eau à ébullition, sans sel. Y plonger les nouilles et les cuire selon les indications du paquet, en général 12 à 15 minutes pour ce gros calibre, en remuant au début pour qu’elles ne collent pas ; certaines marques demandent un trempage préalable. Goûter : elles doivent être tendres mais encore souples sous la dent. Les égoutter, les rincer longuement à l’eau froide pour retirer l’amidon, puis les égoutter de nouveau et les répartir dans les bols.
Nouilles tendres, rondes et souples, bien rincées, qui ne collent pas. - 12Réchauffer le sang et trancher les viandes
- Giò lụa (chả lụa) 250 g
Plonger les cubes de sang de porc dans le bouillon frémissant et les laisser 5 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient chauds à cœur. Trancher le jarret de bœuf refroidi en tranches fines, de 3 à 4 mm, contre les fibres. Couper le giò lụa en tranches ou en demi-tranches. Remettre les rondelles de jarret de porc quelques minutes dans le bouillon pour les réchauffer.
Sang chaud à cœur, bœuf en tranches fines et régulières. - 13Dresser les bols
Juste avant de servir, plonger chaque portion de nouilles quelques secondes dans l’eau bouillante, dans une passoire, pour les réchauffer, puis les remettre dans les bols chauds. Disposer par-dessus quelques tranches de jarret de bœuf, une ou deux rondelles de jarret de porc, du giò lụa et des cubes de sang. Parsemer de lamelles d’oignon égouttées, d’oignon nouveau et de coriandre. Porter le bouillon à ébullition et en verser environ 500 ml par bol, avec un peu de l’huile rouge qui flotte à la surface.
Bols brûlants, garniture généreuse, huile rouge à la surface. - 14Servir
Poser au centre de la table l’assiette de crudités : pousses de soja, fleur de bananier égouttée, rau răm, menthe et perilla. Ajouter les quartiers de citron vert, les rondelles de piment et le reste du sa tế dans un petit bol, avec une cuillère. Chacun ajoute à son goût herbes et crudités, presse un quartier de citron vert et relève son bol de sa tế. Se mange avec des baguettes et une cuillère à soupe.
Bols servis brûlants, crudités et condiments à portée de main.
Matériel
- Grand faitout de 8 à 10 litres (pour le bouillon) Acheter Cocotte sur Amazon (lien affilié)
- Grande casserole (pour blanchir les os, puis cuire les nouilles) Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
- Écumoire et louche Acheter Écumoire sur Amazon (lien affilié)
- Petite casserole (pour l’huile de rocou et le sa tế) Acheter Casserole sur Amazon (lien affilié)
- Passoire fine ou chinois (pour filtrer l’huile et le bouillon) Acheter Passoire sur Amazon (lien affilié)
- Pilon ou rouleau à pâtisserie (pour écraser la citronnelle) Acheter Mortier sur Amazon (lien affilié)
- Ficelle de cuisine (pour lier le fagot de citronnelle)
- Poêle (pour griller l’oignon et les échalotes à sec) Acheter Poêle sur Amazon (lien affilié)
- Couteau de chef et planche à découper Acheter Couteau de cuisine sur Amazon (lien affilié)
- Saladier d’eau citronnée (pour la fleur de bananier) Acheter Saladier sur Amazon (lien affilié)
- Passoire à anse ou panier à nouilles (pour réchauffer les nouilles) Acheter Passoire sur Amazon (lien affilié)
- Grands bols à soupe d’environ 1 litre Acheter Saladier sur Amazon (lien affilié)
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Astuces du chef
- Écrasez la citronnelle sans pitié avant de la mettre dans le bouillon : c’est le parfum dominant du bún bò Huế, il doit se sentir dès qu’on approche le bol.
- Ne versez que la partie claire du mắm ruốc : on garde le goût de mer, pas le sable ni l’amertume du dépôt.
- Plongez le jarret de bœuf dans l’eau froide dès sa sortie du bouillon : il reste rose, ne noircit pas et se tranche en lamelles fines.
- Préparez toujours plus de sa tế que nécessaire : il se garde deux semaines au réfrigérateur et chacun dose son piquant.
- Assaisonnez le bouillon un peu plus fort que pour une soupe ordinaire : les nouilles, les viandes et les herbes l’adoucissent dans le bol.
- Faites le bouillon la veille si vous le pouvez : refroidi au réfrigérateur, la graisse fige en surface et se retire facilement.
Erreurs fréquentes
Bouillon trouble
Os non blanchis ou ébullition trop vive : blanchir 5 minutes et rincer les os, puis cuire à frémissement à peine perceptible ; filtrer à travers un linge fin si besoin.
Goût de crevette trop fort
Mắm ruốc versé avec son dépôt ou en trop grande quantité : décanter, n’en ajouter que la partie claire, et commencer par une cuillerée ; corriger un bouillon trop marqué avec un peu de sucre et d’eau.
Bouillon fade
Pas assez de citronnelle ou d’assaisonnement : ajouter quelques tiges écrasées 20 minutes, puis rectifier en nuoc-mâm et en sucre, par petites touches.
Jarret de bœuf sec ou filandreux
Trop cuit ou laissé à l’air : le sortir dès qu’il est tendre, le plonger dans l’eau froide et l’envelopper aussitôt ; le trancher finement contre les fibres.
Nouilles molles et collantes
Nouilles trop fines ou trop cuites, non rincées : choisir le gros calibre, goûter en cours de cuisson et rincer longuement à l’eau froide.
Huile amère
Rocou ou piment brûlés : chauffer l’huile à feu doux, sans fumée, et ajouter le piment hors du feu.
Remplacer un ingrédient
-
Mắm ruốc remplacé par Mắm tôm, 1 cuillerée et demie au lieu de 2, délayé et décanté de la même façon
Le plus proche en épicerie ; parfum un peu différent, plus marqué : en mettre moins et goûter.
-
Mắm ruốc remplacé par Terasi ou belacan, 1 cuillerée à café délayée dans de l’eau chaude
Pâtes de crevettes en bloc d’Asie du Sud-Est : goût de mer proche, plus sec et plus torréfié.
-
Mắm ruốc remplacé par 2 cuillerées à soupe de nuoc-mâm en plus et 30 g de crevettes séchées infusées 30 minutes dans le bouillon
Solution sans pâte de crevettes : bouillon savoureux, mais sans la profondeur fermentée caractéristique.
-
Graines de rocou remplacé par 1 cuillerée à soupe de paprika doux, mélangée hors du feu à l’huile tiède
Couleur rouge orangé proche et goût doux ; le paprika brûle très vite, ne jamais le chauffer fort. La pâte d’achiote mexicaine, épicée et vinaigrée, ne convient pas.
-
Sang de porc poché remplacé par Le supprimer
Courant dans les restaurants en France : le bún bò Huế reste complet avec le bœuf, le porc et le giò lụa.
-
Giò lụa remplacé par Jambon blanc épais ou mortadelle sans pistaches, en tranches
Texture proche, goût plus doux ou plus gras, sans la note de nuoc-mâm du saucisson vietnamien.
-
Grosses nouilles de riz rondes remplacé par Vermicelles de riz moyens, ou udon en dernier recours
Les vermicelles fins du bo bun se ramollissent dans le bouillon ; les udon, au blé, ont une bonne mâche mais contiennent du gluten.
Variantes
Version express
En 1 h 30 : remplacer le bouillon d’os par 2 litres de bouillon de bœuf et 1 litre de bouillon de volaille, et y faire mijoter 45 minutes 600 g de jarret de bœuf coupé en gros cubes avec 6 tiges de citronnelle écrasées ; on peut aussi cuire le bouillon d’os 1 heure à l’autocuiseur, en sortant le jarret de bœuf après 35 minutes. Assaisonner de mắm ruốc décanté, de nuoc-mâm et de sa tế, garnir de giò lụa et servir avec les herbes.
Compromis : bouillon moins gélatineux et moins profond, sans le jarret de porc fondant, mais le parfum de citronnelle et de crevette est bien là.
Version gastronomique
Préparer le bouillon la veille avec un mélange d’os de bœuf, de queue de bœuf et de pied de porc, le dégraisser à froid et le clarifier doucement. Ajouter des boulettes de crabe façon chả cua, liées à l’œuf et à la chair de crabe, pochées dans le bouillon.
Finition : servir les nouilles fraîches de gros calibre, le jarret de bœuf en tranches très fines, une couenne parfaitement fondante, un sa tế maison au rocou concassé et une assiette d’herbes très variée, avec des tiges de liseron d’eau fendues en lanières.
Dressage et accords
Servir dans de grands bols préchauffés à l’eau bouillante. Déposer les nouilles en nid, puis disposer en éventail les tranches de jarret de bœuf, une rondelle de jarret de porc avec sa couenne, deux tranches de giò lụa et quelques cubes de sang. Parsemer de lamelles d’oignon, d’oignon nouveau et de coriandre, puis verser le bouillon brûlant sur le côté, pour ne pas déranger la garniture, en laissant flotter l’huile rouge. Présenter à côté une grande assiette de pousses de soja, de fleur de bananier et d’herbes, les quartiers de citron vert et un petit bol de sa tế.
À boire, à servir avec
Sans alcool : un thé vert glacé, comme le trà đá servi partout au Vietnam, ou un jus de citron vert pressé peu sucré, qui rafraîchissent après le piment. Bière : une lager blonde légère et bien fraîche. Vin : un blanc aromatique et frais, peu boisé, comme un riesling ou un pinot gris d’Alsace, qui répond à la citronnelle et calme le piquant.
Anti-gaspillage
- Le reste de bouillon se congèle et sert de base à une soupe de nouilles rapide, ou à cuire du riz parfumé.
- Les os de jarret de porc, désossés, donnent une petite quantité de viande à émietter dans un riz sauté.
- Le sa tế restant relève les sautés de légumes, les œufs brouillés ou une vinaigrette pour salade de chou.
- Les herbes un peu fatiguées se mixent avec de l’huile et de l’ail pour une sauce verte.
- Les tiges de citronnelle ayant servi peuvent encore parfumer une infusion au gingembre.
Questions fréquentes
Quelles nouilles utiliser pour le bún bò Huế ?
Des grosses nouilles de riz rondes, vendues en épicerie asiatique sous le nom de bún bò Huế ou bún sợi to. Elles sont bien plus épaisses que les vermicelles du bo bun et gardent leur tenue dans le bouillon. Cuisez-les à part, selon le paquet, en général 12 à 15 minutes, et rincez-les à l’eau froide.
Par quoi remplacer le mắm ruốc ?
Le mắm tôm, autre pâte de crevettes fermentée, est le plus proche : prenez-en une cuillerée et demie au lieu de deux, délayée et décantée de la même façon. Le terasi ou le belacan conviennent aussi en petite quantité. Sans pâte de crevettes, ajoutez du nuoc-mâm et faites infuser des crevettes séchées dans le bouillon.
Où trouver des graines de rocou, et par quoi les remplacer ?
Les graines de rocou, ou annatto, se vendent en épicerie asiatique, latino-américaine ou antillaise, parfois sous le nom d’achiote. Elles servent surtout à colorer l’huile en rouge orangé. À défaut, mélangez du paprika doux à l’huile tiède, hors du feu. Évitez la pâte d’achiote mexicaine, déjà épicée et vinaigrée.
Le sang de porc est-il obligatoire ?
Non. Les cubes de sang poché, le huyết, font partie de la version traditionnelle, mais beaucoup de restaurants en France le proposent en option ou ne le servent pas. Si vous en utilisez, achetez-le déjà cuit chez un commerçant de confiance, gardez-le au froid et réchauffez-le à cœur 5 minutes dans le bouillon frémissant.
Comment rendre le bún bò Huế moins épicé ?
Le piquant vient du sa tế, pas du rocou, qui ne fait que colorer. Mettez seulement une cuillerée de sa tế dans le bouillon, ou aucune, et servez le reste à table pour que chacun dose à son goût. Pour garder la couleur, ajoutez au bouillon un peu d’huile de rocou nature.
Peut-on préparer le bouillon à l’avance ?
Oui, c’est même conseillé. Préparez-le la veille, laissez-le refroidir puis mettez-le au réfrigérateur : la graisse fige en surface et se retire facilement. Gardez les viandes à part dans un peu de bouillon. Le lendemain, portez à ébullition, assaisonnez et cuisez les nouilles au dernier moment.
Quelles herbes servir avec le bún bò Huế ?
Les classiques sont le rau răm, la menthe et la perilla, avec la coriandre et l’oignon nouveau dans le bol. Ajoutez des pousses de soja, de la fleur de bananier émincée, des quartiers de citron vert et du piment frais. Si vous ne trouvez pas d’herbes vietnamiennes, la coriandre et la menthe suffisent.
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